Alexandra : Reconversion d’une ingénieur en coach professionnel

Après avoir travaillé 8 années en logistique, Alexandra s’est lancée dans une reconversion pour devenir coach professionnel. À travers son blog, sa newsletter et ses coachings, elle accompagne aujourd’hui les salariés mal dans leur poste à trouver et atteindre ce job qui les fera vibrer. Sa spécialité ? Le rando-coaching. Dans cette interview, elle nous raconte son parcours, sa reconversion, et comment elle vit aujourd’hui son projet entrepreneurial. Voici l’histoire de la reconversion d’une ingénieure en coach professionnelle. Bonne lecture !


Bonjour Alexandra, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Je m’appelle Alexandra, j’ai 31 ans, je suis jeune maman et j’habite Grenoble.

Pour commencer, je n’ai jamais vraiment eu de passion.

Du coup, comme beaucoup de gens, au Lycée, j’ai choisi une voie généraliste.

Je n’étais pas mauvaise dans les matières scientifiques.

Je suis donc partie en école d’ingénieur !

En école, j’ai vite compris que le métier d’ingénieur n’était pas forcément fait pour moi.

J’ai donc choisi la filière la moins “ingénieur” : celle de la logistique.

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Par contre, j’ai toujours été une grande fan de développement personnel.

J’admirais énormément ces coachs qui étaient capables de transformer des vies par le simple pouvoir des mots.

Seulement, je n’avais clairement pas fait des études pour être coach…

La seule alternative que j’avais trouvée, en regardant autour de moi, était d’atteindre un stade de haut dirigeant pour devenir coach professionnel de hauts dirigeants pour mes 40/50 ans.

Je suis donc rentrée dans le monde professionnel avec l’idée de gravir les échelons sans trop me poser de question.

Je gardais ce que j’appelais mon “délire de coach” pour mes activités bénévoles en accompagnement scolaire et en recherche d’emploi.

En parallèle, je m’étais fixé comme objectif moyen terme de devenir manager avant mes 30 ans.

Je ne me suis donc pas trop posé de questions sur mon avenir professionnel jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.

Début 2020, ça y est, objectif atteint ! Je suis devenue manager.

J’adorais le management, mais je n’arrivais pas à me projeter encore 10-20 ans en logistique.

Plus le temps passait, moins la logistique avait de sens pour moi.

La mission première de la logistique est de livrer en temps et en heure les clients.

Mais dans une société de surconsommation, je perdais de plus en plus de motivation à me battre pour éviter des ruptures.

Je me disais que toute l’énergie que je déployais au quotidien pouvait être beaucoup mieux utilisée.

Mais comme je ne voyais pas ce que je pouvais faire d’autre, je restais avec mes réflexions qui tournaient en boucle dans ma tête. Et je ne savais pas trop quoi en faire…

J’avais l’impression d’être dans une impasse.

Quel a été ton déclic ?

Je fonctionne beaucoup aux objectifs.

En faisant mes objectifs moyens/longs termes en début d’année 2020, il y avait toujours le métier de coach professionnel qui était dedans pour mes 40-50 ans.

Je ne sais pas si c’était pareil pour vous, mais début d’année 2020, c’est là où il y a eu énormément de publicité pour le CPF.

Alors, je me suis dit, tiens, est-ce qu’il n’y aurait pas une formation de coaching qui existerait et que je pourrais faire maintenant, en parallèle de mon poste ? Cela me permettrait en plus de voir si le coaching me plaît.

En tant que manager, ça ne me sera jamais perdu de connaître des techniques de coach.

Et comme, avec mon mari, on avait comme projet de faire un enfant d’ici un ou deux ans, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais.

Et voilà, comment je me suis retrouvée, grâce au CPF, inscrite à une formation de coaching en septembre 2021 sans savoir où cela me mènerait.

Le problème quand on a trouvé un truc qu’on aime, c’est comme quand on goûte au Nutella, c’est difficile de s’arrêter ensuite !

Durant cette formation, je me suis donc dit : “C’est sûr, il faut que je sorte de la logistique.

Il se trouve que le projet d’avoir un enfant est arrivé plus vite que prévu…

Pour la petite anecdote, je me suis retrouvée à passer mon oral de certification de coach une semaine avant d’accoucher !

Avec une petite fille qui venait d’arriver, ce n’était clairement pas le bon moment de se mettre à son compte et à risque financièrement avec un enfant qui allait bientôt arriver.

J’envisageais alors à l’époque de basculer dans les RHs et lancer mon idée de coach professionnel en side-business.

Tu es donc certifiée coach professionnel, tu viens d’accoucher, que s’est-il passé ensuite ?

Tout est allé très vite !

Mon mari avait des envies de changements d’entreprises.

Et nous nous sommes dit : “est-ce que ce ne serait pas le moment de changer de région pour se rapprocher des montagnes ? ” (nous étions sur Paris et tous deux fans de la montagne)

2 mois plus tard, mon mari a trouvé un job sur Grenoble.

On ne connaissait pas du tout cette ville, mais elle était entourée de montagnes, donc ça nous suffisait !

Nous avons décidé de partir sur Grenoble alors que j’étais encore en congés maternité.

Pour moi c’était un signe : je pouvais avoir le chômage en démissionnant pour faire un “suivi de conjoint”.

J’ai quand même dû faire un gros travail sur mes peurs : j’étais devenue jeune Maman, on changeait de région, on n’avait aucun réseau sur place, je ne connaissais rien au monde de l’entrepreneuriat, etc.

Mais, après avoir écrit mes pires scénarios d’échecs et planifié un plan B, je me suis dit que c’était le moment de réinventer entièrement ma vie professionnelle et me reconvertir en tant que coach professionnel.

Très vite j’ai souhaité me spécialiser dans le coaching en reconversion professionnelle.

Quand je voyais autour de moi toutes les personnes mal dans leur poste, j’avais envie de leur crier qu’il était possible, si l’on s’en donne les moyens, de se réveiller le matin excité à l’idée d’aller travailler !

Et ensuite en cherchant à me différencier, j’ai réussi à mêler ma passion pour la randonnée avec le coaching, en créant des accompagnements en rando-coaching autour de Grenoble.

Comment ont réagi tes proches à cette reconversion ?

Pour être honnête, j’avais tellement peur de leurs réactions que je n’en ai parlé seulement une fois que tout était acté !

J’ai demandé l’avis seulement à mon mari qui m’a supporté. Le reste, je ne leur ai pas laissé l’occasion de me donner leurs objections…

Je pense d’ailleurs que c’est une très bonne chose à faire. Car quand on montre à son entourage qu’on est en pleine réflexion dans un nouveau projet, qu’on a des doutes, etc… Notre entourage va très vite projeter ses peurs sur notre projet et ça ne fera que nous faire douter encore plus.

Aborder notre envie de changement une fois qu’elle est bien claire dans notre tête, ça permet d’avoir seulement les retours du type : “waouh quel courage”, “bravo pour ta détermination”, etc.

Dans ce moment de transition, j’ai également essayé de m’entourer d’un maximum de personnes qui étaient également en switch pour s’entraider.

C’est très important d’être bien entouré dans ces moments de gros changements.

Quelles ont justement été tes difficultés dans ce passage de la logistique à coach professionnel ?

Alors je ne vais pas le nier, se lancer à son compte avec un bébé, ce n’est pas la solution la plus reposante ! On a eu de la chance on a vite trouvé une nounou.

Mais dans les débuts, j’avais tendance à me comparer à beaucoup d’entrepreneurs sans enfant. Et eux arrivaient à faire beaucoup plus de choses que moi. J’avais donc une certaine frustration de ne pas pouvoir avancer aussi vite qu’eux.

Il m’a fallu quelques mois pour trouver mon bon rythme entre vie pro et vie perso.

Et même si vous n’avez pas d’enfants, je pense que cette question d’équilibre vie pro / vie perso, quand on est à son compte, est une vraie difficulté dans les débuts. Finalement, quand on est son propre patron, on n’est pas toujours un patron très bienveillant !

Ensuite, une autre de mes difficultés, c’est la patience ! Se lancer à son compte, créer sa communauté, avoir ses premiers clients, ça ne se fait pas du jour au lendemain malheureusement. On plante plein de graines et il faut attendre qu’elles poussent.

À quoi ressemble ton quotidien de coach professionnel aujourd’hui ?

Que du bonheur !

J’arrive à travailler seulement 40h par semaine, ce qui me laisse plein de temps pour ma famille, les amis, les sorties, etc.

Et durant mes journées de travail, je jongle entre la création de contenus (réseaux sociaux, blog, newsletter), les coachings, les rencontres avec d’autres entrepreneurs ou coach et les balades en pleine nature.

Écrire, coacher, rencontrer des gens, et se balader, c’est tout ce que j’aime !

Grâce à cette reconversion dans le coaching, je mets enfin mon énergie dans quelque chose qui fait sens pour moi.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer, mais n’a pas encore osé franchir le pas ? 

  • Il n’y a jamais de bon moment. Clairement, ça faisait 5 ans qu’on avait envie de bouger de région et qu’on attendait le bon moment. 10 ans que j’attendais le bon moment pour devenir coach. Le bon moment ce n’est clairement pas quand on vient d’accoucher. Mais, il n’y a jamais de bons moments. On a toujours plein d’excuses. Notre vie est faite de projets. Il y aura toujours un projet en cours qui nous fera dire que ce n’est pas le bon moment. Et c’est en général quand on se lance qu’on se dit “ah j’aurais dû le faire plus tôt”.
  • Suis ton intuition et ton coeur. Il faut faire confiance à ses intuitions. Le métier de coach m’a toujours attiré. Je me suis bêtement enfermée dans la voie de mes études en pensant qu’il était impossible d’en changer. La vérité : qu’importe le changement de voie que tu souhaites faire, si tu as un pourquoi clair, suis ton intuition et fonce. Avec persévérance tout est possible.
  • Avance petit pas par petit pas. Une transition, ça se prépare. On ne se lance pas du jour au lendemain sur un coup de tête. C’est tout l’intérêt de se faire accompagner par un coach professionnel. Le coaching permet de réveiller notre potentiel et avancer sereinement dans le changement.

Que retenir de l’expérience d’Alexandra ?

  • Ne vous comparez pas, avancez à votre rythme, pas à pas, vous ne devez “battre” personne !
  • N’attendez pas de bon moment : il n’y en aura probablement pas !
  • Entourez-vous de personnes qui croient en vous et en votre projet.
  • Allier vie pro et perso peut-être difficile au début, prenez le temps qu’il faut pour vous habituer à ce nouveau rythme et trouver votre équilibre.

Vous pouvez retrouver Alexandra sur son site Internet.


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