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Charline : Elle a quitté la fonction publique pour devenir freelance

Fonctionnaire depuis plus de 10 ans, Charline est devenue rédactrice web freelance. Aujourd’hui, elle accompagne les entrepreneurs solos dans la réussite de leurs projets. Dans cette interview, elle nous raconte comment elle a quitté la fonction publique et explique que son parcours fut long avant de l’amener à la réalisation de son rêve d’indépendance. Bonne lecture !


Bonjour Charline, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

J’ai très tôt décidé de fonder une famille. Je suis tombée enceinte de mon premier enfant l’année de mon baccalauréat. Bonne élève à l’école, j’ai obtenu mon diplôme avec mention. J’avais opté pour une spécialité comptabilité-gestion. Ce domaine me plaisait, mais j’étais encore plus séduite par l’organisation. Aussi, je suis une personne réservée, mais ambitieuse. C’est pour cela que j’ai choisi de me tourner vers le métier d’assistante de direction qui m’a toujours attirée. Être le bras droit d’un dirigeant, c’est rester dans l’ombre tout en ayant des responsabilités.

J’ai suivi mon BTS par correspondance, avec le CNED, afin de pouvoir élever mon enfant en parallèle. J’ai eu la chance de réaliser mes stages auprès du directeur général de la société des eaux de Volvic. Ces expériences furent très enrichissantes. Une fois arrivée sur le marché du travail, je trouve aussitôt un poste dans l’administration publique. Je suis alors en charge du secrétariat général d’une communauté de communes. Au sein d’une petite équipe, je touche un peu à tout et j’adore mon travail.

Mais assez vite, la structure se développe. J’ai la chance d’accéder à un nouveau poste en tant qu’agent comptable. Cette promotion, vue de l’extérieur, est une aubaine, mais cela ne l’est pas vraiment. Très rapidement, je me lasse de mes nouvelles missions. Je perds petit à petit mon intérêt pour mon travail. C’est en 2017 que je décide de demander une disponibilité pour tenter autre chose. À cette époque déjà je me promets de ne plus revenir sur ce poste.

Ce fut ta première tentative de changement de vie, comment cela s’est-il déroulé ?

Je suis partie avec mes 3 enfants recommencer ma vie dans une nouvelle région. Cap sur Albi ! J’aime beaucoup ma ville d’adoption. Je trouve rapidement un emploi au sein d’une mutuelle, je suis gestionnaire prestations puis j’enchaîne avec un poste d’agent comptable dans une mairie. Cela ressemble presque à une réussite à un détail près : je m’ennuie de nouveau dans mon travail. Je refuse la mutation que l’on me propose pour de nouveaux horizons.

Cette première expérience de changement m’a montré que c’est possible de recommencer. Je me vois rêver plus grand. Je suis bien obligée de constater que le monde du travail dans lequel j’ai commencé ma carrière ne me satisfait pas. C’est à cette époque que je découvre le livre « La semaine des 4 heures ». Ce fut une révélation. Je souhaite moi aussi travailler à distance et être libre de vivre où je veux sans avoir à recommencer à chaque fois au niveau professionnel.

Suite à cette révélation, comment réagis-tu ?

Je pars m’installer dans le Lot-et-Garonne, une région où les loyers sont moins onéreux. L’idée était de profiter des quelques mois de mes droits au chômage pour réfléchir à un projet d’entreprise. Sur le livre cela semblait très simple de construire son métier, mais dans la réalité j’ai eu beaucoup plus de mal.

Je travaille en collaboration avec une éditrice d’ouvrages bilingues pour enfants. Son projet est top, elle amène une façon innovante d’apprentissage des langues et je suis tout de suite séduite. Je l’aide à recruter ses ambassadrices et à développer sa clientèle. Je suis passionnée par ces missions mais elles ne me rapportent alors pas assez pour subvenir aux besoins de ma famille. Élevant seule mes enfants, mes droits aux allocations chômage se terminant, je me vois contrainte de retourner sur le marché du travail.

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Avais-tu abandonné tes rêves ?

La réalité m’a obligée à abandonner mes rêves à ce moment-là. Mais je trouve de suite un emploi très attractif. J’intègre le service commercial de la société Gifi. Je m’occupe du pricing et des cycles de vie des produits. C’est un poste très intéressant et l’équipe est super. Je suis satisfaite… les premiers temps… Il y a quand même plein de petites choses qui me contrarient. Tout d’abord le salaire, mais aussi le fonctionnement. Je me sens responsable d’une tâche importante qui n’est pas valorisée. De plus, je ne comprends pas la rigidité au niveau des horaires qui, pour moi, n’étaient pas justifiés. Tous les employés avaient les mêmes horaires, nous étions fliqués sur les heures d’arrivée, mais il était rare de voir les personnes partir à l’heure. Cela m’agaçait, car j’ai une vie de famille qui est ma priorité.

Déçue par cette expérience, je demande une rupture conventionnelle et reviens sur ma terre d’origine à la demande de mes enfants lassés des trajets nécessaires pour voir leur père. À cette période, j’agis donc de façon réfléchie en privilégiant le bien-être de mes enfants et la sécurité financière de mon foyer. C’est pour cela que lorsque mon ancienne administration propose un poste dans le service des marchés publics, je postule sans hésiter. Je connais la cheffe de service et j’adore son professionnalisme ainsi que l’intérêt qu’elle porte à ses équipes. Je me dis que ce poste peut être captivant et je prends mes fonctions pleine de bonne volonté.

Mais ce nouveau poste n’était pas à la hauteur de tes attentes, tu nous racontes ?

Je me suis beaucoup ennuyée. J’aime être dans le feu de l’action et avoir plein de choses à faire. Ce n’était pas le cas et je me suis très vite lassée. J’allais au travail à reculons, ayant certains jours l’impression de venir pour faire acte de présence plutôt que pour travailler vraiment. Je suis rapide dans l’exécution de mon travail j’avais beaucoup de temps vide à attendre que les décisions soient prises pour pouvoir avancer sur mes dossiers.

C’est à ce moment-là que j’ai choisi de remettre au goût du jour mon projet d’indépendance. Je fais appel à Charlotte pour m’aider à définir un projet d’entreprise. J’avais beaucoup d’idées, mais j’avais surtout le besoin de me faire accompagner afin de construire un projet fiable. Je m’oriente vers la rédaction web et me forme en autodidacte à ce métier.

Quelles ont été les étapes de la création de ton entreprise ?

Je crée mon autoentreprise en 2019, en parallèle de mon emploi. Je demande ensuite une diminution de mon temps de travail à 80 % puis à 50 % en février 2020. Mon activité commence à bien décoller. Puis arrive la Covid… Ma cible initiale étant les professionnels du tourisme, je me dois de réorienter mon activité, car ceux-ci font face à de gros problèmes budgétaires. En même temps, je dois m’occuper de mes 3 enfants qui sont confinés avec moi.

Cette période est assez compliquée. Je prends quelques mois de recul, stoppant toute prospection. Le confinement terminé, je reprends le travail à mi-temps et m’ennuie de plus en plus. À la rentrée, j’entame la BSB Académie, une formation visant à reposer les bases de mon business. Elle m’aide beaucoup et je dessine petit à petit mes projets. Pour vivre totalement de mon activité, je souhaite, en parallèle de mes services de rédaction, revenir à mon métier de cœur et devenir un bras droit pour les entrepreneurs.

Cette formation, mon travail de freelance et ma vie de famille m’ont épuisée. Au travail, je suis en mode bore-out et à la maison en mode burn-out. Je n’y arrive plus. Je me fais arrêter en novembre 2020. Je suis incapable de continuer mon travail dans l’administration. Je me relève difficilement de cette période compliquée et lance mon nouveau concept : ose le freelance.

En quoi consistent tes activités aujourd’hui et quels sont tes projets, tes rêves ?

Aujourd’hui, je me sens totalement alignée et épanouie dans mon travail. J’ai gardé mes missions régulières de freelance et j’ai développé des accompagnements pour les entrepreneurs solos. J’ai construit mes offres grâce aux difficultés que j’ai moi-même rencontrées et à une étude des besoins de mon client idéal. J’ai l’honneur d’être le bras droit de mes clients en les épaulant de manière quotidienne avec la prise en charge d’une partie de leurs tâches ou de façon ponctuelle pour des lancements de produits ou de projets.

J’ai atteint mon rêve. Je travaille d’où je veux et je vois la répercussion de mon travail. Je sens que tout cela a du sens et je suis ravie de participer à la réussite de beaux projets. Dans quelques années, lorsque mes enfants auront pris leur indépendance, je partirai quelques années en mode digital nomad. Le chemin a été long et semé d’embuches, mais la persévérance paie.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer, mais n’a pas encore osé franchir le pas ? 

Il n’est pas facile de quitter un confort de vie, car la réalité nous contraint à être raisonnables, mais tout est possible. N’attendez pas, comme moi, de venir à bout de vos forces, ne poussez pas vos limites en vivant une vie qui ne vous ressemble pas et qui vous mine de l’intérieur. La souffrance au travail est bien réelle et détruit.

Si vous souhaitez entreprendre, faites des plans, assurez vos arrières et lancez-vous. Une fois que vous aurez sauté, vous vous demanderez pourquoi vous ne l’avez pas fait plus tôt. Quand on n’a pas le choix, on trouve toujours des solutions. Vous ferez certainement face à des aléas, mais si vous avez bien préparé votre projet, que vous suivez votre stratégie et que vous persévérez, vous y arriverez. Il est indispensable de se construire un mental et de garder votre détermination.

Le travail et la persévérance sont la clé du succès.


Que retenir de l’expérience de Charline ?

  • Votre métier vous passionne mais l’environnement de travail ne vous convient plus ? Pensez à changer de boîte ou à devenir entrepreneur : rappelez-vous que des solutions existent !
  • Si vous êtes en burn-out, prenez du temps pour vous, essayez autant que possible de prendre du recul, faites du sport. Faites la liste de tout ce que vous savez faire, reprenez conscience de votre valeur.
  • N’attendez pas d’être à bout de force, ne poussez pas vos limites en vivant une vie qui ne vous ressemble pas et qui vous mine de l’intérieur.
  • Se lancer dans un Side Project est un bon moyen de tester une idée et de s’y confronter : nous plait-elle vraiment ? C’est une bonne manière d’essayer une idée sans prendre de risques !
  • Tentez le coup, vous verrez vous ne le regretterez pas !

Vous pouvez retrouver Charline, qui a quitté la fonction publique pour devenir freelance et entrepreneure, sur son site Internet, sur LinkedIn, sur Facebook et sur Instagram.


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