Je me prépare

Se mettre au yoga pour trouver sa voie : témoignage

En pleine période d’introspection, j’ai découvert le yoga. Par cet article, je souhaitais vous faire part de mon expérience, de mes débuts et des difficultés que j’ai pu rencontrer. Je voulais aussi vous parler de ce que cette pratique m’a apporté, tant sur le plan personnel que professionnel. En résumé : voici mon témoignage et mes conseils pour se mettre au yoga pour trouver sa voie. 


Article invité rédigé par Clara Légaré


« Le mot langue sanskrit (langue indo-européenne) yoga signifie « unir », « relier ». Par sa pratique, un adepte peut commencer à équilibrer et à relier tous les aspects de son être [physique, énergétique, émotionnel, mental et spirituel], c’est-à-dire tous les éléments nécessaires pour avoir une vie pleine et harmonieuse. »

Entre changements et remises en questions

Pour commencer, je vais vous faire part de quelques événements m’ayant conduit vers la pratique du yoga. Je fais des études en alternance dans le domaine des ressources humaines. Je suis de nature stressée et je ne sais pas maîtriser ma respiration à l’oral. Depuis le collège, j’expérimente des oraux toujours plus déstabilisants les uns que les autres : je bloque ma respiration, je tremble, je rougis. Mais dans mon nouveau job, et à l’école, on me répète sans cesse que « l’oral c’est crucial ». En effet, j’accueille des gens physiquement, mais aussi au téléphone. Si vous saviez à quel point j’ai pu détester décrocher ce téléphone…

Et pourtant ! Je suis quelqu’un de très à l’aise pour parler de tout et de rien, en petit comité. J’adore écouter les gens qui parlent avec passion de leurs activités, de leur métier… Mais lorsqu’il s’agit de parler en public, c’est le drame. C’est lors d’un oral en management de projet que le professeur, aussi bienveillant soit-il, nous fait des critiques (constructives). Il me dit que « je suis bien comme ça », que ma prestation était bonne et que je croyais en mon projet.

Un oral qui m’aura beaucoup marqué. D’abord, j’ai pris conscience de mes blocages et de mes peurs : ne pas plaire, échec, illégitimité, jugements… mêlées à un manque de confiance en moi. Pourtant, petite, j’aimais aller vers les gens, leur parler, j’étais très avenante. Je m’intéressais beaucoup aux autres et j’avais déjà en moi, à cœur de « prendre soin ». Cela pouvait passer par des petites attentions en écrivant des lettres et des poèmes. Puis cela s’est traduit dans mes jobs, toujours près des services hospitaliers, auprès d’adultes handicapés et d’enfants. Que cela soit en tant qu’agent de service, remplaçante d’éducateur ou que stagiaire psychologue.

Ensuite, une autre prise de conscience a été lors d’un autre projet de groupe. Je parlais avec un de mes « collaborateurs » de mon parcours, de mes compétences et de mon job avec lequel je ne me sentais pas alignée. À la fin de notre conversation, il m’a dit qu’il me « verrait bien freelance », en me donnant le titres de podcasts auxquels me référer. Après coup, j’ai réalisé deux choses : la première, c’est que depuis très jeune je veux me mettre à mon compte. La deuxième, c’est que, voir mes expériences universitaires comme des échecs, étaient en fait une vision réductrice et pessimiste.

Enfin, avant mon introspection et la pratique du yoga,j’ai eu besoin de me (re)centrer sur moi-même. Je savais ce que je voulais à long terme. Mais à court terme, qu’est-ce que je pouvais faire pour aller dans la bonne direction ? Plein de questions me venaient, sans que je n’ai les réponses et sans que je ne prenne le temps d’y répondre : me mettre à mon compte pour quoi ? Dans quelle branche ? Pour faire quoi ? Apporter quoi ? À qui ? Et puis… qu’est ce qui me fait vibrer ?

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Entre découvertes et passages à l’action

C’est à ce moment là que j’ai commencer à me (re)centrer sur moi. J’ai commencer à écouter les podcasts que l’on m’avait recommandés. C’est d’ailleurs comme ça que j’ai pris connaissance du site Pose ta Dem’ et du programme que je suis actuellement : Nouveau Départ. En complément, j’avais besoin d’une activité dans laquelle je pouvais me (re)trouver.

Sportive depuis mon plus jeune âge, j’avais envie d’autre chose. Une activité plus en lien avec mes objectifs : me (re)centrer sur moi afin de prendre conscience de ce qui m’anime, et pour me (re)trouver. Depuis longtemps, le yoga attisait ma curiosité à travers les réseaux sociaux. Portée par ma curiosité, je regardais souvent des comptes sur Instagram, de professeur.e.s ou d’adeptes de yoga. J’étais stupéfaite de leur souplesse, de leur force et du nombre d’années de pratique que ça avait dû leur demander.

Toujours à regarder de loin, et à me dire « un jour j’en ferai », je me suis finalement lancée via une ancienne application de sport. Finalement, c’est facile d’accès, il suffit juste de se lancer. Au début, je reproduisais machinalement les postures. Sans trop savoir comment coordonner ma respiration à mes mouvements, j’apparentais ça à des étirements. Par contre, je savais une chose : après une longue journée assise devant un écran, cela me faisait beaucoup de bien. Aussi, cela me détendait au point que je pouvais aller dormir tout de suite après.

Finalement, ma curiosité et mes besoins de prendre soin de moi et de m’écouter m’emportent. Je fais des recherches pour cerner un peu plus les contours de cette (vaste) pratique. Je recherche de la théorie et je me dirige vers des professeurs « virtuels » via Youtube. Je teste en pratiquant et je découvre. Axée sur le souffle, cette pratique me permet, au fil du temps, de ne plus bloquer ma respiration.

« C’est une discipline du corps et de l’esprit qui comprend une grande variété d’exercices et de techniques. Les techniques employées utilisent des postures physiques, des pratiques respiratoires et de méditation, ainsi que la relaxation profonde. »

Les difficultés

De par cette découverte, je suis confrontée à plusieurs difficultés que j’ai classées en deux catégories principales : internes et externes.

Les difficultés externes

D’abord, la difficulté à laquelle j’ai été confrontée a été le passage par les réseaux sociaux. Effectivement, cela devient tellement facile de se comparer et de culpabiliser. Cela développe de la compétition : est-ce que je suis assez performante ? Cependant, il faut bien être conscient, et vous avez dû déjà l’entendre, que c’est l’image qui est prônée, l’esthétique. Au premier abord, il est vrai que ça m’a découragée : « je ne suis pas assez souple », « je n’y arriverais jamais ». Mais derrière ces belles photos de postures difficiles, il y a en fait des années de pratique. Et ça, ça demande de la persévérance, de la volonté, de la concentration et du lâcher prise.

Ensuite, j’ai été attirée par le fait de savoir si le professeur de yoga était diplômé. Puis, je me suis rendu compte que : qu’elle ait suivis une formation courte ou soit un maître yogi m’importait peu. Ce que je voulais, c’est simplement que cette personne me transmette sa passion et m’apprenne sa pratique avec humilité et pédagogie.

Enfin, la diversité des formes de yoga me perd ! D’ailleurs il n’y a pas une pratique mais des pratiques. Je ne saisis pas encore tout à fait les nuances. Alors j’ai simplement décidé de tester, d’expérimenter via des professeurs « virtuels » dans un premier temps. J’ai d’ailleurs pris la décision de m’inscrire dès la rentrée pour des cours en présentiel ! Dans un second temps, j’ai commandé des livres pour me documenter et avoir une pratique plus théorique. Parce que, vraiment, j’ai découvert là, une activité dans laquelle je m’épanouis et dans laquelle je veux développer mes connaissances.

Les difficultés internes

À part les difficultés externes, j’ai aussi rencontré des difficultés plus internes à moi. Par exemple, faire avec qui l’on est « ici et maintenant », sans se juger. J’ai rencontrée mes faiblesses : manque de mobilité des poignets, ischio-jambier raides. J’ai aussi fait face à mes déséquilibres : je tiens mieux sur la jambe gauche que la jambe droite. Mais dans cette pratique où l’on se (re)centre sur soi, il y a tout un apprentissage qui consiste à accueillir et à accepter ses difficultés. Attention, accepter n’est pas se résigner et se dire « les jeux sont faits, tant pis pour moi ». C’est aussi s’axer sur la façon dont on peut faire des progrès.

Il y a aussi l’apprentissage de l’aspect de l’écoute de son corps et la prise de conscience de ses limites. En effet, au-delà des « basiques » à connaitre, il est important de faire selon ses propres limites pour ne pas se blesser. Pour cela, la pratique veut que pour chaque posture, tu adaptes selon tes capacités. Pieds joints au sol, tu n’arrives pas à toucher le sol avec tes mains ? C’est ok. Il vaut mieux plier les jambes et garder le buste droit avec la nuque dans l’alignement, plutôt que de se faire mal au dos. Finalement, l’important est de s’écouter et de trouver des astuces pour parvenir à « faire avec ». Ensuite il s’agit de travailler dessus pour progresser. Tu peux mettre des blocs sous tes mains dans un premier temps. Tu n’en as pas ? Un dictionnaire, des oreillers… et respire !

Quand on fait face à ses propres limites, le but va être d’observer ses sensations et de ne pas les juger. Ici, on travaille en fait sur sa perception. C’est comme si je créais mes propres limites par le jugement et la comparaison (entre autres). « J’ai une faiblesse au poignet, je suis nulle, je ne pourrais jamais faire l’équilibre en tenant sur les mains… » Non ! On peut repousser nos limites par l’ambition : le but est d’en prendre conscience mais aussi de savoir ce qui est bon pour nous. Si tu sens que sur une posture tu ne peux pas aller aussi loin que tu avais prévu… soit. Maintenant, comprends que c’est en travaillant dessus que tu pourras t’améliorer.

yoga pour trouver sa voie

Les apports

Je crois avoir déjà faire part de quelques apports ci-dessus. Pour résumer, je dirai que, personnellement, je crois avoir compris que c’est en écoutant mon corps et mes ressentis que j’arrive le plus à donner aux autres ensuite. On m’a souvent dit que j’avais la capacité à prendre conscience des choses, mais que je n’avais pas confiance en moi. On m’a aussi dit qu’il ne fallait pas essayer mais réussir.

Pour ma part, j’ai besoin d’expérimenter, d’échouer et de trouver du sens. Certes, ça demande des épaules solides et de la discipline pour atteindre ses objectifs. Mais comme dans tous les domaines, non ? Et puis, si je ne réussis pas du premier coup, est-ce que c’est une fatalité ? Non. Je n’ai jamais aussi bien compris toutes ces citations qui font de l’échec, un tremplin vers la réussite : « C’est en tombant qu’on apprend à marcher ». Effectivement, pour réussir à faire l’équilibre sur les mains, il faut « apprendre à tomber ». C’est une des choses que j’ai le plus vite retenu. Parce qu’à l’inverse, il n’y a pas de réussites sans échecs : je tombe de l’équilibre sur les mains et je recommence, pour que petit à petit, je tienne un peu plus. C’est à force de répétitions, de travail, de régularité, qu’on parvient à atteindre un objectif. Mais c’est aussi suite à des échecs ; heureusement :

« Il n’y a pas de réussite facile ni d’échecs définitifs. » Marcel Proust

Cette pratique qu’est le yoga, j’ai fait le choix de la mettre en place dans ma vie quotidienne. C’est finalement un engagement vis-à-vis de moi même : par moi et pour moi. D’abord, ça m’apprend à maîtriser mon brouillard/brouhaha mental (selon comment vous le nommer). Ensuite, cela m’aide à prendre conscience de mon corps en mouvement dans l’espace. Au delà, c’est tout un côté technique qui me fait travailler ma mobilité. Je crois, qu’il s’agit d’une pratique avec beaucoup de bienfaits. Je me (re)découvre, je me challenge, je fais face à mes limites je les accepte et je travaille dessus. Et puis, cela nécessite de l’humilité et cela nous l’enseigne.

Mes conseils

Si je peux partager quelques conseils pour cette pratique et plus généralement, ça serait :

  • Ne pas attendre que quelqu’un d’autre prenne soin de toi à ta place : c’est ta décision
  • Faire du tri dans les profils que tu suis sur les réseaux sociaux
  • Suivre des profils qui t’inspirent, qui développent tes connaissances
  • Ne pas se comparer
  • Ne pas juger : ni toi, ni les autres
  • Observer et accueillir/accepter tes sensations, tes limites, tes faiblesses
  • Lâcher prise : prends ce moment pour toi, respire
  • La régularité et la discipline sont tes alliés : un petit peu tous les jours, au lieu d’une fois tous les trente-six du mois
  • Se former, c ‘est déjà de passer à l’action
  • Essayer, c’est apprendre

Pour conclure, j’ai encore beaucoup à découvrir. À travers les théories, je m’aperçois que l’on peut également travailler son ancrage, et différents aspects de notre personnalité, comme la créativité etc. C’est une pratique complète : technique, respiration, méditation et relaxation. Je suis persuadée qu’il s’agit d' »outils » puissants qui pourraient bénéficier à bons nombres de personnes en recherche de leur voie. Quant à moi, cela m’apporte beaucoup dans le cadre de mon introspection, afin de découvrir ce qui me fait vibrer et tendre vers mon Ikigaï.  J’encourage donc chaque personne qui le souhaite à se mettre au yoga pour trouver sa voie !


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