Prendre la décision de changer de métier à 50 ans

Philippe explique ici comment prendre la décision de changer de métier à 50 ans. Il donne de précieux conseils pour entrer en discussion avec toutes ces parties de nous qui s’affrontent pour faire pencher la décision. Bonne lecture !


Article invité rédigé par Philippe Andreoli


Une décision pas si facile à prendre

Lorsque l’idée de changer de métier, surtout à 50 ans, germe dans notre cerveau, cela implique souvent 2 conséquences. La première ? Cette pensée n’est pas prête de sortir de notre tête, surtout si elle nous a bien fait rêver. La seconde ? Cette idée entraine bien souvent une « bataille rangée intérieure », surtout quand elle nous parle d’un beau et grand changement comme une reconversion professionnelle.

Tout se passe comme si plusieurs « parties de nous » se disputent la prise de décision finale. L’enjeu ? Ne pas se tromper, et prendre la bonne décision. Bien souvent, cette décision n’est pas si facile, et on oscille ainsi entre « j’y vais » en jour 1, suivi de « oui mais », puis de « j’y vais plus », puis « oui mais », et on en finit plus d’hésiter jusqu’à ressentir une certaine pression qui nous poussera inexorablement vers la précipitation ou le renoncement. L’objectif est pourtant de faire ce qui nous motive, ET de le faire en sécurité, sereinement.

La PNL au secours de la prise de décision de changer de job

J’ai 50 ans, et quand j’ai une nouvelle idée, et qu’elle entraîne chez moi ce type d’hésitations, je me souviens de mes formations en programmation Neuro Linguistique (PNL). En effet, certains outils permettent d’entrainer une « négociation » entre les différentes « parties de moi ». En 2017, j’ai eu une envie importante de créer une boutique dans le bien-être et arrêter la formation, un jour de mai où l’opportunité s’est présentée.

Là, le manège a commencé.

OK j’y vais, je ne peux pas rater cette occasion… Oui, MAIS cela risque de ne pas marcher, et je ne suis pas certain de m’y plaire, ET je suis trop vieux pour changer de métier à 50 ans, MAIS bon c’est tout de même une bonne idée, et cet endroit est magnifique ! STOP ! Il est temps de ne plus chercher à prendre LA bonne décision, mais à prendre une décision. Pour cela, je vous propose les étapes suivantes :

1. Identifier et nommer ces différentes « parties de vous »

D’abord, je vous demanderai de bien réfléchir à ce qui suit. Chaque partie en jeu dans notre hésitation, nous veut du bien. Elle a une intention positive. Je serais tenté de croire par exemple, que ce « bout de moi », qui me souffle de ne pas investir est négatif, que c’est simplement le refus du changement, de sortir de ma zone de confort comme disent certains. Eh bien non !

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Oyez, oyez jeunes et moins jeunes gens, cette partie de moi me veut du BIEN. Je lui trouverai donc un nom sympathique, et positif. Voyons, qu’est-ce qui me vient ? Je l’appellerai « PARASOL », car il me protège aussi bien de trop de pluie, que de trop de lumière ! Pour la partie de moi qui veut me lancer, je l’appellerai ABOUTISSEMENT. Finalement, toutes ces hésitations seraient dues à un conflit entre 2 « états » de moi qui ont une bonne intention : PARASOL et ABOUTISSEMENT. Tout un programme !

2. Interroger chaque partie sur son intention concernant le changement de job à 50 ans

L’étape suivante consiste à entamer un dialogue avec chacune des parties de soi. Cela peut paraitre bizarre mais permet d’aller plus en profondeur.

Cela donne par exemple :

  • Si je n’étais que PARASOL, en quoi ce serait important pour moi de rester sur un statu quo ? On trouve souvent des réponses en forme de valeurs : ici la sécurité financière, la possibilité de donner une éducation aux enfants, le temps libre, etc.
  • Pour ABOUTISSEMENT, on retrouvera l’épanouissement, l’envie d’être utile, le besoin de vivre dans un endroit magnifique.

Une action intéressante consiste aussi à demander à chaque partie de trouver des qualités à l’autre. Cela donne : si j’étais exclusivement PARASOL, et que j’écoutais ABOUTISSEMENT (une autre personne) parler de son projet, qu’est-ce-que je lui trouverais comme qualités ? Le courage, la bienveillance, la foi en soi. Au final, me voilà face à deux parties de moi, qui ont des valeurs, une bonne intention, et qui se trouvent respectivement des qualités.

3. Bon, on change de métier ou pas à 50 ans ?

Cet exercice me permet de mettre en avant et d’ACCEPTER toutes les manifestations internes de la prise de décision. En effet, chaque partie est pilotée par une intention positive, des valeurs, et chacune nous apporte son lot de pensées, émotions, sensations physiques qui nous motivent, ou nous freinent. Finalement, l’idée n’est plus de se débarrasser de ce conflit interne, mais d’accepter de vivre l’intensité émotionnelle d’un moment de transition. Après la phase d’acceptation, je vous propose la phase de passage à l’action.

Passer à l’action pour changer de métier avec la matrice ACT

Une fois le choix d’une vie INTENSE fait, je me sens mieux mais n’ai pas avancé sur mon projet. Mon objectif est aussi de faire un second choix, celui d’une vie VALEUREUSE. En clair, on passe souvent plus de temps à fuir l’idée d’un échec, qu’à rechercher à satisfaire nos valeurs.

Reprenons mon exemple avec la boutique. Au plus fort de la tempête sous mon crâne, j’étais comme le lapin en face d’une carotte apercevant au loin un renard. Devais-je m’approcher de la carotte ou m’éloigner du renard ? La thérapie d’acceptation et d’engagement ACT, propose un exercice destiné à nous aider dans ce type de dilemme, la matrice.

Quels sont les sentiments, pensées, sensations physiques que je cherche à éviter en n’agissant pas ?

  • Le sentiment d’insécurité financière
  • La sensation de perdre le contrôle de la situation
  • Les pensées comme « à quoi bon », « je ne suis pas à la hauteur », « qu’est ce que je vais devenir si ça échoue », « qu’est-ce qu’on va penser de moi », « on est trop vieux à 50 ans pour poser sa démission »

Et vous ? Qu’est-ce qui vous vient et que vous vivez de manière désagréable lorsque vous envisagez la reconversion ?

Quelles sont les valeurs pour lesquelles vous pouvez vous engagez ?

On peut reprendre ici les valeurs citées dans l’exercice de la négociation des parties :

  • Être utile à la santé et au bien-être des personnes
  • Avoir une sécurité financière pour l’éducation de mes enfants
  • Vivre dans un bel endroit
  • Avoir du temps libre

Vous l’avez sûrement compris, l’important pour être bien n’est pas de prendre LA bonne décision avec telle ou telle option, mais de choisir de s’engager dans des actions qui vont satisfaire nos valeurs, et donner du sens. En 2017, peu importe si je crée une boutique ou pas, l’important est que je commence à AGIR pour donner une nouvelle orientation à ma vie professionnelle, tout en préservant ma vie personnelle. Je décide donc à ce moment là d’opérer à des changements, l’opportunité de la boutique était juste un signal : fais quelque chose mais pas n’importe quoi si tu veux changer de métier à 50 ans ! A partir de ce moment, et toutes les parties de moi étaient d’accord, mas actions allaient être engagées pour déménager dans un endroit plus beau et plus paisible, être utile au bien-être et à la santé des personnes, permettre l’autonomie personnelle et professionnelle de mes enfants.

Ancrer la motivation avec les huiles essentielles

J’ai trois passions professionnelles, ou domaines d’expertise qui sont la formation, le développement personnel et l’usage des huiles essentielles. Je mélange volontiers les 2 dernières avec des résultats intéressants.

Afin de mieux traverser une période de transition qui apporte son lot de pensées, émotions, stress et ses sensations physiques plutôt désagréables, je vous propose d’agir pour votre bien-être en réalisant l’exercice suivant, le plus souvent possible. Vous aurez besoin pour cela d’un flacon d’huile essentielle d’Ylang Ylang.

  1. Je voudrais que vous imaginiez que votre reconversion est finie, tout s’est passé comme vous le souhaitiez, et même encore mieux. On est lundi matin et vous partez au travail, serein et heureux de cette nouvelle vie. Tout s’est très bien passé. Dans quel endroit travaillez-vous ? Quel type de personnes côtoyez-vous ? Quels sont vos horaires ? Où déjeunez-vous ? Quels sont vos loisirs ? Que faites-vous de votre temps libre ?
  2. Observez vos émotions, vous avez changé de métier à 50 ans et tout s’est bien passé ! Saisissez le flacon d’huile essentielle et ouvrez-le lentement. Lorsque vous ressentez cette confiance dans un avenir vous apportant le meilleur, approchez le flacon de votre nez (vous ne risquez rien !), et commencer à respirer le parfum qui se dégage. Réalisez 2 à 3 cycles de respirations et sentez le calme et la sérénité vous envahir
  3. Refermer le flacon puis profitez encore de l’instant.

L’huile essentielle d’Ylang Ylang, pour un nouveau job ?

Riche en sesquiterpènes, esters et phénols (chimiste de formation, il fallait que je le dise !), cette huile, aux fragrances très agréables, est utilisée en aromathérapie pour ses vertus antispasmodiques, anti-inflammatoires et ré-équilibrantes, et en olfacto-thérapie (ce qui nous intéresse aujourd’hui) pour se protéger du stress, des doutes et retrouver optimisme, tolérance, douceur, harmonie, et sérénité.

Une fois l’exercice ci-dessus réalisé plusieurs fois par semaine, le simple rappel de ce parfum pourra vous amener un retour de ces émotions, combinant l’effet intrinsèque de l’essence, à celui de l’ancrage émotionnel favorisé par l’exercice de pleine conscience. S’il vous était impossible de vous procurer cette huile ou que l’odeur vous était désagréable, vous pourriez utiliser l’huile essentielle de petit grain bigarade pour un effet voisin. Vous pouvez aussi creuser la notion de bienveillance.

Changer de métier à 20 ou 50 ans : ce qu’il faut retenir !

Afin de limiter au maximum l’agitation mentale autour de l’idée de changer de métier à 50 ans, et favoriser un passage à l’action mesuré et efficace, vous pourrez :

  • Garder à l’esprit qu’une fois l’idée ancrée, inutile de chercher à s’en débarrasser, le train est en marche !
  • Le conflit interne est parfaitement normal, et chercher à le résoudre est inutile car chaque partie de nous défend une intention positive et des valeurs. La solution est d’accepter de vivre intensément ses pensées et émotions sans chercher à les changer. La méditation de pleine conscience et les huiles essentielles peuvent nous y aider.
  • L’important n’est pas de changer à tout prix, ou de ne pas prendre de risques, mais de s’engager dans le sens de ce qui est vraiment important, dans tous les domaines de notre vie

Qu’est devenu mon projet de reconversion ? Je n’ai pas créé de boutique en 2017, mais déménagé et intégré l’aromathérapie à mes formations en 2019. Je viens de créer un blog destiné aux porteurs de projets d’activité dans les domaines de la formation ou du bien-être. Ainsi aujourd’hui, PARASOL et ABOUTISSEMENT se voient en parfaite harmonie par rapport aux valeurs défendues 🙂


Vous pouvez retrouver Philippe, qui explique comment prendre la décision de changer de métier à 50 ans, sur LinkedIn et sur son site Internet.


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