6 idées reçues sur la reconversion professionnelle (à bannir)

Si tu lis ces lignes, l’idée de la reconversion professionnelle a bien germé dans ton esprit. Tu consommes un contenu faramineux et tu lis différents témoignages. Il est important pour toi de consolider ton projet, de connaître la direction à prendre et de trouver une source de motivation. Tu fais part de ton projet à ton entourage et le flot de questions te submerge. Entre les paroles décourageantes du cercle familial et les profils de réussite identiques, tu as envie de tout envoyer valser ! Pourquoi existe-t-il autant d’idées reçues sur la reconversion professionnelle ? Pourquoi tes proches n’acceptent-ils pas ton idée ? Répète après moi : « Il n’y a aucun âge particulier, aucune situation définie, aucun profil recommandé, aucun alignement parfait des astres pour me lancer dans une reconversion professionnelle ». 

Les croyances limitantes t’empêchent d’avancer et de peaufiner ton projet. Es-tu prêt·e à casser ces mythes pour retrouver la motivation que tu as perdue ? C’est parti !


Article invité rédigé par Mélanie Sandré, rédactrice web SEO.


1 : Elle est destinée à la crise de la quarantaine (l’idée reçue sur la reconversion professionnelle par excellence)

Lorsque j’ai commencé à réfléchir à l’idée de me reconvertir, j’ai écouté de nombreux podcasts et lu beaucoup d’articles. Au début, j’ai adoré. Au fil de mes écoutes et de mes lectures, j’ai été découragée ! 

As-tu remarqué que les personnes mises en avant ont le même profil ? Elles se sont reconverties après la crise de la quarantaine ! Mais ce n’est pas tout. Elles sont joyeusement accompagnées de leur tendre époux·se, cadre dans une multinationale. Cerise sur le gâteau : des années d’expérience dans plusieurs entreprises et des bagages en béton armé. 

Ce n’est pas ton cas ? Ce n’est pas le mien non plus. Nous n’allons quand même pas rebrousser chemin ? 

La reconversion professionnelle ne survient pas à un âge précis. Tu ne dois pas te sentir « trop jeune » ou « trop vieux ». Si cette idée t’a traversé l’esprit, tu as forcément le cliché de l’âge bloqué dans une partie de ta tête. Demande-lui de foutre le cap !

Tu es parfaitement capable de reprendre une formation à 50 ans ou changer de voie à 25 ans. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard.

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La boule au ventre avant d’aller travailler, les envies d’ailleurs, le souhait d’un métier passion ne préviennent pas. Ces éléments surviennent lorsque tu souhaites dire « stop ». 40 ans ou pas, bagage ou pas, expérience ou pas… Si l’envie de te reconvertir est plus forte que tout, ne te laisse pas décourager par le fait de ne pas rentrer dans certaines cases. L’âge est l’idée reçue numéro un en reconversion professionnelle. Fais-toi confiance. Tu es la seule personne à détenir les clés de ta réussite.

2 : Pas de longue carrière derrière soi = pas de reconversion professionnelle

Nous ajoutons une case supplémentaire au profil cliché de la reconversion professionnelle : 18 ans d’études et 56 entreprises différentes. FAUX !

Inévitablement, une longue carrière offre son lot d’avantages. Mais si tu sors de quelques années de salariat, cette idée reçue ne doit pas être un frein pour toi !

Aujourd’hui, des milliers de ressources s’offrent à nous pour nous former. Nous remercions les nouvelles technologies, les réseaux sociaux, les supports de communication. En effet, si tu souhaites apprendre une nouvelle discipline ou approfondir tes connaissances, un tas de contenus sont facilement accessibles.

Beaucoup de coachs, de formateurs et d’influenceurs proposent du contenu gratuit. L’occasion parfaite pour valider, ou non, ton intérêt pour un secteur particulier.

Voici une liste non exhaustive de supports pour se former :

  • les formations en ligne ;
  • ton compte formation (CPF) ;
  • Pôle Emploi ;
  • le contenu présent sur le Web ;
  • les podcasts ;
  • les livres ;
  • les vidéos YouTube.

Bien évidemment, le contenu présent sur le Web ne se substituera jamais à une formation complète et poussée. Toutefois, ces sources d’informations sont le meilleur moyen pour découvrir des disciplines, chercher sa voie et approfondir ses connaissances. 

3 : Il n’y a que les faibles qui se reconvertissent professionnellement

Depuis beaucoup trop d’années, la reconversion professionnelle a une connotation négative. Nos grands-parents et nos parents ont gardé leur métier toute leur vie, quoi que cela puisse coûter. Alors forcément, lorsque la reconversion nous taraude, nous pensons automatiquement aux autres : « Qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? Qu’est-ce qu’ils vont raconter à mon sujet ? ».

Cette barrière est parfois compliquée à passer. Nous n’avons pas envie d’entendre les critiques des collègues de travail ou les propos défaitistes de nos parents.

Tu veux que je te confie quelque chose ? Ce frein est seulement et uniquement dans notre tête ! Premièrement, l’avis des autres doit être le cadet de tes soucis. Deuxièmement, aussi surprenant que cela puisse paraître, tes proches vont t’envier et te trouver particulièrement courageux·euse de passer le cap.

Tu es persuadé(e) de manquer de caractère, car tu n’as pas le courage de continuer dans ton poste actuel ? La force ne se trouve pas dans ta capacité à continuer un métier qui ne te fait plus vibrer ! Elle réside dans le courage de dire « stop » à ce mode de vie stressant, angoissant, dévalorisant. Elle repose dans ta volonté de changer de vie et de mettre toutes les chances de ton côté pour réussir tes projets.

La vérité, c’est que beaucoup trop de personnes n’osent pas passer le cap. 90 % des Français ont envie de changer de voie ou de métier, et seulement 28 % se lancent. Te sens-tu encore comme une énergumène ?

En définitive, l’avis et le regard des autres ne doivent pas être des freins à la création de ton projet de reconversion. Tu es courageux·euse, tu es fort·e, tu vas atteindre tes objectifs et t’épanouir enfin dans un métier passion !

4 : Les enfants et la gestion du foyer empêchent une bonne reconversion

Les enfants, le crédit de la maison, les charges, l’entretien… Toutes ces belles choses demandent du temps et de l’argent. Il n’est pas toujours évident de faire une place à un nouveau projet professionnel. Mais de nombreux dispositifs d’accompagnement et de financement sont proposés par divers organismes. Le but : faciliter tes démarches et t’accompagner dans ce changement de vie.

  • Le Compte Personnel de Formation (CPF) offrant 500 euros par année travaillée et un large catalogue de formations.
  • Le Projet de Transition Professionnelle (PTP) permettant aux salariés de suivre une formation certifiante dans un autre domaine ou évoluer dans leur entreprise. Cet accompagnement est possible via le CPF. Le gros avantage réside dans la possibilité de conserver son poste et sa rémunération durant la formation.
  • Le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) accompagnant gratuitement les personnes pour faire le point sur leur situation professionnelle.
  • Différentes aides pour les demandeurs d’emploi.

En définitive, il existe beaucoup d’organismes, d’associations et de dispositifs pour se faire accompagner et aider dans le cadre de sa reconversion professionnelle. Selon ton profil, ton entreprise ou ton cas personnel, certains financements peuvent être plus avantageux que d’autres. L’essentiel est de bien se renseigner lors de ta démarche.

Loin de moi l’idée de toucher la corde sensible des parents, mais ne penses-tu pas que tes enfants ont cœur à te voir épanouie dans ton métier ? Ne se fichent-ils pas de manger des pâtes et des patates toute l’année ? Trêve de plaisanteries. Ne perds pas à l’esprit que nous passons naturellement plus de temps au travail que dans notre sphère familiale. Nous ne pouvons pas nous permettre d’être malheureux·euse dans notre job. Un travail se vit. Il ne se subit pas.

5 : Pas de reconversion professionnelle sans coussin de sécurité

Le retour du (faux) profil type ! Lorsque j’écoutais des interviews de belles et glorieuses reconversions, les personnes interrogées avaient un autre point en commun. Elles étaient toutes accompagnées d’un partenaire cadre et plusieurs milliers d’euros en épargne. À 25 ans, pacsée à un militaire, démissionnant de la Gendarmerie, j’avais de quoi me dire : « C’est foutu, je n’ai pas assez d’argent et de ressources pour me reconvertir ».

Pourtant, il y a plusieurs façons de se construire un coussin de sécurité financier et psychologique.

  1. Valider ton projet te permettra d’être serein·e pour envisager une réelle reconversion. Pour ce faire, se renseigner et se documenter sont les meilleures façons de savoir si le projet est viable.
  2. Se fixer une date de départ et se serrer la ceinture jusqu’à celle-ci. Ce conseil est peut-être cru, mais il est important d’économiser si tu souhaites te construire un coussin de sécurité. Mettre de l’argent de côté te permettra d’aborder plus sereinement les premiers mois d’activité.
  3. Trouver un job à mi-temps ou demander un congé pour reconversion professionnelle. L’absence de ressources financières lors d’une reconversion peut freiner le projet. Dans ce cas, il existe toujours des solutions.

Naturellement, un projet de reconversion entraîne une baisse de son style de vie. Le salaire peut changer. Trouver un nouveau job peut prendre quelque temps. Il faut garder à l’esprit que cette période est passagère. Elle ne durera pas.

6 : Il n’y a qu’un certain type de personnes qui peuvent se reconvertir

Tu l’auras compris, c’est l’idée reçue que je souhaite détruire en priorité. Il n’y a rien de pire que mettre des gens dans des cases. Personne ne s’est levé un matin en proclamant : « La reconversion professionnelle est destinée au quadragénaire, métropolitain·e, possédant un compte bancaire à six chiffres et une expérience dans une dizaine d’entreprises ». Ceci est un stéréotype.

Des situations professionnelles et personnelles peuvent rendre la reconversion plus rapide et plus facile. Mais aucun élément n’empêche une reconversion de fonctionner. Tu as toutes les cartes en main pour réussir si tu décides de te libérer de ces freins !

Pourquoi te sens-tu trop âgé·e ? Trop jeune ? Pourquoi te sens-tu illégitime ?

Parce que la société nous impose des croyances infondées. Tu peux apprendre de nouvelles choses à 25 ans comme à 50. Il est possible de cumuler des activités, bénéficier d’un accompagnement, faire financer ta formation. Personne ne te bloque dans une entreprise ou un secteur d’activités. Tu as fait un mauvais choix d’orientation au début de ta jeunesse ? Ce n’est pas grave. Des centaines de formations sont proposées sur le marché, il y en a forcément une qui te correspond.

Si tu ressens le besoin de changer de voie, c’est qu’il y a des éléments qui ne vont pas dans ta vie professionnelle. Lorsque tu les as identifiés, tu peux travailler sur ce que tu recherches réellement pour être épanoui·e. Il n’y a pas que Chantal, 40 ans, cadre à Paris, qui ressent ce besoin. Alors, fonce !

Finalement, l’ensemble de ces mythes sont de faux freins. Des idées reçues sur la reconversion professionnelle proclamées par tes proches. Des croyances limitantes créées de toute pièce. Fais-toi confiance, peaufine ton projet, renseigne-toi un maximum, pose-toi les bonnes questions. Il existe des solutions pour pallier ces croyances limitantes et vaincre les freins que tu t’imposes. N’oublie pas, le courage réside dans la force de dire « stop » pour une vie plus épanouissante. Celle que tu auras choisie, plaçant ton bien-être au centre de tout. C’est incontestablement le plus important.


Vous pouvez retrouver Mélanie, qui nous explique quelles sont les 6 idées reçues sur la reconversion professionnelle, sur son compte Instagram.


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