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Zoom sur le secteur de l’intérim : 7 idées reçues à oublier !

Simon nous parle du secteur de l’intérim

Ah le secteur de l’intérim et ses préjugés : boulots ingrats et mal payés, sans possibilité d’évolution de carrière, solution de dernier recours… Nombreuses sont les idées reçues qui frappent ce secteur qui ne pèse pourtant pas loin de 24 milliards d’euros. Pour travailler dans une start-up d’intérim, je peux vous assurer que le secteur a bien évolué et que beaucoup d’idées reçues sur ce contrat sont fausses.  


Article invité rédigé par Simon Renard


Le secteur de l’intérim : le bouc émissaire traditionnel de l’emploi 

Le secteur de l’intérim est bien souvent mal compris, ignoré, voire très fortement critiqué.

Il n’y a pas un jour où je n’entends pas une réflexion du type « L’intérim, c’est un contrat du passé. » ou  » Tu travailles en intérim faute de mieux. ».

Dans cet article, je vais tenter de vous montrer les points suivants :

  • pour être au coeur de ce système et bien le connaître, je peux vous éclairer sur ce secteur en toute connaissance de cause et débusquer ses mythes les plus courants, 
  • vous donner une autre vision de l’utilité de l’intérim (via ma propre expérience de l’intérim),
  • vous partager l’expérience de certains intérimaires pour qui l’intérim va de pair avec choix de vie professionnelle.

Avant de vous exposer les idées reçues les plus fréquentes qui me reviennent aux oreilles, petite explication d’abord de ce qu’on entend par un travail intérimaire.

L’intérim, c’est quoi au juste ? 

L’INSEE donne une définition très formelle de l’intérim qui consiste “à mettre à disposition provisoire d’entreprises clientes, des salariés qui, en fonction d’une rémunération convenue, sont embauchés et rémunérés à cet effet par l’entreprise de travail intérimaire”.

Pour résumer, un intérimaire est un salarié dont l’employeur est l’agence d’intérim dans laquelle il s’est inscrit. L’agence d’intérim propose alors à l’intérimaire une ou plusieurs missions qui peuvent se dérouler dans des entreprises différentes. En principe, la durée maximale d’une mission d’intérim est de 18 mois.

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Contrairement à une idée répandue, c’est donc l’agence d’intérim qui paie l’intérimaire et non l’entreprise dans laquelle il travaille. 

Preuve que ce fonctionnement tripartite n’est pas toujours très clair auprès des candidats à l’intérim : les personnes qui viennent de compléter pour la première fois une mission intérim sont souvent surprises de constater que leur bulletin de salaire porte la mention de leur agence d’intérim.

Cette incompréhension n’est pas la seule idée reçue des futurs intérimaires et de tous ceux qui se posent des questions sur ce contrat.

Petit tour d’horizon des mythes les plus courants sur ce secteur particulier.

Les 7 mythes les plus répandus sur le secteur de l’intérim

En en discutant autour de moi, je me suis rendu compte que pas mal de personnes avaient une connaissance biaisée de ce secteur, comme “l’intérim est forcément un contrat précaire” ou “l’intérim ne demande pas de qualifications”. Toutes ces affirmations que j’entends au quotidien ne sont pas forcément entièrement fausses, mais il y a une part importante de vérité occultée.

Mythe #1 : l’intérim ne propose que des emplois non qualifiés 

S’il est un mythe qui revient souvent à mes oreilles, c’est bien celui-là. Certes, la majorité des missions proposées en 2020 est encore destinée à des emplois peu ou pas qualifiés, mais une part croissante des missions en intérim (23% en 2019, soit presque un quart des missions !) est destinée à des emplois intermédiaires et cadres (d’après une étude sur l’observatoire de l’intérim menée par Prism’emploi, le syndicat représentant la majorité des agences d’intérim en France).

Les offres traditionnelles généralement publiées dans le secteur de l’industrie, du BTP ou du transport côtoient aussi des offres dans le secteur de la finance ou du médical. En tapant “intérim secteur médical” dans un moteur de recherche, une liste assez importante de missions apparaît.

S’il ne vous est jamais venu à l’esprit jusqu’à maintenant de pousser les portes (physiques ou virtuelles) d’une agence d’intérim pour trouver un emploi d’assistant dentaire ou de chargé de portefeuille dans la finance, vous êtes maintenant prévenu 🙂

Mythe #2 : l’intérim est un choix par défaut 

Très souvent, derrière cette affirmation, j’entends des personnes m’affirmer avec conviction que seules les gens n’ayant pas pu trouvé un contrat classique en CDD ou CDI décident de s’orienter alors vers le “parent pauvre” des contrats : l’intérim.

Or, après avoir réalisé et analysé un sondage le plus transparent possible sur les 700 000 intérimaires qui ont rejoint notre agence d’intérim en ligne (par transparent, j’entends des questions non fermées laissant la possibilité aux intérimaires de laisser libre cours à leurs explications), nous avons pu constaté une chose : plus de 60% de nos intérimaires avaient une raison autre que “je m‘oriente vers le secteur de l’intérim parce que je n’ai pas pu décrocher un CDD/CDI”.

Parmi les principales raisons évoquées : le financement des études, la possibilité d’accumuler de l’expérience tout en testant le métier (notamment pour les jeunes diplômés), une flexibilité plus grande pour concilier vie personnelle et professionnelle et la possibilité d’avoir des revenus pour les personnes en reconversion professionnelle.

Pour Justine, une de nos intérimaires assistante de vente dans un grand magasin parisien : « J’ai choisi de m’inscrire en intérim car je souhaite me reconvertir dans une formation d’esthéticienne. Malheureusement, mon précédent contrat en CDI ne me permettait pas de concilier vie familiale, cours et travail. En travaillant dans l’intérim, je peux choisir mes heures disponibles pour le travail et me consacrer pleinement à cette reconversion ! ».

En ce qui me concerne, dans un passé (pas si lointain), j’ai eu l’opportunité de travailler dans le secteur de l’agroalimentaire pendant tout un été en tant qu’agent de production dans une usine de fabrication de fromages. Comme beaucoup d’autres étudiants, la raison principale qui m’a poussé à travailler dans cette usine était de pouvoir accumuler un peu d’argent pour pouvoir financer mes études. Cette expérience a eu également une conséquence inattendue mais décisive dans la suite de ma carrière : construire mon réseau ! C’est via le directeur local de cette usine, avec qui j’ai pu échanger, que j’ai pu décrocher un stage en marketing digital par la suite. Comme quoi, un job en intérim peut ouvrir des portes !

Mythe #3 : l’intérim ne permet pas de toucher le droit à la formation (CPF)

Tous les salariés et demandeurs d’emploi ont droit à un CPF. Or, par définition, un intérimaire étant un salarié, il a donc le droit, comme tout autre salarié,  à un CPF.

Mythe #4 : l’intérim est un contrat précaire

Là encore, une idée préconçue totalement fausse. Parmi ces idées reçues, l’idée que le salarié intérimaire n’ait pas les mêmes droits financiers (salaire plus faible) qu’un salarié en CDD ou CDI dans l’entreprise dans laquelle il travaille.

En ce qui concerne la rémunération, l’article de loi encadrant ce statut est très clair : “Par application du principe « à travail égal, salaire égal », la rémunération du travailleur temporaire ne peut être inférieure à celle que perçoit chez l’utilisateur, après période d’essai, un salarié de même qualification occupant le même poste de travail.”.

Autrement dit, la rémunération horaire brute de l’intérimaire ne peut être inférieure à celui de ses collègues. Certes, la durée et l’incertitude de décrocher une mission peut signifier des périodes pendant lesquelles l’intérimaire ne perçoit pas de revenu régulier (l’indemnité des fins de missions et de congés payés viennent compenser en partie cette perte aléatoire de revenus en permettant aux intérimaires de toucher 10% de leurs revenus bruts totaux pour chacune des indemnités). 

Ne pas oublier que si l’équipe dans laquelle travaille l’intérimaire se voit verser des primes (primes de repas, intéressement, etc.), il doit pouvoir les toucher.  

Les intérimaires peuvent faire appel de manière totalement gratuite au Fonds d’Action Sociale du Travail Temporaire (FASST) qui fournit des aides diverses dans le domaine du logement, de la location de véhicule ou même de la garde d’enfants.

Mythe #5 : l’intérim est un contrat qui dispose d’une image négative parmi les recruteurs

Quel que soit votre âge et votre domaine d’expertise, cette idée répandue est fausse d’après les expériences vécues par nos intérimaires qui ont par la suite décidé de travailler en CDD ou CDI. 

Enchaîner des missions, souvent variées et dans des entreprises différentes, permet de démontrer des qualités de polyvalence et d’adaptation très appréciées par de futurs employeurs.

Mohamed, qui a travaillé dans le secteur de l’intérim : “J’ai eu l’opportunité de travailler pendant un an et demi en tant qu’assistant comptable au sein de 2 structures différentes. Par la suite, j’ai eu l’occasion de trouver un CDI dans un cabinet d’expertise-comptable qui m’a avoué que mes deux expériences précédentes ont rassuré le recruteur dans mes capacités d’adaptation.”.

Mythe #6 : l’intérim équivaut à des missions courtes de quelques semaines

Là encore, c’est un préjugé tenace qui me revient souvent. Beaucoup des intérimaires qui s’inscrivent chez nous ont également une idée faussée de la durée des missions. S’il y a, en effet, plusieurs missions à durée réduite (quelques jours ou quelques semaines), la majorité de nos missions comprennent des durées d’au moins 6 mois (plus de 83% de la totalité de nos missions).

Mythe #7 : les intérimaires ne sont pas fiables

Préjugé tenace, ce mythe est pourtant régulièrement alimenté (à juste titre) par des entreprises rencontrant des problèmes avec certains intérimaires : absences non justifiées ou encore non-présentation le jour du début de sa mission. 

Par expérience, les agences d’intérim se coordonnent et se passent le mot pour éviter d’embaucher ces salariés peu fiables. Avec le temps, dans notre agence, le taux de présence des intérimaires tourne autour de 97%.

Donner une mauvaise image de soi est clairement la dernière chose que les intérimaires souhaitent mettre en avant auprès de leur agence : en effet, en agissant ainsi, ils se voient rarement proposer d’autres missions !

Si le secteur de l’intérim peut paraître complexe au premier abord, j’espère que vous avez désormais une meilleure compréhension de ce statut et des mythes qui l’entourent et que, si sous hésitiez à franchir le pas, j’ai pu lever vos derniers doutes.


Vous pouvez retrouver Simon, qui nous parle du secteur de l’intérim, sur LinkedIn.


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