Je me prépare

Préparer sa reconversion dans l’agriculture urbaine

Salomé explique comment se lancer dans une reconversion dans l'agriculture urbaine

Troquer tableaux excel, espaces de co-working et photocopieuses pour des poules, des légumes et des ruches ? C’est un phénomène qui touche de plus en plus d’urbains, soucieux de s’engager et de retrouver un lien avec la nature : on les appelle les « néo-paysans ». Cette reconversion dans l’agriculture urbaine séduit mais elle demande de la préparation. Alors avant de poser ta dem’, je vous explique tout.


Article invité rédigé par Salomé Liard


L’agriculture urbaine, qu’est-ce que c’est ?

De plus en plus nombreux sont ces cadres qui décident de tout quitter pour lancer une activité agricole. Tout quitter ? Pas complètement. Car le fait de ne plus aimer son travail, ne signifie pas pour autant ne plus aimer son cadre de vie. Pour celles et ceux tenté.e.s par le travail de la terre, mais ne désirant pas déménager, rassurez-vous : agriculture n’est plus synonyme de campagne.

L’agriculture urbaine c’est avant tout la diversité, en termes de lieux (toits, parkings, caves, fermes verticales, potagers partagés…) et  de cultures (ruches, maraîchage, élevage urbain, pépinière, aquaponie…). Malgré ces formes diverses, c’est avant tout une démarche multidisciplinaire pour un aménagement durable de l’espace urbain et le développement social des quartiers. En effet, quelque soit la culture, la spécificité de l’agriculture en ville est qu’elle est multi-servicielle. Les activités recouvrent production, distribution, transformation, formation, sensibilisation, animation, etc. 

On qualifie souvent les fermes urbaines de « fermes pédagogiques » car elles sont des lieux de connaissances et d’échanges. Accueil de classes, ateliers de découverte, ciné-débats : nombreuses sont les activités qui en font avant tout un lieu de vie. Les modèles économiques varient. Si certaines fermes parviennent à vivre de leurs récoltes, pour beaucoup les formations et prestations auprès d’acteurs représentent une source de revenus non négligeable.

Mêler l’utile à l’agréable : l’agriculture urbaine comme réponse à des enjeux multiples

Si vous êtes en quête de sens, vous pourriez potentiellement trouver la réponse à vos questions dans cette profession. Les agriculteurs urbains, en nourrissant la population exercent non seulement un métier utile mais aussi concret : ils voient littéralement les fruits de leur travail. Mais au-delà de la dimension nourricière, cette agriculture, en prenant place au cœur des villes, s’attaque à différentes problématiques.  A quels enjeux répond-elle ?

  • Contribuer à une alimentation saine : agriculture urbaine et agro-écologie sont étroitement liées. Fournir aux habitants des fruits et légumes cultivés sans pesticides est un des objectifs principaux de ces nouveaux agriculteurs. 
  • Lutter pour la protection de l’environnement. L’agriculture urbaine apparaît comme une solution à de nombreuses problématiques environnementales : elle s’inscrit dans un fonctionnement en circuit-court misant sur une production locale, elle respect la saisonnalité des productions, et les cultures en ville permettent en partie l’assainissement de l’air et des sols.
  • Assurer la sécurité alimentaire. L’un des grands défis de notre siècle réside dans le fait de nourrir une population croissante. L’agriculture urbaine, ne pourra pas faire de miracle sur ce point mais elle peut permettre aux villes de gagner en autonomie et faciliter l’accès à la nourriture pour les populations en situations de précarité.
  • Éduquer les publics. De par les activités pédagogiques proposées, les agriculteurs urbains jouent un rôle clé dans la sensibilisation (au mieux manger, au développement durable) et dans la création du lien entre les urbains et la nature.
  • Créer du lien social. Les fermes urbaines sont avant tout des lieux de vie où se rencontrent habitants d’un quartier et acteurs de l’économie sociale et solidaire. C’est un espace d’expérimentation où l’on cherche des solutions pour créer le monde de demain.

sac avec légumes des cols verts qui aident les reconversions dans l'agriculture urbaine

Comment se lancer dans un tel projet ?

Il est clair que se reconvertir dans l’agriculture urbaine ne se prépare pas à la légère car il représente pour beaucoup un changement professionnel radical. Voici les étapes clés avant de se lancer dans cette activité :

  1. Faire le point sur ce que l’on recherche en termes de lieu de vie, de rythme de vie, de conditions de travail, de confort de vie. L’agriculture urbaine impose nécessairement des contraintes présentielles.
  2. Savoir à quel enjeu on souhaite s’attaquer, afin de construire un projet qui y réponde. D’une forme de culture à une autre, le métier exercé peut être complètement différent.
  3. Se former : à la fois dans le montage de projet et dans les techniques agricoles. Dresser un diagnostic territorial, étudier son modèle économique… 
  4. Se faire accompagner. De nombreux réseaux sont présents pour aider les lanceurs de projets à débuter leurs activités. Ce soutien permet par exemple d’établir un diagnostic ou une levée des fonds. Il existe également de nombreuses formations de diverses formes (plus ou moins longues, diplômantes ou non…).

L’exemple d’Hélène Berthes 

Ses études pluridisciplinaires en langues, tourisme et communication politique l’ont, dans un premier temps, amenée à travailler pour la politique alimentaire de la Ville de Rennes : le Plan Alimentaire Durable. L’an dernier, elle décide de se lancer et fonde le Potager des cultures à Rennes. Si elle possédait de solides bases en gestion de projet et de bonnes connaissances en alimentation, monter sa propre ferme urbaine relevait tout de même un véritable challenge. Après 18 mois de co-construction et de travail partenarial avec les acteurs locaux, les Cols Verts Rennes ont pu faire sortir de terre la première ferme urbaine du Blosne.

L’esprit de ce lieu est d’être une vitrine de l’agriculture urbaine, c’est à dire être un équipement de quartier à part entière, à la fois participatif et pédagogique où l’on vient apprendre à cultiver mais pas que ! On y échange sur l’alimentation, l’agriculture, les déchets, la nutrition… globalement les thématiques du développement durable. Aujourd’hui, une autre salariée, plusieurs services civiques et de nombreux bénévoles l’épaulent dans ce projet. Fière de son travail, Hélène dit en apprécier l’indépendance dont elle bénéficie et la diversité des missions au quotidien.

Voilà un bel exemple de reconversion dans l’agriculture urbaine !


Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir le portrait d’Ophélie et de Cécile.


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