Je me prépare

8 pistes pour gérer les montagnes russes émotionnelles du changement de vie

Changer de vie, se reconvertir, c’est s’exposer à toute une vague d’émotions : peur, doute, euphorie, anxiété, excitation… Comment gérer les montagnes russes émotionnelles pour vivre le mieux possible cette période de changement et ne pas se laisser décourager ?

Lundi, début de semaine, vous déprimez à l’idée de retourner au travail. Mardi matin, vous recevez la newsletter de Pose ta Dem’, vous êtes regonflé à bloc ! Mercredi, vous rencontrez une personne inspirante, vous lisez quelques pages d’un livre passionnant, cela vous donne de bonnes idées, tout va bien. Jeudi, votre boss vous fait une remarque désobligeante. Vous n’en pouvez plus, vous devez partir d’ici ! Vendredi, un rendez-vous important pour votre projet tombe à l’eau. Vous devrez avancer seul ces prochains jours. La fatigue de la semaine s’est accumulée, et vous broyez du noir. Si cette semaine vous est familière, vous êtes au bon endroit !

Tout est normal !

Toute période de changement implique des hauts et des bas. Malheureusement, le coup de mou ne prévient pas quand il arrive. Le problème est que notre vie est tournée vers la performance, que l’on soit salarié ou entrepreneur. Nous devons toujours être à 100%, au travail comme dans notre vie personnelle.

Nous sommes envahis de conseils pour vivre une vie parfaite. J’adore cette phrase de Jack Parker dans un podcast Nouvelle Ecole : “On n’est pas des articles Medium”. Si vous ne connaissez pas Medium, c’est une plateforme de blogging où beaucoup d’auteurs parlent développement personnel, productivité, réussite, succès… Voici quelques exemples des articles en question – en anglais : 30 attitudes à adopter pour être inarrêtable, la routine quotidienne en 8 étapes qui m’a permis d’écrire 100 articles et 3 livres, 23 – oui 23 ! – actions simples à réaliser pour créer une routine matinale parfaite… Bref, vous avez saisi l’idée. Beaucoup d’articles sont passionnants et m’ont personnellement aidée à me motiver et à améliorer certaines choses dans ma vie. Mais d’autres m’ont aussi mis une pression inutile ! 

Voyez par vous-mêmes. Lorsque vous entendez ou lisez ce type de témoignages, vous vous sentez inférieur à ces personnes. Vous allez chercher à les imiter, à suivre cette voie toute tracée vers la réussite et l’épanouissement personnel. Mais vous avez aussi des moments plus difficiles où vous êtes à deux doigts d’abandonner votre quête.

Je rencontre beaucoup de personnes qui vivent ces montagnes russes émotionnelles lors d’un changement de cap professionnel. « Je ne suis pas en train de gâcher ma vie et de faire n’importe quoi ? Je me sens fatigué depuis quelques jours, c’est le mauvais temps ou c’est moi ? Et si j’arrêtais tout ?« . C’est aussi ce que j’ai ressenti par moments, lors des grandes décisions que j’ai prises dans ma trajectoire professionnelle. Mais petit à petit, mon travail d’introspection et de développement personnel m’a aidée à mieux me connaître. J’ai compris que j’avais le droit d’avoir des moments difficiles et de déroger à mes obligations de performance !

Quelles émotions ?

Quelles sont les émotions que vous pouvez ressentir dans cette période de changement ?

Dans les moments difficiles :
  • Le découragement : tout à coup votre projet vous semble insurmontable, vous avez envie de baisser les bras.
  • La peur : de l’inconnu, de l’échec, du regard des autres… Forcément, vous quittez une situation que vous connaissez pour une aventure dont vous ne connaissez pas l’issue.
  • L’impatience : impossible pour vous de rester zen le temps de quitter ce job dont vous ne voulez plus, vous aimeriez que les choses aillent plus vite !
  • La colère : après votre employeur parfois, ou encore après ceux qui ne vous soutiennent pas suffisamment, voire après vous-mêmes si vous n’êtes pas satisfait de la façon dont vous avancez.
  • La tristesse : le sentiment d’être au fond du trou. Elle peut avoir de multiples causes, comme la nécessité de faire le deuil d’une époque de votre vie, ou encore le sentiment de ne pas réussir à trouver votre “voie”, de n’avoir aucune solution…
Dans les bons moments :
  • L’excitation de redémarrer de zéro, d’écrire une nouvelle page de votre vie, de rencontrer de nouvelles personnes, de réaliser enfin l’un de vos rêves…
  • L’espoir d’atteindre l’épanouissement, de trouver votre voie, d’être enfin heureux
  • Le soulagement d’avoir pris une décision, d’avoir quitté votre job
  • L’euphorie de démarrer un nouveau projet

Si les émotions négatives prennent trop souvent le pas sur les émotions positives et que vous identifiez un risque de burn-out, n’attendez pas pour agir. Dans ces moments, tournez-vous vers quelqu’un qui peut vous aider, un proche et un professionnel si besoin. Voici un article à consulter sur le sujet, pour identifier les signes annonciateurs d’un burn-out.

Ici nous traiterons des coups de mou et des montagnes russes émotionnelles. Voici 8 pistes que vous pouvez tester quand le moral n’est pas là. Essayez, et vous verrez ce qui fonctionne pour vous la majorité du temps. Progressivement, vous gagnerez en stabilité intérieure. 

1/ Dire STOP

Prenez un oreiller, hurlez dedans, allez marcher sans but précis, allez courir… Lâchez-vous ! Lâchez le mental et oubliez tout objectif de performance pour les prochaines heures. Vous aviez prévu de finir ce bouquin ce soir ? D’aller à cet événement ? Mais vous ne le sentez pas, vous avez besoin de souffler ? Je vais vous donner une réponse qui va peut-être vous soulager : ne vous forcez pas. Ecoutez votre intuition si elle vous dit de rester tranquille.

Faites le point sur vos contraintes. Vous verrez que sur 10 “obligations” hebdomadaires, un tiers seulement est une véritable obligation à laquelle vous pouvez difficilement déroger. 

2/ Bien vous entourer… ou rester seul

Vous pouvez passer ce test simplifié du MBTI pour identifier si vous avez un profil E ou I. Autrement dit, pour savoir si vous puisez votre énergie dans votre intérieur ou en étant avec les autres.

Mais ne vous limitez pas à ces résultats. Quand vous manquez de motivation, demandez-vous si vous avez besoin d’être entouré ou au contraire d’être seul. Et ne vous mentez pas à vous même ! Courir rejoindre un ami vous aidera-t-il vraiment ? Et si au fond de vous, vous aviez au contraire le besoin de vous retrouver avec vous-même ? A l’inverse, si vous tournez en rond dans votre tête et avez besoin de partager votre ressenti, alors sachez vous entourer de personnes qui vous tireront vers le haut.

3/ Rééquilibrer le corps et le mental

Les émotions négatives arrivent souvent lorsque l’on tourne en boucle et que toute notre énergie est concentrée dans notre mental. De nombreuses études prouvent les bienfaits du sport sur l’anxiété et la dépression. Les résultats montrent que 30 minutes d’exercice par jour pendant trois à cinq jours par semaine permettent d’améliorer les symptômes d’une dépression de façon significative. Et même 10 à 15 minutes d’exercice quotidien permettent d’améliorer l’humeur à court terme.

Mais aujourd’hui, on oublie à nouveau l’objectif de performance (“je dois faire 30 minutes par jour pendant 5 jours pfiouu”). Non, cela sert juste à vous rappeler l’importance du corps dans notre équilibre ! Alors bougez : marchez, courez, allez au yoga, dansez dans votre salon.

4/ Ecrire

Prenez un carnet et un stylo, et écrivez tout ce que vous avez sur le coeur. Je recommande souvent d’écrire pour alléger la charge mentale et garder une trace de nos réflexions. Même si vous n’êtes pas familier de l’écriture, ce n’est pas grave ! Prenez une feuille blanche et confiez-vous. Ecrivez jusqu’à n’avoir plus rien à dire. Il y a de grandes chances que vous en sortiez allégé, calmé, les idées plus claires, et soulagé d’avoir vidé votre sac.

5/ Replonger dans vos sources de motivation

Lorsque vous tombez sur une vidéo (comme celle-ci), un article ou un livre qui vous fait vibrer, notez la référence et revenez-y chaque fois que c’est nécessaire. Vous pouvez aussi relire vos propres écrits qui datent d’une période positive de votre vie.

6/ Prendre du recul

Arrêtez tout et prenez du recul. Voici 3 questions à vous poser pour parvenir à lâcher prise :

  • Avez-vous déjà traversé des moments aussi difficiles que celui-ci ? Comment vous en êtes-vous sorti ?
  • Le problème que vous rencontrez est-il si grave ? Y’a-t-il un danger ? Cela vaut-il la peine de vous retourner la tête et l’estomac ?
  • Si votre crainte se réalise, que se passe-t-il au pire des cas ? Est-ce catastrophique ?

7/ Méditer

Prendre l’habitude de méditer permet de gagner en stabilité émotionnelle. La pleine conscience permet d’améliorer la pensée rationnelle. Ainsi, la méditation, pratiquée régulièrement, aide à relativiser l’importance que les choses ont pour nous. Résultat ? Nous sommes plus libres car moins dépendants de nos émotions.

Un jour, j’ai eu une grande prise de conscience. Mon besoin numéro 1 est la liberté. J’ai toujours pensé que la liberté consistait à pouvoir faire tout ce que j’avais envie : me lancer dans tel projet, partir en voyage quand bon me semble… Puis j’ai lu Matthieu Ricard et cette phrase a été un déclic pour moi : “Être libre, c’est être maître de soi-même”.  J’ai alors compris que je ne trouverais la vraie liberté qu’en moi et dans ma capacité à maîtriser mon mental et mes émotions.

Voici un extrait du blog de Matthieu Ricard :

La liberté intérieure, c’est d’abord l’affranchissement de la dictature du « moi » et du « mien », de l’« être » asservi et de l’« avoir » envahissant, de cet ego qui entre en conflit avec ce qui lui déplaît et tente désespérément de s’approprier ce qu’il convoite. Savoir trouver l’essentiel et ne plus s’inquiéter de l’accessoire entraîne un profond sentiment de contentement sur lequel les fantaisies du moi n’ont aucune prise. « Celui qui éprouve un tel contentement, dit le proverbe tibétain, tient un trésor au creux de sa main. »

Être libre revient donc à s’émanciper de la contrainte des afflictions qui dominent l’esprit et l’obscurcissent. C’est prendre sa vie en main, au lieu de l’abandonner aux tendances forgées par l’habitude et à la confusion mentale. Ce n’est pas lâcher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, mais barrer en mettant le cap vers la destination choisie.

Je vous laisse méditer là-dessus, avant la 8ème piste :

8/ Décomposer la montagne en petits pas

Les coups de mou liés à la peur et au découragement sont les plus fréquentes. On regarde la montagne à gravir et on panique, on perd notre énergie… Pour cela, la solution est de décomposer le projet en petites étapes à franchir pas à pas. 

N’exigez pas tout tout de suite, mais savourez chacune de ces étapes. Et célébrez chaque petite victoire plutôt que d’être en permanence frustré de ne pas avoir plus !


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Pour faire le parallèle avec l’article : il m’arrive de recevoir une demande pour un Call Découverte avec un message personnalisé plein d’entrain. Et quelques jours plus tard, cette même personne annule car elle ne sait plus ce qu’elle veut, elle craint de ne pas savoir quoi me dire, et comment se justifier. Encore un sale coup de ces montagnes russes ! Je laisse à chacun le temps nécessaire pour se sentir prêt, tout en rappelant la chose suivante : n’ayez pas honte de ne pas savoir. N’ayez pas honte d’être perdu et d’avoir un discours qui ne tient pas encore la route. Au contraire, en parler permet de remonter la pente plus vite qu’en tournant en rond ! 

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