Témoignage : Comment oser prendre son envol vers l’entrepreneuriat

Je m’appelle Justine. Je suis psychologue de l’orientation.

J’étais venue il y a quelques mois vous raconter mon expérience de réorientation après mon bac ES et mon passage éclair en école de commerce. J’avais trouvé ma voie sur les bancs de l’université de psychologie.

10 ans après cette réorientation, j’ai déployé mes ailes en tant que psychologue : je me suis lancée en indépendante. J’accompagne les personnes qui vivent un questionnement ou un inconfort au travail à se créer la vie professionnelle à laquelle elles aspirent. Parce que c’est ce que chaque être humain mérite, quelle que soit son Histoire, son niveau de diplôme, son parcours professionnel… Voici l’histoire de mon envol vers l’entrepreneuriat !


Article invité rédigé par Justine


Hey ! Ma haie de douceur

Hey ! Quand je regarde dans le rétro, je m’aperçois que cette aventure entrepreneuriale a commencé malgré moi, avant même l’évènement qui allait tout déclencher.

Au départ de la région parisienne, il y a maintenant presque deux ans, quelques mois après un fabuleux voyage à travers l’Europe, j’étais à la recherche de plus de simplicité dans mon mode de vie, ce qui m’a conduit à déménager à Dijon et par conséquent à changer d’emploi.

Très vite confinée, j’ai vécu la crise sanitaire comme une occasion de retour à moi-même, comme si une haie de douceur s’installait tout autour de moi, une haie de protection qui me laissait tout de même apercevoir l’extérieur entre les arbres, un cocoon douillé qui prenait forme, qui était en train de donner à ma vie une nouvelle forme, plus respectueuse encore de mes besoins et de ma personnalité.

Comme beaucoup, j’ai connu le télétravail. Dans mon métier d’accompagnante, ce n’était pas gagné. Je partais avec bon nombre d’appréhensions sur la possibilité d’être psychologue à distance. Parce que les préjugés sont faits pour être dépassés, mon expérience fut tout autre. J’ai découvert de nouveaux modes d’interactions, étonnament efficaces ! Une nouvelle manière de pratiquer, d’accompagner, d’être avec l’autre. Un tournant dans l’exercice de mon métier.

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Vis ? Une vie précieuse

Le travail a progressivement repris en présentiel, j’avais la chance de connaître un environnement dans lequel mon professionnalisme était reconnu, ma valeur ajoutée dans l’équipe aussi. Et puis en janvier 2021, ma grand-mère est partie pour son dernier grand voyage à l’aube de ses 103 ans. Elle qui représente pour moi la force et le courage, tout autant que la générosité et la douceur.

Force

C’est ce dont j’ai eu besoin au moment de son départ. Cet événènement que je voyais arriver, auquel je me préparais, mais qui allait inévitablement me déchirer le cœur.

Une rencontre faite avec un ami quelques mois auparavant m’avait ouverte à la spiritualité… à cette vie infinie. Cette perception de la mort est alors devenue ma force, ma confiance en la vie se développant de plus en plus.

Ce contact avec la mort m’a finalement ramenée à la vie : à sa rareté, à sa beauté, à la multitude de possibilités qu’elle nous offre… Une soif de vivre m’a envahie : celle de vivre pleinement ma vie, vivre ma vie à ma façon.

Mais quelle vie voulais-je vraiment mener ? Cette dimension souvent oubliée en orientation. Alors qu’on cherche à cliver la sphère professionnelle et la sphère personnelle, on oublie l’essentiel : que notre projet professionnel est au service de notre projet de vie.

Indépendance, liberté ont frappé à ma porte comme jamais. Mes valeurs se sont hiérarchisées différemment. Indépendance, liberté, et création sont devenus mes principaux moteurs. Créer, oser créer ma propre activité était-il possible ? Oser créer une vie plus douce encore que celle que je menais déjà ? J’ai toujours été admirative des porteurs de projets, j’ai toujours aimé prendre des initiatives, lancer des idées et les voir naître… y compris dans mon métier en tant que salariée. Mais lorsqu’on me demandait si je visais l’entrepreneuriat, je répondais : « Ce n’est pas au programme. Peut-être, un jour en fin de carrière, si vraiment j’en ai marre de travailler en institution. » -Peut-être, un jour, si vraiment- Que de mise à distance de ce projet qui était en fait déjà bien présent au fond de moi, et qui allait prendre toute sa place, éclore comme une fleur qui se développe grâce à tout le soleil qu’elle reçoit du ciel.

Ce soleil, c’est toute la lumière que j’ai essayé de garder au départ de ma grand-mère. C’est toute la joie que j’ai fait en sorte de cultiver même lorsque la tristesse cherchait à s’installer. C’est toute la tendresse que je me suis autorisée en maintenant tout près de moi les souvenirs de ma tendre enfance et de tous les bons moments passés à ses côtés.

Mais le soleil n’a pas suffi à faire pousser cette fleur tranquillement, bien-sûr la pluie s’est présentée.

Et alors que cette fleur cherchait à sortir de terre, le vent a parfois soufflé bien fort : de lutte contre cette intuition qui me demandait de franchir un cap, de douleurs physiques parfois.

Douceur

J’ai senti qu’il était fondamental de revenir à la base : prendre soin de moi. Je me suis mise à méditer quotidiennement. Chaque jour un peu plus à la rencontre de moi-même, à la rencontre de mes agitations, de mes impatiences, à la rencontre d’un calme insoupçonné qui, plus il s’installait à l’intérieur, se révélait à l’extérieur.

Pour moi qui aime être dans l’action et avancer, méditer était d’abord un effort. Mais en fait, cela est même venu sculpter ma pratique professionnelle différemment. Je prends davantage conscience de mon corps en entretien, j’accueille davantage les ressentis qui se présentent, comme des indicateurs que je peux mettre au service de celles et ceux qui me sollicitent lorsque cela semble utile. J’étais alors en train de comprendre petit à petit qu’un changement s’imposait à moi. Même si j’aimais mon poste, je sentais que ma place était ailleurs.  Et que si elle était ailleurs, c’est chez moi qu’elle devait s’inviter. Il ne s’agissait pas là d’une obligation mais bien d’un ressenti puissant qui s’imposer à moi pour le meilleur.

Courage

Vous imaginez bien tous les questionnements qui me traversaient à ce moment-là : Est-ce que c’est le bon moment ? J’aime mon poste alors pourquoi ne pas y rester ? Et s’il était possible de conjuguer les deux ? L’entrepreneuriat est-il vraiment fait pour moi ? Gérer une entreprise, me faire rémunérer directement pour mes accompagnements, perdre la sécurité d’un emploi, suis-je prête à cela ?

Juin est arrivé, et tout m’indiquait que quelle que soit la manière dont cela devait se faire, l’aventure du libéral était à saisir. Je me revois encore dans le bureau de mes responsables pour leur faire part de mes projets. On discutait très librement, sincèrement. Mes larmes fusaient, je ne cherchais même pas à les retenir, laissant aller ce que je traversais, avec tout ce que cela pouvait faire remonter quand l’événement déclencheur d’une décision est un décès. J’accueillais.

A peine une semaine plus tard, mon choix était fait. « C’est maintenant ». Pas d’enfants, pas d’engagement. « Qu’est-ce qui me retient ? C’est maintenant, je le sens, sinon je le regretterais. Et toi ma sécurité, c’est à l’intérieur de moi que je vais te trouver. ». Pic de courage à son paroxysme depuis que je suis de ce monde.

Danse – Une vie dense.

A l’heure où je vous écris ces mots, j’ai pris mon envol vers l’entrepreneuriat. Il m’arrive parfois encore de me demander si telle est bien ma réalité.

J’ai pris mon envol vers l’entrepreneuriat et je sais que ce voyage aura sûrement bon nombre d’escales. Je sens déjà combien cette expérience va me faire grandir encore et encore. Je sens combien je suis profondément reconnaissante envers moi-même d’avoir osé prendre cette décision. Reconnaissante envers mon entourage aussi qui croit toujours en moi et m’a soutenue dans cet élan un peu fou je l’avoue. On sait l’importance des soutiens dans une transition. Bien entourée, je vais continuer à me déployer, peu à peu. Cette transition est l’occasion de rapprocher un peu plus encore mon identité professionnelle de qui je suis au-delà de mon métier. C’est l’opportunité d’honorer l’accompagnante que je souhaite être pour chaque personne qui m’accorde la confiance de faire un bout de chemin avec elle jusqu’à ce qu’elle prenne son envol à son tour vers la vie professionnelle qu’elle jugera bonne pour elle.

Générosité

Ce passage vers l’entrepreuneuriat m’a permis de remettre le plaisir de créer au cœur de mon activité. J’ai tant de joie à partager sur les réseaux sociaux, moi qui il y a quelques temps encore me demandait comment il était possible d’être psy sur les réseaux sociaux.

Créer, c’est aussi donner vie à certaines de mes créations, de mes accompagnements soigneusement structurés grâce à mon diplôme, mes connaissances en psychologie de l’orientation, mes expériences. Donner vie à ces accompagnements implique de les vendre : c’est-à-dire donner, offrir, tout en recevant une récompense pour la qualité du service rendu. Moi qui m’étais d’abord dirigée en école de commerce pour travailler dans la communication d’entreprise, je crois qu’on peut dire qu’une boucle s’est formée.

Tant de choses à préparer encore pour poser les bases d’une activité qui me ressemble. C’est très dense. Mais j’ai profondément confiance en ce que l’avenir me réserve. Et je vois cette période comme une danse, dont les mouvements se font tantôt vers l’intérieur, tantôt vers l’extérieur, tantôt dans l’introspection, tantôt dans l’action. Telle est également ma vision de l’orientation, alors je l’incarne.

Vous l’aurez compris : cet envol vers l’entrepreneuriat est aujourd’hui mon évidence, ma réussite. Je vous souhaite de ressentir ce profond bien-être et de contribuer à votre façon au monde qui vous entoure.

Ces quelques pépites vous aideront sans doute à vous révéler :

* Définissez votre projet de vie 

* Accueillez la dualité qu’on peut vivre lors d’une prise de décision particulièrement engageante ;

* Prenez soin de soi, vous êtes au cœur du processus. Rien ne sert de courir.

* Conscientisez, analysez et célébrez vos réussites pour oser prendre votre envol.


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