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Digital Nomad : le bilan de mon premier mois de tour d’Europe et mes 5 recommandations

Je reviens de mon premier mois de Digital Nomad. J’ai fait un tour d’Europe et je vous livre mon bilan sur ce voyage, ce mode de vie, et je vous donne mes 5 recommandations si vous vous lancez aussi !

J’ai testé mon premier mois de Digital Nomad en octobre 2018. C’était mon rêve depuis longtemps. Lorsque j’étais salariée et que j’avais envie de poser ma dem’, je m’imaginais déjà en train de travailler tout en voyageant en Europe ! J’ai décidé de passer à l’action en octobre car mon activité est désormais suffisamment solide pour ne pas stresser de partir un mois, et parce qu’octobre est pour moi le meilleur moment pour visiter : ni trop chaud, ni trop froid, de belles couleurs, c’est l’idéal !

Je suis partie avec une amie entrepreneure elle aussi, et nous avons visité 8 villes dans 7 pays : Amsterdam, Berlin, Varsovie, Cracovie, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest. Voici mon bilan !

(Pour info, vous pouvez retrouver toutes mes photos sur Instagram)


1/ Le choix de l’itinéraire et mon bilan voyage

Le choix de l’itinéraire

Lorsque j’ai commencé à planifier le tour, j’avais clairement sous-estimé l’étendue du voyage et donc le temps nécessaire ! Je voulais faire une dizaine de pays en 1 mois, oui oui (c’est ma prof de géo du collège qui serait fière). Il a donc fallu faire des choix, et optimiser le temps de trajet. Les villes que je voulais voir en priorité étant Amsterdam, Vienne, Prague et Budapest, j’ai organisé l’itinéraire en fonction de cela. Après quelques brouillons d’itinéraires sur Excel, j’ai fini par aboutir à l’itinéraire parfait : Amsterdam, Berlin, Varsovie, Cracovie, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest.

Toujours avec ma fidèle casquette à Prague, Berlin, Brastislava et dans l’avion du retour de Budapest

Le choix du mode de transport

Bien sûr, l’Europe se fait un train. Le train, c’est facile : pas besoin d’arriver des heures à l’avance à l’aéroport, de répartir ses affaires dans des barques en plastique au portique de sécurité (il n’y a rien à faire, je fais toujours au moins UNE erreur à ce moment-là – non mademoiselle, l’iPhone avec le manteau, ici), et d’attendre des heures (mon passé marseillais) une fois que l’avion a atterri avant de pouvoir sortir de l’avion, le dos plié car on n’a plus envie d’être assis, pour enfin voir défiler 478 valises avant la sienne. Bref, prendre l’avion, un moment de plaisir.

C’est donc le train qui s’est imposé pour le tour d’Europe. Et là, vous pensez certainement que j’ai pris l’Interrail ! Qui dit tour d’Europe dit Interrail, forcément !

Que nenni. L’Interrail n’a aucun intérêt économique, ni même logistique ! On a commencé par commander nos Pass Interrail, comme deux voyageuses européennes qui se respectent. Mais Interrail n’est pas très clair sur les frais de réservation par train. Car oui, vous payez votre pass, mais ensuite vous ajoutez des frais de réservation pour chaque train ! Ce n’est pas dit très clairement, et les frais sont « estimés ». Sauf que quand on part pour un mois, une fourchette ne suffit pas. Alors, dans un éclair de lucidité, on a eu envie de regarder nous-mêmes les billets de train hors Interrail. Et là, surprise : prendre les billets séparément nous revenait BEAUCOUP moins cher ! Une différence d’une bonne centaine d’euros. On a donc demandé l’annulation du pass (on venait de le commander donc c’était encore jouable), et on a pris tous nos billets séparément sur goeuro.fr. Donc d’une l’Interrail n’est pas avantageux économiquement, et de deux, il n’est pas avantageux logistiquement. On a eu des soucis pour commander le pass, payer le pass, comprendre les réservations… Alors qu’on a rapidement booké les billets sur goeuro.fr.

Morale de l’histoire : je ne vous recommande pas l’Interrail.

Et nous sommes rentrées de Budapest en avion. Et je n’ai pas mis mon manteau dans la bonne barquette.

Mon top 6 des meilleurs moments du voyage

Pose ta Dem’ n’étant pas un blog voyage, je ne m’étendrai pas, mais je vous partage mes moments préférés du voyage. Des moments suspendus, pendant lesquels on ne pense à rien d’autre qu’à ce qu’on a sous les yeux. Des moments pendant lesquels j’ai ressenti une gratitude immense devant ma liberté et ce nouveau mode de vie. Voici mon top 6 :

  • Prendre un cappuccino à Amsterdam en fin de journée, quasiment les pieds dans l’eau, en regardant la ville qui commence à s’agiter pour la soirée
  • Faire une sieste dans un parc à Cracovie au bord de la Vistule, un mercredi après-midi, au soleil en t-shirt, sans se soucier de l’heure ni du travail
  • Arriver sur la place centrale de Prague le premier soir et découvrir bouche bée la beauté des monuments (et les rangées entières de trdelnícky)
  • Traverser le pont Charles à Prague, en fin de journée avec le coucher de soleil, et les musiciens tous les 3 mètres
  • Admirer la vue depuis le haut des jardins du château de Schönbrunn à Vienne
  • Mettre son maillot de bain et rentrer dans le bassin d’eau chaude à l’extérieur des thermes Széchenyi à Budapest, alors qu’il fait froid dehors

2/ Le mode de vie Digital Nomad

Comment s’organiser ?

Déjà, pour savoir comment je me suis organisée, il faut savoir ce que je fais de mes journées. Voici mes 3 principales activités au quotidien :

  • De la production de contenu (articles, interviews, newsletter…)
  • Des séances de coaching à distance pour mes clients
  • Animer ma communauté et répondre à mes mails

Avec ma partenaire de voyage, nous avions fixé les mardis et jeudis comme jours de travail pour nos coachings à distance. Nous avons donc organisé nos semaines en fonction de ces jours fixes de travail. Résultat :

  • Je travaillais toute la journée les mardis et jeudis
  • Je prenais le train le lundi et le vendredi et je travaillais dans le train (avec une efficacité effrayante car le temps était compté)
  • Je réservais les mercredis, samedis et dimanches pour les visites (ainsi que les fins de journées les mardis et jeudis), mais en travaillant 2h le matin avant de partir en vadrouille (et le soir aussi – serait-ce de l’addiction ?)

Où travailler ?

Nous avions loué uniquement des AirBnB propices au travail : vraie table de travail et wifi. Tout s’est globalement bien passé mis à part deux couacs : un wifi qui ne fonctionne pas pour nos 5 jours à Berlin, et un appartement sans pièce à part (la chambre était en fait en mezzanine ouverte) à Budapest. Dans les autres, nous avions bien deux pièces à part pour ne pas nous entendre pendant nos coachings respectifs.

J’ai aussi travaillé dans quelques cafés, surtout à Berlin et à Budapest. Certains sont très bien pour travailler, mais dans d’autres, c’est plus compliqué, comme à Paris ! Chaises design mais peu confortables, tables trop hautes ou trop basses, musique, bruit de la machine à café… Il faut en tester plusieurs avant de faire son choix, mais le peu de temps passé dans chaque ville ne permet pas de tout essayer !

(Bon, et je l’avoue : des montagnes de gros gâteaux qui me font de l’oeil pendant que je travaille, c’est compliqué à gérer. On en a moins à Paris, heureusement pour ma santé !)

Je vous mets au défi de lutter contre des chocolats chauds pareils ! Les 4 photos ont été prises à Budapest : Matinee Coffeeshop, Madal Cafe, Sweet Side Coffee Cake & Tea, et le fameux Noir ChocoBar

3/ Mon bilan personnel

Ce que j’ai aimé

  • Notre rythme de travail et de visite était parfait. J’ai pu profiter de chaque ville tout en travaillant efficacement !
  • Vivre dans des appartements comme des locaux, plutôt que dans des hôtels, et pouvoir se faire à manger (des soupes de légumes pour compenser les moments de débauche culinaire dans les restaurants)
  • Changer de ville régulièrement… mais sans précipitation non plus
  • Ne pas avoir de plan précis de visite. Nous vivions au jour le jour, donc c’était relaxant, surtout pour moi qui ai normalement tendance à tout planifier. Ca a renforcé mon sentiment de liberté. On a peut-être raté des choses à cause de ça, mais ce n’est pas grave, car je préfère me sentir libre que contrainte par des visites.
  • Le sentiment de liberté, tel que je ne l’avais jamais connu avant. Je me souviendrai toujours d’un mercredi après-midi à Cracovie (dans mon top 6 ci-dessus). Il faisait beau et chaud, nous étions un peu fatiguées des visites, alors on a eu l’idée d’aller s’allonger au soleil dans un parc au bord de la Vistule. On est repassées à l’appartement chercher nos t-shirts, des livres et une couverture, et on s’est installées en plein après-midi au soleil. A ce moment-là j’ai réalisé ma chance. Quelques années plus tôt, le mercredi après-midi était juste un jour de plus dans un bureau, en plein milieu de la semaine. Là, j’avais le loisir de faire ce que je voulais. Ca m’a mis une (chouette) claque !
  • Voyager à deux. Je ne pense pas que j’aurais autant apprécié ce voyage si je l’avais fait seule. Je suis partie avec la bonne personne : nous avions le même rythme de travail et de visite. Nous avons donc pu tout partager dans la bonne humeur. D’ailleurs, notre prochain tour d’Europe se fera aussi à deux, car c’est bien plus fun comme ça à mon goût !

Mes difficultés

  • Je m’étais dit qu’en raison du voyage, le mois d’octobre serait propice à un ralentissement de mon activité. Sauf que… pas du tout. J’ai démarré avec de nouveaux clients, j’ai lancé ma première formation en ligne, et je me suis lancée dans des petits projets supplémentaires. Résultat, je dois reconnaître que je me suis un peu épuisée. J’ai optimisé de manière quasi-militaire le temps hors visite. Non pas par contrainte mais vraiment par envie, car j’adore ce que je fais. Mais ça + les voyages fréquents + les visites, ça m’a mise KO au retour !
  • J’avais parfois du mal à être dans le moment présent. Justement car je pensais beaucoup à mon business, à mes projets, à l’avenir, au prochain tour d’Europe…! Pas tout le temps, mais à certains moments, je me suis fait la remarque que je n’étais pas ici et maintenant. J’ai donc travaillé dessus, et je garde en tête que c’est un axe de progrès chez moi !
  • Difficile de garder ma routine habituelle. Normalement, chez moi, j’ai une routine matinale et des habitudes de vie auxquelles je tiens. Chaque matin, je passe au moins 30 minutes à faire mes 3 principaux exercices : yoga/étirements, écriture, lecture. Là, en voyage, c’était plus compliqué car nous avions moins de temps, et parce que je n’étais pas seule. Je l’ai un peu fait, mais de manière moins assidue. Ensuite, à Paris, je fais attention à mon alimentation et à ma santé. En voyage, ça a clairement été l’inverse. Difficile de bien manger et de ne pas craquer. Et bien sûr, cela a eu des répercussions sur ma forme physique !

Quand on est nomade, il faut être prêt à travailler partout : dans le train pour Amsterdam, dans un café à Budapest, dans le train pour Vienne, et même dans une cuisine !

4/ Mes 5 recommandations pour vous !

Si voyager en Europe en Digital Nomad vous tente, voici mes 5 recommandations :

  • Ne pas choisir les logements à la légère. Un appart bien équipé, avec un vrai espace de travail et un wifi de qualité est indispensable.
  • Ne pas chercher à TOUT visiter dans chaque ville si vous y restez peu. Nous avons fait l’essentiel en 1 ou 2 jours et c’était suffisant pour profiter sans se mettre trop de pression.
  • Eviter de lancer de nouveaux projets dans votre business pendant votre voyage. Je l’ai fait et j’ai survécu, mais au prix d’un travail très intensif. Donc si vous cherchez à voyager pour vous relaxer, ce n’est pas un bon plan 😉
  • Garder votre routine au maximum, que ce soit du sport, de la lecture, de l’écriture, de la méditation, ou tout ça en même temps. Quand on part longtemps et que l’on travaille, cette routine est indispensable pour garder sa motivation, sa productivité, et continuer à poursuivre ses objectifs de vie.
  • Trouver un partenaire de voyage Digital Nomad avec qui partager cette aventure. Je sais que certains préfèrent voyager seul, mais je vous donne mon avis ! Si vous n’avez pas de partenaire avec qui partir, rencontrez d’autres nomades sur place, sans quoi vous risquez de vous sentir bien seul !

J’espère que mon article vous donne envie de vous lancer à votre tour. De mon côté, je prévois d’autres voyages, à commencer par l’Europe du Nord !

Pour en savoir plus sur le mode de vie Digital Nomad, lisez cet article !

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