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Les obstacles à anticiper avant de se lancer dans l’entrepreneuriat

La gestion d’une entreprise, peu importe sa taille, est une succession de challenges. En tant qu’entrepreneur, vous êtes dans la peau d’un sportif : vous devez d’abord chercher à affiner votre style pour obtenir les meilleures performances… mais vous pouvez également vous trouver face à un certain nombre d’obstacles qu’il s’agit d’enjamber au mieux. Voici une liste des obstacles à anticiper avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.


Article invité rédigé par Alec Henry


Courez avec élégance : les compétences d’une entreprise qui sprinte

Pour booster au maximum les performances de votre entreprise, vous allez devoir miser non seulement sur vos compétences personnelles, mais aussi sur votre capacité à acquérir et fidéliser des clients. Le mot d’ordre dans tout cela, c’est de ne rien laisser au hasard et donc de prendre en compte les obstacles à anticiper avant de se lancer dans l’entrepreneuriat.

Soyez un expert

Rien ne doit vous échapper dans le fonctionnement de votre entreprise, et pour cela il y a deux règles :

  • Touchez à tout, et ayez des compétences dans tous les domaines qui permettent à votre entreprise de tourner. C’est important parce que cela vous servira aujourd’hui… mais aussi parce que cela se révèlera d’une grande utilité demain, que ce soit pour rebondir en cas de déconvenue ou vous lancer dans de nouveaux défis.
  • Dans ce qui représente votre cœur de métier, soyez un expert. Vos connaissances et votre savoir-faire seront un moteur, vous faciliteront la tâche, et feront de vous une référence dans votre domaine. Travailler dur, c’est important, être curieux est indispensable.

Engagez vos prospects : soyez inoubliable et… vendeur

  • Recherchez l’engagement émotionnel à travers votre communication : humour, sentiment de sécurité ou de colère sont autant de leviers pour éveiller l’attention et créer un lien entre vous et vos prospects.
  • Soignez vos visuels : ils sont la porte d’entrée vers votre entreprise. Design simple, ergonomique, percutant, esthétique et / ou émotionnel ; un certain nombre de détails soignés permettront à tout le monde d’y voir clair.
  • Veillez à la simplicité du contenu : ne noyez pas votre message dans des fioritures ou des explications trop longues ; pensez à votre lecteur (ou viewer si vous faites des vidéos), à son temps d’attention réduit et à l’efficacité qu’il recherche, tout comme vous.
  • Travaillez votre storytelling : c’est la façon de raconter votre entreprise, d’où elle vient, ce qu’elle fait, qui en sont les acteurs. Pour certaines marques, ce storytelling est devenu un véritable mythe qui entoure l’entreprise et lui donne son cachet (comme les garages où Steve Jobs et Jeff Bezos ont « commencé »). Soignez sa spontanéité, sa crédibilité, et si elle vaut le détour, saupoudrez un peu de votre histoire personnelle sur le tout.
  • N’ayez pas peur de vendre : « vendre » n’est pas un gros mot, ni un péché ; vous avez une force de travail et des compétences, il s’agit juste de les partager… et de convaincre les autres qu’elles valent la peine de les payer. Pour ce faire, vous devez absolument maîtriser quelques fondamentaux de communication, et de négociation. Vous devrez savoir débattre les refus, mais aussi les accepter sans vous décourager.

Misez aussi sur le back-end

Le back-end, c’est tout ce qui fait partie du fonctionnement de votre activité et dont vos clients n’ont pas forcément conscience.

Le front-end, à l’opposé, c’est tout ce dont nous avons parlé au-dessus, et c’est très utile pour transformer les visiteurs de votre site et tout autre prospect en client.

Mais avec le back-end, vous êtes en mesure de créer un véritable système qui vous permettra de suivre le parcours de vos prospects en fonction de leur engagement vis-à-vis de votre entreprise.

Ainsi, en fonction de l’intérêt qu’ils montreront pour vous (abonnements Twitter, Youtube, newsletter, formulaire de contact etc.) et grâce à nombre d’outils, de stratégies éditoriales, et de renfort SEO (Search Engine Optimization), vous pourrez établir un protocole d’analyse et de suivi de ces contacts afin de leur offrir le contenu qu’ils attendent avant et après leur conversion en clients.

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Tout ce protocole doit, au maximum, être automatisé, rationalisé, et développé.

Sautez par-dessus les problèmes

Tous les entrepreneurs, sans exception, font face à un certain nombre de risques, et beaucoup de ces risques se concrétisent. Il est important de s’y préparer en amont, et dans certains cas, de prévoir une solution pour se relever.

Mais notez bien : parfois, il vaut mieux se préparer mentalement à… ne pas être préparé, puisque l’émotion liée au risque peut nous amener à travailler plus vite et plus intensément.

Les déséquilibres en termes de demande

Ne pas avoir assez de clients est bien le premier risque auquel on peut penser lorsque l’on crée son entreprise, et tout l’enjeu de votre travail, notamment de communication, est de l’éviter.

Il faut effectivement s’y préparer, apprendre à y remédier, et ne pas oublier le risque qui se cache derrière : avoir une demande tellement forte que production et trésorerie ne peuvent pas suivre.

  • La demande est insuffisante

Si votre entreprise ne décolle pas comme vous l’espériez, et que vous êtes encore au pain sec et à l’eau (mauvais régime pour un sportif), votre mission comporte deux étapes :

1- Vous remettre en question : analysez votre entreprise, votre activité et votre marché, quitte à repasser par des questionnements que vous estimiez derrière vous. Utilisez les informations que vous ont apporté les premiers moments de fonctionnement de votre entreprise.  Analysez la répartition de vos revenus en fonction de vos prestations. Comparez-vous à votre concurrence (en terme d’offre, de clientèle, de communication…).

2- Développer des stratégies de développement : les possibilités sont infinies. Si vos prestations tiennent la route, revoyez vos offres et votre stratégie commerciale (en pensant à proposer du packaging par exemple).

N’hésitez pas à investir, même si dépenser de l’argent en temps de disette peut paraître effrayant : coaching, experts SEO, personnel et freelances, ou même matériel informatique, tout ce qui peut vous aider à être visible, à travailler plus vite et plus efficacement. En contrepartie, réduisez les coûts qui ne relèvent pas de l’investissement.

Communiquez, trouvez des partenaires avec qui travailler (pour faire marcher le bouche-à-oreille et, par exemple, croiser des offres). Explorez des canaux de communication que vous n’avez pas encore essayés.

Et bien sûr, engager des prospects, c’est bien… les fidéliser, c’est mieux !

  • La demande est trop forte

Pour parer aux risques dûs à un décollage heureux mais un peu trop rapide de votre activité…

  1. Anticipez votre croissance dès l’élaboration de votre business : pour cela, vous devrez élaborer une véritable stratégie, qui prendra en compte l’aspect opérationnel de votre entreprise comme des aspects plus personnels. Parmi les questions que vous devrez vous poser : à quels types de collaborateurs ferez-vous appel (CDD / interim, CDI, prestataire…) lorsque vous ne pourrez plus tout gérer ? Comment répartirez puis optimiserez-vous votre temps (y compris celui que vous monétisez), et déléguerez-vous vos tâches ?
  2. Gérez l’augmentation de votre Besoin en Fonds de Roulement : Une hausse rapide de votre activité augmente votre BFR, c’est-à-dire que vous avez moins d’argent disponible immédiatement (vous êtes en attente d’être payé), et davantage de dettes parce que vous avez dû augmenter vos dépenses (embauche, dettes prestataires et fournisseurs, taxes, ou agrandissement du stock si vous vendez des biens).

Pour réduire ce besoin au maximum le temps de trouver une stabilité, tenez une comptabilité serrée, et faites-vous payer le plus tôt possible (de préférence avant de payer vos fournisseurs).

Les défaillances opérationnelles

Un autre type de risques ne concerne pas les problématiques en terme de demande mais reste tout aussi concret : ce sont les défaillances opérationnelles, tous ces obstacles dûs à l’activité courante de l’entreprise. Elles peuvent porter atteinte à votre fonctionnement comme à votre réputation. Elles peuvent être :

  • Endogènes : elles ont leur source dans le fonctionnement interne de l’entreprise. Il peut s’agir de problématiques liées aux ressources humaines, ou aux ressources matérielles. On distingue trois types de risques opérationnels majeurs : les risques juridiques (erreurs impliquant des responsabilités vis-à-vis de l’État ou de tiers), les risques informatiques (particulièrement sensibles au vu de l’importance de l’outil informatique), et les risques psycho-sociaux (liés au personnel de l’entreprise).
  • Exogènes : ces défaillances sont issues de facteurs extérieurs à l’entreprise (retards des fournisseurs, événements divers, ou même météo…)

Pour les éviter au maximum, anticipez les risques éventuels en les identifiant. Favorisez les échanges d’information en interne – pour la mise en place d’une intelligence collective vis-à-vis des risques- et avec la clientèle. Alimentez également une collecte d’informations externes, pour que toute défaillance puisse être prévenue ou corrigée dans un laps de temps adéquat.

C’est une bonne gestion de vos défaillances, et une résilience vis-à-vis de celles-ci, qui permettra à votre entreprise de conserver sa réputation (ou son e-réputation).

Les risques financiers

  • Apprenez de vos déconvenues financières : s’il s’avère que vous avez fait un mauvais investissement, que ce soit dans votre entreprise ou à l’extérieur, gardez en tête que cela relève complètement de l’expérience de l’entrepreneuriat. « C’est le risque du métier », il n’existe pas de « risque zéro », et en prenant ce risque, vous êtes devenu.e meilleur.e dans votre métier.
  • Malgré la nécessité de prendre des risques, vous n’êtes pas un joueur compulsif de casino (ou alors, seulement sur votre temps libre). Réservez-vous de l’argent de côté qui vous servira de secours en cas de déboire financier.

Les risques affectifs

Le nez dans le guidon de l’entreprise, peut-être y pense-t-on moins, mais les risques personnels et affectifs sont réels. Que vous ayez moins de temps à consacrer à votre entourage, ou que des désaccords naissent en raison de frustrations ou de divergences de points de vue, vous « risquez » de voir votre environnement affectif se remodeler.

Cela fait également partie de votre parcours et vous devrez faire deux choses :

  • Donner à chaque projet et personne la place qu’ils méritent, en définissant vos priorités. Ne sacrifiez pas vos priorités affectives pour vos projets, d’autant plus si cet entourage est un soutien indéfectible. Le temps que vous prendrez pour vous est autant d’occasions de ressourcement, de prises de recul pour mieux travailler.
  • Ouvrir vos horizons vers des individus qui vous ressemblent, partagent vos valeurs et vos préoccupations. N’envisagez pas un changement d’horizon comme une perte irrémédiable mais comme l’opportunité de grandir et de tisser de nouvelles relations empreintes de sens, qui vont seront profitables tant d’un point de vue personnel que professionnel. N’oubliez pas que cette ouverture doit être provoquée, et qu’il va vous falloir garder une attitude pro-active pour faire naître des liens.

Votre projet trouvera tout son sens et toute sa beauté dans l’intérêt que vous accorderez aux autres, et dans la curiosité que vous aurez pour l’humain derrière l’ « activité ».

Ne vous découragez pas à cause de ces obstacles à anticiper avant de se lancer dans l’entrepreneuriat, mais les avoir en tête vous permettra de mieux prévoir les évènements inattendus et d’être ainsi plus à même d’y répondre de la meilleure des manières !


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