Mes pensées

Je ne suis pas parfaite et ce n’est pas grave

lunettes posées sur ordinateur fermé

Aujourd’hui, j’avais prévu de te parler de l’apprentissage par l’échec. Sauf que j’ai changé d’avis.

J’allais t’écrire l’article prévu, attablée dans ma brasserie préférée… quand je me suis pris mes émotions en pleine tête. Je vais te raconter ce qu’il s’est passé.

Je viens de lancer le jeu-concours de Noël. Si tu ne l’as pas vu passer, le principe consiste à écrire ta lettre au Père-Noël Pose ta Dem’.
Avant de commencer à écrire mon article du jour, j’ai décidé de jeter un oeil aux statistiques du concours. J’ai vu que j’avais déjà reçu les premières réponses, seulement 2 heures après.

Et là… je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai lu ! De longues lettres d’adultes qui renouent avec leur âme d’enfant. Des textes magnifiques qui mêlent la magie de Noël à la dure réalité d’un job démoralisant au quotidien. Des mots de fidèles abonnés qui me remercient pour ce que je leur apporte.

Alors je l’avoue : ça m’a beaucoup émue. Si tu me connais un peu, tu sais que je me montre rarement émotive. Mais face à ces textes d’une sincérité désarmante, j’ai décidé de jouer le jeu aussi, et de montrer un peu de ma vulnérabilité, moi qui veux toujours être parfaite.

Ces derniers jours, j’ai été très stressée. Mais en lisant ces lettres et les mails que j’ai reçus en réponse à ce Calendrier, tout mon stress s’est évanoui. 

Pour que tu comprennes, je vais d’abord te dire pourquoi j’ai été stressée cette semaine :

J’ai beaucoup, beaucoup de séances de coaching en cette fin d’année. 
Je donne beaucoup d’énergie pendant ces séances, car c’est ce que j’aime par-dessus tout. Mais j’ai craint d’être fatiguée et de ne pas être à mon maximum. Heureusement, tout s’est bien passé. Mais je me suis fait du souci… inutilement.

Je n’ai pas réussi à tourner ma formation.
J’avais une seule journée pour tourner ma formation du mois de décembre : Dépasser tes peurs pour oser te lancer. Cela fait 10 jours que je veux la sortir, mais je n’ai eu que des imprévus. Mardi, c’était ma dernière chance de la mettre en ligne avant le 15 décembre comme je le voulais.
J’avais tout préparé : j’ai construit ma méthode de A à Z, j’ai rédigé le contenu, le book PDF, les mails pour informer du lancement… il ne me manquait plus que les vidéos à tourner, mardi entre 13h et 17h, ma seule après-midi de disponible.
A 12h30, mes voisins de palier, qui vivent ici depuis 20 ans… se mettent à DEMENAGER ! Impossible de tourner du salon où l’on entend tout.
J’ai donc migré tout mon matériel dans la cuisine, que j’ai vidée de ses meubles pour avoir de la place. Une fois péniblement installée à 13h30, le ciel a commencé à s’assombrir comme s’il faisait nuit. J’avais donc une lumière affreuse pour mes vidéos. Tant pis, j’ai commencé à tourner.
Et là… l’outil d’enregistrement que j’utilise habituellement n’a pas fonctionné. Mes vidéos étaient coupées en plein milieu. Je devais systématiquement m’y reprendre à deux fois.
Résultat, à 17h, ma formation n’était pas faite, et je devais partir en coaching.

Le traffic sur le site a baissé cette semaine.
2300 personnes sur les 7 derniers jours, contre 3000 à 3500 les semaines précédentes.
Le taux d’ouverture de la dernière newsletter a aussi diminué (39% versus 45% habituellement).

Et sur les quelques plages horaires dispo qu’il me reste cette semaine, je dois : me battre pour payer mes impôts (professionnels, je te rassure, tu n’as rien à payer ce mois-ci sur ton revenu), répondre aux dizaines de mails que je reçois chaque jour, tourner un webinaire de formation pour un client entreprise, écrire les mails et articles quotidiens, animer la communauté, avancer mon livre du moment, répondre aux propositions d’interviews pour 2019, faire du sport, faire le ménage, faire à manger…

Voilà pourquoi j’ai été stressée cette semaine. Toute la semaine, j’ai eu l’impression de faire beaucoup… mais de ne pas faire assez. 

Je ne t’écris pas tout ça pour me plaindre. Peut-être qu’au passage, tu te sentiras moins seul à batailler avec ta to-do list, et tant mieux. Mais revenons à nos moutons !

Je t’écris tout ça pour t’expliquer l’effet que ces lettres au Père-Noël et ces mails reçus ont eu sur moi. 
Moi qui ai eu l’impression de me battre toute la semaine, j’ai relâché toute la pression en lisant ces témoignages de gratitude envers mon travail.

J’ai pris conscience que tous ces problèmes ponctuels étaient du détail à côté du travail que je fournis régulièrement depuis un an. J’ai compris que ce qui compte, ce n’est pas le taux d’ouverture d’une newsletter, mais le déclic que j’ai réussi à créer chez une personne aujourd’hui, même si c’est une seule. Ce qui compte, ce n’est pas la luminosité d’une vidéo, mais la valeur du contenu que je délivre, quel que soit le format.

Alors, peut-être que parfois, les chiffres ne sont pas à la hauteur de mes espérances. Peut-être que parfois, je rencontre des imprévus qui m’empêchent de tenir les délais que je m’impose. Peut-être que parfois, la technique ne fonctionne pas. Peut-être que parfois, j’ai moins d’énergie que d’habitude.

Mais peut-être que parfois, je peux m’autoriser à être imparfaite. 

A ne pas finir ma to-do list.
A ne pas répondre à un mail le jour J et à attendre le lendemain.
A ne pas sortir le soir si je n’en ai pas l’énergie.
A ne pas cuisiner si j’ai juste envie de me faire réchauffer une soupe Picard.
A manger deux chocolats de l’Avent au lieu d’un (oui, je l’avoue).

La seule chose que je ne m’autorise pas, c’est de ne pas être professionnelle.
Jamais je n’annulerai une séance avec un client en dernière minute parce que je suis fatiguée.
Jamais je ne me présenterai pas à une formation ou une conférence où l’on m’attend.
Jamais je n’abandonnerai ma communauté plusieurs jours sans rien dire.
Jamais je n’enverrai une newsletter à mes abonnés le lendemain du jour prévu sans m’expliquer.

Mais tout ça, ça ne me pose pas problème, pour une seule raison : parce que je le fais avec passion. Ecrire mes articles et mes mails pour mes abonnés, échanger avec mes clients en coaching, transmettre mes conseils en formation… Tout cela m’anime tellement que je ne me pose aucune question dans ces moments-là. Je suis dans le « flow ».

Cela n’empêche pas les soucis de survenir. Face aux soucis du quotidien, il y a des solutions, même si elles ne sont pas parfaites. Et je les ai trouvées cette semaine.

– Je n’accepte plus de nouveau client en coaching avant Noël. Les prochaines séances auront lieu début janvier.
– Je vais enregistrer ma formation samedi. Si mes vidéos ne fonctionnent toujours pas, je vais la tourner en version audio. Ce qui est fou, c’est qu’entre hier et aujourd’hui, plusieurs personnes m’ont indiqué qu’elles préféreraient la version audio qui est plus simple à écouter de partout. La formation sortira donc la semaine prochaine au lieu de la semaine dernière. Ce n’est pas le moment idéal, mais ce n’est pas grave. J’ai plusieurs personnes qui attendent de pied ferme cette formation, et je veux absolument qu’elle soit disponible avant Noël.
– Je vais répondre aux propositions d’interviews lundi seulement, car je ne peux simplement pas avant.
– Je vais attendre Noël pour terminer mon livre.

Bien sûr, j’aimerais accepter toutes les demandes de coaching immédiatement. Bien sûr, j’aurais aimé sortir la formation à la date que je m’étais fixée. Bien sûr, j’aimerais répondre à tous les mails d’interviews le jour J.

Mais je suis humaine et je n’ai que 24 heures par jour.

Alors, tout ce qui compte, c’est de faire de mon mieux.

Et quand je lis les lettres et les mails qui me remercient, je vois que je n’ai pas besoin d’être parfaite pour être utile aux autres.

C’est le message que je souhaitais te faire passer dans cet article.

Es-tu sûr d’avoir besoin d’être parfait sur toute la ligne pour être utile aux autres ? As-tu vraiment besoin de cocher toutes les cases de ta to-do list et de courir un marathon chaque jour, pour réussir à accomplir quelque chose ?

Face à tes problèmes, je suis certaine que tu peux trouver une solution, même si elle est imparfaite, et même si elle consiste à… ne rien faire.

Prends soin de toi, et à demain matin, pour parler du sujet que j’avais prévu initialement 😉

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