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Le slowpreneuriat ou comment entreprendre autrement ?

Le slowpreneuriat : Mon parcours vers une vie d’entrepreneure épanouie sans épuisement Imagine-toi : tu te lances enfin dans l’entrepreneuriat après des années de salariat. Tu penses avoir tout compris et être prêt(e) à mener la vie de tes rêves, avec liberté, flexibilité et surtout, une dose de plaisir chaque jour. Et puis, la réalité te rattrape. Les journées de 8 heures deviennent des semaines de 50 heures, tu cours après les clients, les réseaux sociaux, la comptabilité, le site internet, et… BOUM ! C’est l’épuisement… Découvre comment je suis passée du burn-out au slowpreneuriat, une manière d’entreprendre autrement. Article ...

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Le slowpreneuriat : Mon parcours vers une vie d’entrepreneure épanouie sans épuisement

Imagine-toi : tu te lances enfin dans l’entrepreneuriat après des années de salariat. Tu penses avoir tout compris et être prêt(e) à mener la vie de tes rêves, avec liberté, flexibilité et surtout, une dose de plaisir chaque jour. Et puis, la réalité te rattrape. Les journées de 8 heures deviennent des semaines de 50 heures, tu cours après les clients, les réseaux sociaux, la comptabilité, le site internet, et… BOUM ! C’est l’épuisement… Découvre comment je suis passée du burn-out au slowpreneuriat, une manière d’entreprendre autrement.

Article invité écrit par Christèle Gibaud

Du salariat à l’entrepreneuriat : L’histoire d’un premier burn-out

Tout commence il y a quelques années. Après 15 ans de salariat, avec cette idée de faire toujours de mon mieux, et toujours plus, j’ai fini par craquer. À force de surinvestissement, de nuits courtes et d’objectifs toujours plus hauts, mon corps a fini par dire « stop ». Le fameux burn-out est arrivé, et j’ai dû m’arrêter net. C’était une claque, mais j’ai pris cette pause forcée pour réfléchir à ce que je voulais vraiment.

La réponse est vite apparue : il m’était impossible de trouver là où j’étais tombée malade… Et depuis quelques mois et années, je réfléchissais à ce que je pouvais faire pour avoir plus de sens, et nourrir mes valeurs et mon besoin de liberté. Et c’est ainsi que j’ai décidé de me lancer dans l’entrepreneuriat. C’était le début d’une grande aventure… mais pas celle que je pensais.

Quand l’entrepreneuriat devient un tourbillon… 

Comme beaucoup de nouveaux entrepreneurs, j’ai cru que je pouvais tout gérer toute seule. Site internet, réseaux sociaux, prospection, gestion clients, création de contenu, comptabilité… J’avais l’impression que c’était à moi de porter chaque partie de mon entreprise sur mes épaules. Pour couronner le tout, je voulais être présente partout : sur Instagram, LinkedIn, Facebook, à travers des newsletters, des webinaires… Bref, tu l’auras compris, j’étais sur tous les fronts.

Résultat ? Très vite, j’ai recommencé à travailler plus de 50 heures par semaine, et devine quoi ? Mon corps m’a à nouveau alerté! Et je crois que c’est la première fois de toute ma vie, que j’ai ressenti ce besoin de SLOW, ce besoin profond de ralentir !

Et je peux vous dire que cette sensation est incroyable pour une hyperactive comme moi.  Moi qui marche toujours vite, qui écoute des vidéos en x2, et trouve même que parfois le x2 n’est pas assez rapide, qui sans cesse en mode multi-tâche pour gagner du temps… 

Cette alerte a un tournant dans mon avancée entrepreneuriale. C’est à ce moment-là que j’ai découvert et surtout adopté  le slowpreneuriat.

slowpreneuriat

Le slowpreneuriat ou comment entreprendre autrement

Le slowpreneuriat, c’est tout l’inverse de ce que j’avais fait jusque-là. Loin de l’idée qu’”il faut travailler dur et vite pour réussir”, cette approche propose de ralentir, de prendre du recul, et de se concentrer sur l’essentiel. À la base, le concept de slowpreneuriat s’inspire du mouvement « slow », qui a émergé en Italie dans les années 1980, en réaction à la restauration rapide et à la culture de la rapidité. Ce mouvement prône le retour à la qualité, à la lenteur et au bien-être, en opposition à la frénésie moderne. Et ce principe, on peut l’appliquer aussi à l’entrepreneuriat !

Mais avant que tu ne te dises que le slowpreneuriat, c’est pour les « feignants » ou ceux qui n’ont pas d’ambition, détrompe-toi. Le slowpreneuriat n’est pas synonyme de léthargie, “affalé sur ton canapé à ne rien faire”, bien au contraire. Il s’agit plutôt de prioriser, de simplifier, et de ne plus se perdre dans l’inutile. Pour une hyperactive comme moi, ça a été un changement radical… mais nécessaire de pouvoir entreprendre autrement et différemment des modèles classiques, qui n’amènent pas forcément à la réussite.

Les piliers du slowpreneuriat

Alors concrètement, comment adopter le slowpreneuriat dans ton quotidien d’entrepreneur ? Voici les principaux piliers que j’ai découverts et intégrés, parfois difficiles, dans mon propre parcours.

1. Privilégier la qualité à la quantité

C’est le fondement même du slowpreneuriat. Inutile de vouloir multiplier les projets, les offres ou les clients si au final, la qualité n’y est pas. J’ai appris à dire non, à me concentrer sur des projets qui avaient réellement du sens, plutôt que de tout accepter pour remplir mon agenda. Privilégier la qualité, c’est aussi investir du temps pour mieux comprendre les besoins de ses clients et y répondre efficacement.

2. Aller à l’essentiel

Je me suis rendu compte que 80% de mes tâches n’apportaient pas de résultats significatifs. Oui, ça fait mal à l’ego de se l’avouer, mais c’est une réalité. Maintenant, je me concentre sur les 20% qui comptent. Cela implique de revoir ses priorités, de se poser la question « qu’est-ce qui me rapproche vraiment de mes objectifs ? à chaque action que l’on entreprend.

3. Prioriser son bien-être

Peu importe la taille de ton entreprise, rien ne justifie de sacrifier ta santé. Ça paraît évident, mais crois-moi, après un “long” burn-out, j’ai dû apprendre à m’écouter. Prendre soin de soi en tant qu’entrepreneur est essentiel, et au final, cela permet de travailler moins mais de travailler de manière plus efficace. Le corps et l’esprit sont tes outils principaux pour réussir, alors autant les ménager.

4. Apprendre à déléguer

Ah, la délégation. Si tu es comme moi, tu t’es sûrement dit que personne ne pourrait faire aussi bien que toi. Faux ! Apprendre à déléguer les tâches qui ne font pas partie de notre zone de génies, cela va te permettre d’avancer plus vite. Que ce soit pour la comptabilité, ou même la gestion de certaines tâches administratives, il y a des gens dont c’est le métier, et qui le feront bien mieux que toi. Et cela te permet de te concentrer sur ce qui apporte vraiment de la valeur.

5. Accepter que tout ne soit pas parfait

Pour moi, cette étape a été la plus difficile. Je suis une perfectionniste dans l’âme, ma tasse de café, c’est “Madame Parfaite”, et j’avais toujours ce besoin de tout contrôler. Mais la perfection n’existe pas, et vouloir tout faire parfaitement est le meilleur moyen de finir épuisé(e) et frustré(e). Avec le slowpreneuriat, j’ai appris à lâcher prise. Mon site web n’est peut-être pas parfait, mes vidéos sont peut-être pas toujours top, mais ce n’est plus un problème. Le plus important, c’est que j’avance, à mon rythme.
Un mantra qui m’a beaucoup aidé : “Mieux vaut fait que parfait”!

6. Structurer son temps

Enfin, l’un des grands principes du slowpreneuriat, c’est d’apprendre à structurer son temps intelligemment. Il ne s’agit pas de travailler moins, mais de travailler de façon plus efficace. Par exemple, au lieu de multiplier les petites tâches à longueur de journée, j’ai appris à regrouper certaines activités (batching). Une demi-journée dédiée aux réseaux sociaux, une autre à la création de contenu, et ainsi de suite. Cette technique permet d’être plus concentré(e) et plus productif(ve).

7. Utiliser les bons outils

Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une multitude d’outils pour nous aider à mieux gérer notre temps et notre entreprise. Mais attention, il ne s’agit pas de se perdre dans un océan de logiciels et d’applications !
L’essentiel est de choisir quelques outils principaux qui deviendront nos alliés au quotidien. Personnellement, mon chouchou, c’est Notion : j’y ai construit une structure complète qui me permet de gérer et piloter mon entreprise, bref un outil magique clé en main qui m’accompagne chaque jour. Résultat ? Un gain de temps considérable chaque semaine.

Quelques exercices pour intégrer le slowpreneuriat dans ton quotidien

Maintenant que tu comprends les grands principes, voici quelques exercices simples que tu peux intégrer dès aujourd’hui dans ton quotidien.

  • L’exercice de la « to-do list inversée » : Au lieu d’écrire une longue liste de tâches à faire, commence ta journée par noter 3 actions essentielles qui vont vraiment t’aider à avancer dans ton entreprise. Juste trois. Tu verras, ça change tout.
  • Routines et pauses Bien-être: C’est très simple. Tous les jours, accorde-toi au moins 15 minutes de vraie pause. Pas une pause où tu scrolles sur Instagram, mais une pause pour toi : marche, respire, prends un café sans distraction, ou même instaurer un rituel matinal qui booste l’énergie. J’ai d’ailleurs créé une check-list de  12 routines pétillantes pour devenir un(e) slowpreneur(e) épanoui(e), à mettre en place dès maintenant, que tu te lances dans un projet entrepreneurial, ou que tu sois déjà entrepreneur(e) depuis longtemps..
  • Déléguer ou éliminer au moins une tâche par semaine : Cette semaine, trouve une tâche que tu n’aimes pas faire et délègue-la, automatise-là ou élimine-là. Que ce soit une petite tâche ou un gros morceau, c’est un pas vers plus de légèreté.

Le slowpreneuriat, une aventure qui en vaut la peine

Passer d’une hyperactive à une slowpreneuse n’a pas été un parcours linéaire, et je suis encore en chemin. Oui, je marche toujours vite, j’écoute mes vidéos en accéléré, mais cette fois-ci, c’est OK pour moi. Parce qu’au-delà de tout, j’ai appris à prendre du temps. Le slowpreneuriat m’a permis de retrouver un équilibre, de réinventer ma façon de travailler, et surtout de préserver ma santé mentale et physique.

Alors, si tu te reconnais dans cette course effrénée, si tu sens que tu vas dans tous les sens, que tu t’épuises à vouloir tout faire, je t’invite à essayer cette nouvelle approche. Ralentis pour mieux avancer. Le slowpreneuriat n’est pas un frein à la réussite, bien au contraire, et surtout cela permet de mieux tenir sur la durée.

🎤 Envie d’aller plus loin ? J’en parle plus en détail dans ma conférence, où je partage mon parcours et mes meilleures astuces pour ralentir tout en avançant avec impact !