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Comment poser ma dem’ a boosté ma confiance en moi : Témoignage

Elise explique "comment poser ma dem' a boosté ma confiance en soi

Juriste de formation, j’ai décidé de me reconvertir dans l’animation d’ateliers d’improvisation théâtrale au sein d’entreprises. Pour ce faire, j’ai dû passer par la case démission. Dans cet article, j’aimerais vous faire part de mon expérience de la démission et comment, malgré le fait que ce fut une épreuve, poser ma dem’ a boosté ma confiance en moi vis-à-vis du monde du travail. 


Article invité rédigé par Elise Vieugué


Ma formation, mon salariat

Plus jeune, j’ai fait des études de droit et classiquement, j’ai cherché un CDI en tant que juriste. Je n’ai eu aucun mal à en trouver un. Je suis restée six ans au service juridique d’une grande entreprise. Les trois premières années, « ça allait ». Les trois dernières, beaucoup moins. J’avais fait le tour du poste comme on dit, je n’avais aucune perspective d’évolution dans la société, ma supérieure avait des tendances au micro-managing que je supportais de moins en moins. Et j’étais lasse, terriblement lasse. Tous les matins, le même trajet. Toute la journée devant un écran d’ordinateur avec des douleurs dorsales. Cinq jours sur sept sur cette chaise, dans cette pièce. Je mourrais à petit feu. J’avais parallèlement une passion qui était l’improvisation théâtrale.

Quand je pratiquais cette passion, je me sentais tellement vivante, qu’à chaque fois que je me retrouvais au travail devant mon écran d’ordinateur, le contraste était si fort, que la démission devenait de plus en plus une évidence. J’ai donc démissionné et par la même occasion, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat. Mon plan : Trouver un nouvel emploi à temps partiel dans le droit, me laissant du temps pour développer mon activité dans l’improvisation théâtrale. Nouveau job trouvé en 15 jours ! Je n’en revenais pas.

Mon expérience de la démission : pas de déclic, mais un processus

J’étais le cas typique de la personne qui avait toutes les cartes en main pour démissionner, et qui, par je ne sais quel mécanisme bloquant, ne le faisait pas. Peur ? Manque de confiance en soi et en la vie ? J’étais jeune, sans enfants, sans prêt immobilier à rembourser, diplômée et j’étais de temps en temps contactée par des recruteurs alors que j’étais en poste. Allez savoir pourquoi, je restais. J’étais malheureuse, mais je restais. Je vais essayer de vous expliquer comment je suis arrivée à démissionner malgré les résistances que j’avais à l’intérieur de moi.

J’aime parler d’un processus. Je pense qu’il ne faut pas trop s’attacher à l’idée de déclic. Certains démissionnent par déclic, tant mieux. Mais beaucoup d’autres peuvent parfois attendre le déclic sans qu’il n’arrive jamais. Pour moi, c’est même tout l’inverse d’un déclic qui m’a fait démissionner. C’est un long processus, certainement sur plusieurs années, et la conjonction de plusieurs éléments :

  • lassitude de mon travail créant une véritable souffrance ;
  • passion à côté pour l’improvisation théâtrale / projet d’entrepreneuriat ;
  • avancer dans l’âge, « passer le cap des 30 ans » ;
  • la maladie d’un parent qui rappelle la fragilité de la vie ;
  • des rencontres de personnes passionnées par leur travail (pourquoi pas moi ?) ;
  • la lecture de livres de développement personnel ;
  • trouver rapidement un nouvel emploi à temps partiel

Et certainement d’autres choses. A un moment, la démission devient une évidence.

Quand j’ai trouvé mon CDI, j’avais 26 ans, je ne me posais pas de questions, j’allais au travail pour gagner de l’argent. Ça n’allait pas ? « C’est le dur monde du travail, c’est comme ça. », « On n’est pas au travail pour se faire des amis. », « Le travail n’est pas fait pour nous rendre heureux. ». Mais en fait, qui a dit ça ? Et peut-on remettre en question ces idées ? Aujourd’hui je pense absolument tout l’inverse. Et j’aimerais que mon travail m’apporte un minimum de satisfaction et de sourire. Et pourquoi pas qu’il me rende heureuse.

De nature assez sensible et émotive, démissionner a été une grande épreuve pour moi. Le jour J, je pensais vivre ça de façon très exaltante, libératrice, sautiller de joie dans les couloirs de la société… Que nenni, j’ai eu, le soir même, un coup de déprime. J’ai pleuré une bonne partie de la soirée. J’ai d’ailleurs fais part de ma détresse au groupe de Pose ta Dem’ (LIEN) dont les membres m’ont beaucoup aidé. Que se passait-il ? J’avais l’impression d’abandonner les gens. Ou de quitter un groupe et donc de me retrouver seule. D’être capricieuse. De sortir du rang. Je lâchais également une routine, des repères. Je me demandais si j’allais réussir mon prochain boulot.

Plus globalement, quand on y pense, démissionner c’est « lâcher sa vie ». Cela peut paraître excessif, mais démissionner était pour moi, un peu comme une petite mort. On pense qu’on « est » notre travail. Donc quand on le quitte, on a l’impression de ne plus être. C’est à la fois rien, et à la fois un acte très déstabilisant. Beaucoup de démissionnaires ont certainement ce genre de pensées. J’ai donc essayé de trouver des pensées alternatives : Je ne suis pas mon travail, il y a mon travail et il y a moi, avec mes talents et mes ressources.

Relativisons l’acte de démissionner, tous les jours, dans le monde entier, des personnes démissionnent.

Je suis une personne consciencieuse qui travaille bien, pourquoi mon nouveau job ne se passerait pas bien ? Et ma phrase préférée : De toute façon, si mon nouveau job ne va pas, je m’en irais encore ! Et encore ! Et encore ! Je me laisse moins dominer par la peur !

Comment la démission nous rend beaucoup plus confiant vis-à-vis du monde du travail

-De toute façon, si mon nouveau job ne va pas, je m’en irais encore ! –

C’est une phrase que j’adore me répéter quotidiennement. Quand on a démissionné une fois, on est beaucoup plus décomplexé vis-à-vis de la démission et du monde du travail. Je suis peut-être passée d’un extrême à l’autre, mais s’il faut que je démissionne à nouveau, et même dix fois, je le ferais. Mais je n’accepterai plus un quotidien dans lequel je me sens mal. Et c’est en ça que la démission booste la confiance en soi. Je suis fière de moi d’avoir eu le courage de démissionner. Car c’est difficile mais je l’ai fait. Et je suis fière de moi à l’idée que je démissionnerais à nouveau si ça ne va pas. Ma vision a changé, du travail il y en a, j’ai des diplômes, je travaille bien… Pourquoi subir ? De façon plus idéaliste, je me dis que je suis un être humain, qu’un être humain est précieux et complexe, et que le monde du travail doit s’adapter à lui et non l’inverse.

Quand on reste longuement dans une société par peur, on est un peu sclérosé, enfermé, on répète chaque jour les mêmes choses, on « s’abrutie », on s’éteint, on s’oublie, on perd confiance en soi. Alors, la démission, vous imaginez bien, que c’est un peu comme un gros cadeau qu’on se fait à soi-même et alors, on s’aime un peu plus. On lâche tout, on lâche quelque chose qui nous fait du mal, on dit stop. On s’écoute, on se respecte.


Vous pouvez retrouver Elise, qui a écrit l’article « comment poser ma dem’ a boosté ma confiance en moi », sur son profil LinkedIn


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