Je me prépare

Le networking pour explorer son projet : réponse aux 3 (fausses) excuses !

Le networking est la meilleure manière d’explorer ses nouveaux projets professionnels, en rencontrant des personnes inspirantes dans les domaines qui nous intéressent. Mais souvent, on a du mal à s’y mettre ! Réponse aux 3 fausses excuses les plus courantes : je n’aime pas, je n’ai pas le temps, je ne sais pas quoi dire.

Parlons d’un sujet qui fâche souvent : le networking. Le networking, ou “réseautage”, est le fait de créer de nouvelles relations professionnelles, dans le but de provoquer des opportunités. Vous n’apprendrez rien si je vous dis que le networking c’est important. C’est même indispensable lorsque l’on réfléchit à un nouveau projet professionnel ! C’est une excellente façon d’explorer un nouveau domaine, en rencontrant des personnes inspirantes qui peuvent vous aiguiller dans votre réflexion.

Sauf que comme pour tout, pour faire quelque chose avec plaisir et efficacité, il faut en avoir envie. Si vous vous forcez, ça ne vous mènera pas loin, et vos résolutions ne dureront pas longtemps… 

Alors dans cet article, mon but est de vous donner envie de networker en vous partageant mon expérience. Pour cela, je vais répondre aux 3 principales (fausses) excuses que l’on se trouve pour procrastiner et ne jamais s’y mettre !

1/ “Je n’aime pas networker !”

Beaucoup imaginent le networking comme des dîners ou des conférences barbantes où il faut échanger des cartes de visite. Mais ce n’est pas du tout ça ! Ma définition du networking est la suivante : rencontrer des personnes inspirantes, triées sur le volet, avec qui l’on échange et construit des liens de confiance.

J’ai commencé à vraiment “networker” il y a plus de deux ans. C’était le meilleur moyen pour moi de découvrir les univers qui m’attiraient et de sortir de mon open-space. Parmi les consultants, nous avons tous le même profil. J’avais besoin de rencontrer des personnalités aux parcours différents pour m’enrichir et voir plus loin que le bout de mon nez.

Après plus de deux ans de networking régulier, voici les 6 raisons pour lesquelles j’aime networker :

  1. Parce qu’une fois les études terminées, il est plus difficile de rencontrer de nouvelles personnes. Le networking est une manière passionnante de tisser de nouveaux liens et d’élargir son cercle de relations.
  2. Parce que je rencontre des personnes incroyables : des gens ambitieux et passionnés, des entrepreneurs, des freelances, des “savants fous” (des gens tellement passionnés par leur projet qu’ils y travaillent la nuit à la lueur d’une bougie, si si). Je ne les rencontrerais pas ailleurs !
  3. Parce qu’il est plus difficile de parler des heures de mon projet à mes amis sans qu’ils me trouvent lourde à la longue. Là, notre folie est partagée.
  4. Parce que ça m’entraîne à pitcher et à répondre aux questions challengeantes sur mon activité
  5. Parce que ça me fait prendre du recul sur ce que je fais et découvrir de nouveaux horizons. Une belle façon de doper ma créativité et d’élargir mes sources d’inspiration.
  6. Parce que ma foi, c’est toujours sympathique de prendre un verre !

2/ “Je n’ai pas le temps de networker !”

On ne va pas se mentir, oui, le networking prend du temps. Vous connaissez peut-être la célèbre phrase de Jim Rohn : nous sommes la moyenne des 5 personnes avec qui nous passons le plus de temps. Sans renier votre famille et vos amis pour votre réseau, prendre du temps pour être au contact de personnes inspirantes est une excellente stratégie pour vous enrichir et réussir vos projets. Alors, voici les 3 méthodes que j’ai expérimentées pour networker :

La méthode événements

Au début de ma phase d’exploration, je me rendais à de nombreux événements en soirée : ateliers, meet-up, conférences, apéros networking… C’était très instructif pour commencer. Certes, ça me prenait la soirée, mais j’en ressortais (presque) toujours ravie. Choisissez bien les événements qui vous intéressent et allez-y dans une démarche proactive : parlez aux personnes présentes !

  • L’avantage : rencontre de plusieurs personnes intéressées par la même thématique, idéal quand on explore un sujet
  • L’inconvénient : peut vite être du temps perdu si vous ne nouez pas de liens qualitatifs (mieux vaut avoir des discussions de fond avec 2 ou 3 personnes, que de repartir avec 15 cartes de visite de quasi inconnus)
  • Durée de l’opération : 2 à 3 heures. Une fois par semaine, plus ou moins, selon vos disponibilités et votre envie
La méthode café

Ensuite, j’ai privilégié les rencontres individuelles. Je contactais mes interlocuteurs sur LinkedIn puis sur Shapr, mon application favorite pour le networking. En moyenne, j’avais entre 3 et 6 rendez-vous de ce type par mois. La phase cafés en face à face est importante lorsque vous réfléchissez en profondeur à votre projet et que vous cherchez des échanges ciblés et qualitatifs.

  • L’avantage : échange de qualité avec une seule personne bien choisie
  • L’inconvénient : beaucoup de temps consacré à une seule personne
  • Durée de l’opération café : 1h à 1h30, sans compter le trajet
La méthode industrielle

Maintenant que mon projet est lancé et que je suis complètement focalisée sur ce que je produis, je suis arrivée au stade “industrialisation”. Si je prenais un café avec chaque personne que j’ai envie de rencontrer, j’y passerais mes semaines, car je croise sur LinkedIn des tas de profils passionnants. Mais je ne peux pas ! Alors, je propose un call dans un premier temps (grâce à Calendly), et si l’échange promet d’être enrichissant et que des synergies sont possibles, nous prenons un café.

  • L’avantage : le temps est optimisé, et il y a un échange réel par téléphone même si on ne se rencontre pas de visu
  • L’inconvénient : il faut être capable d’aller “droit au but” et donc d’être au clair sur ce que l’on fait/cherche
  • Durée de l’opération : 20 minutes par téléphone, 1h de visu s’il y a. Je vous conseille cette méthode si vous avez très peu de temps disponible et que vous savez déjà le type de personnes et d’échanges que vous recherchez.

Conclusion : Faites ce qui vous semble le plus naturel. Certains préféreront les événements, où ils peuvent discuter à droite à gauche. D’autres seront plus à l’aise autour d’un verre avec une seule personne. Voici donc mes deux conseils pour commencer :

  • Choisissez la méthode qui vous met le plus à l’aise et qui vous motive le plus
  • Ciblez en fonction de vos objectifs (vous inspirer, obtenir des conseils précis…)

3/ “Je ne sais pas quoi dire !”

Lorsque l’on est en réflexion sur son avenir professionnel, que l’on doute, que l’on explore… il est courant de ne pas se sentir légitime, voire en infériorité par rapport à ses interlocuteurs. Et du coup… de ne pas savoir quoi dire. Rassurez-vous, c’est normal ! Mais il y a deux règles d’or à respecter.

Règle 1 : Être honnête et sincère

Ne cherchez pas à jouer un rôle, à vous créer un personnage pour rentrer dans un cadre. Vous avez le droit d’être dans une période d’exploration, et de réseauter pour découvrir de nouveaux horizons sans but précis. Alors n’ayez pas honte et au contraire, affirmez-vous ! Expliquez à votre interlocuteur votre réflexion actuelle : votre parcours qui vous a mené jusqu’ici, vos envies, vos doutes… et en quoi cette rencontre vous enrichira.

Règle 2 : Préparer sa rencontre

Networker prend du temps, il ne faut pas attendre de résultat immédiat. Pour autant, il ne faut pas arriver en rendez-vous les mains dans les poches. Premièrement, “révisez” le profil de la personne avant de la rencontrer : parcours, activité actuelle… et préparez quelques sujets et questions à aborder. Deuxièmement, entraînez-vous à vous présenter : parcours, situation actuelle… Même si vous êtes dans une phase d’instabilité, vous avez aussi de grandes richesses à apporter à votre interlocuteur :

  • De bonnes idées
  • Un contact
  • Des recommandations
  • Une compétence
  • La connaissance d’un domaine

Alors, prêts à vous lancer dans le networking ? Vous savez maintenant pourquoi c’est utile, et les fausses excuses sont balayées ! Dans un prochain article je vous donnerai mes conseils : où et comment networker, et comment créer des relations de confiance sur la durée.

Commentaires

Vous allez aussi aimer