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Tout quitter en 3 mois : du rêve à l’action

Anne a tout quitter en 3 mois

Vous avez l’impression d’être englué.e dans un travail voire une vie qui ne vous correspond plus ? Vous aimeriez tout quitter en 3 mois pour réaliser ce rêve un peu fou qui vous trotte dans la tête depuis longtemps ? Si vous sentez que votre vie est comme bloquée et attendez désespérément que la roue tourne en votre faveur, voici quelques conseils pour reprendre le contrôle.


Article invité rédigé par Anne


Choix du cœur vs choix de la raison

A l’époque, je travaillais au sein d’un grand groupe international dans le secteur de l’événementiel. Tâches très segmentées, perspectives d’évolution limitées, manque de nouveautés…. Après quelques années, je n’arrivais plus à trouver de sens dans ce que je faisais ni à voir les aspects positifs de ce travail. Mon historique avec cette entreprise aurait dû me mettre sur la voie. Malheureusement, le cerveau est bien souvent mauvais conseiller dès lors qu’il s’agit de sortir de sa zone de confort.

Pourquoi j’ai d’abord refusé ce CDI ?

Tout a commencé avec un CDD de plusieurs mois pour cause de renfort d’activité. A l’époque, je souhaitais travailler dans l’édition jeunesse. Mes recherches n’aboutissaient pas et mes droits au chômage allaient finir par s’épuiser. Lorsque j’ai vu cette offre pour un CDD de suivi éditorial pour ce grand groupe événementiel, j’ai postulé et j’ai été retenue. A la fin de ce CDD, on m’a proposé un CDI mais, fidèle à mes premières amours, je l’ai refusé et suis repartie dans ma quête du Graal éditorial.

Pourquoi j’ai finalement accepté de rester ?

Quelques mois après, j’étais toujours en recherche d’emploi. Un matin, je reçois un appel de mon ancienne entreprise. Un nouveau CDD est disponible au sein du même service : serais-je intéressée ? La décision a été longue entre le choix du cœur et le choix de la raison.

Alors que j’avais au fond de moi envie de dire non, j’ai pourtant accepté me disant que ce CDD mettrait un peu de beurre dans les épinards. A la fin du CDD, on m’a à nouveau proposé le CDI. Et je l’ai pris. Pourquoi ?

  • Parce que l’édition jeunesse est un secteur très concurrentiel et que j’avais perdu l’espoir de m’y faire une place.
  • Parce que j’avais goûté au confort d’avoir un vrai salaire chaque mois et aux plaisirs que cela apporte à côté.
  • Parce que l’ambiance générale dans cette entreprise était bonne.
  • Parce que c’était un gros groupe et donc une belle référence sur mon CV.
  • Parce que c’était aussi une belle occasion de mettre un pied dans l’événementiel, secteur qui m’attirait aussi.
  • Parce que je découvrirais et apprendrais de nouvelles choses.
  • Parce qu’il y avait 10 000 raisons de faire ce choix mais qu’il s’agissait tout de même d’un choix « faute de mieux ».

Sortir de la spirale négative

Je suis restée plus de 5 ans dans cette entreprise. J’ai essayé d’en partir, je me suis longuement questionnée sur ce que je voulais faire après. Toutes les candidatures que j’ai faites pendant ces années n’ont jamais abouti.

Je commençais à voir d’un mauvais œil les décisions prises, souvent au profit des actionnaires, rarement au bénéfice des employés, l’absence d’évolution professionnelle, les promesses non tenues, le perpétuel manque de budget…

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Tout n’était pas noir bien sûr. J’ai d’ailleurs rencontré dans cette entreprise des personnes avec qui je suis toujours en contact aujourd’hui. J’ai aussi eu l’occasion de travailler sur de beaux projets. Mais me focalisant sans cesse sur le négatif, la situation devenait intenable pour moi. Ce que je voulais (tout quitter) était en contradiction avec ce que je faisais (rester dans l’entreprise). Je restais bloquée dans cette spirale négative sans réussir à entrevoir une porte de sortie.

D’autant qu’au fond de moi, je rêvais de vivre et travailler à l’étranger, de quitter Paris… Tous ces rêves, je les ai depuis réalisés. Rien n’est donc perdu et tout peut changer. Mais rien ne se fera si on ne se met pas en mouvement.

Comment j’ai fait pour reprendre le contrôle ?

J’ai commencé par tester des nouvelles choses pour essayer de mettre un peu de sens dans tout ça. J’ai par exemple fait du bénévolat. Je me suis remise au sport et à participer à des courses pour sortir de ma zone de confort et me challenger. C’est aussi à cette période que je me suis intéressée au sujet de la reconversion. Et j’ai découvert le site de Pose ta Dem’ : non je n’étais pas seule et oui c’était possible !

C’est dans ce contexte que j’ai rencontré celui qui est aujourd’hui mon conjoint. Il devait partir en Australie pour des raisons professionnelles peu de temps après. Nous avons alors décidé de faire de son départ un projet commun pour poursuivre notre histoire. Ça a été l’une des décisions les plus faciles à prendre de ma vie !

Les 3 mois suivants, j’ai organisé mon changement de vie : j’ai (enfin) démissionné de mon travail, pris mon Working Holiday Visa (un visa permettant l’entrée sur le territoire Australien), déménagé mes affaires, rendu les clés de mon studio parisien et, le plus difficile, quitté mes proches pour un petit bout de temps.

3 mois plus tard, je le rejoignais à Sydney, visa en poche pour 1 an. Cette décision venait du cœur et je n’ai jamais été aussi sûre de moi et sereine qu’à ce moment-là. Une confiance absolue en moi, inébranlable, celle qui fait tout quitter en 3 mois pour démarrer autre chose. Un raz-de-marée de motivation. Et qu’est-ce que c’était bon de voir enfin ses envies se concrétiser !

6 conseils pour enfin passer à l’action

Après plusieurs années à espérer le changement, pourquoi à ce moment-là ?

Peut-être parce que justement j’avais espéré le changement pendant si longtemps que j’ai compris qu’à ce moment-là les planètes étaient en train de s’aligner pour me proposer une nouvelle voie. La question ne s’est même pas posée : la réponse était évidente. Bien sûr que je ne voulais pas arrêter cette histoire. Partir en Australie le rejoindre était la cerise sur le gâteau, cet énorme plus que j’attendais !

Avec désormais 4 ans de recul sur cette période de ma vie, quelles conclusions tirer de ce parcours ?

1. Savoir ce que l’on veut aide à repérer la chance quand elle se présente

Toute quête de sens commence par « je ne veux plus ci, je ne veux plus ça ». Ok mais qu’est-ce que je veux alors ? L’heure est venue de faire le point et de lister ses attentes dans la vie à plus ou moins long terme. Qu’est-ce qui vous fait rêver ? Quels projets vous donnent envie ? Si vous pouviez être payé.e à faire tout ce que vous vouliez, comment occuperiez-vous vos journées ? Que faites-vous quand vous avez du temps pour vous ? Derrière ces questions, vous trouverez des indices pour aller dans la bonne direction.

2. Ressasser ce qui ne va pas n’aide en rien à aller mieux

C’est même pire, cela vous enfonce. Entourez-vous de personnes positives, lisez des témoignages (vous êtes sur le bon site !), apprenez à vous connaître… Autrement dit, inspirez-vous. Les pensées créent la réalité !

3. Sortez de votre zone de confort

Sans doute le plus important des conseils ! Ouvrez le champ des possibles, rencontrez des personnes nouvelles, testez de nouvelles activités, écrivez votre « bucket-list », la liste de vos rêves et de vos envies, et lancez-vous !

Moi qui adore les citations inspirantes, j’aime particulièrement celle-ci :
« Si tu fais ce que tu as toujours fait, tu obtiendras ce que tu as toujours obtenu. »

4. Les problèmes non résolus referont toujours surface

Dans mon cas, au retour de l’Australie 1 an plus tard, si j’avais accompli mon rêve de partir travailler à l’étranger, trouvé celui avec qui je souhaitais partager ma vie et quitté définitivement Paris (ce qui était déjà pas mal !), j’ai retrouvé la question épineuse du travail. L’édition étant concentrée à 90% en région parisienne, il me fallait trouver autre chose. Mais quoi ?

Cette recherche a pris du temps, beaucoup de temps et d’introspection, avec de belles rencontres mais aussi des baisses de régime à force de candidatures restées sans réponse. Il est vrai que je postulais à des postes idéaux mais sans forcément avoir l’expérience, juste l’envie. Cela n’a pas suffi pour moi, surtout dans des milieux ultra-concurrentiels. Mais au moins, j’ai essayé.

5. La quête du « job de rêve » n’est jamais terminée

Et d’ailleurs le job de rêve existe-t-il ? Je pense plutôt qu’il y a en a plusieurs ! Vos envies, vos besoins, vos priorités vont changer… Votre future entreprise aussi et cela peut ne plus vous correspondre. Rien n’est figé et il se peut que dans plusieurs années vous souhaitiez reprendre votre quête. J’ai déjà eu plusieurs métiers à ce jour (coordinatrice éditoriale, correctrice, assistante administrative, serveuse, libraire, hôtesse événementielle… et je travaille actuellement dans le e-commerce). J’aime le changement : repartir de zéro, apprendre et découvrir. Avec toujours pour objectif de me rapprocher de ce qui est important pour moi.

6. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision. Il n’y a pas de choix définitif.

On relâche donc la pression ! Il y a juste un choix à faire à un instant T de votre vie, entre deux options, chacune possédant ses avantages et ses inconvénients. La vraie question étant : laquelle vous fait le plus envie ?
Laquelle va vous permettre de vous rapprocher de la vie que vous voulez ?

Alors, prêt.e à tout quitter en 3 mois pour passer du rêve à l’action ?


Vous pouvez retrouver Anne, qui nous explique comment tout quitter en 3 mois, sur LinkedIn.


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