Je me lance

Se lancer en freelance 3 mois avant le Covid

Mumu explique comment se lancer en freelance

Se lancer en freelance 3 mois avant le Covid, bonne idée ou pas ? Après mon burn-out, impossible de retourner au travail, j’avais besoin d’air et de me construire un job sur-mesure qui cochait toutes les cases de ma looonnnnngue liste d’envies ! Voici comment je me suis lancée tout en augmentant mon revenu de 15% dès ma première année d’activité


Article invité rédigé par Mumu du blog Voyage en roue libre


Un parcours sans faute de salariée à l’étranger

J’ai eu la chance de beaucoup voyager très jeune, c’est comme ça que j’ai attrapé le virus (du voyage)… Du coup, mes études m’ont naturellement amenée à bouger : d’abord en France, puis en Malaisie, en Inde, pour finir au Canada.

À vrai dire, je n’étais pas spécialement intéressée par un champ d’études précis, je suis plutôt du genre touche-à-tout qui aime être dans l’action plutôt que derrière un bureau.

Donc, j’ai plutôt bâti mon cursus en fonction des opportunités de voyage que cela m’offrait. Et je me suis retrouvée avec un double diplôme en marketing/communication et gestion des entreprises.

J’ai rapidement trouvé un travail à Montréal après mes études.

C’était le job de rêve pour quelqu’un dans la vingtaine : À 24 ans, j’étais conseillère en partenariats pour une grosse boîte montréalaise, avec un CDI, des responsabilités, un bon salaire, la carte de transport, 5 semaines de vacances (c’est beaucoup au Canada). J’avais même la chance de pouvoir récupérer mes heures supplémentaires en congés, ce qui est plutôt rare dans l’événementiel !

J’avais l’opportunité de travailler sur les plus gros événements, sportifs et culturels, et donc un accès à tous ces événements.

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Et si je me lançais en freelance ?

Sauf que…après 5 ans, j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour. J’avais l’impression d’avoir appris tout ce qu’il y avait à apprendre dans mon travail. J’étais à l’aise dans mes tâches et les événements ne se renouvelaient pas tant que ça… J’ai rapidement eu la sensation de stagner et d’être coincée dans mon travail…

Je voyageais toujours pendant mes vacances, mais je ne pouvais plus partir à l’étranger pour plusieurs mois, comme je le faisais pendant mes études… D’ailleurs, la fois où j’ai pris 4 semaines pour faire un trek au Nunavut, mon boss a un peu grincé des dents…

J’avais besoin d’une coupure, alors je suis partie en tour du monde pendant 14 mois.

J’ai profité à fond du voyage et j’ai tranquillement commencé à m’initier au blogging et à comprendre l’importance de développer un projet personnel pour mon équilibre.

C’est aussi pendant ce tour du monde que je me suis rendu compte que travailler depuis n’importe quel pays, c’était désormais possible avec Internet.

La petite graine était plantée… Et si moi aussi, je me lançais à mon compte ?

Une cage dorée qui ne suffit plus

Et j’ai repris le travail 14 mois plus tard… Dans la même boîte…

L’importance d’avoir plusieurs cordes à son arc

Mais en reprenant le travail, j’ai décidé de continuer mes projets personnels en parallèle : ça me donnait une grosse dose de bonne humeur, de nouveauté et j’apprenais de nouvelles choses, j’acquérais de nouvelles compétences…

  • Les petits aventuriers : un projet vidéo pour les 6-12 ans sur la découverte du monde,
  • La conversion d’un vieux schoolbus en studio de création roulant : un projet vidéo, mais aussi beaucoup d’activité manuelles au programme !
  • Voyage en roue libre et Créateurs nomades : un podcast et un blog dédiés aux créateurs passionnés de voyages.

Des compétences qui pourraient m’être utiles que je me lance en freelance ou que je change de job… après tout, je ne savais pas comment le retour allait se passer.

Au début, j’étais confiante, en me disant que la nouvelle direction allait « rafraîchir » les projets et s’attaquer aux lourdeurs administratives qui avaient le don de me mettre hors de moi.

Mais en fait… non.

Un retour difficile dans la vie de salariée

La réorganisation des équipes a fait en sorte que j’avais de moins en moins de projets et de responsabilités. L’entreprise a licencié des membres de notre équipe marketing et on a changé 4 fois de boss en 1an…

J’ai conservé mon poste, mais les tâches devenaient de plus en plus répétitives.

Je sentais un décalage se creuser entre les valeurs de l’entreprise et ma vision des choses.

Assise à mon bureau, je regardais les heures passer lentement tout en comptant soigneusement les jours qui me séparaient de mes prochaines vacances.

Tous les matins, je me faisais violence pour arriver avant 9h30 au travail. Pourtant 9h30, c’est plutôt raisonnable comme heure pour démarrer sa journée quand on habite à 20 min du bureau…

Mais rien n’y faisait ! J’avais beau me lever tôt, je traînais des pieds pour me rendre au bureau. J’étais d’ailleurs régulièrement en retard…

Cerise sur le gâteau, j’ai commencé à avoir une collègue toxique sur le dos ! Elle avait peur qu’on lui enlève ses projets, elle aussi.

Il fallait justifier la moindre de nos décisions par écrit, compléter des tableaux Excel et écrire des rapports (que personne ne lisait) : après la grande autonomie que j’avais eue, le nouveau style de gestion devenait plus pesant jour après jour.

Et ça a été le burn-out.

Un jeudi, je suis allée au bureau. Une fois arrivée devant mon bureau, dans l’open space, impossible de m’asseoir, il fallait absolument que je sorte, j’avais besoin d’air. Je suis rentrée chez moi et j’ai craqué.

J’ai vu le médecin, il a confirmé le diagnostic. C’était fini, je savais que je n’y retournerai plus…

La peur de faire le grand saut

À cette époque-là, j’ai fait une grosse erreur : j’ai trop attendu avant de me lancer.

J’ai sans cesse repoussé, jusqu’à craquer.

J’aurais pu quitter le navire 6 mois plus tôt et cela aurait donné le même résultat (sans les dégâts !).

Ça m’aurait quand même évité un burn-out (je ne le souhaite à personne) et je serais partie en meilleur terme avec l’entreprise !

J’avais peur de ne pas trouver de clients, et en même temps, j’avais peur de réussir.

La peur de ne pas trouver de clients

Les premiers clients arrivent toujours par le réseau. Et avec mes différents projets personnels, j’avais développé un réseau solide en 3 ans.

Je le savais, mais j’étais sceptique, je ne voyais pas quels types de services je pourrais proposer et j’avais peur que mon réseau ait ses limites…

Trouver un ou deux clients, pourquoi pas, mais de là à en vivre…

La peur de réussir

Mon plus gros blocage, c’est la peur de réussir : même si j’y travaille, je l’ai encore. J’ai la chance d’avoir une associée qui me pousse à sortir de la fameuse « zone de confort ».

Plutôt que de dire « oui » et de se lancer pour voir ce que ça donne, je préfère dire « non » ou m’autosaboter.

Et si je réussis, je m’inquiète de ce qui pourrait arriver maintenant que j’ai de nouveaux mandats ou de nouvelles tâches à compléter.

En fait, ça tient autant du manque de confiance en soi que de la peur du changement. Essayer de nouveaux trucs en entrepreneuriat, cela me rend méfiante et j’ai tendance à freiner des deux pieds…

Mais maintenant que je le sais, j’essaie de me faire violence. Après tout, je ne suis pas plus bête qu’une autre ! J’ai accepté l’idée qu’il y a une grande part d’incertitude dans l’entrepreneuriat et qu’il faut aussi faire confiance à la vie et aux opportunités qu’elle t’apporte.

Et tu peux mettre en place plusieurs choses qui réduisent l’incertitude et apportent un flux régulier de clients !

Le projet personnel : une belle porte de sortie

Mes projets personnels m’ont évité le piège du congé maladie longue durée sans aucune autre perspective que de retourner dans le même emploi.

Et en plus, si tu y retournes, on ne risque pas de te donner à nouveau des responsabilités, car on a peur que tu craques à nouveau…

De mon point de vue, une entreprise ne changera pas sa manière de fonctionner du jour au lendemain. Et si elle essaie de le faire, ces changements prennent des années.

Et…je ne suis pas prête à attendre des années.

Les projets perso m’ont donné une alternative : je ne voulais plus retourner dans mon emploi de salariée ?

Je pouvais me lancer à mon compte.

Comment se lancer en freelance après un burn-out ?

Mon meilleur conseil serait certainement : prépare ta transition dès aujourd’hui !

1 – Bien préparer sa reconversion

Et n’attends pas le burn-out pour poser les premières pierres de l’édifice. Si tu peux avoir quelques mois d’économies devant toi, c’est encore mieux, tu n’en seras que plus serein au lancement de ton activité.

Si jamais, tu es en burn-out, passe directement au point 2 🙂

2 – Crée LA LISTE !

Liste tes envies, ce que tu veux et ce que tu ne veux plus. Cela t’aidera à garder un cap et à ne pas dire « oui » à n’importe quoi.

Par exemple, voici la liste qui me sert tout le temps :

  • Voyager,
  • Travailler sur les routes / digital nomad,
  • Ne pas « devoir faire des heures »,
  • Ne pas rester derrière un bureau toute la journée,
  • Éviter les tâches répétitives, la routine, les processus et les tableaux Excel superflus,
  • Avoir du temps pour mes projets personnels : conversion d’un schoolbus, photos de voyage et vidéos,
  • Commencer ma journée après mon deuxième café (je mets beaucoup de temps à le finir) : ne plus être soumise à des horaires classiques de bureau et devoir arriver avant 9h30 (l’enfer absolu pour moi !),
  • Travailler en jeans – baskets et pouvoir mettre des shorts l’été,
  • Être en week-end le mardi quand il fait beau,
  • Choisir le matériel et les logiciels avec lesquels je travaille,
  • Choisir mes clients et pouvoir refuser les projets qui ne m’intéressent pas,
  • Faire du sport et prendre soin de moi,
  • M’amuser !

3 – Monte un projet personnel

Le projet personnel doit être un projet qui te plaît et qui apporte quelque chose aux autres. Mais attention, un projet sur lequel, tu vas pouvoir passer des heures sans te lasser.

Tu vas te creuser la tête, chercher sans cesse des solutions pour l’emmener plus loin et le faire rayonner. Il doit réunir plusieurs points essentiels de LA LISTE !

Ton projet perso ne sera pas là pour être monétisé tout de suite. Ça peut sembler contre-intuitif au départ. Mais ces types de projets te permettent de sortir du lot et de créer le trio gagnant du freelance :

  • Construire un réseau naturel
  • Construire un portfolio unique et de qualité (même si tu débutes)
  • Développer ta visibilité auprès des bonnes personnes

Grâce à cela, tu attireras de très bons clients avant même de quitter ton emploi, si c’est ton cas !

Et c’est pour cette raison que ton projet personnel doit devenir une priorité : passe à l’action et sois régulier.

Il vaut mieux faire des erreurs et avancer que de ne rien faire par peur de l’échec…

Si tu n’agis pas, tu n’avances pas.

N’essaie pas d’atteindre la perfection, concentre-toi sur les 20% des tâches qui te donneront 80% des résultats (loi de Pareto). Tu vas voir, tu développeras de nombreuses compétences, en plus de développer ta confiance en soi.

4 – Communique sur ton projet

Une fois que tu as lancé ce projet personnel, tu le documentes, tu communiques dessus : tu peux créer un blog, t’exprimer sur les réseaux sociaux, monter une chaîne YouTube ou un podcast ; mais il faut absolument que tu en parles et que tu associes des personnes au projet.

Ne reste pas tout seul, parles-en autour de toi, cela fera croître ton réseau et tu seras surpris de voir que des personnes sont prêtes à t’aider, à t’encourager dans ta démarche. En entrepreneuriat, il ne faut surtout pas rester seul.

N’hésite pas non plus à aider les personnes de ton réseau, mais sois désintéressé, ne cherche pas forcément une contrepartie.

Tu verras que le karma fait bien les choses. On te renverra l’ascenseur d’une manière ou d’une autre 😉

5 – Accepte tes premiers clients

Si tu mets en place ces actions et que tu es régulier, les clients vont commencer à arriver naturellement. On va te proposer des missions dans la même veine que ton projet perso, avec des personnes sensibles aux mêmes valeurs que toi.

Une fois que tu as 2 ou 3 clients dans ton sac à dos, c’est le moment de te lancer !

Pose ta dem’ et continue sur ta lancée ! Le plus dur est fait 😉

6 – Et apprends à dire non !

Tu attireras certainement des clients qui te proposeront des projets qui ne t’intéressent pas ou que tu ne sens pas…

Dans ce cas-là, n’aie pas peur de dire NON.

Et si tu as des doutes, relis LA liste !

Garde toujours en tête que ton temps est précieux, il ne se récupère pas, alors mets-le au service des choses qui te font vibrer et qui te rendent heureux.

Le bilan d’une année de COVID

Il est vrai que quand je me suis lancée en freelance, je n’avais aucun moyen de savoir que le COVID allait pointer le bout de son nez…

Dans mon cas, la pandémie a été un accélérateur pour certains projets, notamment en webmarketing, copywriting et en blogging.

L’essentiel des services que je propose peut se faire à distance, c’était dans le haut de ma liste ! Du coup, j’étais déjà très familière avec de nombreux outils de télétravail.

Par contre, les tournages vidéos clients ont tous été annulés. Mais j’ai pu continuer à travailler sur le développement de la chaîne YouTube Voyage en roue libre , on a dépassé le million et demi de vues. Le podcast Créateurs nomades fonctionne également très bien puisqu’on a passé les 25 000 écoutes.

Certains événements intéressants pour la visibilité de mes projets ont été reportés…et les voyages plutôt limités…

Mais au final, quand je fais le bilan, l’année a été bonne ! En un an, j’ai augmenté de 15% mes revenus par rapport à ma situation antérieure de salariée.

Si on me l’avait dit, je ne l’aurais jamais cru. Quand la machine est lancée…

Les projets n’ont cessé de croître, à tel point que je suis passée de freelance à co-fondatrice d’une entreprise créée sur mesure pour répondre à mes besoins et ceux de mon associée.

Les conseils d’administration se font autour d’une bière dans un parc 😉

Et quand je prends des décisions, LA liste n’est jamais bien loin…

D’autres projets sont aussi venus naturellement se greffer à mon écosystème : en plus de mes clients en prestation de service et gestion de projets, j’accompagne maintenant – avec Clem, mon associée – les créateurs qui veulent se lancer en freelance et les personnes qui souhaitent se reconvertir dans un métier créatif.

La leçon à tirer de tout ça ? C’est que même en temps de COVID, c’est possible de se lancer en freelance et de réussir.

Il faut être créatif, développer des projets, ne pas hésiter à tester de nouvelles choses, apprendre et être ouvert aux opportunités.

Passer à l’action, c’est se rapprocher de son job de rêve un peu plus chaque jour.


Vous pouvez retrouver Mumu sur son blog Voyage en roue libre, sur Facebook, sur Pinterest et sur Instagram. Vous pouvez également découvrir son ebook sur « Comment se lancer et booster son activé de créateur freelance » en cliquant ici.


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