Mes pensées

Si tu as peur de faire des erreurs

femme écrivant dans un cahier

Ce matin, j’ai envie de te parler d’une inquiétude que j’entends souvent : « Et si je me trompe dans ma décision ? Et si je fais une erreur ? »

Est-ce que tu t’es déjà posé cette question ?

Cette crainte est encore plus forte chez ceux qui ont l’impression d’avoir déjà commis une erreur.« J’ai déjà changé de boîte et ça n’a pas marché, je ne suis resté que 6 mois, donc je n’ai pas le droit de me planter encore une fois ». « Si je me trompe à nouveau, que vont penser les recruteurs ? » « Mes parents ne comprendraient pas que je change encore », etc.

Mais cette pression est insoutenable !

Comment veux-tu prendre de bonnes décisions dans ces conditions ?

Une bonne décision, c’est une décision que l’on prend à tête reposée, en s’écoutant soi et pas les autres, et en ne se laissant pas submerger par ses angoisses.

Or, si tu te répètes en boucle toutes les phrases ci-dessus, tu te mets dans un état de stress énorme, qui va de toute façon t’empêcher de réfléchir correctement… et ne pas prendre la bonne décision.

Mmh, attends… en me relisant, j’ai comme un doute…

La BONNE décision ? Y’a-t-il vraiment de bonnes et de mauvaises décisions ?

Je n’en suis pas si sûre.

Lorsque j’ai voulu quitter le conseil et rejoindre une startup dans l’éducation, j’avais en tête une liste de startups reconnues dans ce secteur, et mon but était de trouver un job dans l’une d’entre elles. Des startups de plus de 15 personnes, qui pour la plupart, avaient levé des fonds et n’étaient pas « à risque ».
Et « par hasard », je suis tombée sur l’annonce de recrutement d’une toute petite startup de 3 personnes. J’ai tout de suite eu un coup de coeur. Mais sur le papier, ce n’était pas la meilleure décision : baisse importante de mon salaire, risque financier car c’était une startup plus fragile… Mais j’ai eu confiance et j’y suis allée par envie, pas pour les conditions.

Quelques mois plus tard, nous avons rencontré des difficultés financières, et les co-fondateurs ont dû me proposer d’urgence une rupture conventionnelle car ils ne pouvaient pas continuer avec moi s’ils ne voulaient pas mettre la clé sous la porte.

Alors, d’après toi, est-ce que j’avais pris une bonne ou une mauvaise décision en rejoignant cette startup ?

Pour moi, c’était toujours la bonne. J’avais adoré cette expérience, et surtout, à l’instant même où ils m’ont annoncé la mauvaise nouvelle, j’ai vu cela comme une opportunité de me lancer moi-même dans l’entrepreneuriat. J’ai eu le sentiment intense que je n’avais pas accepté ce poste « par hasard » quelques mois plus tôt, et que mon intuition m’avait amenée ici pour que je prenne mon envol plus tôt que prévu.

C’est pourquoi, quoiqu’il puisse arriver ensuite, une décision n’est jamais mauvaise en soi. Elle t’amène à vivre les expériences dont tu as besoin à ce moment-là.

Tu ne peux pas te tromper. Il n’y a pas d’erreur possible, car tout ce que tu décides et tout ce que tu vis est là pour une raison : t’amèner à la prochaine étape de ta vie.

Si tu prends la décision d’accepter un nouveau job qui s’avère finalement te dégoûter une bonne fois pour toutes de ton métier… C’est que tu avais besoin de ça pour définitivement tourner la page et te lancer dans une reconversion.

Alors maintenant tu peux souffler un bon coup, et arrêter de t’en vouloir pour le passé, et de t’angoisser pour l’avenir.

C’est toujours la meilleure décision à l’instant T, car tu la prends avec tes connaissances et ton ressenti du moment. Te dire quelques mois plus tard que c’était une erreur n’a aucun sens. Car sur le coup, tu as fait de ton mieux. Dire que c’était une erreur, c’est renier qui tu étais à ce moment-là. C’est dénigrer ta capacité à prendre une décision, et donc mettre un coup de canif dans ta confiance en toi.

Pour y réfléchir, je te propose de prendre un papier et d’écrire :

  • Une décision que tu as prise par le passé et que tu considères comme étant une mauvaise décision (tu regrettes, tu t’en veux, tu te trouves stupide…)
  • Et à la lumière de cet article, pourquoi en réalité, c’était une bonne décision qui t’a permis de passer à l’étape suivante de ta vie !

PS 1 : Si en me lisant, tu réalises à quel point tes peurs te bloquent dans ta prise de décision et ton parcours professionnel, je t’invite à découvrir ma nouvelle formation en ligne qui est sortie hier : Dépasser tes peurs pour oser te lancer. J’ai combiné mon expérience et mes meilleurs exercices pour que tu puisses faire un travail sur tes peurs en toute autonomie chez toi, et qu’elles ne soient plus paralysantes. Objectif : te lancer en 2019 ! 😀

PS 2 : Si tu l’as raté le 3 décembre, je t’invite à relire mon article « J’ai perdu 16 000 euros », dans lequel je raconte ma décision de me lancer dans une formation chère pour obtenir un diplôme prestigieux… dont je n’ai pas eu de réelle utilité. Mais j’en ai tiré d’autres leçons.

Commentaires

Vous allez aussi aimer