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Futur freelance ? Le portage salarial pour allier liberté et sécurité

Vous avez envie de vous lancer en freelance mais l’administratif et l’insécurité vous effraient ? On vous présente une solution possible pour allier liberté et sécurité : le portage salarial.

Les deux grands obstacles qui calment nos ardeurs d’indépendance sont la phobie administrative et la crainte de l’insécurité financière. La liberté de l’entrepreneur oui, la paperasse et la précarité, non ! Si vous commencez à vous renseigner sur les démarches, vous avez sans doute déjà entendu parler du portage salarial. Pour mieux vous éclairer, nous avons laissé la parole à Katia de la société Hura Portage. Dans cet article, elle vous dit tout sur le portage salarial, en se basant sur le cas de Guillaume, un aspirant freelance !


« Cette année, c’est décidé, je me mets à mon compte ». Voilà ce que décrète chaque année Guillaume, consultant webmarketing dans une agence digitale à Paris. Que ce soit en guise de résolution du 1er janvier ou après chaque parole blessante de son manager, Guillaume rêve d’indépendance et de liberté.

Mais quitter le confort d’un job bien payé en CDI pour l’insécurité des revenus en freelance ça le fait flipper ! Si ça ne marche pas, que devient-il ? De quoi vivra-t-il ?

Dans un contexte où la question de l’assurance-chômage pour les indépendants fait couler beaucoup d’encre et suscite un vif intérêt, il existe une alternative toute trouvée pour quiconque souhaitant se lancer en freelance tout en ayant la sécurité du statut de salarié : le portage salarial.

Zoom sur ce dispositif.

Le portage salarial : c’est quoi ?

Il s’agit d’une forme de travail hybride, à la croisée entre entrepreneuriat et salariat. Apparu dans les années 80, cette pratique est restée longtemps confidentielle. Normal donc que ce dispositif soit aujourd’hui peu connu.

Pourtant, en portage salarial, Guillaume serait aussi libre qu’un freelance pour :

  • Prospecter ses clients et choisir ses missions
  • Négocier ses tarifs et son délai de règlement
  • Déterminer ses propres horaires de travail
  • Organiser librement sa charge de travail

… tout en ayant la même protection et les mêmes droits qu’un salarié en termes de :

  • Couverture sociale (arrêt maladie, accident de travail, congé maternité/paternité)
  • Retraite
  • Droits au chômage

Preuve de l’intérêt et de la pertinence de ce dispositif, le Gouvernement et l’ensemble des partenaires sociaux ont signé à l’unanimité en mars 2017 la convention collective dédiée au portage salarial, offrant ainsi un cadre réglementé et sécurisé, tant pour les « portés » que pour leurs clients.

Le portage salarial : pourquoi c’est intéressant ?

1/ Pour passer du salariat à l’entrepreneuriat en douceur

Guillaume a beau être doué dans son boulot, quand on devient solo entrepreneur, on apprend un nouveau job. On apprend surtout à être multi-casquette : tantôt business developer, tantôt chargé de communication, tout ça en plus de ses missions de consultant webmarketing. Si à cela, on ajoute gestionnaire administratif et comptable, on a vite fait de lui couper ses ailes à Guillaume et lui faire passer l’envie d’être son propre patron.

En portage salarial, la société de portage prend en charge tout l’aspect administratif et contractuel de son activité, du devis à la facturation en passant par le recouvrement, permettant ainsi à Guillaume de se concentrer uniquement sur le développement de son activité et la réalisation de ses missions. Et ça, c’est déjà suffisamment de boulot !

2/ Pour se lancer d’un claquement de doigts, sans prise de tête 

Quand vient le moment de comparer les différents statuts juridiques pour choisir celui qu’on croit être le « bon », mieux vaut avoir avalé 2 Dolipranes et avoir au moins 2 heures devant soi. Ou bien avoir un ami expert-comptable.

Alerte Spoiler : il n’y a pas de statut idéal. Autant se faire une raison dès maintenant. Ce n’est pas parce que le pote de Guillaume a choisi de se lancer en micro-entreprise et que ça lui convient, que ce statut lui conviendra aussi. Tout dépend de sa situation et ses projets personnels.

L’avantage de démarrer en portage salarial, c’est qu’il n’a pas besoin de savoir ce que veut dire BNC, CIPAV ou encore ce qu’est le prélèvement libératoire et s’il doit choisir ou non cette option.

Une convention de portage et un contrat de travail : voilà à quoi se résument les formalités de démarrage en portage. Simple, rapide, efficace. Et Guillaume peut même démarrer dès demain !

3/ Pour avoir un filet de sécurité en cas de baisse ou cessation de son activité 

L’inquiétude principale de Guillaume (comme pour beaucoup d’aspirants freelance au démarrage), c’est de ne pas réussir à trouver suffisamment de missions et/ou clients pour gagner sa vie correctement en tant que freelance.

Contrairement aux autres statuts, les missions réalisées en portage salarial ouvre droit à l’assurance chômage, de quoi être plus serein face aux périodes d’activité plus creuses.

Ainsi, si l’employeur de Guillaume accepte sa rupture conventionnelle, il bénéficiera de l’assurance chômage et les missions réalisées en portage vont venir prolonger ses droits.

Si hélas son employeur lui refuse sa demande de rupture conventionnelle et que Guillaume démissionne, les missions réalisées en portage vont lui permettre d’ouvrir des droits à l’assurance chômage. Pôle Emploi prendra en compte dans son calcul, les salaires perçus sur les 12 derniers mois (y compris donc ceux de son dernier emploi).

4/ Pour ne pas avoir de charges à payer quand on n’a pas d’activité 

Pas de facturation, pas de frais de gestion : tel est le business model de la plupart des sociétés de portage. C’est gagnant-gagnant, et c’est surtout plus juste ! 

5/ Pour rester libre tout simplement

Libre de tester 1 fois, pour 1 mois, pour 6 mois, pour 1 an, ou plus si affinité.

Libre de facturer 500 euros, 10 000 euros ou 100 000 euros : the sky is the limit.

Libre de cumuler avec un autre statut (salarié, étudiant, retraité, micro entreprise, EI, EURL…) : en portage salarial, on n’est pas jaloux.

Le portage salarial : pour qui ?  

Le portage salarial s’adresse à tous ceux qui, comme Guillaume, souhaitent vendre des prestations intellectuelles (conseil, formation, gestion de projet, graphisme, rédaction, web design…). La seule condition imposée par la convention collective est d’avoir au moins une qualification professionnelle de niveau III (bac+2) ou 3 ans d’expérience dans son domaine d’expertise (Ouf ! Guillaume répond à tous ces critères).

En revanche, si vous exercez une profession réglementée (avocat, architecte, expert-comptable, médecin, infirmière, etc), vous ne pouvez pas exercer en portage salarial (règlementation oblige !). A moins que vos missions ne consistent en du conseil ou de la formation.

Le portage salarial : combien ça coûte ? 

Selon les sociétés de portage et le chiffre d’affaires réalisé, les frais de gestion varient entre 5% et 12%. En ajoutant les cotisations sociales et les coûts de structure de la société de portage liés à l’activité de Guillaume, il percevra entre 46 et 49% des honoraires facturés à ses clients. Et ça peut aller jusqu’à 55% s’il déduit ses frais professionnels (abonnement téléphone, internet, transport, repas, etc).

Il a donc tout intérêt à le faire :

1/ Ces frais ne sont pas soumis à cotisations sociales : donc 100 € de frais engagés, c’est 100 € de frais remboursés

2/ Ces frais étant déduit de ses honoraires, ça réduit le montant de son salaire, et par conséquent, le montant de ses revenus soumis à impôt.

3/ Il augmente son revenu global (salaire + remboursement de frais)


Le récap’ pour les plus pressés :

Le portage salarial est fait pour vous si comme Guillaume :

  • Vous souhaitez vous lancer en freelance et vendre des prestations intellectuelles
  • Vous avez un diplôme équivalent à bac+2 ou 3 ans d’expérience dans votre domaine d’activité
  • Vous souhaitez tester votre nouveau métier d’entrepreneur tout en ayant un filet de sécurité en cas de périodes de vaches maigres
  • Vous voulez continuer à être bien couvert en cas d’arrêt maladie, accident de travail, congé maternité/paternité, comme lorsque vous étiez salarié(e)
  • Vous cherchez un dispositif qui soit aussi simple pour y entrer que pour en sortir
  • Vous voulez vous affranchir de toute la gestion administrative de votre activité

Mais attention, la société de portage n’est pas une agence d’intérim ou un cabinet de placement : c’est à vous que revient la charge de trouver vos clients et vos missions, comme pour tout entrepreneur.


Si vous souhaitez en savoir plus, contactez Katia de la société Hura Portage au 07.67.04.96.25 ou par mail k.razafin@hura-portage.com

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