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Clarence: Professeure des écoles, elle est devenue coach professionnelle

Clarence raconte comment elle est devenue coach professionnelle

Clarence Mirkovic a exercé plusieurs métiers et posé trois fois sa démission avant de trouver enfin sa voie. Aujourd’hui, elle aide les autres à trouver la leur, car elle est convaincue que l’épanouissement professionnel est possible. Elle nous raconte, dans cette interview, comment elle est devenue coach professionnelle après avoir été professeure des écoles. Bonne lecture !


Bonjour Clarence, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Je m’appelle Clarence Mirkovic, je suis devenue coach professionnelle, consultante en bilan de compétences, et fondatrice de Ma Rêv’olution pro.

J’ai passé une grande partie de ma vie à me chercher sur le plan professionnel. Plus jeune, je voulais « écouter » les gens. Venant d’une famille de médecin, c’était psychiatre ou rien. Sauf que le corps humain ne m’a jamais intéressée aussi, quand il a fallu se projeter après le bac, j’en ai été bien incapable. 

Je suis partie alors en sciences éco parce que j’étais bonne en maths, mais cela ne m’a jamais beaucoup plu. J’ai tout de même obtenu ma maîtrise à Dauphine et mon master recherche à Sciences Po. Puis, j’ai commencé à travailler en agence média où j’achetais de l’espace publicitaire radio pour des annonceurs. Cela manquait cruellement de sens à mes yeux et j’avais l’impression de brasser du vent.

Mon mari habitait alors en Province et j’ai choisi de démissionner pour le rejoindre. Là-bas, j’ai été embauchée comme conseillère clientèle dans une banque, mais cela ne me correspondait pas non plus. L’aspect très commercial de ce métier n’était pas aligné avec mes valeurs, aussi quand mon fils est né, j’ai eu la chance de pouvoir rester à la maison pour m’en occuper.

J’ai pris ainsi cinq ans et j’en ai profité pour réfléchir à ce que je voulais faire vraiment. Je souhaitais exercer une activité qui ait du sens et dans laquelle je puisse me sentir utile. J’ai alors passé le concours de professeur des écoles.

Là encore, je n’y ai pas tout à fait trouvé ce que je cherchais. J’ai même très rapidement su que je n’étais pas à ma place dans une salle de classe. Comme si j’avais enfilé le mauvais costume dans une pièce de théâtre, que je m’étais trompée de rôle.

Mais, voilà, je venais de réussir un concours, et tout s’était passé de manière si fluide que je me disais que j’avais forcément quelque chose à apprendre dans ce métier.

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Globalement, j’ai eu des classes plutôt sympas, j’ai rencontré des enseignantes passionnées avec qui je me suis bien entendue, les relations avec les parents étaient bonnes, mais malgré ça, je n’aimais pas ce que je faisais. 

Je continuais donc à me poser cette question sans cesse : « Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Sans parvenir à trouver de réponse. Je me sentais coincée.

J’ai toujours été intéressée par le développement personnel et la psychologie, alors j’ai pensé à plusieurs reprises à refaire des études de psycho, sans jamais passer à l’action. Le métier de coach m’attirait aussi, mais je le connaissais très peu à l’époque. Pour moi, cela consistait à donner des conseils aux gens et “à leur expliquer la vie”. Et comme je me sentais mal moi-même, je ne voyais pas comment être un exemple pour les autres ni ce que j’aurais pu leur apporter. Je tournais donc en rond autour de ces idées, mais sans non plus vraiment creuser mes envies ou me renseigner sur ce que je pouvais faire. Je n’entreprenais rien de concret et je me complaisais quelque part dans mon mal-être. Sauf que les années filaient, et au bout de six ans, je n’avais pas beaucoup plus avancé. J’aurais dû, en réalité, réaliser un bilan de compétences, cela m’aurait fait gagner énormément de temps.

Puis, je suis tombée malade en janvier. Une grosse angine m’a clouée au lit. Je suis restée une semaine sous la couette à dormir et à regarder une série et malgré les douleurs à la gorge et la fièvre, je n’avais pas été si bien depuis longtemps. Surtout, je n’avais aucune envie de retourner à l’école. Cela a été un déclic. À partir de là, je me suis dit stop, faut vraiment que je change de métier! Ça ne peut plus continuer ainsi !

OK, mais je n’avais toujours pas résolu mon problème qui était de savoir quoi faire d’autre.

Je ne voulais pas démissionner sans rien avoir derrière. J’ai donc supplié mon frère qui possède son cabinet de gestion de patrimoine de m’embaucher. Il pressentait que ça ne me plairait pas, je n’avais jamais aimé la finance, mais j’étais prête à tout pour partir. Il m’a proposé un CDD de deux mois et j’ai immédiatement posé ma démission. Démission et pas mise en disponibilité, auquelle j’aurais eu droit en tant que fonctionnaire, car je ne voulais pas de filet de sécurité, pas de porte de secours. Si jamais ça se passait mal avec mon frère, tant pis, j’irais bosser n’importe où. Mais je savais que l’école ce n’était pas pour moi et je ne souhaitais pas être tentée d’y revenir par facilité.

J’ai donc quitté l’Education nationale aux vacances de Pâques.

Peu de temps après avoir démarré ce nouveau travail, j’ai rencontré quelqu’un qui se faisait coacher et qui m’a expliqué ce que c’était vraiment. J’ai creusé ensuite sur Internet et j’ai découvert qu’il existait des écoles, que c’était même un métier reconnu par l’état. Un monde s’est alors ouvert à moi. Et à la rentrée suivante, je débutais ma formation.

Tout a changé dans ma vie à partir de ce moment-là, je me suis épanouie véritablement. Et pour la première fois, je me sentais complètement alignée avec ce que je faisais.

Comment tes proches ont-ils réagi ?

Mon mari m’a énormément soutenue et je lui dois beaucoup. Le reste de ma famille m’a aussi beaucoup encouragée. 

Mais coach est un métier peu connu en France. Je ne compte pas le nombre de fois où l’on me demande si je suis coach sportive. Certains aussi ne prennent pas toujours ce travail au sérieux, car il y a beaucoup de coachs sur le marché et c’est un mot qu’on emploie à tort et à travers. Le coaching est pourtant un vrai métier qui nécessité une sérieuse formation. 

Quelle a été ta plus grande peur ?

J’avais cette conviction tellement forte que j’étais faite pour ça, que je n’ai pas eu peur, un peu comme quand on rencontre l’amour de sa vie. On peut se marier le lendemain, sans se poser de questions, car au fond de nous, on sait que c’est le bon. 

On m’a mise en garde bien sûr sur le fait que c’était difficile d’en vivre, qu’il faut du temps pour se constituer une clientèle. Et c’est la vérité. Mais, sur le moment, je me disais c’est pas grave j’y arriverai. J’avais cette certitude. 

Évidemment, c’est beaucoup, beaucoup de travail, mais c’est un tel plaisir de se lever tous les matins pour faire quelque chose qu’on aime. 

Qu’est-ce qui a été le plus difficile ?

Rien n’a été véritablement difficile si ce n’est pas l’apprentissage de la patience. Développer son entreprise prend du temps. Il a fallu que j’acquière des compétences en communication, en vente, en marketing, car je n’y connaissais rien. Mais j’adore être entrepreneure : pouvoir mettre en œuvre les idées qui me passent par la tête, développer ma créativité, apprendre encore et toujours, tester des choses. Parfois ça ne marche pas comme je le souhaiterais. Ce n’est pas grave. Je prends le feedback et je recommence autrement. 

Qu’est-ce qui a été le plus facile ?

Le plus simple a été d’apprendre ce métier et de créer la relation avec mes clients. 

Qu’est-ce qui te plaît le plus, aujourd’hui, dans ton métier ? 

Plusieurs choses:

  • Voir mes clients s’épanouir et reprendre confiance en eux.
  • Apprendre sans cesse, à la fois sur mon métier et sur moi. Je ne cesse de grandir et d’évoluer. 
  • La liberté de pouvoir m’organiser comme je le souhaite, être maître de mon temps. Prendre mon mardi après-midi et bosser tout le dimanche si j’en ai envie, par exemple. 
  • Les rencontres multiples que ce soient avec mes clients, dont j’adore découvrir les parcours, ou avec les autres entrepreneurs que j’ai l’occasion de croiser.

Mais au-delà de ça, ce qui me plait encore plus, c’est de pouvoir me dépasser sans cesse en sortant régulièrement de ma zone de confort. Cela me permet d’accroitre ma confiance en moi et m’ouvre des horizons que je n’avais jamais envisagés. 

Qu’est-ce qui t’a aidée dans ton parcours ? 

Croire en moi et croire que si je le voulais suffisamment fort, j’y arriverais. Non pas par magie, mais parce que je mettrais les choses en place pour.

Sur quelle(s) qualité(s) ou ressource(s) t’es-tu appuyée ?

Sur mes qualités humaines qui me permettent de nouer des rapports de confiance et d’intimité avec mes clients. Mais aussi sur ma capacité de travail, ma détermination et ma créativité sans qui je n’aurais pas réussi à développer mon activité. Enfin, me remettre en question et à apprendre sans cesse de nouvelles choses me font progresser chaque jour un peu plus.

Mais la ressource principale que j’ai activée et qui m’a énormément aidée est mon intuition, mon instinct. Je sais, aujourd’hui, quand ce que je fais est aligné avec ce que je veux. Je le ressens à l’intérieur de moi, dans mon corps. Je ne peux plus me mentir.  

Qu’est-ce que tu te dis en regardant ton parcours aujourd’hui ?

Qu’il faut continuer de chercher tant que l’on n’a pas trouvé, car aujourd’hui, je suis exactement là où je dois être. 

Mais je sais aussi que si je n’avais pas pris la décision, à un moment donné, de démissionner de l’Éducation nationale, j’y serais encore. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut faire le choix de se mettre en mouvement, car c’est seulement à ce moment-là que les portes s’ouvrent. Le coaching peut être un accompagnement précieux dans ce passage à l’action.

Avant cela, je suis restée, des années, renfermée sur moi, persuadée que je trouverais mes solutions toutes seules. En fait, je ne faisais que cultiver mon mal-être.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui veut franchir le cap de se lancer dans l’entrepreneuriat mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

Plusieurs choses :

  • La première : ne pas rester trop longtemps dans une voie qui ne vous convient pas, car cela peut finir par avoir beaucoup de répercussions. On perd peu à peu sa flamme, sa confiance en soi, on se sent de plus en plus mal. Et plus on se sent mal, plus c’est difficile de se mettre en mouvement. Là encore, je vais faire l’analogie avec une relation amoureuse. Mais plus on poursuit une relation qui ne nous convient pas, plus on perd l’espoir dans la possibilité d’en vivre une autre, plus épanouissante, et l’on finit par se convaincre que l’on veut rester toute sa vie célibataire. 
  • La deuxième : se faire accompagner. Je ne dis pas ça parce que c’est mon métier, mais parce que je l’ai vécu. Seule c’est difficile d’avancer, de se poser les bonnes questions, de se voir dans sa globalité surtout si l’on manque de confiance en soi.
  • La troisième : travailler sur soi et sur ses croyances pour reprendre le contrôle de sa vie. S’ouvrir également aux autres et aux possibilités, se laisser surprendre par les opportunités et ne pas se mettre de barrières trop vite. En résumé, faire confiance et se faire confiance.
  • Enfin, la dernière : Apprendre à s’écouter et prendre ses décisions par amour pour soi et non par peur.

Que retenir de l’expérience de Clarence ?

  • Ne sous-estimez pas l’importance des valeurs et de l’alignement, c’est essentiel !
  • N’hésitez pas à vous faire accompagner dans votre cheminement, cela vous fera gagner du temps et ne peut qu’être bénéfique pour vous.
  • Ne partez jamais défaitiste, partez en vous disant « Je vais y arriver ». 
  • Il y a de la place pour tout le monde, ne vous préoccupez pas trop de votre concurrence : chacun a sa singularité et peut coexister avec les autres. 
  • Ecoutez votre intuition ! On ne le dira jamais assez mais c’est indispensable 🙂

Vous pouvez retrouver Clarence, qui est devenue coach professionnelle, sur son site Internet.


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