Ludivine : Elle a quitté son job salarié pour devenir graphiste freelance

Ludivine a décidé de devenir graphiste freelance en 2012, alors qu’elle travaillait depuis 9 ans en tant que salariée. Dans cette interview, elle nous raconte le passage du salariat au freelancing et en profite pour nous donner quelques conseils très précieux. Bonne lecture !


Bonjour Ludivine, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Bonjour Charlotte, merci pour ton invitation me permettant de présenter mon parcours. J’ai toujours été intéressée par l’art et l’informatique, le métier que j’ai choisi d’exercer est un métier passion réunissant ces 2 centres d’intérêt. Je suis graphiste freelance et travaille majoritairement en sous-traitance pour des maisons d’édition, imprimeurs et agences marketing.

Pourquoi as-tu voulu devenir graphiste ?

Lors de la visite d’un salon d’orientation vers 16, 17 ans j’ai été fascinée par la démonstration d’un graphiste libérant un tigre de sa cage.

La manipulation peut sembler basique si tu connais un peu Photoshop, mais il faut se remettre dans le contexte. A la fin des années 90 ce n’était pas si courant de voir quelqu’un manipuler un logiciel de retouche. Cela m’a réellement impressionnée. J’avais trouvé LE job me correspondant.

J’ai eu beaucoup de chance, car je sais à quel point il est difficile de trouver sa voie. J’ai une fille adolescente, je suis donc proche de cette réalité. Que ce soit durant les études ou en étant déjà salarié, je trouve cela vraiment complexe de faire un choix, il y a tellement de possibilités !

Pourquoi avoir eu envie de devenir freelance ?

Suite à l’obtention d’un graduat en art graphique, j’ai démarré ma vie professionnelle dans une petite agence bruxelloise. Lorsque l’aventure s’est terminée pour l’agence (mes employeurs la délaissant un peu pour d’autres activités), j’ai rapidement trouvé un autre poste. Mais j’en voulais toujours plus. Le boulot en journée me plaisait, mais dès le retour à la maison je repassais directement devant l’écran avec cette envie naissante de développer mes propres projets.

Dès les premiers mois dans cette nouvelle société, je me rendis rapidement compte que je courais droit au bore-out (épuisement par l’ennui). Le rythme imposé par un contrat de travail ne me convenait pas tout à fait. Il n’y avait rien de plus frustrant pour moi que de regarder passer les heures alors que j’avais terminé les projets en cours et que rien d’autre ne m’était proposé malgré mes demandes.

Quand as-tu quitté ton employeur pour devenir freelance ?

Le déclic est arrivé en 2011, peu après le décès de mon grand-père.

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J’occupais un CDI à temps plein en parallèle au développement d’un portefeuille client en tant qu’indépendante complémentaire. Cela m’a attristée de ne pas pouvoir m’occuper correctement de ma grand-mère, mes horaires de bureau ne me permettant pas de me libérer.

J’hésitais à sauter le pas, car j’avais des missions récurrentes qui me permettaient de ne pas partir sans rien, mais quitter un CDI n’est jamais évident, c’est tout un monde à recomposer.

En 2012, j’ai donc négocié une rupture de mon contrat de travail, incluant une collaboration en tant que freelance avec mon employeur. Collaboration qui a duré quelques mois en attente d’une personne reprenant mon poste.

Les activités se sont bien développées en personne physique et un an plus tard, je créais la société limonad.be

Est-ce que tu as déjà regretté d’avoir posé ta démission ?

Pas une seule fois ! Je mentirais en disant que tout est simple, mais je suis persuadée d’avoir fait le bon choix. Le fait de se sentir en accord avec soi-même est tout aussi important à mes yeux qu’un salaire.

As-tu des projets pour les mois à venir ?

Quelques mois avant l’arrivée de la pandémie, j’avais décidé de ne plus louer de bureau à l’extérieur (ce que j’ai fait pendant 8 ans). Je voulais profiter du fait que mon bureau tenait dans un sac à dos. J’avais donc planifié de partir une semaine tous les 2 mois afin de goûter doucement au statut de digital nomad qui me faisait de l’œil.

Cerise sur le gâteau, j’habite à moins de 10 min d’un aéroport. Bien évidemment ce projet a été interrompu à cause du Covid, mais j’ai tout de même pu partir 3 fois (seule ou en couple). Le confinement a également rebattu les cartes, permettant à Damien (mon compagnon) et moi de disposer de plus de temps et de développer un blog. Nous avons hâte de faire nos valises afin de l’alimenter.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer en tant que freelance ?

Si, comme moi, tu ressens ce besoin, presque viscéral, de devenir freelance ; pas pour devenir riche, pas pour te la couler douce, mais simplement pour être heureux et te sentir plein d’énergie en pensant aux projets qui prennent vie et à ceux qu’il reste encore à développer, alors fonce !

Mets dès aujourd’hui tout en œuvre pour que ce rêve soit possible. Sécurise également certains aspects afin de ne pas vivre dans l’angoisse permanente.

Cela prendra peut-être un peu de temps, mais je suis persuadée que ta motivation prendra le dessus sur les éventuels obstacles.

J’espère lire ton parcours sur Pose ta Dem’ dans quelques années. À bientôt !


Que retenir de l’expérience de Ludivine ?

  • Préparez votre sortie en aménageant votre temps de travail de manière à disposer de plus de temps pour développer votre business.
  • N’hésitez jamais à poser des questions. Il existe beaucoup de solutions intéressantes, malheureusement souvent méconnues pour les nouveaux entrepreneurs. Voici quelques exemples : bureau à loyer modéré, aides financières, primes lors des premiers recrutements, réseaux d’affaires ….
  • Cultivez votre curiosité en restant ouvert aux opportunités et aux nouveautés dans votre domaine d’activité. Rien de tel que la formation permanente !

Vous pouvez retrouver Ludivine sur son site Internet, sur son blog et sur LinkedIn.


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