Je me lance

Comment j’ai réussi à créer mon propre job sur-mesure en partant de zéro

Un job sur-mesure qui donne envie de se lever le matin, le rêve ! C’est ce que j’ai fait, en créant mon propre job sur-mesure. Je vous partage en toute transparence les étapes de la création de mon job sur-mesure et le bilan que j’en tire.


Dès le début de ma carrière, j’ai su que je ne voulais pas passer ma vie à suivre une carrière toute tracée, à travailler pour un employeur en me pliant à des règles et à des horaires, et à demander l’autorisation de m’absenter une journée quand j’en avais envie. Au début, je me disais que je faisais un caprice. « Nan je veux pas aller à l’école ! Je veux jouer toute la journée ! ». Je m’auto-sermonnais en me disant « Bon Charlotte, grandis, c’est la vraie vie maintenant, la vie active, c’est normal de rester au bureau toute la journée et de n’avoir que les weekends pour faire ce que tu veux ».

Et puis, à force de lire des articles et des livres d’entrepreneurs libres, nomades pour certains, je me suis dit : et après tout, pourquoi pas moi ? J’ai commencé à considérer mes caprices comme de vraies aspirations : oui je veux être libre ! Oui je veux pouvoir travailler quand je veux, d’où je veux, sur ce que je veux !

Mais bon, depuis mon open-space, je ne savais pas franchement comment m’y prendre. La vie des entrepreneurs libres me semblait bien lointaine. Pourtant, j’y croyais. Je voulais au moins me laisser la chance d’essayer.

Ca, c’était il y a 3 ans. Aujourd’hui, nous sommes en octobre 2018. Je suis indépendante depuis 1 an et 4 mois, et le « miracle » s’est produit : je vis de mon activité, et j’écris cet article depuis la ville de Cracovie où je suis installée quelques jours pendant mon tour d’Europe d’un mois. Depuis des mois, je saute du lit chaque matin à l’idée de développer mon entreprise, et je n’envisage même plus de retourner à ma vie d’avant.

J’ai donc décider de vous raconter concrètement comment je m’y suis prise pour en arriver là. Bien sûr, il reste des milliers de kilomètres à parcourir pour atteindre mes objectifs les plus élevés, mais je suis déjà très heureuse de ce que j’ai réussi à créer. Alors, c’est parti !

Etape 1/ Trouver ce qui me fait me lever le matin

Première étape depuis mon open-space : trouver mon ikigai, c’est-à-dire ce qui me passionne au point de me lever chaque matin pleine d’énergie (j’explique ici la méthode). J’ai commencé par une phase d’introspection pour mieux me connaître et lever le voile sur ce que je voulais vraiment pour ma propre vie.

J’ai compris les choses suivantes me concernant :

  • J’avais la flamme de l’entrepreneuriat mais j’avais peur que mon caractère de première de la classe ne soit un frein à l’aventure (Spoiler : c’était une erreur ! Au contraire, je suis bien contente d’être « scolaire » et disciplinée, car grâce à ça, je travaille hyper efficacement)
  • J’aimais plus que tout enseigner, et je ne devais plus mettre ça sous le tapis. Quand j’étais petite, je voulais être prof. Mes grands-parents ont eu la chance d’être mes cobayes à qui je donnais des cours et des devoirs le mercredi après-midi… Mais là, j’ai compris qu’aimer transmettre et enseigner ne conduisait pas qu’au métier de professeur ! J’ai donc réfléchi à comment je pouvais enseigner à ma manière. Et j’ai trouvé : j’ai d’abord rejoint une startup dans l’éducation, et j’ai donné encore plus de cours qu’avant à côté de mon travail. (Spoiler bis : ensuite, je suis devenue formatrice freelance et j’ai créé Pose ta Dem’ avec mes offres d’accompagnement et de formation. What else ?)
  • Ma passion pour le développement personnel ne devait pas être mise sous le tapis non plus. En identifiant mes moments de flow, il y avait la lecture de ce type de livres. Au début, je ne savais pas quoi faire de ça. Et à force d’y réfléchir, j’ai décidé d’en faire mon métier. C’est pour ça que Pose ta Dem’ est très empreint de développement personnel !
  • Les activités que j’avais envie de faire au quotidien : former, coacher, motiver, inspirer, créer, écrire, lire. Mettre des mots sur cela m’a grandement aidée à bâtir mon projet ensuite.
  • Et surtout, j’ai réalisé que le moment que je préférais était quand quelqu’un me demandait conseil pour changer de voie. En quittant le conseil pour partir en startup, j’étais devenue le Point Info de mes amis et collègues en quête de sens professionnel. Et c’est dans ce type de discussions que je m’épanouissais le plus. Alors… pourquoi chercher plus loin ?

Cette liste n’est pas exhaustive, il faudrait un livre pour tout raconter (work in progress). Mais cela vous donne une idée des réflexions que j’ai eues. Et surtout, retenez bien que je n’ai pas compris tout ça en 3 jours, même si ça semble évident a posteriori.

Si je n’avais qu’un seul conseil : prenez le temps d’apprendre à vous connaître. Ne vous précipitez pas ! Soyez attentif aux petits moments qui vous procurent un sentiment de bien-être, d’utilité, d’épanouissement. L’introspection est nécessaire pour bâtir ensuite un projet qui vous ressemble.

(Je vous donne les étapes essentielles de cette introspection dans ma formation « Trouver son projet professionnel et le réaliser, quand on ne sait pas quoi faire de sa vie »).


Etape 2/ Trouver l’idée et lui donner une forme

Là, je sais ce qui me plaît, ok. Mais j’en fais quoi, concrètement ? Voici les étapes par lesquelles je suis passée :

  • J’ai brainstormé avec de grandes feuilles blanches (oui, vraiment). J’ai réfléchi à tout ce que je pouvais faire dans les domaines de l’éducation, du développement personnel et de la reconversion. J’ai mis bout à bout toutes mes réflexions des derniers mois et ça m’a donné plusieurs pistes. (Je donne ma méthode de brainstorming dans ma formation en ligne)
  • J’ai activement exploré les projets existants dans ces domaines. Quand je dis qu’il faut sortir de chez soi, networker et découvrir, je ne rigole pas. J’ai pu dresser un panorama de ces secteurs et ainsi savoir : 1. ce qui m’inspirait, 2. ce que je ne voulais surtout pas faire, 3. ce qu’il manquait au marché actuel.
  • J’ai compris que la reconversion professionnelle m’attirait plus que l’orientation scolaire, et j’ai aussi compris qu’il manquait des choses dans ce secteur. Par exemple, il n’y avait aucun site complet, qualitatif et fun à la fois, pour trouver des réponses à mes questions quand j’étais paumée dans mon job de consultante. Alors je me suis dit que c’était à moi de le créer ! Voilà comme l’idée d’un média est née.
  • J’ai aussi trouvé qu’il manquait une offre intermédiaire. D’un côté, il y avait les coachs en reconversion, très nombreux et dont peu se démarquent. Personnellement, je n’ai jamais eu envie d’y avoir recours. De l’autre côté, des projets comme Switch Collective étaient super (j’y suis d’ailleurs passée pour le programme pilote), mais manquaient de contenu gratuit en ligne, d’accompagnement individuel et d’aide au passage à l’action.
  • J’ai noté les grandes lignes de mon idée de projet : un site complet et fun sur la reconversion, une offre d’accompagnement individuel différente de ce que l’on trouve ailleurs, mais aussi des événements réguliers pour créer une communauté (les apéros Pose ta Dem’), et un jour, des formations en ligne pour rendre flexible et accessible à tous mon accompagnement.
  • Et un beau matin pendant mes vacances dans le sud, ding ! J’ai eu l’idée du nom. Chaque samedi soir c’était la même rengaine « J’en peux plus de mon boulot… Allez lundi je pose ma dem’ !« . Alors, mon site allait s’appeler Pose ta Dem’, pour booster et aider ceux qui répètent ça chaque samedi soir sans que rien ne se passe.

Tout ça, c’était mon analyse personnelle et mes idées. J’ai voulu confronter ces idées à la réalité, et pour cela j’ai fait une analyse des besoins autour de moi. Sans me lancer dans une étude de marché longue et ennuyante, je suis allée à l’essentiel :

  • J’ai recontacté toutes les personnes qui m’avaient fait part de leur envie de quitter leur job, et je les ai interrogées, pour bien comprendre ce qui les bloquait et ce dont elles avaient besoin. J’ai échangé avec une vingtaine de personnes.
  • J’ai créé et partagé un questionnaire en ligne, qui m’a rapporté environ 400 réponses… dont 300 personnes qui ont laissé leur adresse mail pour être informées du lancement du projet. Chouette, je commençais à bâtir ma mailing list !

A partir de là, j’ai validé les grandes lignes de Pose ta Dem’ et j’ai créé un projet sur-mesure qui répondait à la fois aux attentes de ma future audience, et à mes propres attentes. Pour rappel, j’avais envie d’écrire, de former, de coacher, d’inspirer, de motiver, et d’être libre de créer ce que je voulais, et de travailler d’où je voulais.

Le projet Pose ta Dem’ répondait à mes critères :

  • Ecrire régulièrement des articles sur le site avec ma propre plume, sans coller aux attentes d’un supérieur quant au style d’écriture
  • Inspirer et motiver via mes contenus et mon histoire
  • Accompagner mes futurs clients individuellement dans leurs projets
  • Créer des événements pour rassembler une communauté et parler en public

Etape 3/ Développer le projet

Une fois l’idée en place et les feedbacks récoltés, voici les étapes par lesquelles je suis passée :

  • Créer le site. J’ai utilisé WordPress et je me suis faite aider par un ami pour aller plus vite, car je n’ai aucune patience pour tout ce qui est informatique.
  • Ecrire mes premiers articles en parallèle. J’ai eu du mal à trouver mon style au début, j’avais la plume timide, et je passais plus de temps à lire des articles sur comment écrire, qu’à vraiment écrire. Puis je me suis bougée, et j’ai fixé un rythme de publication intense pour ne pas avoir le temps de me poser des questions. Et depuis, je progresse chaque jour un peu plus. J’écris beaucoup plus vite, plus spontanément, mieux (j’espère), et mes articles sont mieux référencés.
  • Créer une newsletter riche en contenus. Je voulais créer un rendez-vous hebdomadaire avec ma communauté pour leur partager un maximum d’informations utiles chaque semaine. (Si vous n’êtes pas encore abonné, c’est par ici)
  • Tester mon offre d’accompagnement avec mes cobayes. J’ai d’ailleurs fait ça avant même de lancer le site. J’ai trouvé plusieurs personnes partantes pour tester des séances gratuites avec moi, puis pour payer une somme modeste, et me donner leurs avis. Je me suis beaucoup formée et entraînée. Je n’ai pas attendu d’être parfaite pour commencer, et c’est en pratiquant que je me suis sentie légitime et prête à proposer mes offres officiellement. (J’en dis plus ici sur comment être légitime quand on se lance)
  • Organiser le premier apéro Pose ta Dem’, qui a eu un joli petit succès avec 70 participants et une super ambiance !

Voilà pour les premières étapes du lancement. Et maintenant, voici le bilan sur ce job sur-mesure que je me suis créé.


Etape 4/ Le bilan aujourd’hui

D’un point de vue personnel :

  • Je ne me suis jamais autant éclatée au quotidien. J’aime tous les aspects de mon métier : l’écriture, l’animation de la communauté, l’accompagnement de mes clients, la création de formations en ligne… Je me suis même habituée aux démarches administratives ! (bon, entre s’habituer et aimer ça, il y a une différence)
  • Je réalise mon rêve de liberté géographique, puisque je suis actuellement en tour d’Europe pendant un mois. Le mode de vie Digital Nomad m’a toujours fait envie, et je l’expérimente pour la première fois. Je voyage et je travaille en même temps, j’ai trouvé mon rythme et c’est un pur bonheur ! Je compte reconduire l’expérience régulièrement car le monde est vaste ! (Vous pouvez suivre mes aventures sur Instagram)
  • Je me sens utile. Je reçois régulièrement des messages de personnes qui me remercient pour ce que je fais, qui me posent des questions… C’est très gratifiant et ça me booste pour en faire encore plus ! Autant vous dire que je me sens plus utile ici que dans mon openspace à faire des powerpoints sans âme. Et rien que pour ça, je ne retournerai jamais dans ma vie d’avant.

Conclusion : mes conseils pour créer vous aussi votre job sur-mesure

  • Passez du temps à réfléchir et à explorer les sujets qui vous font vibrer. Petit à petit, démêlez les noeuds de votre cerveau pour en faire un projet viable.
  • Pas besoin que le projet soit parfait dès le départ. Tracez les grandes lignes, récoltez des avis, faites des essais… et ajustez ensuite !
  • Dès le début, prenez en compte vos aspirations de vie. Quel mode de vie voulez-vous ? Que voulez-vous faire de vos journées ? Designez votre vie de rêve et construisez un projet qui vous y emmène. Restez focalisé sur vos objectifs.

J’espère que mon témoignage vous donnera des idées pour vous lancer à votre tour et créer votre job sur-mesure. Je suis aussi partie de rien, j’étais aussi salariée en open-space, mais j’ai tout construit brique par brique. C’est donc possible ! Au plus tôt vous essaierez, au plus tôt vous réussirez.

Si vous en êtes au tout début de votre réflexion, ma formation en ligne vous aidera à vous poser les bonnes questions et à avoir la bonne méthode pour bâtir votre projet professionnel. Je la propose aussi avec une option coaching de 2 heures avec moi.

Si vous voulez travailler avec moi sur la durée, consultez mes offres d’accompagnement pour trouver votre voie ou pour monter votre boîte.

Et bien sûr, écrivez-moi par mail pour me donner votre avis sur cet article ou me poser vos questions !


 

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