Je me prépare

4 étapes pour se libérer du syndrome de l’imposteur dans sa reconversion

Réinventer sa vie professionnelle nécessite d’affirmer ses compétences et de sortir de sa zone de confort. Mais comment oser se reconvertir quand on ne se sent pas légitime ? Voici 4 étapes pour se libérer du syndrome de l’imposteur afin de réussir sa reconversion.

Le syndrome de l’imposteur, ça vous parle ? Vous en souffrez si vous vous trouvez mauvais, incompétent, si vous vous dites « je suis nul » ou « je ne mérite pas mon poste ». Quand on vous propose une promotion, vous pensez que votre employeur se trompe et que vous serez démasqué un jour ou l’autre pour votre incompétence. Autrement dit, vous vous sentez illégitime malgré votre succès. Et ce syndrome risque de se déclarer puissance 1000 si vous changez de métier !

Je retrouve souvent le syndrome de l’imposteur chez mes clients. Comment convaincre un recruteur alors que j’ai un profil atypique ? Comment entreprendre alors que je ne suis pas compétent ? Comment trouver des clients alors que les autres freelances sont meilleurs que moi ? Autant de questions qui bloquent les envies de changement ! Changer de voie, c’est se remettre en question et réinventer son identité professionnelle. Le syndrome de l’imposteur vient alors saper la confiance en soi, le sentiment de légitimité et la foi dans sa capacité à réussir. Ce serait dommage de ne pas avancer à cause de ça, vous ne trouvez pas ? Alors, voici 4 solutions à tester !

1/ Renverser ses croyances limitantes

Commencez par décortiquer l’origine de votre syndrome de l’imposteur. Que pensez-vous de vous-même ? Faites la liste !

  • Je n’ai pas mérité de réussir ce concours, j’ai juste eu de la chance de tomber sur ce sujet
  • Je ne suis pas bon dans mon poste mais mon manager ne s’en rend pas compte
  • Mes clients pensent que je suis doué parce qu’ils ne s’y connaissent pas, mais s’ils découvrent la vérité, ils vont me virer

Maintenant, relisez ces phrases en imaginant que quelqu’un d’autre les prononce. Qu’en penseriez-vous ? Que lui diriez-vous ?

  • Bien sûr que si tu le mérites ! Tu as travaillé dur, et tu avais préparé ce sujet en particulier car tu es sérieux.
  • Ton manager sait très bien ce que tu fais, il voit tes résultats à la fin de l’année. S’ils n’étaient pas bons, il te le dirait.
  • Tes clients font appel à toi JUSTEMENT parce qu’ils n’y connaissent rien et qu’ils aiment ton approche. Et aucun freelance ne maîtrise tout à 100%.

Avec cette approche de conseil extérieur, avez-vous conscience d’être trop dur envers vous-même ? Alors renversez ces croyances négatives en croyances positives. On est toujours plus dur avec soi-même qu’avec les autres. Renforcer sa confiance en soi passe par plus de bienveillance envers soi-même. Parlez-vous comme vous le feriez à un ami.

2/ Reconnaître ses forces

Repensez à ce que vous avez réussi dans le passé et regardez la situation en face. Sur le coup, l’obstacle vous semblait infranchissable, mais vous avez réussi ! Si le terme de « réussite » vous gêne car vous avez justement le sentiment qu’il n’est pas mérité, trouvez-en un qui vous convient davantage : accomplissement, réalisation, résultat…

Reconnaître ses forces et ses qualités n’est pas facile, pour une raison simple : elles nous semblent normales, naturelles. On ne voit donc pas en quoi ce sont des talents particuliers ! Pour apprendre à les reconnaître, voici 3 exercices :

  • Mettez de côté votre modestie et notez ce que vous faites objectivement bien : la cuisine, les présentations PowerPoint, les entretiens d’embauche, l’écoute attentive des problèmes de vos amis…
  • Soyez attentifs à l’aide que les autres vous demandent. Sur quels sujets vous demandent-ils conseil ? Même si cela vous paraît insignifiant, accordez de la valeur aux demandes que l’on vous fait, car elles sont le signe de votre valeur aux yeux des autres.
  • Relisez les évaluations que vous avez reçues lors de vos entretiens annuels ou de rendez-vous clients, mais uniquement les points positifs !

3/ Demander des feedbacks

Utilisez le regard bienveillant des autres pour changer votre propre regard sur vous. Proposez à quelques proches de différents univers (sphère amicale, familiale, professionnelle, associative…) de vous écrire par mail (pas à l’oral sinon vous risquez d’interpréter en version négative ce qu’on vous dit, et de répondre « oui mais…« ) : vos forces, vos talents, et ce pour quoi ils vous demanderaient de l’aide. Ne demandez que le positif, car le but aujourd’hui est de reprendre confiance en vous.

Mais attention : si vous n’estimez votre valeur que dans le regard des autres, vous créez une dépendance. Le regard bienveillant des autres est une première étape pour reprendre confiance en vous, mais vous devez progressivement reconnaître votre propre valeur, indépendamment des autres.

4/ Oublier le perfectionnisme et arrêter de se comparer

Nous avons tendance à regarder ce que font les autres et à nous comparer. Et bien sûr, nous ne retenons que ce qu’ils font de mieux que nous ! Une seule solution pour arrêter de s’épuiser psychologiquement : ne plus se comparer. Avoir conscience de sa valeur intrinsèque et ne pas la conditionner aux autres. Ce réflexe nous vient certainement du système scolaire, qui nous pousse à la compétition et à la comparaison. Mais aujourd’hui, il n’y a plus de classement ! Et ce qui compte n’est pas votre place dans le classement, mais votre bien-être. Sinon, vous ne seriez pas sur mon site !

De toute manière, le perfectionnisme n’est pas la source du succès. Pourquoi ? Parce que le perfectionnisme crée une telle anxiété qu’elle en devient paralysante. On se retrouve à préférer ne rien faire, plutôt que de faire moyennement bien. C’est comme cela que vous allez passer 6 mois à peaufiner votre business plan pour votre projet de boîte, mais que vous ne passerez jamais à l’action. La peur d’échouer, d’être critiqué, de ne pas plaire aux autres… nous pousse à ne rien faire. Le sentiment qui se cache derrière ? La honte. La crainte d’être la risée des autres (pfiou, c’est nul ce qu’il fait !). En sortant de sa zone de confort, on prend le risque de montrer nos failles, et donc d’être démasqué. Mais sortez de votre bulle et interrogez les personnes qui réussissent à vos yeux : elles vous diront probablement que non, tout n’est pas parfait, mais qu’il vaut mieux agir que d’attendre la perfection. Lisez les interviews sur Pose ta Dem’ et vous verrez que tous sont unanimes sur ce point !

Alors, prêts à vous libérer de ce fichu syndrome de l’imposteur ?


Vous souhaitez être accompagné dans votre changement professionnel ? Vous aimez mon approche ? Contactez-moi ! Je vous accompagne avec mon programme Nouveau Départ en 4 séances individuelles. Je l’ai créé pour vous aider à avancer sur l’essentiel : mieux vous connaître pour prendre les bonnes décisions, bâtir un projet professionnel qui vous ressemble et le mettre en oeuvre dans la vraie vie ! Le tout dans un climat de confiance et dans la bonne humeur 🙂

Toutes les informations sont ici ! 


 

Commentaires

Vous allez aussi aimer