Je me prépare

Manifeste pour passer à l’action : Pose ta dem’ car ton temps est compté

Vous repoussez sans cesse le jour où vous quitterez ENFIN ce job que vous ne supportez plus ? Vous avez du mal à faire avancer votre projet de reconversion ? Cet article va vous donner le déclic pour passer à l’action !

On me demande souvent “Comment fais-tu pour inciter les gens à passer à l’action ?”. En réalité, des leviers pour agir… il y en a beaucoup ! Mais le secret derrière tous ces leviers tient en une phrase : notre temps est compté. J’ai spontanément écrit cet article à la deuxième personne du singulier, alors j’ai choisi de ne pas le modifier et de laisser le texte brut pour qu’il soit plus direct.


Il y a quelques temps, j’ai décidé de quitter une situation confortable mais qui m’ennuyait pour lancer le projet qui me tenait à coeur. Le parcours pour me lancer n’a pas été tous les jours facile, mais je l’ai fait. Avec le recul je me demande pourquoi je l’ai fait, alors que j’aurais pu ne jamais passer à l’action, et poursuivre ma carrière sans vague ? C’est la prise de conscience douloureuse du temps qui filait et sur lequel je n’avais aucune prise. Je me voyais perdre des journées entières à faire quelque chose que je n’aimais pas et à faire semblant d’être quelqu’un que je n’étais pas. Et je ne pouvais pas me résoudre à ce que ces journées se transforment en années.

Au début, les quelques fois où j’ai osé en parler, j’ai fait face à deux types de réactions. La première : “Tu as tellement raison ! Mais bon c’est la vie, on n’y peut rien”. La deuxième ? “Non mais Charlotte tu es jeune, c’est quoi ton problème ? Tu as toute la vie devant toi ! Fais comme tout le monde, sacrifie quelques années de plus pour faire une belle carrière, et après si tu es toujours dans ton délire, tu aviseras”.

Mais NON ! C’est justement parce qu’on a la vie devant nous qu’ils est INACCEPTABLE de ne pas en profiter ! J’avais envie de le hurler à la terre entière. Car profiter de la vie ce n’est pas ne rien faire de ses journées, profiter des minima sociaux et sortir avec les copains tous les soirs. C’est vivre la vie qui nous fait vibrer et dont nous sommes responsables.

J’ai agi pour me sortir de là car j’ai une conscience exacerbée du temps qui passe. Je retrouve cette conscience chez ceux qui ont été touchés de près par la maladie ou un décès, ou tout autre événement qui nous fait prendre conscience que nous ne sommes finalement pas grand chose. Si vous l’avez déjà vécu, souvenez-vous de vos pensées à cet instant : “Et je me prends la tête chaque jour avec des choses futiles ?” Face à ces événements, nos soucis quotidiens nous semblent bien dérisoires. Et puis la vie reprend son cours. Nous restons plus ou moins marqués. Ceux qui sont le plus marqués développent alors cette fameuse conscience. Mais je souhaite une chose : qu’il ne soit pas nécessaire d’en passer par là pour prendre conscience du temps qui passe et de la valeur de la vie.

Et toi, quelle vision as-tu de ta vie et de ton avenir ? Ce tableau devrait te faire un électrochoc. Chaque case représente un mois d’une vie d’une durée de 90 ans. Il est petit ce tableau, non ? Il y a assez peu de cases finalement.

Tu n’as pas assez de temps pour qu’on te le vole. Mais se le faire voler par qui ? Tu penses certainement que c’est ton entreprise, qui t’exploite et te prend ton énergie pour un boulot que tu n’aimes plus. Ou encore ton manager qui te mène la vie dure. Mais la vérité, c’est que ce voleur… c’est toi. Tu en as la responsabilité, c’est toi qui choisis d’être là ! Tu as accepté le job, et chaque jour que tu y passes, c’est parce que tu donnes ton consentement. Sinon, il te « suffirait » de partir. Le souci, c’est qu’en acceptant de donner ce temps à contre-coeur tu te détruis petit à petit. Et quand le burn-out s’installe, remonter la pente est bien plus difficile car tu n’as plus l’énergie et le recul nécessaire face à la situation… et là, il ne « suffit » plus. 

Tu vas peut-être penser “N’importe quoi ! Si j’avais le choix ce serait différent. Si j’avais des économies bien sûr que je partirais ! Si j’avais quelques années d’expérience en plus bien sûr que je pourrais trouver un autre job. Si j’avais un meilleur diplôme…” etc. Mais tout ça, ce sont des excuses que tu trouves pour ne pas affronter ta peur du vide et de l’échec. Ces peurs que l’on a tous mais que l’on assume difficilement, car c’est se montrer « faible ». Ce qui bloque le plus, c’est la crainte du risque financier. Mais qu’est-ce que cela cache au fond ? La peur de manquer et de ne plus être. Ne plus être, c’est ne plus être physiquement bien sûr, mais pas que. C’est aussi ne plus être socialement, statutairement. C’est ne plus avoir de valeur sociale. Et ça, ça nous fait peur, car on existe au travers de l’identité que l’on s’est consciencieusement construite. 

Revenons au voleur. Tu penses peut-être “Mais n’importe quoi, je ne suis pas responsable !”. Pourtant c’est ce que tu fais en donnant volontairement de ton temps si précieux à une organisation au lieu de l’utiliser autrement. C’est de l’auto-sabotage inconscient. Et tu sais pourquoi tu fais une chose pareille ? Parce que tu estimes que tu ne vaux pas plus que ça ! Parce que tu sais depuis petit que c’est normal de trimer, de passer ses journées au bureau pour pouvoir se payer 3 semaines de vacances l’été et fuir le quotidien. Parce que c’est la vie, c’est comme ça. Il n’y a pas de raison que toi, salarié parmi tant d’autres, tu aies le droit à une vie différente. Et puis de toute façon tu n’es pas capable de faire autre chose. Tu as déjà de la chance d’être ici, tu te rends compte ? Tu as un job, un salaire, des collègues sympa… Alors de quoi te plains-tu ? Tu ne vas pas chercher en plus à faire un métier qui te passionne ! C’est dans les films et les témoignages bizarres sur internet que les gens aiment leur travail. Pas dans la vraie vie. Ou alors si, mais ça n’arrive qu’à quelques personnes qui ont eu une chance hors du commun ou bien qui sont des génies, et tu n’es pas à leur niveau.

Le fond du problème derrière tout ça ? Tu ne t’autorises pas à être heureux. Les causes peuvent être multiples : on t’a rabaissé quand tu étais jeune, on t’a dit d’arrêter de te plaindre car d’autres souffrent plus que toi, on t’a critiqué, on t’a jalousé quand tu étais heureux, on t’a dit que la vie était difficile.

Tout ceci n’est pas conscient. Nous avons interprété puis intériorisé des faits ou des paroles et en avons fait une croyance. La croyance que la vie est dure, que le monde est dangereux et que nous ne sommes pas à la hauteur. Je crois que l’école est grandement responsable de ce mal profond qui habite la grande majorité d’entre nous. Mais une fois que l’on en prend conscience, on a le pouvoir de changer les choses, et c’est ce qui est magnifique ! 

Je finirai cet article sur l’idée la plus importante : en restant bloqué dans un boulot que tu n’aimes pas, tu t’empêches de donner vie à tes talents et à tes passions. Or, qui fait bouger les choses ? Qui rend le monde meilleur ? Ce sont ceux qui s’engagent pleinement dans une cause, en exerçant leurs talents pour contribuer et aider les autres. Et je ne parle pas que des causes humanitaires ou des professionnels de la santé et de la justice qui sauvent des vies. Tout travail réalisé avec passion impacte positivement le monde.

Quelqu’un aime écrire et décide d’écrire un livre. Quelqu’un le lit un jour où rien ne va, et retrouve ainsi de la joie et de l’inspiration. Quelqu’un d’autre aime cuisiner et décide d’ouvrir un restaurant. Ce restaurant va redynamiser le quartier et permettre de créer de l’emploi en embauchant 3 personnes. Et un jour, une personne va venir manger seule dans ce restaurant et y rencontrer son futur conjoint. 

Quand tu as l’impression que ton projet ne servirait à rien, pense à l’effet papillon. Tout ce que tu fais crée un impact, même minime. Et en restant dans une situation où tes énergies et tes talents sont bloqués, retenus, minimisés… tu empêches le monde d’en bénéficier. C’est très égoïste tu ne trouves pas ? 😉

Alors maintenant, que te reste-t-il à faire ? Entraîne-toi à lâcher la structure mentale artificielle que tu as construite ces dernières années. Ecoute ta petite voix. Explore le monde autour de toi, mais aussi, et surtout, ton monde intérieur. Je n’ai pas mis de gants cette fois-ci pour provoquer le déclic chez toi. Mais il y a quelque chose que je ne t’ai pas dit : se donner le droit d’être heureux, ça s’apprend et ce n’est pas facile. Ca va faire émerger beaucoup de choses en toi, des émotions enfouies, des rêves oubliés. Ca va peut-être te prendre beaucoup de temps. Peut-être très peu. Mais cette fois-ci, ce sera du temps pleinement vécu, car cette quête de toi-même est la plus passionnante que tu pourras vivre.

Je ne donnerai pas de conseils pratiques aujourd’hui. Il y en a déjà sur le site, et il y en aura plein d’autres pour passer à l’action. Mais j’ai le sentiment que tous ces articles ne servent à rien si le déclic du temps qui passe n’a pas eu lieu.

 

Commentaires

Vous allez aussi aimer