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Benjamin : Il est devenu coach de vie après avoir travaillé dans les assurances

Benjamin : il est devenu coach de vie

Après une licence en RH et un master en marketing, Benjamin Friant est aujourd’hui devenu coach de vie. Son métier ? Accompagner les gens qui le souhaitent à atteindre des objectifs de vie. Dans cette interview, il nous raconte en toute transparence son départ de son ancien job, ce qui l’a conduit à devenir coach de vie et nous partage de précieux conseils ! 


Bonjour Benjamin, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

D’aussi loin que je peux me souvenir, j’ai toujours eu envie de travailler avec et pour les autres. Jai donc naturellement suivi une licence RH en vue d’en faire mon métier. Mes expériences en apprentissage m’ont fait changer d’avis. Je n’avais pas la latitude pour aider, mais j’étais plutôt au service de l’entreprise. Je me suis donc orienté vers le marketing et le management de projet à la Sorbonne pour élargir mes compétences, sans réelle motivation profonde, je dois bien l’avouer. Mon diplôme en poche, et fort de mes années en alternance, j’ai intégré un poste de Chef de projet organisation au sein d’une banque. Puis, 2 ans après j’intègre le leader de l’assurance sur des projets marketing, poste évolutif sur lequel je suis resté plusieurs années entre Paris et Rabat.

Je sentais au fond de moi que je voulais autre chose, mais je n’arrivais pas à savoir quoi. Je finis par décrocher le job « de rêve » : un poste de chef de produit marketing au sein d’un autre leader de l’assurance, et le salaire qui va avec. Seulement, quelques mois après avoir pris le poste, je réalise que tout ce que j’avais imaginé ne me plait pas. Je me sens mal dans mon poste, les journées sont longues, dures et vides de sens. Je me lève le matin sans envie, je rentre le soir fatigué avec la seule envie de faire la fête. Au détour d’un séminaire marketing je discute avec une entrepreneure qui vient de lancer sa boîte de formation. Tout à coup resurgit en moi l’envie d’être là pour les autres, de travailler pour leur développement. Cette idée reprend une place centrale dans mon quotidien : je sais au fond de moi que je dois quitter mon poste. J’en parle à mon manager et à ma directrice, qui très compréhensifs m’offrent une porte de sortie.

Je quitte ma boîte, mon job bien payé, mon confort, pour … l’inconnu ! Cet inconnu qui fait peur. Pourtant je ne ressens que de l’excitation et de l’enthousiasme.

Je me sens libéré et serein bien que pour la première fois de ma vie, je ne sache absolument pas ce que je vais faire le lendemain.

Je prends un billet pour New-York, et je reste un mois aux Etats-Unis histoire de parfaire mon anglais et de réfléchir à mon futur. J’enchaîne les livres, les conférences et les vidéos YouTube : l’idée de travailler dans le développement personnel, pour les autres, germe dans ma tête. Je sais enfin ce que je veux faire de ma vie, quelque chose que je choisis ! Je vais devenir coach de vie pour accompagner les personnes à s’épanouir pleinement dans leur quotidien et à supprimer les barrières que l’on se met tous. A mon retour des Etats-Unis, j’intègre une école de coaching. Huit mois après me voilà certifié et je lance officiellement mon activité de coaching pour les particuliers !

Comment s’est passé ton départ des assurances ?

Lorsque j’ai senti que je n’avais plus ma place au sein de l’entreprise, j’ai tout de suite discuté avec mon manager pour lui exposer mon ressenti. Très compréhensif, il sentait que je n’étais plus vraiment « à fond » depuis quelques temps. J’ai fais un point avec la Directrice Marketing et la HRBP de notre entité. Ils ont compris que cela ne servirait à rien de me retenir et qu’on avait tous un intérêt à se quitter en bon terme. Nous avons convenu d’une rupture conventionnelle pour que je puisse mener à bien mon projet et nous avons fixé une date de sortie qui semblait raisonnable par rapport aux missions en cours. Le départ s’est déroulé en douceur et toutes l’équipe marketing était présent à mon pot de départ pour me souhaiter bonne chance ! Quand je suis parti, je n’avais pas une idée claire de ce que je voulais faire, j’étais même plutôt dans l’incertitude. Et pourtant, pas de peurs, juste de l’excitation et de l’émulation d’idée.

Même si je l’avais toujours été, j’ai compris que j’étais maître de mon destin, de ce que je pouvais faire, d’être l’unique responsable de la manière dont je souhaitais vivre et organiser ma vie.

Benjamin sourit après être devenu coach de vie

Comment est née ton envie d’entreprendre et de devenir coach ?

Depuis le lycée, je me suis toujours visualisé en tant que travailleur indépendant, à mon compte. J’ai malheureusement refoulé cette idée trop longtemps, car j’ai été happé par le monde de l’entreprise : proposition de CDI à la sortie des études, bon salaire (le salaire est une prison dorée), chasseurs de tête qui te proposent des nouveaux jobs, évolutions de postes, etc. Je n’avais pas à me plaindre, je n’avais pas à chercher de job et j’ai appris énormément. Pourtant, cette idée ne m’a jamais quitté. Et malgré les nombreux avantages, je ne me sentais pas heureux. Je me sentais même plutôt frustré de ne pas avoir la latitude pour faire exactement ce dont j’avais envie, de devoir suivre les procédures, les règles, et de batailler et d’argumenter pour que mes idées soient mises en œuvre, de ne pas pouvoir choisir mon travail.

Evidemment, ce qui me procurait le plus de peine était de ne pas me sentir « utile ». Je voulais donner plus de sens à ma vie, à mon travail. Aider les autres, permettre aux gens de se sentir bien au travail ou dans leur vie. Je rêvais de faire un métier autour de cela, mais je ne savais pas par où commencer. Je devenais expert dans mes compétences, le sillon commençait à se tracer, et si je souhaitais changer radicalement de cœur de métier, il fallait repartir de zéro. C’est finalement ce que j’ai fait. C’est même exactement pour cela que j’ai quitté mon job sans même savoir ce que j’allais faire derrière : il me fallait un déclic, et j’ai décidé de le créer en me mettant en difficulté. Me retrouver « sans rien » m’a permis de vraiment me dire « OK, maintenant il faut que tu te bouges et surtout que tu te fasses plaisir dans ce que tu entreprends. »

Comment as-tu vécu le passage de la vie de chef de projet marketing dans les assurances à entrepreneur coach de vie ?

Admirablement bien ! Quitter mon travail a tout simplement été la meilleure décision de ma vie. Je me suis senti libre, dans l’enthousiasme et l’excitation de l’incertitude. Aucune journée ne se ressemble, j’ai des semaines complètement remplies de coaching et d’autres plus light qui me permettent de bosser sur mon site internet, poster sur les réseaux et tourner des vidéos que je poste sur YouTube. Je ne m’ennuie jamais (alors que je me souviens des longues journées de travail en entreprise…) car j’ai toujours un truc à faire, à tout moment.

D’ailleurs, en quoi consiste ton activité exactement ?

C’est une question que l’on me pose souvent car le coaching est encore un peu flou en France (et il y a beaucoup d’appellation « coach » pour un peu tout !). Je suis coach de vie, aussi appelé coach en développement personnel. En résumé, j’accompagne les gens qui viennent me voir à atteindre des objectifs de vie, objectifs qui peuvent être liés à du développement personnel (prendre confiance en soi, gagner en motivation, mieux s’affirmer, etc.) ou à des projets de vie (lancer son activité, se remettre en forme, trouver un job qui correspond à ses ambitions … ou poser sa démission pour suivre sa mission de vie !). Je suis le miroir de leurs réflexions pour les amener à avoir des réelles prises de conscience et à clarifier leurs pensées.

Chaque individu, et donc chaque coaching, est unique et a sa propre vision des choses (par exemple, la confiance en soi ne se traduit pas de la même façon pour telle ou telle personne). C’est cela que j’adore dans mon métier ! Je vois mes coachés s’épanouir au fil des séances, devenir fiers de qui ils sont et prendre confiance dans ce qu’ils vont entreprendre demain. C’est merveilleux de sentir que les gens s’autorisent à s’offrir un autre chemin, d’autres horizons au-delà de tout ce qu’ils ont toujours pensé.

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Ton activité te permet-elle de vivre ?

Oui et non. Si je prends uniquement mon activité de coaching de vie, cela ne me permet pas d’en vivre correctement car je suis encore peu connu. Heureusement, le bouche-à-oreille monte doucement ce qui est plutôt rassurant. En parallèle j’anime des formations et des séminaires de développement personnel. Je développe également une offre de coaching en entreprise pour les managers et les équipes qui ont des soucis de fonctionnement ou de communication.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

Il faut oser, il faut se lancer car cela permet de se libérer du carcan que la société forge depuis l’adolescence. Nous sommes en effet conditionnés par la société à avoir le bon diplôme, le bon salaire, le bon job. On met rarement l’accent sur l’entrepreneuriat et la prise de risque à l’école, même si cela est de moins en moins vrai dans les études supérieures. Etre fier de devenir acteur de sa vie n’a pas de prix !

On a souvent peur de l’échec, peur de se retrouver sans rien, peur de décevoir son entreprise. Et cette peur nous bloque, nous freine, nous fait stagner dans notre situation car « ce n’est pas si mal ». Et oui, objectivement, on ne peut pas se plaindre ! Seulement, est-il préférable de « se contenter » de ce que l’on a ou alors de prendre des risques pour « voir où cela va nous mener » ?

Personnellement, je suis de nature curieuse et j’ai toujours envie de voir l’autre versant de la montagne. Quand j’étais en poste, je changeais tous les 2/3 ans pour voir autre chose, mais ce n’était pas suffisant. Je n’étais pas assez à l’écoute de cette petite voix que je refusais d’écouter. Je ne dis pas qu’il faut absolument démissionner et tout quitter pour se sentir bien. Je dis simplement que chaque individu à ses propres envies, ses propres besoins, et qu’il doit être à l’écoute de cela. Si une petite voix vous pousse à faire autre chose, à entreprendre, ne vous contentez pas de rester à votre place car « vous y êtes tranquille ». Ne générez pas des regrets à « ne rien faire », n’attendez pas le « bon moment », car la vie évolue sans cesse par nature et ce « bon moment » est peut-être aujourd’hui (ou était hier).

Si vous lisez cette interview, c’est que vous avez déjà une volonté de quitter votre poste ou du moins de faire autre chose. Qu’attendez-vous pour vous vous lancer, pour être heureux, pour suivre vos ambitions ? Je suis sûr que vous pouvez déjà imaginer la fierté et l’excitation de vous dire « ça y est, moi aussi je l’ai fait ! »


Que retenir de l’expérience de Benjamin ? 

  • Tout quitter pour réfléchir et enfin trouver sa voie est parfois la solution inespérée pour être aligné avec soi-même.
  • Votre job ne vous passionne pas/plus ? Parlez-en à votre supérieur : un départ peut se faire dans de bonnes conditions !
  • Arrêtons d’avoir peur, prendre des risques mesurés c’est possible aussi et souvent la bonne option !
  • Ecoutez-vous ! Ne faites pas taire la petite voix qui vous dit que vous n’êtes pas à votre place, elle a peut-être raison !

Vous pouvez retrouver Benjamin, devenu coach de vie après avoir travaillé dans les assurances, sur son site internet.


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