Se lancer en auto entrepreneur dans la pâtisserie : témoignage

D’aussi loin que je me souvienne, la pâtisserie a toujours été présente dans ma vie, j’avais pour habitude de faire de la pâtisserie avec mes parents, j’adorais manger la pâte crue, lécher le plat… Comme beaucoup d’entre nous me direz-vous.

Puis avec le temps, j’ai commencé à réaliser des gâteaux tout seul, pour le plaisir et pour faire plaisir… C’est ce qui m’a conduit à me lancer en auto entrepreneur dans la pâtisserie !


Une vie de pâtisseries

Ce n’est qu’à l’âge de 14 ans que j’ai commencé à considérer cet attrait sérieusement et à me lancer dans le monde professionnel. Je débute donc à 15 ans, en septembre 2008, mon apprentissage par un BEP Pâtisserie Chocolaterie Glacerie Confiserie dans une petite boutique de campagne. Une première expérience qui se révéla être une terrible désillusion : la plupart des pâtisseries étaient réalisées à partir de poudres en tout genre. Et cela quand elles n’arrivaient pas toutes faites en surgelé, le tout dans un non-respect total des règles d’hygiène. En quittant cet « enfer », je me suis fait une promesse, ne jamais ressembler à ce premier employeur et toujours tout fabriquer moi-même en respectant les clients.

Par la suite, et un peu par hasard, j’ai eu la chance de trouver le parfait opposé de mon premier employeur ; un excellent professionnel, exigeant, très généreux et surtout un vrai pâtissier !

Suivront ensuite le CAP Boulanger en un an, un BTM Pâtissier et un Brevet de Maîtrise dans une très belle boutique en centre-ville de Poitiers. « La grange à Pain », pour ne pas la citer.

Je reste 5 ans chez cet employeur. Cinq années durant lesquelles j’ai pu me perfectionner dans tous les aspects du métier : boulangerie, viennoiserie, entremets, petits gâteaux, glace, confiserie, chocolaterie, traiteur mais aussi le management des apprentis.

Une petite parenthèse dans le monde de l’hôtellerie-restauration, puis une entrée assez précoce (à 23 ans) dans le monde de la formation / l’enseignement.

Après avoir lancé la formation du BTM Pâtissier et enseigné en Charente, je suis allé enseigner en Chine pour le compte de la plus grande école chinoise, où j’ai pu côtoyer de grands chefs français et internationaux. Je suis ensuite rentré en France dans ma ville d’origine à Poitiers, où j’enseigne depuis dans l’école où j’étais auparavant élève.

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En poste depuis octobre 2019 et mon retour de Chine, j’enseigne à tous les niveaux ; du CAP Pâtissier au Brevet de Maîtrise en passant par le BTM Pâtissier et le CAP Chocolatier.

Enseignant et autoentrepreneur

En parallèle, et dans une démarche de partage et de transmission de savoir, j’ai créé un compte Instagram (500K d’abonnés au cumulé aujourd’hui) ainsi qu’un site internet (Pause Pâtisserie) sur lequel je partage mes recettes, mes expériences, mes réussites et mes échecs. J’y propose également mes propres formations, en format numérique. En somme, j’essaie au mieux d’offrir aux autres ce que mes enseignants, maîtres d’apprentissages et autres collègues ont jadis pu m’offrir. 

Pour ce faire, je suis non seulement enseignant dans un CFA, mais également auto-entrepreneur pour cette activité parallèle. Car cette activité « secondaire » prend de plus en plus de place dans mon quotidien.

Surtout qu’un tout nouveau projet (lié à la pâtisserie toujours) est en cours, j’espère avoir l’occasion de revenir vous en dire plus rapidement ! 

Je n’ai pas de conseil en tant que tel, mais un constat me concernant : je n’aurai pas pu m’investir autant dans un projet sans la passion. Lorsqu’un projet vous anime, l’aventure semble plus facile. La clé est donc certainement de trouver ce qui vous anime. 

Zoom sur mes débuts d’autoentrepreneur

J’ai débuté l’autoentrepreneuriat fin 2019 en rentrant d’une mission en Chine. L’occasion s’est présentée car j’ai été contacté par une entreprise de formation en ligne désireuse de lancer une formation de pâtisserie. 

Cette seconde expérience de tournage vidéo (après un premier tournage réalisé quelques mois plus tôt en Chine) m’a donné envie de réaliser mes propres vidéos. C’est de cette manière que l’idée de tourner des vidéos chez moi est arrivée. Je me suis vite rendu compte que même en dehors du confort d’un laboratoire professionnel, j’étais capable de réaliser des produits qui répondaient à mes exigences de qualité.

A ce moment-là, j’étais enseignant vacataire. L’arrivée de la Covid et du confinement m’ont laissé sans emploi, sans revenu. Il a donc fallu que je trouve une solution pour continuer à vivre et à financer les tournages vidéo que je souhaitais développer. Car monter ce type de vidéos nécessite non seulement du temps, mais de l’argent. 

J’ai donc commencé à vendre des ebooks de pâtisseries, composés de recettes que j’avais créées en Chine. Le premier ebook se basait sur l’utilisation des différents contrastes de couleurs dans la création d’une gamme de pâtisserie. J’en étais plutôt satisfait, mais il n’a clairement pas fonctionné comme je l’espérais… Peut-être n’était-il pas suffisamment abordable techniquement, contrairement à son prix qui lui, l’était (moins de 10€).

Ensuite, j’ai souhaité proposer des cours que j’avais écrits quelques années plus tôt et dont je ne me servais plus (trop peu adapté aux élèves que j’avais lors de mes vacations). Ce coup-ci, l’accueil fut bien plus chaleureux.

Suite à cela, j’ai profité de mon temps de chômage (été 2020) pour tourner environ 75 vidéos de nouvelles recettes dans la cuisine de mon appartement, avec des conditions assez spéciales : peu de place, très mauvaise isolation et donc grosse chaleur. J’ai passé environ 4 semaines à tourner les vidéos et 2 semaines pour commencer les premiers montages.

C’est une organisation que j’ai répétée l’année suivante (été 2021), avec de nouvelles recettes. 

Durant l’année scolaire (étant également formateur donc), la majeure partie de mon temps est réservée à mes élèves et à la préparation des cours. J’utilise le peu de temps libre qu’il me reste pour monter mes vidéos, taper les fiches recettes, réaliser les schémas, traduire les recettes en anglais, espagnol et italien.

Le cumul de ces deux activités est assez intense, d’autant plus que je ne compte pas les heures supplémentaires passées pour mes élèves. Comme c’est souvent le cas des enseignants/formateurs impliqués. Les élèves restent ma priorité, je rogne donc, je dois bien le dire, ma vie personnelle et mon temps libre pour essayer de mener mes projets à bien.

Pour optimiser mon temps, je monte un maximum de vidéo lors de mes périodes de vacances, lorsque mes cours sont prêts. Et je programme mes posts Instagram pour les 10 semaines suivantes. 

C’est une grosse organisation qui me permet de proposer une nouvelle recette chaque semaine et un post par jours sur mon compte personnel et mes comptes annexes.


Vous pouvez retrouver Dimitri, qui nous raconte comment il a décidé de se lancer en auto entrepreneur dans la pâtisserie, sur son site Internet et sur son compte Instagram.

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