Je me lance

De la salle d’accouchement à la salle de conférence : il n’y qu’un pas vers la reconversion professionnelle

Juliette s'est lancée dans une reconversion professionnelle

On peut aimer son métier, mais se dire que ce n’est pas ça que l’on veut faire toute sa sa vie. On peut rêver d’un métier qui nous rendrait plus libre et qui conjugue toutes nos passions, secrètes ou avouées. Le jour où l’on décide de passer du rêve à la réalité et de se lancer dans une reconversion professionnelle on s’en rappelle ! Issue d’un parcours dans l’humanitaire médical, je lie à présent mon expérience avec le pouvoir de la communication digitale, avec la certitude que, les lendemains qui chantent, ne sont pas que légendes.


Article invité rédigé par Juliette Seblon


Aimer mon métier mais le quitter

De mon métier de sage-femme, j’ai aimé beaucoup de choses.

Que mes collègues, avec lesquelles j’ai passé mes jours, mes nuits, mes week-ends, Noël, le Nouvel An, Pâques deviennent comme une famille. M’assurer d’être toujours au top de ma forme pour accueillir une maman et son bébé à venir au monde dans les meilleures conditions possibles. Manger une choucroute à 4h du matin, même si, mince, ça embaume tout le service. Avoir une rigueur et une capacité à travailler dans l’urgence, à tout moment, indispensables pour tenir le coup à long terme. Vivre des moments suspendus dans le temps, lorsqu’une maman pousse et que la tête du bébé progresse. Etre émue par l’émotion du père. Se sentir utile au coeur d’une puissante intimité. Travailler en équipe pluridisciplinaire.
Sentir, qu’au fur et à mesure des années, les gestes, les prises en charge, les contacts se font avec plus d’aisance. En vouloir encore plus. Me former pour devenir une sage-femme polyvalente. Mais trouver que mon salaire n’est pas à la hauteur des risques du métier. Et ainsi perdre de vue mes motivations premières.

Redonner du sens à mon métier

Décider de m’engager dans l’humanitaire. Rêve pendant mes études. Passer les entretiens pour entrer chez Médecins Sans Frontières. Adorer les missions qu’on me donne, me sentir de plus en plus légitime pour délivrer des formations au-delà des frontières connues. Prendre un avion pour l’Afghanistan et passer mes 30 ans à Kaboul, avec une italienne, un australien, une normande, sans alcool et trouver ça incroyable.

Trouver le journalisme de terrain passionnant. Être au contact de personnes délivrant des informations qui me paraissent essentielles. Rentrer de mission avec des projets plein la tête. Me chercher au retour et passer des heures sur forums, plateforme de formations en ligne à la recherche d’un métier qui unirait mes deux passions : la santé et la communication. Sentir que, issue de la bonne génération Y, les réseaux sociaux ne me sont pas étrangers. Les aimer mais vouloir les utiliser à des fins plus altruistes. Ouvrir un blog sur les initiatives civiques relayées par le digital et sentir le champ des possibles s’ouvrir à moi.

Oser la rupture conventionnelle

Se rendre compte qu’un changement de carrière demande un investissement à plein temps. Se convaincre que, oui, un CDI c’est merveilleux mais que non, ce n’est pas ça qui me rendra heureuse ad vitam eternam. Quitter ce que je connais pour partir dans l’inconnu. Avoir envie de me former pour de bon. Faire mon dossier de formation à Pôle emploi. Être acceptée. Commencer cette nouvelle aventure dans la capitale de l’amour. Chercher un appart sur Paris qui sera sans doute trop cher.

Rencontrer des personnes dans la même situation que la mienne. Respirer un vent de nouveauté et de fraîcheur. Me battre pour trouver un stage. Taper aux portes, montrer patte blanche et motivation à toute épreuve. Développer mon réseau, petit à petit. Trouver mes premiers contrats, qui résonnent avec mon parcours et mon premier amour professionnel. Voir mon premier article publié le jour de mon anniversaire.
Ajouter à mon CV des expériences cohérentes et faire de LinkedIn mon meilleur partenaire. Avoir les yeux qui brillent et des projets qui me tiennent en haleine.

Vouloir continuer à croire que l’autoentrepreneuriat est une forme de liberté

M’inscrire à l’Urssaf avec plaisir (oui oui). Faire des simulations d’impôts et essayer de savoir le nombre de projets à exécuter pour pouvoir en vivre. Avoir peur mais ne pas en avoir honte. Avoir envie de communiquer sur mes domaines de prédilection. Trouver ma niche. Me lancer pour créer mon site de conseils en périnatalité, qui traduira ma patte éditoriale, graphique et pour lequel les heures passées ne seront pas comptées. Me passionner pour le graphisme, le design, l’illustration et me dire que, dans le contenu, j’ai trouvé ma voix. Ce domaine qui allie rigueur éditoriale, pertinence des sujets et créativité pour la mise en forme. Ca y est ma reconversion professionnelle est en route.

Ma nouvelle vie

Un nouveau métier pour une nouvelle vie au sens large, qui implique bien plus que les heures consacrées au travail. Car dans cette nouvelle aventure, c’est ma famille, mes proches que  j’embarque. Recevoir l’aide de mon compagnon, sacrément précieuse.
Parce que je vais beaucoup leur en parler. Leur demander souvent conseil. Partir des fois dans tous les sens. Faire deux pas en avant, un en arrière. Tant que ça avance…. Et puis rester optimiste, motivée, se remettre en questions, ne pas être trop sévère avec moi-même, ne pas devenir son pire boss. Me laisser aller à des rêveries, garder la tête sur les épaules et les pieds sur Terre. Tant qu’à faire, autant profiter de mon passage sur la planète bleue.

Ce que je retiens

Se lancer n’est pas facile. Alors il faut rester motivé et clairvoyant. Ce qui me guide : trouver des personnes qui font le métier que j’aimerais faire. Les contacter, leur demander des conseils sur comment ils en sont arrivés là. Envoyer des candidatures spontanées aussi. Beaucoup. En précisant être disponible pour tous types de contrats. Chercher à écrire des articles pour des médias que l’on aime suivre. Chercher des opportunités dans son secteur niche. Même si cela peut être plus long, chercher à être LA bonne personne pour un poste dans son domaine. Ayant un parcours dans le médical et l’humanitaire, je ne cherche pour le moment que des positions pour lesquelles je m’estime légitime et « experte ». Remplir son porte-folio, jour après jour. Garder confiance. Après tout, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.


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