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Se lancer d’un coup ou pas à pas ? Les 5 critères pour choisir la bonne stratégie

Vous souhaitez quitter votre job actuel pour démarrer une nouvelle aventure, mais vous hésitez entre deux stratégies : se lancer d’un coup ou commencer en parallèle de votre travail. Quels sont les 5 critères à prendre en compte pour bien choisir ?

Tout quitter du jour au lendemain ou prendre le temps d’avancer pas à pas ? Vous avez pris la décision de quitter votre emploi pour vous lancer dans un nouveau projet, quel qu’il soit : nouveau job, création d’entreprise, freelancing… A présent, vous vous demandez comment vous allez passer de l’un à l’autre, et en combien de temps. Vous avez le choix entre vous lancer immédiatement ou bien préparer votre projet en parallèle de votre job. Comment faire le bon choix ? On vous dévoile les avantages et les inconvénients de chaque stratégie, et les 5 questions à vous poser avant d’agir.

Les 2 stratégies : radicale VS progressive

1/ La stratégie radicale

Vous prenez la décision de partir et vous la mettez en oeuvre rapidement. C’est par exemple ce qu’a fait Loïc, dont le témoignage complet est ici. Loïc était décidé à monter son entreprise et à apprendre sur le tas. Il a posé sa dem’ pour se consacrer au plus vite à son projet à plein temps. Je me suis dit : allez, je me lance, je n’ai rien à perdre ! J’ai 25 ans, pas de crédit, pas de famille… La seule chose que je risque, c’est d’apprendre des choses. J’ai pris ma décision du jour au lendemain. Je n’ai pas réussi à négocier ma rupture conventionnelle. Pas grave, j’ai foncé et j’ai rédigé ma lettre de démission avec un préavis de 3 mois. Je ne me suis pas posé de questions trop longtemps, en me disant que j’allais me former davantage sur le fait de monter une boîte”.

Cette stratégie est adaptée aux tempéraments fonceurs, qui n’ont pas d’aversion forte au risque et qui ont les reins assez solides pour affronter les obstacles, notamment financiers. Mais si votre seul objectif est de fuir votre job actuel, nous vous déconseillons fortement de choisir cette stratégie.

Si vous êtes très mal dans votre job, démissionner sur un coup de tête sans s’être préparé peut avoir des conséquences très difficiles : regret de vous être précipité, sentiment d’être perdu quelques semaines après votre départ, doutes sur votre projet… En revanche, si vous pouvez obtenir une rupture conventionnelle qui vous ouvre les droits au chômage, alors saisissez cette occasion pour faire un break avant de vous lancer dans de nouveaux projets si vous en ressentez le besoin.

C’est ce qu’a fait Caroline après avoir passé 5 ans à s’occuper du développement commercial à l’international d’une PME dans l’agroalimentaire : “Je sentais que je pouvais m’écrouler à tout moment, j’étais à bout. Mais je ne me sentais pas l’énergie de tout plaquer pour me lancer dans autre chose. J’ai demandé une rupture conventionnelle qui m’a été accordée après quelques négociations. J’ai pu obtenir le chômage et j’ai pris 3 mois pour prendre soin de moi. Au début c’était difficile, je culpabilisais énormément de ne “rien faire”. Et puis j’ai accepté ce temps suspendu où j’ai beaucoup lu, j’ai commencé le yoga, et j’ai pris du temps pour réfléchir à la suite avec les idées plus claires”.

2/ La stratégie progressive ou « petits pas »

Chez Pose ta Dem’, nous recommandons cette méthode qui consiste à préparer son projet en parallèle de son job.

Il y a 3 grands avantages à démarrer en parallèle :

  1. Vous avez moins le “couteau sous la gorge” puisque vous gardez votre sécurité financière le temps de mettre sur pied votre projet
  2. Vous testez sur le terrain votre nouveau projet, ce qui vous permet de vous assurer que ça vous plaît vraiment avant de tout plaquer pour ça !
  3. Si vous en avez marre de votre job, avoir ce projet à côté sera une excellente source d’énergie et de motivation, qui vous redonnera envie de vous lever le matin !

Le seul souci, c’est l’organisation et l’implication que cela demande. Si vous n’êtes pas assez motivé par ce projet, vous verrez vite que vous aurez du mal à y consacrer vos soirées en rentrant du boulot. Mais au moins, c’est une bonne façon de vous tester !

C’est ce que fait actuellement Johan, qui veut se lancer dans le e-commerce : “Je suis une formation en ligne pour me préparer. Une fois j’ai posé 3 jours pour m’y consacrer pleinement, et sinon je fais ça le soir et le weekend. J’ai commencé à construire le site pour que la V1 sorte avant que je quitte mon job. Si les premiers résultats sont encourageants, je me lancerai directement. Sinon, j’attendrai que ça fonctionne mieux pour me lancer à plein temps. Mais dans tous les cas, à un moment, je me lancerai !

Alors, plutôt stratégie radicale ou progressive ? Pour faire le bon choix, voici les 5 questions à vous poser :

Les 5 critères à prendre en compte

1/ Votre envie

Suivez votre intuition et vos envies. Si vous vous sentez prêt à foncer, plein d’énergie, tout en étant certain de la viabilité du projet (voir points suivants), alors c’est le moment ! Attention tout de même à différencier l’envie passagère de l’envie plus profonde de vous lancer. Comment la reconnaître ? C’est la petite voix qui vous souffle depuis un moment déjà qu’il est temps de vous lancer !

Au contraire si vous ressentez le besoin de prendre un peu plus de temps, alors ne vous forcez pas. L’important est de vous écouter et de respecter votre rythme, sans vous comparer aux autres.

2/ Vos finances

Le plus important à égalité avec l’envie : vos contraintes financières. Si vous cherchez un autre job salarié, alors calculez combien de temps vos économies vous permettraient de tenir le temps de trouver ce nouveau job. Si vous vous lancez dans l’indépendance, la question des finances est encore plus importante. De combien avez-vous besoin pour vivre chaque mois ? De quel capital de départ avez-vous besoin pour lancer votre projet ? Combien avez-vous déjà de côté ? Allez-vous percevoir des indemnités chômage ? Si vous vivez en couple, ouvrez la discussion sur le niveau de risque acceptable pour votre +1.  En fonction du niveau de sécurité financière dont vous disposez, et de votre aversion au risque, lancez-vous rapidement ou patientez le temps de sécuriser votre situation.

3/ Votre contrat de travail et la modalité de rupture

Selon que vous êtes en CDI ou en CDD, et selon les modalités de rupture de votre contrat (démission, rupture conventionnelle ou autre), les implications ne sont pas les mêmes. Evaluez le temps nécessaire pour la procédure et l’impact financier : une démission s’acte rapidement mais il y a un préavis à respecter (vérifiez sa durée dans votre contrat de travail), et cela n’ouvre pas les droits au chômage. Une rupture conventionnelle ouvre ces droits, mais peut mettre un certain temps à être négociée, et il y a également un préavis d’une durée de quelques semaines à 3 mois.

4/ Votre projet

Le stade d’avancement et le niveau de précision de votre projet comptent beaucoup.

  • Si vous cherchez un job, êtes-vous au clair sur ce que vous recherchez ? Si oui, vous pouvez démarrer vos recherches dès à présent. Si non, un temps de réflexion et d’exploration sera nécessaire pour faire les bons choix et ne pas vous précipiter sur une offre qui ne vous correspond pas.
  • Si vous avez un projet de création, où en êtes-vous exactement ? Le projet est-il bien cadré, ou vous n’en êtes qu’aux prémices de la réflexion ? Il n’est pas obligatoire d’avoir un projet déjà bien ficelé pour se lancer car tout dépend de votre aversion au risque. Mais avant de vous lancer, bâtissez une feuille de route et identifiez l’étape à laquelle vous serez prêt à vous lancer.

5/ Votre situation personnelle

Last but not least, votre situation personnelle et familiale est à prendre en compte. La situation n’est pas la même pour quelqu’un qui a des enfants à charge et quelqu’un qui n’en a pas. Mais des tas d’autres variables peuvent entrer en jeu : état de santé, envies de voyages, projets personnels… L’important est de vous respecter et de baser votre décision sur tous ces éléments. Mais attention à ce que certains critères ne deviennent pas de fausses excuses pour ne pas vous lancer !

Reprenez chaque point ci-dessus et identifiez ce qui facilite votre lancement et au contraire ce qui le freine. Dans ce qui vous freine, soyez honnêtes avec vous-mêmes : est-ce un frein objectif ou une “excuse” ? Un exemple illustrant cette distinction : votre conjoint a quitté son job récemment et c’est vous qui assurez la stabilité financière du foyer VS vous avez peur de diminuer votre salaire et de vous refuser certains plaisirs que vous savez inutiles.

Mais rassurez-vous : il n’y a rien de plus normal que de se trouver des excuses ! Nous sommes tous pareil ! Donc ne culpabilisez pas. Les excuses sont souvent l’expression d’une peur plus profonde, qui peut prendre du temps à être vaincue. Alors écoutez-vous. Soyez objectif mais bienveillant avec vous-même.

Alors, que décidez-vous ? Quel est le meilleur moment pour vous lancer ? Pour être accompagné dans votre réflexion, réservez un call avec moi !

 

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