Mes pensées

Des mois d’errance avant de trouver l’âme soeur

On m’a posé cette question de très nombreuses fois : « Comment fais-tu pour abattre autant de travail et rester focus ? Car moi je n’avance pas, je procrastine, je m’éparpille… ».

C’est très simple : quand je travaille, je travaille VRAIMENT. Je ne fais pas semblant d’être occupée. Et pour rester focus, je sais dans quelle direction je vais.

Mais dans la pratique, je sais que ce n’est pas si simple, car je n’ai pas toujours été aussi « focus ».

Je le suis vraiment depuis un an, pour une seule raison : depuis que j’ai créé Pose ta Dem’, j’ai une direction. Tant que je n’en avais pas, c’était brouillon.

Je vais te raconter les moments de perdition que j’ai traversés par le passé :

  • A une époque, j’avais un projet dans l’éducation. Je voulais proposer des cours collectifs innovants. J’ai passé plusieurs weekends à plancher sur le sujet avec une amie rencontrée à un hackaton… sans réussir à aboutir à un projet viable. Il y avait toujours quelque chose qui clochait : soit on aboutissait à un modèle intenable financièrement, soit ce qu’on imaginait existait déjà partout ailleurs, soit on avait une bonne idée mais elle ne nous faisait pas vraiment vibrer.
  • Un peu plus tard, juste avant de créer Pose ta Dem’, j’ai eu un projet dans l’orientation scolaire. J’imaginais une sorte de Welcome to the Jungle pour l’orientation. Là aussi, j’ai pas mal planché sur le sujet, mais il me manquait un « truc » indéfinissable. En fait, j’avais la sensation que c’était un beau projet, mais qu’il n’était pas pour moi. Comme si ma mission était ailleurs ! En créant ce projet, je n’allais pas pouvoir faire ce qui me faisait envie au quotidien, à savoir : écrire, former, coacher, inspirer...

C’est suite à ces projets inachevés que j’ai compris une chose :

Il vaut mieux se lancer dans un projet qui nous passionne mais qui existe déjà ailleurs, que de lancer un projet innovant qui a du potentiel mais qui ne nous attire pas plus que ça.

Pour le dire autrement, je reprends une citation d’Alexandre Pachulski dans l’interview de cette semaine : « Si on n’est pas passionné, pas aligné avec le projet, et qu’on cherche juste à gagner de l’argent, ça ne marchera pas. »

Je crois qu’au contraire, si on est passionné et que l’on met toute son énergie dans son projet, on réussira à gagner de l’argent grâce à ça. 
(Note au passage : en étant soi-même dans son projet, on crée de la différenciation par rapport à la concurrence. La preuve : il y a des centaines de blogs de développement personnel, de coachs en reconversion… Et pourtant, c’est moi que tu lis aujourd’hui. Si je m’étais laissée déstabiliser par la concurrence, je ne me serais pas lancée !)

Bref. Après ces mois d’errance, ces soirées et weekends complets à réfléchir sans aboutir à rien,j’ai fini par avoir l’idée de Pose ta Dem’. Et c’est comme si j’avais rencontré l’âme soeur ! Tout est fluide, je ne me pose pas de questions pour savoir si c’est le bon (projet) pour moi. Comme je te le disais dans mon article d’hier, j’ai des doutes parfois : sur ce que je dois faire, quand, comment. Mais je n’ai jamais de doute sur le « pourquoi » je fais ça.

Tu vois, tout est bien qui finit bien ! Je voulais vraiment te rassurer en te montrant que c’est normal, et même sain, de se prendre le chou avant d’aboutir au projet fait pour soi. Comme tu peux galérer des mois, des années, avant de trouver la bonne personne, qui donne un sens supplémentaire à ton quotidien.

Mais bien sûr, on n’a pas envie que ces mois d’errance durent indéfiniment. Je ne saurais pas te conseiller pour ta vie amoureuse, donc l’analogie va s’arrêter là, mais en ce qui concerne ta vie professionnelle, je suis là pour t’aider à écourter les mois de galère.
Et pour ça, je vais t’expliquer ce qui a fait la différence entre Pose ta Dem’ et les autres projets :

Je n’ai pas cherché à créer un PROJET mais un QUOTIDIEN. Car un projet c’est bien beau, mais au quotidien, ce sera à toi de le développer. Il faut donc que les tâches « opérationnelles » que cela implique te passionnent ! J’ai donc préféré réfléchir en termes de verbes d’action et de mode de vie quotidien. Moi, j’avais envie d’écrire, d’être face à des vrais gens pour leur parler et les inspirer. Je voulais voir dans leurs yeux et lire dans leurs messages que grâce à moi, ils allaient changer de vie. Les autres projets ne m’auraient pas vraiment permis d’accomplir cela.

J’ai assumé mon ambition sans me trouver ridicule. Et là, je vais t’avouer mon secret : ce qui me fait rêver, ce sont les speakers qui entraînent les foules. C’est pour ça que j’ai participé au séminaire de Tony Robbins en avril dernier à Londres. Et dans mes rêves à moi, je me vois comme une coach, auteur et speaker célèbre dans mon domaine. Ca me semblait honteux / ridicule / mignon il y a deux ou trois ans, mais au bout d’un moment j’ai fini par me dire : et zut, pourquoi je ne pourrais pas y prétendre, moi ?

Le fait d’avoir trouvé cette direction a tout changé dans ma vie. Je me remémore cet objectif en permanence, il fait partie de moi, et il donne un sens à mon travail de fourmi au quotidien.

Ce que tu peux retenir de mon message du jour : 

  • Ne te trouve pas nul.le si tu es dans la phase « dépatouillage – triturage de cerveau » par rapport à ton projet. Tu as le droit de chercher et de ne pas aboutir à un résultat immédiatement ! Ca fait partie du processus. En revanche, pour que ça ne dure pas dix ans, entoure-toi de personnes qui vont te challenger et t’aider à te cadrer, et passe à l’action le plus vite possible pour tester. C’est en allant sur le terrain rencontrer des étudiants à un salon d’orientation que j’ai compris que ce n’était pas là que je trouverais mon bonheur.
  • Lève le voile sur tes envies cachées. N’aie pas honte de rêver grand, d’avoir des ambitions. L’ambition ce n’est pas un vilain mot. Ca veut dire avoir des rêves et y croire suffisamment pour se donner les moyens de les réaliser. Ton ambition peut changer avec le temps, et ce n’est pas grave. Ce qui compte, c’est que tu ne fasses pas taire ta petite voix sous prétexte que tu trouves tes idées ridicules.

D’ailleurs, tu sais quoi ? Ecris sur une feuille ce dont tu rêves. Dans tes rêves les plus fous, comment te vois-tu ?
Je te préviens : il n’y a jamais de jugement avec moi. Si tu n’es pas à l’aise avec ça, je te rassure tout de suite, ça restera entre nous. Mais écrire à quelqu’un ce dont tu rêves secrètement peut vraiment déclencher quelque chose chez toi. Ce sera le premier pas pour assumer ce qui te fait vibrer. Et même si ça reste entre nous, ça va débloquer un truc, crois-moi.

Et si tu n’as pas de rêve ? C’est possible aussi. C’est même très probable ! 50% de mes clients avec qui je travaille individuellement ne savent pas du tout ce dont ils ont envie. La bonne nouvelle ? A la fin d’un coaching, ils le savent. Peu importe que ce soit le projet de toute une vie, ou une envie de court terme : ils ont trouvé un sens à donner à leur quotidien.

Si c’est ton cas aujourd’hui, pose-toi la question suivante : si tu pouvais passer la journée dans les baskets de quelqu’un d’autre, qui choisirais-tu ? Pour quelle raison ?

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