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Julie : Reconvertie en slasheuse, elle met en oeuvre des stratégies favorisant le bien-être de chacun dans les organisations

Julie reconvertie en slasheuse

Après une carrière dans la grande distribution, Julie s’est reconvertie en slasheuse. Sa mission : remettre l’humain au coeur des organisations. Dans cette interview, elle nous dévoile en toute transparence pourquoi elle a quitté son job et comment elle a trouvé sa voie. Elle distille ici de nombreux conseils très précieux à lire et relire sans modération ! 


Bonjour Julie, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Après mon bac, j’ai démarré un DUT en techniques de commercialisation sans me poser véritablement la question de ce qui pouvait me plaire (je me rappelle d’une conseillère d’orientation au lycée qui m’a bien demandé “ma matière préférée”, et après avoir répondu “anglais” m’a tout simplement dirigée vers une licence en Langues Etrangères Appliquées, sans essayer d’en savoir plus sur moi.. Joli raccourci…que je n’ai pas pris !).

La question pour mon avenir se portait plutôt sur ce que mon parcours universitaire allait m’apporter pour ma vision de la “réussite” à l’époque. Et travailler en entreprise, à l’international, en faisait partie. J’ai d’ailleurs passé une année en école de commerce aux Pays-Bas pour engager ce côté international. Suite à cela, un Master en Marketing, une matière que j’aimais pour la partie compréhension des individus et création des produits ou services.

A la suite de mes études, j’ai décroché un stage de fin d’études puis un job dans un grand groupe de distribution alimentaire, à l’international, en tant que chargée d’études marketing. Ce métier s’était révélé naturellement, je voulais aider l’entreprise à comprendre comment vivent les gens pour lui permettre de proposer des produits dont les habitants ont besoin.

J’ai évolué ainsi pendant 5 années, au sein des équipes Produit puis plus tard vers un poste plus proche des décisions stratégiques globales du groupe.

Quel a été le déclic ?

Je vais être très transparente : en me rapprochant du “sommet” de l’entreprise avec mon dernier poste, j’ai vite compris que la politique et les guerres d’ego primaient sur les décisions prises, au détriment des habitants mais aussi des collaborateurs. Je fais partie des personnes qui, comme beaucoup de ma génération je pense, croient profondément qu’on peut faire du business en ayant un impact positif sur les individus et sur la planète.

Je sentais au fur et à mesure que j’étais de moins en moins à l’aise avec les décisions prises par les dirigeants et de moins en moins à l’aise avec mon “why”: pourquoi je fais ce job ? Mes valeurs profondes étaient heurtées. Mais bon, j’avançais tête baissée, “après tout on est pas si mal ici, et puis l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs”, me disais-je.

Et puis un jour, une personne est rentrée dans ma vie et après plusieurs discussions concernant mon job (souvent avec beaucoup d’émotions de ma part), m’a demandé un truc qu’on ne m’avait jamais demandé: “Julie c’est quoi tes rêves ?”.

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Mes rêves ? Quels rêves ?! Pour moi, les rêves c’était pour les “artistes”, ou les riches qui peuvent se les acheter. Il y avait la vie, et c’est tout.

En réalité cette question m’avait bouleversée. Quelques jours plus tard, je me suis posée devant une feuille blanche. Elle l’est restée, et j’ai pleuré. Parce que je me suis rendu compte que je m’étais perdue, que je m’étais enfermée dans un système, la société, cette entreprise, et que j’aspirais à mettre mon énergie et mon âme ailleurs.

Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

J’ai consacré l’année 2019 à la recherche de mes rêves. En fait, plus concrètement, à la recherche de moi-même. Qu’est-ce que je veux apporter au monde ? Quels talents, qui me sont propres, peuvent servir au monde?

J’ai démarré un bilan de compétences. J’étais prête à revoir tous mes idéaux, bousculer mes croyances, remettre les compteurs à zéro.

En parallèle de cette réflexion, j’avais commencé à partager avec les collaborateurs de l’entreprise mon goût pour le sport et son utilité pour le bien-être. J’ai animé une première session, nous étions 5, ce qui me paraissait déjà beaucoup. J’ai proposé mes exercices, ma musique : un partage en toute authenticité et humilité, précisant que je n’étais pas coach professionnelle. La session suivante a amené 10 personnes et on m’a demandé de continuer… petit à petit, j’ai mis en place une séance par semaine, un planning d’inscription, une communauté digitale en interne pour prévenir des séances à venir, partager nos photos et musiques… C’était mon univers à moi, ma petite création.

Ces sessions m’apportaient une sensation rarement rencontrée auparavant : j’avais rendez-vous avec mes tripes. Je me rendais compte que cela me mettait dans un niveau d’énergie totalement différent d’animer ces groupes chaque semaine.

Cela a duré 1 an et demi, 66 sessions, et entre 20 et 30 participants en moyenne (jusqu’à 50 même une fois).

Grâce à ma coach en bilan de compétences, j’ai mis le doigt sur le fait qu’au-delà du sport, c’est le collectif et l’animation de groupe qui me donnaient cette énergie, car finalement j’ai toujours fait ça naturellement, rassembler les gens et tirer parti du collectif. J’ai pu relier cela à d’autres situations dans ma vie perso et pro, où j’avais souvent des initiatives à ce sujet.

C’est vraiment la combinaison de cette expérience et du bilan de compétences qui m’a permis de prendre la décision de me réinventer et de quitter mon job pour vivre en étant pleinement alignée avec qui je suis. Cela m’a même permis d’aller plus loin que « juste » me réinventer. Je me suis trouvée, rencontrée. Finalement, j’ai compris qu’imaginer vivre ses rêves, aspirer à libérer son potentiel, c’est pas seulement “un truc d’artiste”, mais qu’au contraire :

On est tous artistes, ceux de nos propres vies.

 

Comment s’est passé ton départ ?

J’ai eu plusieurs rendez-vous avec les RH avant de demander une rupture conventionnelle et rencontrer la DRH. Ca a pris plusieurs mois, j’ai parlé de ma démarche de bilan de compétences, des sessions sportives qui ont été révélatrices et du projet qui était en train d’émerger chez moi. Celui-ci ne collait pas avec les besoins immédiats de l’entreprise (d’après les RH) et de mon côté j’avais un besoin en formation imminent dans l’animation sportive, donc nous avons conclu à une rupture conventionnelle.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui cherche sa voie ?

Avant de chercher le “comment”, j’invite tout le monde à prendre de la hauteur et se demander “où je serais, dans ma vie idéale ? Qu’est-ce que j’apporterais au monde ?” – ce n’est vraiment pas évident et un accompagnement peut s’avérer nécessaire pour y répondre.

Pour moi, tout démarre par la connaissance de soi et de ses talents. Et il faut parfois remonter à très loin dans le passé pour mettre en évidence cette chose que tu fais si naturellement depuis enfant, dans laquelle réside un véritable talent qui t’est propre.

Et ce n’est pas parce que tu n’as pas de passion que tu n’as pas de talents !

Il est aussi important de débloquer les croyances accumulées depuis ton enfance. Ma vision de la réussite se résumait à une vie en entreprise, en bureau, avec des voyages à l’étranger. Peut-être parce que c’est ce dont rêvaient tous parents pour leur enfant à l’époque, qu’ils m’ont sans doute transmis, et c’est ok. Ou alors c’est l’image “business” à l’américaine, ou encore ce qu’on m’a dit à l’école, que sais-je. Tout comme la sécurité financière, tout comme le “CDI graal”, tout comme l’achat dans l’immobilier dès que possible… Mais toi, peut-être que tu as envie de faire autrement, à ta manière. Et c’est totalement ok ! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise voie, il n’y a que la tienne.

Ce qui m’a beaucoup aidée et ouvert l’esprit sont les rencontres. Sors de chez toi, va à des conférences sur des sujets (peu importe lesquels !) qui t’intéressent, interviewe des gens qui font un métier qui a l’air sympa selon toi… à CHAQUE fois je suis ressortie avec quelque chose. Une nouvelle personne à contacter, une notion à creuser, une formation à regarder, un nouveau métier à explorer…

Il y a aussi d’excellents ouvrages, conférences, interviews en ligne, réseaux (dont Pose ta Dem’ !!) qui font avancer.

Enfin, je te dirais de tester, d’oser. Partage les choses que tu aimes ou que tu fais naturellement autour de toi. Sans but. Et sens toi légitime, puisque c’est ce qui est naturel pour toi. Si je n’avais pas commencé à donner des sessions sportives, je n’aurais jamais su que j’aimais cela, et surtout ce que j’aimais DANS cela. Il faut tester pour sentir si on est au bon endroit au bon moment. Tu sais, les petits guilis dans le ventre !

En fait, il faut sortir de cette boite dans laquelle on s’est rangé et s’écouter, ouvrir le champ des possibles, et surtout oser agir.

Comment ont réagi tes proches ?

Pour parler de ma famille, cela a pris plusieurs mois pour arriver à l’acceptation. Disons que j’ai posé des petits cailloux au fur et à mesure du temps, pour qu’ils comprennent que la situation était critique pour moi et que je me mettais en route pour que cela change, sans pour autant leur dire que je comptais tout chambouler (la pire insécurité pour un parent je crois – “mais tu ne vas pas vivre sous un pont” m’a déjà dit mon père).

Je leur ai parlé de ma démarche de bilan de compétences, mais je restais vague sur ce qui en ressortait. D’abord parce que c’est un chemin personnel et aussi parce que honnêtement je ne voulais pas qu’on me déstabilise encore plus avec des questions auxquelles je ne savais pas encore répondre.

Le dernier caillou a été l’annonce de la signature de ma rupture conventionnelle, qui a été très bien accueillie du coup. Je crois que mes proches sont fiers de celle que je suis aujourd’hui 🙂

En quoi consistent tes activités aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je me reconvertie en slasheuse (multi-activités). Le coeur de mon projet est la transformation au sens large, avec une priorité sur les entreprises. Remettre l’humain au coeur des organisations, et leur permettre de (re)devenir des sociétés au sein de la Société, avec un vrai impact positif pour les individus et la planète. Et je pense que cette transformation passe d’abord par la relation à soi et la relation à l’autre.

Comme dit plus haut, ce qui m’anime c’est le collectif, l’intelligence du groupe avec chaque individu qui apporte au groupe et vice versa. Je l’expérimente avec le sport comme outil de bien-être et de lien social. C’est pour cela qu’en ce moment je me forme pour devenir officiellement professionnelle dans l’animation de Sport Santé. Je suis également formée à l’animation de formations et continue à explorer diverses méthodologies permettant l’émergence d’idées issues d’un groupe, comme le co-développement par exemple. Je m’ouvre aussi aux neurosciences et à la psychologie, à l’intelligence émotionnelle etc.

J’envisageais au départ ces deux missions séparément, mais finalement elles visent le même but : identifier les besoins de personnes et de groupes, imaginer et mettre en oeuvre les stratégies favorisant le bien-être et la croissance de chacun, amener les individus et le collectif à être acteurs de ce changement…

Pour le moment, j’ai envie d’exercer dans l’entreprise, mais je pense aussi intervenir dans le milieu éducatif. D’abord parce qu’on n’apprend pas assez sur nous-mêmes à l’école pour faire les bons choix pour qui nous sommes réellement, et ensuite car l’école forme les managers de demain !

Bref, en ce moment, je continue de me nourrir, d’explorer, de tester aussi. Cela fait “seulement” 4 mois que j’ai quitté mon entreprise et j’ai vraiment retrouvé cette énergie, cette créativité (que je pensais ne pas avoir du tout !), cette envie d’ouvrir le champ des possibles pour casser les codes pesants et destructeurs, mettre la main à la pâte pour apporter ma contribution à ce monde avec mes talents et peu importe la forme que cela prend. Par exemple, je ne suis pas fermée sur le statut, indépendante, salariée, multi-statut…peu importe tant que j’exerce mes talents en lien avec mes valeurs.

Comment gères-tu la transition financièrement ?

Avant de demander une rupture conventionnelle j’avais pris le temps de faire le point sur mes économies, calculé mes allocations chômage, mes indemnités de rupture etc… Bref l’argent ne tombant pas du ciel et étant nécessaire pour vivre, il est clair que je n’allais pas partir sans me faire une idée de la possibilité de vivre ou non au moins pendant 1 an sans salaire.

A côté de cela j’ai aussi pris en compte toutes les dépenses liées à mon job et à mon style de vie: essence, déjeuners à l’extérieur, virées shopping, afterwork…et quand on soustrait tout ça, finalement on relativise. Car dans ma vie actuelle, je n’ai pas besoin de tout ça. Je continue à me faire plaisir, mais différemment.

En fait, quand on se sent bien dans ses baskets, on a moins besoin de compenser avec des choses extérieures.

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi, et comment les dépasser ?

Il est clair qu’il faut braver des croyances et des peurs au quotidien. Si on reparle de l’argent, sécuriser son départ ne veut pas dire se faire peur. Il ne faut pas que l’argent devienne un “faux frein”. Nous avons la chance en France d’avoir un système qui permet à chacun d’avoir un minimum de revenu et c’est bien utile, notamment en cas de reconversion. Sans cela, je ne sais pas si je l’aurais fait.

Je pense qu’envisager une reconversion revient à sortir de sa zone de confort sur plein de sujets, déjà sur soi-même et découvrir qui on est vraiment (pas évident) et ensuite quitter les normes de la société et agir avec sa propre conscience, sans savoir en plus ce que cela va donner derrière ! Cela peut être vécu comme un saut dans le vide, mais si on est bien ancré dans son projet, aligné avec ce qu’on met en oeuvre et qu’on y prend du plaisir, alors pas à pas on y arrive.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite entamer une reconversion ?

Teste tes idées, mets en quelques unes en place (même si ce n’est pas parfait) et écoute les retours des gens. Pas les critiques malveillantes qui reflètent des peurs, mais les critiques constructives et les compliments qu’on te donne. Apprends à accepter les compliments, car ce qui peut te paraître n’être pas grand chose pour toi (normal, c’est naturel et tu le fais avec plaisir !) signifie beaucoup pour les autres. Sans les participants aux sessions de sport en entreprise, je n’aurais jamais envisagé ce virage.

Ecoute les autres et écoute tes tripes ! A chaque étape.

Je ne me considère pas encore comme “reconvertie” car je ne gagne pas encore de revenus liés à mon projet et je sais que le parcours comprendra des moments difficiles et de la remise en question. Mais est-ce que ca peut vraiment être pire que de faire un job dans lequel ta flamme s’atténue petit à petit ? Au pire, ca marche 🙂


Que retenir de l’expérience de Julie ?

  • Le bilan de compétences est un outil très utile pour amorcer un changement de voie, alors n’hésitez pas à l’utiliser !
  • Pour trouver sa voie, il faut se poser les bonnes questions, alors n’hésitez jamais à vous faire aider dans cette introspection, c’est un gain de temps parfois conséquent.
  • Passion ≠ talent : ne pas avoir de passions ne veut pas dire ne pas avoir de talents !!
  • Sortez et allez à la rencontre de ceux qui vous inspirent : vous en retirerez toujours quelque chose de positif.
  • Osez, testez et surtout lancez-vous !

Vous pouvez retrouver Julie, reconvertie en slasheuse, sur Instagram et sur LinkedIn.


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