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Céline : elle propose des coachings en prise de parole après avoir quitté un organisme public

Céline devant un fond gris

Céline Dellagrisa a quitté le salariat classique pour fonder Ose ta voie ! et proposer des accompagnements individuels en communication orale et des coachings en prise de parole en public. Elle nous raconte en toute transparence le cheminement qui l’a conduit à monter son entreprise, les difficultés qu’elle a rencontrées et nous donne ses conseils pour une prise de parole réussie. Bonne lecture !


Bonjour Céline, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Après avoir fait mes premières armes dans la banque, j’ai rejoint un organisme public et dans le même temps, j’ai débuté un cursus d’études artistiques au conservatoire.

Malgré la sécurité de l’emploi, le salaire intéressant, les nombreux avantages, je ne me sentais pas à ma place. Manque de sens, boule au ventre à devoir assumer les incohérences d’un système que je trouvais dysfonctionnel et contre productif, je ne m’épanouissais plus. J’ai donc décidé enfin de sauter le pas, ce qui me rend d’autant plus fière qu’à l’époque, rares sont les démissions dans ce type d’organisme !

Je vais alors intégrer des secteurs variés, avec la constante de la scène (contrats, partenariats, autoproduction d’un album). Je développe et renforce mon expertise en conseil et relation client, négociation, communication, mise en valeur de projets et prestataires. Puis, je collabore de plus en plus avec des professionnels et suis parfois rattachée à la direction de PME, ce qui me permet de prendre goût à la gestion d’entreprise, d’affûter ma capacité d’analyse globale et ma force de proposition.

J’ai également travaillé auprès d’adolescents, dont certains issus de milieux défavorisés, et cela été déterminant : découverte et valorisation des talents, aide à la préparation des oraux, ouverture au champs des possibles et lutte contre les étiquettes et croyances réductrices. Pendant cette période, je me suis penchée sur la psychopédagogie positive et les intelligences multiples.

Finalement, Ose ta voie ! est le fruit de tout cela !

Comment est née ton envie de créer Ose ta voie ?

Je crois que mon esprit entrepreneurial a commencé à se manifester lorsque j’ai posé ma première démission. Pendant cette période, Père riche, père pauvre de Robert T. Kiyosaki et Réfléchissez et devenez riche de Napoleon Hill figuraient parmi mes lectures favorites.

J’ai d’ailleurs fait mes premiers pas dans l’immobilier juste avant le grand saut (ce qui a fait beaucoup de grands sauts en même temps !), C’est un domaine pour lequel j’ai développé un grand intérêt et donc aussi quelques compétences.

Dans les années qui ont suivi, j’ai réalisé que ma force était dans le « one to one » et le « one to many »  sans pour autant valider l’idée du business qui pourrait me correspondre. D’un côté, je m’épanouissais grâce aux expériences, rencontres et situations incroyables que je vivais, de l’autre, j’avais de plus en plus de mal avec le salariat et les relations transversales, le décalage avec certains collègues.

Après un gros passage de frustration, je me suis enfin posée pour faire le point sur le fil rouge de mon parcours, mes zones de brillance et mes envies. Mais je ne parvenais pas à trouver « le besoin auquel je pouvais apporter une solution ET pour lequel des gens étaient prêts à payer ». J’ai donc décidé d’investir dans un coaching. Coïncidence ou pas, j’ai eu dans le même temps plusieurs demandes de conseils de la part de connaissances qui devaient passer des entretiens professionnels. C’est à ce moment que j’ai choisi ce créneau de l’expression orale, un thème récurrent dans mon parcours, que j’ai exploité dans différents contextes, avec différents publics.

Céline pendant un de ses coachings en prise de parole en public

Explique-nous en quoi consiste ton activité exactement ?

Je propose des accompagnements individuels aux cadres d’entreprises et solopreneur.e.s qui souhaitent prendre la parole avec confiance et passer au niveau supérieur dans leur carrière. Ils ont une expertise, des compétences, mais aussi certaines barrières (plus ou moins grandes) quant à la prise de parole, qui les empêchent de s’épanouir pleinement dans leur job. 

C’est très frustrant de savoir que l’on n’exploite pas son potentiel et que l’on passe à côté de belles opportunités.

Mon activité se fait essentiellement à distance, via skype et par téléphone. En terme de journée type, pour l’instant c’est un joyeux désordre. Avec la mise en ligne de mon site, le rythme s’est accéléré et je n’ai pas encore assez de recul pour m’en tenir à une organisation précise. Les créneaux dédiés aux « calls découverte » et aux rendez-vous clients sont anarchiques, type gruyère 🙂 ; ce sera différent lorsque j’aurai un flux régulier de clients.

Je traite mes emails et interagis sur les réseaux sociaux 2 à 3 fois par jour. En général, je procède par blocs d’activités suivant les priorités :

  • création de contenu,
  • sessions de formation,
  • travail personnel en lien avec ces formations,
  • lectures, vidéos,
  • sessions de co création, brainstorming avec d’autres entrepreneurs (en groupe ou en individuel),
  • répétitions musicales,

Parfois, si je ne suis pas dans une énergie créatrice, je m’autorise à ne rien faire. Je ne culpabilise pas car je sais que je n’aurais pas été productive, alors autant me poser ou vaquer à une occupation personnelle.

Quelles ont été les étapes de la création de ton activité ?

1/ La base : déterminer dans quel domaine précis me lancer. Pour peaufiner cela avec un avis extérieur et débloquer LE point précis qui me manquait, j’ai investi dans un coaching.

2/ Premier contact « sur le terrain » auprès de prospects. Dans le cadre de cet accompagnement, j’ai exploité des pistes pour aller au contact de personnes potentiellement intéressées par mon domaine d’expertise et affiner progressivement mon projet.

3/ Choix du statut . J’ai choisi d’intégrer une coopérative d’entreprenariat (SCOP) en 2 phases :

  • Dans un premier temps je développe mon activité avec un contrat semblable à celui des couveuses d’entreprises.
  • Puis au bout de quelques mois, je deviens membre entrepreneure salariée de la SCOP.

Pour l’instant, ça me correspond tout à fait : la stimulation de l’entrepreneuriat, un réseau en local et des conseils, combinés à plus de tranquillité d’esprit par rapport aux aspects administratif, comptable et juridique. Même si cela a une contrepartie financière non négligeable, je considère que c’est un peu comme lorsqu’on est amené à déléguer au fur et à mesure de la croissance de son business. Je le fais juste un peu plus tôt que prévu 😉

4/ Création du site. Pour mon site, j’ai fait appel à un prestataire externe et je suis très heureuse de mon choix et de notre collaboration.

5/ Choix du nom. Ose ta voie ! est un nom très significatif de mon parcours, de mes choix de vie et de ce que je souhaite apporter à mes clients.

Comment as-tu obtenu tes premiers clients ? 

Pendant quelques mois, j’ai eu des clients à titre gratuit, ce qui m’a permis de tester et affiner la méthode de mes coachings en prise de parole. Grâce à leurs retours constructifs j’ai pu élaborer des offres pertinentes.

Puis, j’ai obtenu mes « vrais » premiers clients grâce au bouche-à-oreille et à mon site (très important dans mon activité) qui a été un véritable déclencheur.

Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

  • Déterminer le choix de mon activité : il fallait qu’elle corresponde à mes compétences, qu’elle ait du sens, que je puisse aider des gens contre une rémunération, qu’elle corresponde à mon mode de vie idéale, à savoir profiter de ma famille, être libre de gérer à ma guise et d’optimiser mon organisation…
  • Affiner mon client idéal et mon positionnement : même si je peux accompagner des profils différents dans des domaines variés, si tu t’adresses à tout le monde, tu finis par ne parler à personne, n’est-ce pas ? 😉  Mais je reconnais que j’aurais pu affiner encore plus…
  • Sortir de ma vision globale (celle qui te fait voir haut et loin), pour effectuer les fameux petits pas, et concentrer mon énergie sur les actions à prioriser.
  • Les investissements que je n’avais pas prévus. Mais j’ai trouvé des solutions, non sans mal, mais finalement sans stress : j’ai ressenti la joie d’investir efficacement pour faire s’épanouir mon business et ma vie !
  • Enfin, je me suis retrouvée à ne pas trop savoir comment appréhender les rouages du webmarketing ; je me suis donc lancée dans une formation, ce qui est un gros plus pour ma progression. C’est aussi très agréable de partager ses galères et ses réussites avec d’autres entrepreneurs. Mais ça reste un vrai défi pour moi, car je suis vraiment partie de 0 et ce n’était pas ma tasse de thé.

Ton activité te permet-elle de vivre ?

Cette question est un peu prématurée car je viens à peine de lancer mon site. J’avoue que ça a eu un impact énorme ! Avant ça, difficile de promouvoir une activité sur le web sans y être visible (surtout si cela consiste à se montrer en public) !

Je suis hyper confiante pour la suite, c’est très bien parti. J’ai de plus en plus de contacts qualifiés, des camarades entrepreneurs qui me recommandent à leurs clients, mon réseau se développe. Je m’aperçois que ce que je propose intéresse bien plus de gens que ce que je pensais.

Et puis je me donne tous les moyens, j’ai une énergie et une vibration de malade, je sens que le cercle vertueux se met en place !

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite prendre la parole en public avec confiance ?

  • D’être soi-même, tout en s’adaptant au contexte bien sûr ! Mais plus tu es toi-même, aligné avec tes valeurs, conscient de tes forces et tu l’assumes, plus tu es percutant, crédible ? C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi le slogan : « Devenez qui vous êtes et le reste suivra ».
  •  De bien se préparer (il y a d’ailleurs sur mon site une petite checklist de secours à télécharger ), de connaître son sujet et son auditoire.
  • De se rappeler à qui on s’adresse et pourquoi on est là.
  • D’être attentif/ à l’écoute/ réceptif (suivant le cas) aux attentes du public/ de l’auditoire, et savoir ajuster sa communication si nécessaire.
  • D’être dans le plaisir du partage (je sais bien que ce n’est pas facile dans certaines situations, mais ça se travaille !).

Et enfin, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

Se poser la question de ce qui est le plus difficile pour nous : rester dans notre situation actuelle ou faire d’autres choix. Penser aux regrets ou remords que l’on pourrait avoir. Lister les raisons pour lesquelles on souhaite se lancer et vérifier si nos freins sont des excuses, des croyances ou de vrais « problèmes » : cela permet de voir si on est prêt, et de trouver des solutions rationnelles.

Vérifier que notre projet est le fruit de nos talents, compétences, envies (se former si nécessaire) et qu’il cadre avec un besoin, une réalité.

Sentir que l’on est à sa place, que c’est fluide : c’est ce qui va nous donner l’énergie, la foi et la constance émotionnelle pour faire sereinement face à la suite.

Ne pas écouter les « non mais attends, on peut pas tout avoir ! » et savoir se détacher de l’influence des personnes négatives ou pas constructives pour rester dans des vibrations positives. Cela permet de placer la barre haut. Ensuite faire des petits pas, de petites actions concrètes (même imparfaites) pour y arriver. C’est essentiel pour ne pas se décourager, on ajuste ses voiles après.

Trouver l’équilibre entre stratégie et lâcher-prise : se fixer des objectifs précis, prendre des risques calculés avec un plan B pour assurer ses arrières en terme de famille et finances, mais savoir aussi dédramatiser et laisser les choses arriver avec confiance.


Que retenir de l’expérience de Céline ?

  • Il est parfois nécessaire de se poser et de faire le point pour trouver « le fil rouge ».
  • Se former ou se faire coacher permet d’avancer et de ne pas rester bloqué indéfiniment au même point.
  • Proposer son service gratuitement est un bon moyen de tester et d’affiner sa méthode.
  • Une prise de parole en public : ça se prépare ! 
  • Avancer par petit pas et ne pas se décourager est primordial : tout n’a pas besoin d’être parfait dès le départ, vous pouvez ajuster au fur et à mesure.

 


Vous pouvez retrouver Céline et ses coachings en prise de parole en public sur son site internet, sur YouTube et sur ses réseaux sociaux


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Crédits photos : Beatrice Cargnelutti 

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