De salarié à entrepreneur : 12 clés pour te lancer avec plus de sérénité

Dans cet article, tu vas trouver 12 clés pour te lancer beaucoup plus sereinement dans la grande aventure de l’entrepreneuriat. Je te les propose en 3 temps :

  1. Faire évoluer ton état d’esprit
  2. Bien t’entourer pour mieux avancer
  3. Te sécuriser financièrement

Il en existe bien sûr beaucoup d’autres, mais celles-ci sont issues de mon expérience haut en couleurs de ces derniers mois et me semblent incontournables pour t’accompagner dans ta phase de lancement !


Article invité rédigé par Julie et Isabelle


J’ai toujours eu l’âme entrepreneuriale. Dès la fin de mes études, je commençais déjà à élaborer des plans sur la comète : ouverture d’un lieu de vie en milieu rural, ateliers de spectacle vivant, freelance en communication… Pour moi, le salariat n’était qu’un tiret entre deux périodes de ma vie (les études et mon activité).

Ça ne s’est, bien sûr, pas du tout passé ainsi.

Après avoir enchaîné 3 postes et des périodes de chômage plus ou moins longues, je suis devenue « chargée de communication en collectivité territoriale ». Un job qui n’a jamais été une vocation puisque j’avais seulement accepté de faire un remplacement temporaire pour « dépanner ». Qui a duré 3 ans.

Alors, quand j’ai fini par quitter mon emploi en mars 2021, j’ai senti que je prenais le chemin de la liberté (enfin !). Mais, et même si je ne regrette absolument pas mon choix, l’entrepreneuriat n’a pas été le chemin de santé que j’espérais. 😉

C’est ce que j’ai envie de te partager aujourd’hui. Pas pour que tu baisses les bras dès le départ (loin de là !), mais plutôt pour te montrer que, même si le chemin s’avère plus difficile que prévu, il existe des outils qui vont te permettre d’être équipé face aux aléas. La bonne nouvelle, c’est qu’ils sont, soit déjà en toi, soit à ta portée !

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Faire évoluer son état d’esprit : de salarié à entrepreneur

Cela peut prendre plus ou moins de temps de changer son état d’esprit (selon ton expérience, les personnes que tu vas rencontrer, les accompagnements que tu vas faire, etc.). Je te partage ici 6 clés pour te lancer, des clés à activer pour entamer cette transition sans attendre :

Clé n°1 : Un vrai cheminement personnel entreprendre tu devras

Parce que oui, pour développer ton état d’esprit d’entrepreneur, il faut :

  1. Apprendre à te connaître vraiment, aller à la rencontre de qui tu es en profondeur. Pour cela, il existe beaucoup d’outils. À toi d’utiliser ceux qui te parlent : Human design, astrologie, chronotype…
  2. Savoir ce que tu veux, et où tu as envie d’aller.
  3. Découvrir ce que tu veux apporter au monde, trouver le message que tu as envie de lui délivrer et qui te fait vibrer x10 000.
  4. Développer ton estime de toi et ta confiance en toi.
  5. T’autoriser à voir grand et à laisser place à toute ta puissance, en balayant tes peurs.

Pour entreprendre ce cheminement, je te conseille d’écumer les rayons de développement personnel mais aussi les coachings sur le sujet (sans toutefois tous les réaliser 😉 mais en prenant ce dont tu as besoin, on va voir plus tard comment). Au fil du temps, tu vas renforcer tes armes intérieures pour te rendre indestructible.

Par exemple, de mon côté, j’ai rejoint un programme de 7 semaines sur la puissance féminine et participé à des ateliers sur les croyances limitantes et l’estime de soi. J’ai même fait des séances d’hypnothérapie. Et je poursuis ce chemin pour aller débloquer mes croyances et mes peurs…

Clé n°2 : Tes croyances limitantes à transformer tu réussiras

Pour passer d’un état d’esprit de salarié (qui suit les directives des autres) à celui d’entrepreneur (qui dirige), les croyances limitantes sont un point clé. Ce sont ces vérités que ton mental a érigées comme véridiques, mais qui t’empêchent d’avancer dans la vie : « il faut travailler dur pour réussir », « je n’en suis pas capable », et autres joyeusetés. On se rend souvent compte que les limites que nous pensons avoir sont celles que nous nous imposons à nous-mêmes.

Essaie de faire la liste de tes croyances par rapport à une thématique (gagner de l’argent, le travail, ton activité, ce que tu vaux, tes relations, etc.). Choisis-en une et trouve, dans ton expérience personnelle ou celle de quelqu’un d’autre, un exemple qui va la remettre en question et l’ébranler. Tu peux ensuite chercher une croyance inverse, aidante, positive, et te la répéter régulièrement (voire, la garder sous les yeux en permanence).

Clé n°3 : De t’écouter tu n’oublieras pas

Suivre les stratégies, c’est bien. Développer ton intuition, c’est encore mieux ! Et les deux ne sont pas incompatibles.

Une de mes grandes erreurs en 2021 a été de suivre (trop) les conseils des autres, sans m’écouter. Je me disais que si eux avaient réussi ainsi, je réussirais de la même manière (encore une croyance 😉 ). Autant te dire que je suis tombée de haut lorsque je n’ai pas eu les résultats escomptés.

Mais ce qui était encore plus frustrant, c’est qu’au fond de moi, je ne me sentais pas à l’aise avec ces stratégies. Je me forçais à les suivre.

Il faut donc trouver le bon équilibre entre t’écouter et apprendre des autres. Toi seul sais ce qui est bon pour toi en réalité. Retiens ça : tu es ton propre patron désormais (ou bientôt), et il n’y a que toi pour t’obliger à faire des choses que tu n’aimes pas. C’est le moment de voir grand. Libère TES rêves. Les autres peuvent te conseiller, mais c’est à toi d’y arriver à ta manière.

Clé n°4 : Ta posture de CEO tu travailleras

C’est un point que j’ajoute ici, mais en réalité, je l’ai découvert depuis peu. Avant ça, j’évoluais en même temps dans l’opérationnel (position de salarié) et dans la stratégie (position de dirigeant). Si bien que, dès que j’avais une idée (autant dire, chaque semaine), je retournais dans la réflexion et délaissais l’action pure. Résultat : je n’avançais pas autant que je le voulais, et réfléchir me permettait aussi de procrastiner.

Le conseil utile que l’on m’a donné : se caler des CEO days ou, en français, des journées dédiées à la stratégie de mon entreprise (CEO = Chief Executive Officer = directeur général). Ce qui me permet de découper mon temps beaucoup plus précisément : j’organise 2 CEO days chaque début de mois où je fais le bilan et peaufine la stratégie du mois suivant. Puis, je ne m’en occupe plus pendant 1 mois, je reste focus sur l’exécutif (mais attention, des tâches que j’aime réaliser et pour lesquelles je suis douée 😁 ). Et ainsi de suite.

Clé n°5 : Ta capacité d’adaptation tu développeras

Devenir entrepreneur, c’est prendre un chemin plein de surprises. On ne sait pas à l’avance ce qu’on va vivre, et ce, même si l’on planifie bien toutes nos actions et nos objectifs. Les résultats espérés peuvent ne pas se dérouler comme on le souhaite. Personnellement, cela m’est arrivé régulièrement ces derniers mois. Et ça fait partie du jeu ! Alors, comment s’en sortir ?

En apprenant à rebondir.

Je ne te dis pas de repartir sur les chapeaux de roue juste après un échec (il faut quand même un temps à l’ego pour le digérer 😉 ). Tu as tout à fait le droit de te reposer avant. De mon côté, je fais une pause, je réfléchis à ce que j’ai envie de faire et qui va me motiver à nouveau (par exemple, voir mes amis, puis, créer un nouveau format de formation). Et ensuite, seulement, je repasse à l’action, remotivée comme jaja !

D’ailleurs, les échecs sont seulement des expériences qui nous apprennent quelque chose. Ce serait même plutôt surprenant de ne pas rencontrer d’échecs dans l’entrepreneuriat. Qui a tout compris dès le début ? Être entrepreneur, c’est être en test permanent. Et c’est ce qui est intéressant ! Parfois on trouve ce qui fonctionne et on va le développer. Et d’autres fois, ça ne va rien donner.

Clé n°6 : Du repos tu te permettras

Dans la vie, comme dans la nature, il y a des phases d’activité et des phases de repos. Ce sont des cycles qui se répètent sans cesse. Même si tu ne t’en rends pas forcément compte, les périodes de ralentissement sont importantes puisqu’elles préparent en douceur ton retour à l’action. Elles peuvent parfois prendre du temps… mais elles sont essentielles. Plus tôt tu les accepteras, plus tôt tu arriveras à avancer avec.

Pour ma part, j’ai eu plusieurs périodes de fatigue en 2021 et 2022, et même d’épuisement moral. J’ai mis quelques mois à les accepter (c’est un travail régulier d’ailleurs, la culpabilité de ne rien faire est une injonction dont il est difficile de se débarrasser !). Et quand je les sens venir à présent, et bien j’essaie de ne pas me flageller puisque c’est NORMAL.

L’aventure entrepreneuriale est un marathon, pas un sprint.

Ce qui signifie que tu dois penser sur la durée : à long terme pour savoir dans quelle direction tu veux aller dans ta vie, à court terme pour poser tes premiers objectifs et donc tes premiers pas. Et avancer au jour le jour en fonction de ton énergie fluctuante.

Bien s’entourer pour avancer avec confiance

Complètement complémentaire de tout ce qu’on a vu plus haut, l’entourage est très important dans ton aventure d’entrepreneur. D’abord, parce qu’on se retrouve assez vite seul si on n’y fait pas attention. Et ensuite, parce que certaines prises de conscience essentielles vont te venir de l’extérieur.

Clé n°7 : Se faire accompagner tant sur le plan professionnel que personnel

Et ce, dès le début. Dès mon lancement, je me suis fait accompagner, et je confirme que c’est vraiment une bonne idée ! Je n’aurais pas eu certaines prises de conscience ou passages à l’action ces derniers mois si le déclic ne m’était pas venu des autres.

Mais, vigilance : choisis bien tes accompagnements !

Dans mon cas, depuis 10 mois, j’ai effectué 2 accompagnements professionnels et 3 accompagnements personnels. Mes accompagnements sur le plan perso sont ceux qui m’ont le plus apporté. Pourquoi ? Parce que j’avais besoin visiblement de travailler cette partie-ci avant de travailler sur mon entreprise.

J’avais également bien ciblé mes besoins :

  • m’en sortir financièrement en attendant de pouvoir me rémunérer (une inquiétude en moins),
  • me reconnecter avec qui je suis réellement. J’avais un peu l’impression de m’être perdue dans le salariat.
  • me détacher de certaines croyances par rapport à ma valeur et mes capacités (coucou 🖐️, le syndrome de l’imposteur).

Le travail le plus important à faire est celui qui est à l’intérieur. Quand on sort du salariat, on a souvent beaucoup de freins et d’idées préconçues dont il faut se débarrasser pour pouvoir s’autoriser certaines choses et construire son activité.

En résumé :

  • Oui, il faut se faire accompagner. Mais il faut bien définir ce que tu as besoin de travailler et voir si l’argumentaire de vente correspond à 100% à ce que tu cherches (avec l’assurance des témoignages d’anciens clients).
  • Oui, il faut aussi travailler sur soi-même, en parallèle de tout ce que tu veux apprendre pour lancer ton entreprise (stratégies marketing, communication, etc.). Des stratégies pour gagner de l’argent avec ton business, il y en a plusieurs. Mais si tu n’arrives pas à te dépasser, elles ne servent à rien.

Attention au syndrome de l’objet brillant qui te fait enchaîner divers accompagnements et formations juste pour la promesse qu’ils te donnent, sans que tu en aies réellement besoin. Dans ce cas, je te conseille de te poser les questions suivantes quand l’un d’eux te fait de l’œil : En as-tu réellement besoin ? Là, tout de suite, maintenant ? ou plus tard, ce sera bon aussi ? Cela va-t-il t’apporter quelque chose de primordial pour ton activité, dont tu ne peux pas te passer ou que tu ne peux apprendre pas seul ?

Clé n°8 : Enrichir son écosystème pro

Voici quelque chose que je n’ai pas appliqué dès le début. Après mon 2ème échec de lancement d’offre, j’avais besoin de me ressourcer pour savoir si je me sentais sur la bonne voie.

J’ai donc contacté quelques personnes dans ma thématique (éco-responsabilité, bien-être) avec qui j’avais échangé sur les réseaux, qu’on m’avait conseillées, ou qui m’inspiraient. Juste comme ça, avec la seule intention d’échanger.

Et j’ai découvert que ce que je vivais, que je prenais comme un échec personnel (« tu es vraiment une grosse nulle »), en fait, était NORMAL (eh oui, là encore). Quand j’ai expliqué mon activité à ces personnes, j’ai senti que cela résonnait chez elles. Elles m’ont incitée à poursuivre, à ne pas lâcher. Exactement ce dont j’avais besoin.

Donc, un conseil que je me donne à moi-même également : lorsque tu as des difficultés pour avancer, tourne-toi vers les autres.

  • Ils ont une autre expérience et peuvent donc te conseiller,
  • Ils ont du recul par rapport à ta situation et peuvent te la faire voir d’un œil neuf.

Une bonne manière de retrouver motivation et réconfort.

Pour les approcher plus facilement, tu peux les rencontrer dans des groupes Facebook et LinkedIn (présente-toi dans un post et demande si certains souhaitent échanger) ou sur Instagram (dans les commentaires des posts ou en messages privés). Tu peux aussi répondre à des questionnaires de projets, et prendre contact avec les porteurs.

Clé n°9 : S’inspirer mais ne pas se comparer

J’ai longtemps cru que c’était facile de monter une entreprise qui fonctionne, dès le départ. Et cela, juste parce que j’avais lu et entendu quelques success stories. C’est devenu une croyance (« ça peut être facile de réussir ») qui a évolué au fil de mes ratés (« c’est plus facile pour les autres, je dois avoir un problème »).

Attention donc aux histoires que tu entends et lis, et notamment sur les réseaux sociaux. Petit rappel : on montre toujours ce qu’on a envie de montrer. Qui va se plaindre de donner beaucoup d’énergie pour trouver des clients et de ramer, ramer, ramer 😉 ?

Par nature, l’humain aime les belles histoires (un peu comme celle du prince charmant). Le problème, c’est que ce qui va fonctionner pour quelqu’un peut ne pas fonctionner pour toi. Pas parce que tu es nul, mais parce que nous sommes tous différents. Tant dans notre environnement extérieur que ce que nous avons vécu, ou dans notre façon de fonctionner.

Il faut donc veiller à transformer la comparaison (où tu vas bien souvent te sentir plus nul qu’estimé) en inspiration (qui va t’insuffler de nouvelles idées pour ton propre business).

Nourris-toi de ce qui te fait du bien, et ce, dans tous les aspects de ta vie. Par exemple, j’ai arrêté de suivre les comptes Instagram de ces personnes qui m’expliquaient comment elles ont fait pour réussir et que si je faisais comme elle, je réussirais en un tour de main (spoiler alert : ça n’a pas fonctionné à cause de mes propres peurs).

Et je prends ma dose d’inspiration et de paillettes dans les yeux auprès de personnes que je considère comme mes mentors. Pas seulement parce que leur business tourne bien, mais parce qu’elles mettent aussi des valeurs que j’aime au centre de leur communication. Et ne m’oblige pas toute l’année à suivre leur exemple, puisqu’elles incarnent l’exemple sans le demander.

On va à présent rentrer dans une partie plus concrète mais selon moi indispensable. Prêt ?

Se sécuriser financièrement

Voici ma dernière grande leçon de 2021 que j’aimerais partager avec toi. Et que je pense répéter à qui veut l’entendre : si tu veux débuter dans l’entrepreneuriat avec moins de peurs (ou même changer de voie professionnelle), sécurise-toi financièrement.

C’était un de mes grands blocages pour me lancer dans mon activité. Ce que je ne savais pas il y a quelques mois, c’est que cela peut se faire de manière assez simple.

N.B. : Bien sûr, si tu es toujours en poste et que ça ne se passe pas trop mal, tu peux travailler sur ton entreprise en side project en parallèle de ton job. Tu mets ainsi toutes les chances de côté pour ton business plus tard !

C’est une étape qu’on entend peu mais qui mérite un coup de projecteur. En France, parler d’argent, c’est tabou. On ne doit pas se plaindre de ne pas assez gagner, ou de mal gérer son argent. Et on ne doit pas non plus jalouser ceux qui gagnent plus que nous. Tout en voulant tout de même toujours plus (paradoxal, non?).

Quelques mois après mon lancement, je savais que mes économies ne me permettraient pas de tenir plus de 6 mois, et qu’il faudrait que je prenne un autre emploi. Je me donnais donc ces 6 mois pour me rémunérer (spoiler alert 2 : 10 mois après, ce n’est pas encore le cas).

Mais ça, c’était avant de rencontrer Isabelle, qui m’a été d’une aide extrêmement précieuse. Isabelle est mentor et consultante en finances pour les femmes qui vivent un tournant dans leur vie, qu’il soit personnel (séparation, famille recomposée…) et/ou professionnel (reconversion…). Avec Escape for Happiness, elle les aide à sécuriser leurs finances et à les gérer pour réaliser leurs projets et leurs rêves. Après 3 mois de suivi avec elle pour retravailler mon budget, j’ai même commencé à pouvoir épargner sans autre revenu que les aides sociales ! Je lui laisse donc le clavier pour te donner les 3 dernières clés pour te lancer de cet article :

Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, on doit penser à 10 000 choses en même temps : prendre le temps de se former, prendre le temps de construire son projet… Si, dès le début, on gère de manière optimum ses finances personnelles ou professionnelles, on passe en mode « pilotage automatique et optimisé », et le mental est clairement allégé.

Voici donc 3 clés pour te lancer, pour t’engager sereinement dans l’entrepreneuriat grâce à tes finances :

Clé n°10 : Gérer ses finances pour se donner le maximum de chances

Je conseille, dès qu’on se lance, de bien dissocier le domaine professionnel du domaine personnel. On a tous tendance, dès le début, à mélanger nos vies personnelles et professionnelles du fait que l’on investit énormément de notre temps mais aussi de notre argent dans notre projet.

Comme on n’a pas encore de chiffre d’affaires, ce sont en effet nos deniers personnels qui sont utilisés pour payer notamment nos formations, la perte de revenus si on bénéficie d’allocations chômage ou non, ou l’achat de matériels et logiciels dont on a besoin pour se lancer et gérer notre nouvelle activité.

Je t’invite donc à :

  • travailler au préalable la gestion optimisée de tes finances personnelles afin de savoir où on va et quelle somme nous pouvons investir dans notre reconversion professionnelle sans mettre en péril notre foyer. Cela va passer par plusieurs étapes comme l’analyse de son budget actuel, le calcul du minimum vital pour le quotidien, prévoir une épargne de précaution pour les imprévus, etc. Un travail qui va grandement faciliter la suite de notre aventure.
  • prévoir 2 outils de gestion de ses finances enregistrés au même endroit : un pour ses finances personnelles et un pour ses finances professionnelles. Très pratique pour faire son bilan financier chaque mois et chaque année, savoir combien on a investi dans notre entreprise (on verra aussi pourquoi au point 11), mais aussi en cas de contrôle fiscal.
  • avoir 2 comptes bancaires distincts : son compte personnel et un compte dédié à son activité professionnelle.

Focus sur le compte bancaire dédié à son activité :

L’ouverture de ce compte n’est obligatoire qu’à partir de 10 000 € de chiffre d’affaires générés durant deux années consécutives. En l’absence de rentrées d’argent, il suffira de procéder à des virements bancaires de son compte personnel à son compte pro à chaque fois que l’on aura un prélèvement de type professionnel. D’ailleurs, pour éviter tout décalage de trésorerie, je t’incite à déposer une certaine somme dès le début sur ledit compte.

Ce compte servira à réceptionner les règlements de nos clients, le paiement des cotisations sociales et fiscales, les dépenses liées à notre activité et enfin au versement de notre rémunération sur notre compte courant.

L’objectif est que lorsque les premiers chiffres d’affaires arriveront, toute la partie finances professionnelles sera déjà organisée. Ce sera donc fluide pour nous et sans perte de temps. Le seul changement sera de stopper les virements depuis son compte personnel, et au contraire de mettre en place des virements bancaires dans le sens inverse. Cela actera le fait que l’on se rémunère avec son entreprise et donc pour le côté “mindset” d’entrepreneur, cela fera un bien fou !

Clé n°11 : Se construire un matelas de sécurité avec ses premiers paiements

Quand on est salarié, notre rémunération est fixe. On perçoit quasiment la même somme tous les mois. Quand on est entrepreneur, nos rentrées d’argent sont toutes autres : pas un mois qui ne soit le même !

Je conseille dans un premier temps de s’assurer que l’on a :

  • fait toutes les démarches pour percevoir les prestations sociales auxquelles on aurait droit (CAF, Pôle emploi…)
  • utilisé toutes les prises en charge possibles pour financer nos formations : CPF, Pôle emploi, la région, les associations…
  • entrepris toutes les démarches pour obtenir les exonérations de charges sociales (ACRE), et aides diverses…
  • pris connaissance des différents statuts juridiques possibles et de leurs plafonds avant de se lancer (de chiffre d’affaires, de TVA…), des différents modes d’imposition (ainsi que les pourcentages d’abattement selon son activité…) et des dates de déclarations et de paiement.

Une fois que tous ces éléments ont été vérifiés, tu peux, du fait de la fluctuation quasi permanente de tes revenus mensuels, te constituer peu à peu un matelas de sécurité de 3 à 6 mois de chiffre d’affaires avec les premiers revenus (à budgétiser en amont), mais également choisir la déclaration et le paiement mensuel auprès de l’URSSAF (et non trimestriel, car trop risqué).

Pour cela, il faudra au préalable, connaître le montant dont tu as besoin pour vivre (minimum vital), d’où l’importance d’avoir mis en place une bonne gestion de tes finances personnelles avant de te lancer. Cela te permettra aussi d’établir des prix justes (justes pour toi mais également justes pour ta clientèle) et de tenir compte de toutes les périodes durant lesquelles tu ne “travailles pas” (congés, formation, prospection, maladie…)

Il faut bien avoir en tête que ce que paiera ton client ne sera pas le montant qui arrivera sur ton compte personnel. Avant cela, il faudra retirer le montant des charges sociales et fiscales, de tes frais professionnels, etc . Cela joue souvent des tours aux nouveaux entrepreneurs pour établir leurs tarifs.

Enfin, il est important de penser également à ta future retraite et à son financement. Les droits à la retraite du micro-entrepreneur dépendent du montant des cotisations sociales versées. Sans chiffre d’affaires déclaré et donc sans cotisation, aucun droit à une pension vieillesse ne peut être ouvert. Il est donc important de se constituer soi-même cette retraite complémentaire (et donc une épargne dédiée).

Clé n°12 : Investir dans son entreprise et se rembourser

Avoir une position de chef d’entreprise, même quand on débute, facilite les prises de décisions. On a souvent tendance à considérer notre entreprise comme notre “bébé”, même si je conçois que c’est le cas. Mais ce bébé va évoluer, grandir et changer. Parfois, on devra se rendre à l’évidence que ce n’était pas le bon et qu’il faut tout revoir, tout reprendre à zéro et c’est OK.

C’est pour cette raison que pour se préserver mentalement, il est important de dissocier les deux et continuer à vivre sa vie personnelle à côté, comme lorsqu’on était salariée et qu’on fermait tout après sa journée de travail.

Les premiers chiffres d’affaires seront donc également utilisés pour “rembourser” son compte personnel qui a financé tout le démarrage et avancé les premiers frais.

De même, dès le début, et à des fins de visibilité sur le quotidien et le futur, et assurer la pérennité de ton projet, tu tiendras à jour une comptabilité même s’il n’y a pas d’obligation dans le cas de la microentreprise. Pour rappel, seul le livre de recettes est obligatoire, puisque c’est sur la base de nos encaissements que sont calculées nos charges sociales et notre imposition.

Cela permettra de vérifier son seuil de rentabilité (c’est-à-dire, s’assurer que l’on ne travaille pas à perte), de pouvoir anticiper et prévoir ses projets (faire appel à un sous-traitant, embaucher, louer ou acheter des locaux, du matériel informatique, se former – on doit constamment se former toute sa vie et cela a un coût) ou, encore, d’envisager s’offrir une journée en espace de co-working chaque semaine pour garder un contact “humain” si l’on travaille de chez soi.

Enfin, je conseille de mettre en place une veille juridique, comptable et fiscale afin d’être toujours au fait des changements de lois, aides et obligations liés à notre activité.

En appliquant ces 3 clés, tu es ainsi prêt à démarrer financièrement avec ton entreprise !

Conclusion

Travailler à la fois sur toi (ta posture, tes peurs, l’estime de toi, mieux te connaître, etc.), ton entourage (de manière à grandir et non à te dévaloriser) et tes finances sont les 3 conseils que nous t’avons livrés pour gagner en sérénité dans ton début d’activité, qu’il soit rapide et facile (je te le souhaite) ou plus difficile.

Prends ce qui te plaît et construis ton propre chemin en gardant en tête que peu importe qu’il soit long et semé d’embûches, du moment que tu fais le voyage dans la joie et pour toi !


Vous pouvez retrouver Julie de L’Esprit Graine sur son Site Internet, sur Instagram et dans son groupe Facebook.

Vous pouvez retrouver Isabelle d’Escape for Happiness sur son site Internet et sur Instagram


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