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Carla : Elle a ouvert une boutique durant la crise sanitaire après avoir travaillé dans le conseil

Carla a ouvert sa boutique durant la crise sanitaire

Après avoir travaillé quelques années dans un cabinet d’audit, Carla a démissionné et a ouvert sa boutique durant la crise sanitaire. Une boutique en plein Paris dédiée au bien-être : Belleyme. Dans cette interview, elle nous raconte pourquoi elle a démissionné, quel a été le cheminement qui l’a conduite à ouvrir sa boutique et comment elle a géré cette situation. Carla livre ici le de très bons conseils à ne manquer sous aucun prétexte !


Bonjour Carla, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Je m’appelle Carla, j’ai 26 ans et j’ai effectué une reconversion professionnelle en février 2020, soit juste avant la crise liée au Covid. J’ai un parcours très classique: bac général scientifique, classe préparatoire aux grandes écoles et enfin école de commerce. Après quelques experiences de stage dans des maisons de Luxe j’ai passé 6 mois d’études en Caroline du Nord puis 6 mois en stage dans une banque à Londres. A mon retour j’ai effectué mon stage de fin d’étude dans un cabinet d’audit à La Défense, à la suite duquel j’ai été embauchée en CDI en 2017. Mon parcours est tout ce qu’il y a de plus classique, ne sachant pas vraiment vers quoi me tourner à 17 ans je me suis orientée vers les voies qui « ouvrent le plus de portes » et je me suis retrouvée dans un univers que je n’avais pas réellement choisi et qui, par conséquent, ne me convenait pas. 

Pourquoi as-tu décidé de quitter ton job ? 

J’ai rapidement eu la sensation de ne pas être à ma place. A la fin de mon stage j’ai accepté la proposition d’embauche par « raison » car ceci était la suite logique de mon parcours. Je ne savais pas quoi faire d’autre et j’entrais tout juste sur le marché du travail sans beaucoup d’experience, je n’imaginais pas refuser une telle opportunité. Pourtant dès le début je sentais que cela ne me conviendrait pas et que mon travail au quotidien manquait de sens pour moi. Je suis tout de même restée 3 ans, avec de belles rencontres et des missions très enrichissantes mais je savais au fond de moi que je trouverais une voie qui me conviendrait mieux et que je préparais la suite, même si je n’avais encore aucune idée de ce que serait cette suite ! La dernière année j’étais convaincue de mon départ j’ai simplement pris le temps de le préparer pour tenter de trouver ce vers quoi je souhaitais me tourner et qui avait du sens pour moi. J’ai fait un gros travail sur moi-même et j’ai essayé au maximum d’écouter mes envies. 

Comment s’est passé ton départ ?

J’ai tenté de négocier une rupture conventionnelle qui n’a pas été acceptée car le turnover étant très important en cabinet d’audit ils n’acceptent que très peu ce type de départ. J’ai alors démissionné, je n’ai donc pas eu droit au chômage mais j’avais préparé ce départ depuis de longs mois et économisé pour subvenir à mes besoins pendant quelques temps.

Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

Ceci a été un long processus, je savais que je n’étais pas à ma place mais je ne savais pas qu’elle était celle-ci ! J’avais l’impression de n’avoir aucune « passion » ou bien appétences vraiment poussée pour un domaine en particulier. Mes experiences dans des boîtes de luxes étaient belles sur le papier mais je ne me sentais pas non plus à ma place dans les tâches qui m’étaient confiées au quotidien. Partant de ce constat j’ai décidé de faire un vrai travail sur moi-même, en cherchant notamment des retours d’experiences de personnes ayant changé de voie, en écoutant des podcasts inspirants, en ayant beaucoup lu sur le développement personnel et la réorientation professionnelle mais aussi, rapidement, sur l’entrepreneuriat qui était la petite flamme au fond de moi que je refusais d’écouter par peur du grand saut. 

Les exercices proposés par Pose ta Dem’ et les newsletters inspirantes et motivantes m’ont d’ailleurs beaucoup aidée à avancer. A force de nourrir cette petite flamme les choses sont devenues de plus en plus claires pour moi: je souhaitais entreprendre ! Je me suis rendu compte que c’était un rêve depuis de nombreuses années que je ne m’étais jamais autorisée à écouter. Entreprendre, oui mais dans quel domaine ? J’ai su assez rapidement que ce qui me faisait vibrer était lié au bien-être, à l’alimentation et à la beauté, ces domaines m’intéressaient énormément dans ma vie personnelle alors je me suis dit pourquoi pas les mêler à ma vie professionnelle ?

En quoi consistent tes activités aujourd’hui ? 

J’ai ouvert une boutique, Belleyme, un lieu dédié au bien-être et à la beauté holistique en plein coeur de Paris. Je propose des superaliments et compléments alimentaires à travers une sélection de marques pointues, des séances de sauna infrarouge en cabine privatisée (seul ou à deux) et enfin un petit café healthy pour s’offrir une pause gourmande ! 

Après des mois de travail sur le projet et la création de l’entreprise j’ai enfin ouvert les portes de Belleyme le 24 février. En ce moment je gère donc la boutique à plein temps. 

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Se lancer pendant la crise n’est pas anodin, comment as-tu géré cette situation ?

J’ai quitté mon ancien poste en février 2020 donc juste avant la crise. Je pensais comme beaucoup que celle-ci ne durerait pas j’ai alors décidé de continuer la partie création du projet en pensant que tout serait terminé d’ici le lancement officiel, puis à un certain stade d’avancement il est devenu difficile de reculer malgré la crise qui s’amplifiait. 

Je pense qu’il ne faut évidemment pas se lancer dans le vide sans réfléchir et qu’il est nécessaire de peser le pour et le contre mais aussi que le « bon moment » n’existe pas. Il y aura toujours une raison pour décaler son projet et donc risquer qu’il ne se réalise jamais. 

Comment gères-tu la transition financièrement ?

Financièrement c’est peut-être le plus compliqué car je n’ai pas droit au chômage du fait de ma démission, j’avais anticipé pour quelques mois en mettant de l’argent de côté mais j’ai aussi la chance d’avoir du soutien familial et de la part de mon conjoint. Les premiers mois sans salaire se gèrent bien en ayant des économies et un mode de vie très strict mais à terme il est nécessaire de trouver une source de revenu, même minime, par des petits boulots par exemple. Il faut également accepter de réduire drastiquement son mode de vie, ceci ne m’a pas vraiment pesé car ces restrictions avaient un sens pour moi étant donné que j’avais un but concret. 

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi et comment les dépasser ?

Les difficultés sont d’abord de formuler ce mal-être puis de savoir réellement ce que l’on veut et se dire qu’il ne tient qu’à nous de trouver une solution. Or ce n’est pas si simple et cela peut engendrer beaucoup de frustration et de culpabilité. 

Ensuite, il faut assumer son choix auprès de son entourage, aussi bien personnel que professionnel et c’est loin d’être évident car cela demande d’être assez sûr de son choix ce qui n’est pas forcément le cas au départ. 

Mon conseil à ce propos serait de commencer une transition douce en ne parlant qu’à très peu de personnes au début afin de se laisser le temps de murir les choses sans les avis inquiets qui peuvent parfois être décourageants, peut-être est il d’ailleurs judicieux d’en parler à des personnes moins proches que le cercle familial dans un premier temps car vous pourrez en tirer des avis constructifs qui ne seront pas biaisés par l’affect.

Enfin, il y a la difficulté financière qu’il vaut mieux anticiper (chômage, retrouver un petit job, mettre de l’argent de côté en amont) pour éviter au maximum d’ajouter du stress à cette période d’incertitude. 

Quels sont tes projets aujourd’hui ?

Mon projet est de m’investir à 100% dans le développement de Belleyme, j’ai beaucoup d’idées que je souhaite mettre en place petit à petit. La première étape serait de pouvoir assez rapidement embaucher quelqu’un qui partage ma vision afin d’être aidée au quotidien et de pouvoir enrichir la structure et le service proposé aux clients.  

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite entamer une reconversion mais n’a pas encore osé franchir le pas ?

Le premier conseil est d’assumer le fait que l’on est pas bien dans sa position actuelle, ce n’est en rien un échec car les expériences vécues apportent forcément du positif même dans les situations les plus compliquées. Je ne regrette en rien mon parcours sans lequel je ne me serais probablement jamais retrouvée à fonder Belleyme ! 

Ensuite, je conseille de prendre un vrai temps de réflexion et de ne pas se jeter sur la première porte de sortie car notre poste nous sort par les yeux. Il faut se dégager du temps, pour savoir ce que l’on aime et ce que l’on souhaite faire ! Pour cela les exercices, conseils et formations de Pose ta Dem’ sont très efficaces 🙂 mais il y a aussi plein de livres, podcast, et autres conférences qui peuvent aider à faire le point et à se poser les bonnes questions. Cet aspect temps est indispensable selon moi car rare dans nos vies actives où l’on se laisse vite embarqués par le quotidien. Or c’est primordial car c’est un travail de fond et la solution ne tombera pas du ciel si l’on ne décide pas d’y consacrer un peu de temps … mais cela en vaut vraiment la peine !

Et enfin se dire que l’on a qu’une vie, c’est dommage de la passer à faire quelque chose qui ne nous rend pas heureux. 


Que retenir de l’expérience de Carla ?

  • Changer de vie demande un travail d’introspection important, il s’agit d’un vrai travail à effectuer sur soi-même : en cherchant notamment des retours d’expériences de personnes ayant changé de voie, en écoutant des podcasts inspirants, en lisant…
  • Ne pas avoir de passion ne veut pas dire que vous n’avez aucune chance de trouver un métier qui vous passionne !
  • Comme le dit si bien Carla, le « bon moment » pour se lancer n’existe pas. Il y aura toujours une raison pour décaler son projet et donc risquer qu’il ne se réalise jamais. Il faut prendre la décision d’y aller et s’y tenir.
  • Avant de trouver une solution quelle qu’elle soit : formulez votre problème, mettez des mots sur votre mal-être. Mais rappelez-vous : ce n’est pas un échec ! Les expériences vécues apportent forcément du positif 😉

Vous pouvez retrouver Carla, qui a ouvert une boutique durant la crise sanitaire, sur son site Internet et sur Instagram.


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