Les chroniques de Charlotte

Je pose ma dem’ ! (de Paris) 😉

Je pose ma dem'!

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Poser sa dem’ et dĂ©mĂ©nager, mĂȘme combat ? Voici les 4 Ă©tapes de la reconversion… et du dĂ©mĂ©nagement !

Certains d’entre vous l’ont compris : aprĂšs 9 ans Ă  Paris, j’ai dĂ©cidĂ© de partir. J’emmĂ©nage Ă  Nice en mars ☀ Depuis le dĂ©but de cette aventure inattendue, j’ai constatĂ© un nombre incroyable de similitudes entre la reconversion et le dĂ©mĂ©nagement. Les voici :

#1 / Se poser des questions pendant des mois… sans trouver la rĂ©ponse

Pendant des mois, je sentais que « quelque chose n’allait pas » sans parvenir à mettre le doigt dessus.
Je sentais que Paris ne me convenait plus sans vraiment savoir pourquoi, alors je partais souvent en voyage. Mais c’Ă©tait une fuite. Comme quand on est mal dans son job, et qu’on compense en partant en weekend.

Mais ce train de vie n’est pas viable, et surtout, on sent que malgrĂ© la fuite, on n’est pas Ă  sa place.
Alors, il faut agir. C’est pourquoi mes voyages n’Ă©taient pas « que » des voyages : ils Ă©taient aussi un moment de dĂ©couverte d’autres lieux et modes de vie, me faisant doucement cheminer intĂ©rieurement.

La leçon ?  Se poser des questions sans trouver la rĂ©ponse est normal pendant un certain temps. C’est en y rĂ©flĂ©chissant activement, en en discutant autour de toi (dans la communautĂ© Pose ta Dem’) que tu trouveras des pistes. Si toi aussi tu es souvent dans la fuite, affronte la vĂ©ritĂ© en face : il est temps d’agir et de t’ouvrir Ă  de nouveaux horizons !

En voyage/travail Ă  Amsterdam

#2/ Avoir besoin de temps pour accepter que c’est fini et qu’il faut tourner la page

Quand on sent que notre job n’est plus pour nous, on a tendance Ă  rĂ©sister. On s’y agrippe de toutes nos forces car notre job, c’est une grande partie de notre identitĂ© et de notre temps de vie.
On se définit par le travail, on se présente par notre métier, et on y passe la majorité de nos journées.

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Une ville, c’est pareil ! Ça arrive mĂȘme avant notre job quand on se prĂ©sente Ă  une personne inconnue :
« Bonjour, je m’appelle Gustave, j’habite Ă  Paris et je suis constructeur de Tour Eiffel ».

On y passe notre vie.
On y crée notre cercle social, comme on crée notre cercle de collÚgues au travail.
On y crée nos habitudes, comme on a nos habitudes en entreprise.
On est dans notre zone de confort, mĂȘme si tout n’est pas rose.

Et puis, notre travail comme notre ville, c’est une construction, c’est le rĂ©sultat de notre passĂ©. Notre travail est le rĂ©sultat de nos Ă©tudes, de nos expĂ©riences. Notre ville est le rĂ©sultat de notre chemin de vie, de nos rencontres, de nos expĂ©riences aussi.

Difficile d’accepter d’y mettre un terme, mĂȘme si l’on sait que l’on a Ă©voluĂ©.

La leçon ? Avoir du mal Ă  « faire le deuil » d’un travail est normal aussi ; mais ça ne veut pas dire qu’il faut y rester par peur !

Les joies du dĂ©but de l’aventure parisienne, Ă  l’Ă©poque oĂč me promener sous la pluie au champ de Mars m’amusait beaucoup

#3/ Le déclic qui précipite la décision

Je remarque que dans une reconversion, le dĂ©clic du « OK c’est dĂ©cidĂ©, je change » a lieu dans 2 types de circonstances :
– Un incident de vie (maladie, burn-out, dĂ©cĂšs d’un proche, Ă©preuve personnelle…) qui crĂ©e une prise de conscience
– Une dĂ©couverte qui produit un effet « eurĂȘka » (exemple : on se retrouve Ă  une confĂ©rence sur la naturopathie et on a l’illumination « C’EST ÇA QUE JE DOIS FAIRE »)

C’est exactement ce qu’il s’est produit pour que j’aie le dĂ©clic :
J’avais des symptĂŽmes psychologiques (moral bas voire moments de dĂ©prime, sentiment d’isolement, perte de motivation…) et physiques (douleurs, fatigue chronique…).
Trop c’est trop, j’ai dĂ©cidĂ© de quitter Paris 3 semaines (Ă  nouveau la fuite !) pour travailler sous le ciel bleu du Sud, dont 10 jours Ă  Nice oĂč je connais un appartement airbnb idĂ©al dans la vieille ville.

Cette escapade avait un but principal : voir si ma déprime, ma fatigue et mes douleurs disparaissaient (et étaient donc liées à mon lieu de vie) ou si elles persistaient (et dans ce cas, problÚme de fond à traiter).
Tu sais, comme les congĂ©s d’Ă©tĂ© oĂč l’on attend de voir si on ira mieux ou non !

Résultat ? A peine arrivée dans le sud, problÚmes résolus à 70% !

Au bout d’une semaine à Nice, j’ai eu le fameux dĂ©clic : « Je ne peux pas remonter Ă  Paris. Ce n’est plus ma place. Ma place est ici« . Cela m’est apparu comme une Ă©vidence.
J’ai regardĂ© les annonces de location. Quelques heures avant de rentrer Ă  Paris, j’ai obtenu une visite en derniĂšre minute. Coup de coeur. J’ai dĂ©posĂ© un dossier. Retour Ă  Paris. DĂ©prime qui me retombe dessus.
Et le lendemain matin : dossier accepté par la propriétaire.

Je n’avais pas vĂ©cu de tel sentiment de joie, d’excitation, de libĂ©ration, de soulagement, depuis longtemps !

A partir de ce jour-lĂ , mes problĂšmes ont Ă©tĂ© rĂ©solus Ă … 100% ! MĂȘme si je n’y suis pas encore, savoir que je quitte Paris prochainement m’a enlevĂ© un poids. Comme quand on pose sa dem’ et que l’on termine son prĂ©avis : on tient le coup car il n’y en a plus pour longtemps !

La leçon ? CrĂ©e le dĂ©clic en Ă©tant dans l’action : teste des mĂ©tiers, rencontre des professionnels, rends-toi Ă  des Ă©vĂ©nements !

« Il me semble que la misĂšre serait moins pĂ©nible au soleil » đŸŽ” (Ces champs de tulipes ne sont pas en Hollande mais en Provence ! Si tu vas dans la rĂ©gion vers fin mars/dĂ©but avril, essaie de trouver ces champs situĂ©s entre La Brillanne, Lurs et Forcalquier, c’est magnifique !)

#4/ Passer Ă  l’action et faire fi des peurs

Bon, normalement, quand on veut faire les choses proprement, on prend le temps d’y rĂ©flĂ©chir, de peser le pour et le contre, d’envisager d’autres options… Mais pour moi, non : je me fie Ă  mon intuition, et l’Ă©nergie Ă©tait tellement forte qu’aucun doute n’Ă©tait possible.

« Je ne peux pas ne pas le faire ». 

J’ai crĂ©Ă© mon activitĂ© 100% Ă  distance pour avoir l’opportunitĂ© de vivre oĂč je veux. Autant en profiter !

L’envie est supĂ©rieure Ă  la peur. 
Objectivement, je pourrais avoir peur !
– De ne pas me plaire Ă  Nice finalement
– De ne pas arriver Ă  recrĂ©er un cercle social
– De regretter ma vie parisienne
– De regretter mon appart (qui Ă©tait vraiment super – cf l’anecdote ci-dessous)

Mais au contraire, j’y vois de formidables opportunitĂ©s : 
– Trouver un nouvel Ă©lan dans ma vie
– Rencontrer de nouvelles personnes dans un nouveau contexte, retrouver la magie du networking (que j’ai perdue Ă  Paris, car le moindre rendez-vous = Ă©preuve du mĂ©tro)
– Avoir beaucoup plus d’Ă©nergie grĂące au soleil, Ă  la mer et aux dĂ©placements Ă  pieds
– Faire mes courses au marchĂ© en papotant tranquillement avec les marchands
– Alterner travail de chez moi (dans un appart’ 2 fois plus grand) et en coworking (oĂč je peux aller en 20min Ă  pieds 😍)

Depuis que j’ai annoncĂ© ce changement, plusieurs personnes se sont exclamĂ©es : « Il Ă©tait temps ! Je ne comprenais pas ce que tu fichais Ă  Paris ! ». Ah ? C’est maintenant qu’on me le dit ?
Les autres voient le problĂšme avant nous. Nous, on a la tĂȘte dans le guidon et on s’accroche Ă  notre vie passĂ©e.

Quand tu changeras de job, je suis sĂ»re que beaucoup te diront « Formidable ! Il Ă©tait temps, c’Ă©tait Ă©vident que tu devais faire ça ! » 

Et ce jour-lĂ , tu n’auras plus jamais envie de regarder en arriĂšre 😌

Nouveau lieu de routine matinale ? 😎

PS 1 : J’ai une anecdote concernant mon appartement Ă  Paris. Si tu as un rĂȘve et que tu le crois impossible, lis ce qui suit !

Il y a 3 ans et demi lorsque j’ai cherchĂ© un nouvel appart Ă  Paris, j’ai visualisĂ© l’appartement que je voulais et le budget maximum Ă  y mettre. En visitant celui qui allait devenir le mien, j’ai Ă©tĂ© bluffĂ©e par l’excellent rapport surface-prix. Il Ă©tait indiquĂ© 30 mĂštres carrĂ©s (2 piĂšces) sur le bail pour un loyer de 960€ (ce qui est normal Ă  Paris), mais dans la rĂ©alitĂ©, il semblait bien plus grand ! Pendant 3 ans, je me suis dit qu’il Ă©tait simplement bien agencĂ© et donnait l’illusion d’optique d’ĂȘtre plus grand que ça.
Mais tiens-toi bien : maintenant que je quitte l’appartement, j’ai discutĂ© avec la nouvelle agence gestionnaire… Et l’appartement fait en rĂ©alitĂ© 41 mĂštres carrĂ©s ! 😳 L’agence prĂ©cĂ©dente avait oubliĂ© de compter une piĂšce ! J’ai donc payĂ© pendant 3 ans 960€ au lieu de 1300€ ! Quelle histoire improbable ! 😆
Ça prouve que tout est possible. On peut attirer Ă  nous des choses « thĂ©oriquement impossibles » sans imaginer de solutions qui pourtant existent… mĂȘme les plus folles ! 


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