Je me prépare

Quitter son emploi en CDI : Pure Folie ou Idée de Génie ?

Faites-vous partie de ces personnes qui ont toujours su quoi faire dans la vie ? Moi non. C’est une succession de choix hasardeux et d’opportunités qui ont jalonné mon parcours professionnel. Ce sont ces mêmes décisions qui m’ont conduite au bore-out. Vous pensez que quitter son emploi en CDI est une pure folie ? Laissez-moi vous prouver le contraire.


Article invité rédigé par Marie Di Maggio


Mon bore-out, le début de ma remise en question

L’histoire commence en mars 2017. Cela fait bientôt 3 ans que je travaille en tant que chargée d’études pour un cabinet de conseil en fiscalité. Ma situation professionnelle est stable, j’ai la sécurité de l’emploi et dans l’ensemble, les conditions de travail sont bonnes. Le seul problème, c’est que je m’ennuie profondément.

Recrutée quelques années auparavant dans le cadre d’une création de poste, j’ai rapidement pris mes marques et atteint les objectifs fixés. À ce stade, je suis tellement à l’aise que je fais face à une situation nouvelle pour moi : l’ennui au travail. Mes journées, je les passe à scruter l’heure qui tourne.

Chaque matin, j’attends impatiemment l’heure du déjeuner. Lorsque la pause déj’ se termine, j’attends la fin de la journée pour rentrer chez moi. Je regarde les jours défiler sur le calendrier en priant pour que le week-end arrive vite. Chaque matin, j’ai cette boule au ventre qui ne me lâche pas et qui devient de plus en plus pesante. Ça vous parle ?

Les mois passent et la situation ne change pas, malgré mes sollicitations auprès de la direction pour augmenter ma charge de travail. Petit à petit je sombre dans un état second, et je fais le triste constat que la personne ambitieuse et volontaire que j’étais autrefois n’existe plus.

Le poids de cette vie professionnelle est lourd à porter et commence à avoir de sérieuses répercussions sur ma vie personnelle. Je suis constamment de mauvaise humeur, je n’ai plus envie de rien et surtout, j’ai perdu confiance en moi.

L’heure du bilan : suis-je vraiment aux commandes de ma vie ?

Face à ce manque de perspectives, je fais le bilan. Je regarde derrière moi et je réfléchis aux choix que j’ai faits et qui m’ont conduite jusqu’ici. Je prends surtout conscience que la route que j’ai empruntée ne me ressemble pas. Que ces choix semblent avoir été dictés par quelqu’un d’autre que moi… C’est pourtant bien moi qui ai décidé de tout ça, alors de qui est-ce vraiment la faute ?

L'unique newsletter à lire pour enfin poser ta dem' !

Rejoins la communauté de 10000 futurs démissionnaires qui lisent mes conseils concrets et inspirants pour inventer leur vie professionnelle !

Je repense à mes années d’études en École de Commerce. Pourquoi est-ce que j’ai choisi de me spécialiser en finance alors que je préférais le marketing ? Pourquoi est-ce que j’ai décidé de faire mes stages en banque et non dans la communication ? Puis je me replonge dans mes choix de carrières. Pourquoi j’ai décidé de travailler dans un cabinet fiscal ? Qu’est-ce qui m’a poussée à persévérer dans une voie qui me ressemblait si peu ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi…

Personne ne m’a forcée. Personne ne m’a imposé quoi que ce soit. Pourtant mes actions ont bel et bien été influencées par la société, ou du moins, par ce que je pensais qu’on attendait de moi.

Je me suis spécialisée en finance parce que j’entendais mes profs rabâcher que le marketing payait mal, que ça ne servait à rien. J’ai choisi de faire du conseil parce que je trouvais que ça en jetait en société. Je trouvais ça bien de dire que j’accompagnais des entreprise à défiscaliser leurs investissements et à financer leurs projets. Pourtant, dans le fond… qu’est-ce que ça m’ennuyait.

Le moule dans lequel j’essayais de rentrer depuis tant d’années devenait de plus en plus inconfortable. La réalité me frappait de plein fouet : la mascarade ne pouvait plus continuer. Je me devais d’être honnête vis-à-vis de moi-même. Alors un nouveau constat est devenu évident : changer de job ne règlerait pas le problème. La réflexion devait être beaucoup plus profonde, je devais repartir de zéro.

Quitter son emploi en CDI oui, mais pour faire quoi ?

Malgré une situation stable, un crédit immo sur le dos et un train-train quotidien confortable, l’envie de changer de carrière devenait de plus en plus fort. La perspective d’un nouveau futur m’apportait enfin l’excitation que j’avais perdue, pourtant une question demeurait… Tout quitter oui, mais pour faire quoi ?

Comment déconstruire ma vision du travail, de mes compétences et de ce qu’il me semblait possible de faire, pour retrouver un sens à tout ça ? Qu’est-ce que je pourrais bien faire de ma vie ? Cette question m’a hantée pendant plusieurs mois. Alors j’ai commencé à faire des recherches en utilisant tous les moyens à ma disposition. Articles de blog, offres d’emploi, formations certifiantes, bref, la totale.

Je ne savais pas exactement ce que je cherchais, mais j’étais persuadée que si je continuais à investiguer, je finirais par trouver LE truc, LA bonne idée qui me ferait vibrer.

Ce processus a duré près d’un an. J’ai beaucoup douté, je me suis remise en question 1 000 fois, mais je n’ai rien lâché. Jusqu’à cette pub sur Facebook qui a tout changé.

De salariée déprimée à freelance en 3 mois

La découverte qui a tout changé

C’est en décembre que ma vie a finalement pris le tournant que j’attendais. Durant ces nombreux mois de réflexion, une chose était claire : j’avais besoin et envie d’un métier plus créatif. L’envie de retourner au marketing et à la communication était de plus en plus forte. Malgré moi et sans m’en rendre vraiment compte, je suis revenue à ce qui m’attirait depuis toujours et que j’avais délaissé.

J’ai commencé par suivre une formation certifiante pour apprendre à utiliser des logiciels de création de projets, j’ai créé des sites internet pour mes amis entrepreneurs, j’ai pris en charge le volet communication du cabinet pour lequel je travaillais. Des petites actions par-ci, par-là qui ont tracé le chemin que je me destinais à emprunter.

En décembre 2018, je suis tombée sur une publicité Facebook sur la rédaction web. Un métier complètement inconnu mais qui a tout de suite résonné. « Être payé pour écrire sur internet et travailler son compte », ça existait vraiment ? Pour la première fois depuis des mois, ça faisait tilt. En quelques jours, j’ai dévoré tous les articles que je trouvais à ce sujet. Même si le métier de rédacteur web était assez éloigné du marketing, j’avais enfin trouvé une activité que je pouvais sérieusement envisager pour la suite.

Tout quitter oui, mais pas n’importe comment

J’avais l’idée, il ne me manquait plus qu’un plan d’action. J’ai pris le temps de la réflexion et j’ai fait quelques calculs. Négocier une rupture conventionnelle avec mon employeur n’était pas une option envisageable, et en démissionnant, je n’aurais droit à aucune aide. Il fallait anticiper la suite. J’ai donc calculé le montant de mes charges, soit l’échéance de mon prêt immobilier, l’électricité, internet, etc. J’ai ensuite réfléchis aux différents moyens que j’avais de gagner de l’argent en attendant de lancer mon activité.

À l’époque, la création de sites web faisait déjà partie de mes compétences, je me suis donc demandée combien de sites je devrais vendre pour couvrir mes charges. L’objectif me paraissait atteignable, j’étais sur la bonne voie. Et si l’option A ne fonctionnait pas, j’avais toujours un plan B grâce à mon épargne. En dernier recours, j’envisageais également de trouver un emploi à mi-temps pour me laisser le temps de me former et continuer à gagner de l’argent.

Je ne voulais surtout pas que ma reconversion m’entraîne dans une situation inconfortable. Il était important pour moi de mettre toutes les chances de mon côté pour que je puisse me lancer sans (trop) de stress ou de pression.

Une fois ce plan d’action établi, je rédigeais ma lettre de démission. 3 mois après (soit la durée de mon préavis), j’étais enfin libre. Quitter son emploi en CDI pour devenir freelance sur internet devenait ma propre réalité. Ma mission ? Me former à la rédaction web. Pourtant, je ne le savais pas encore à l’époque, mais ce n’est pas une carrière de rédactrice qui m’attendait…

Comment le métier d’assistante virtuelle a changé ma vie

En mars 2019, je clame haut et fort à qui veut bien l’entendre que « Le salariat c’est fini pour moi, je vais devenir rédactrice web ». Je démarre une formation en ligne pour apprendre ce nouveau métier qui me fait tant rêver et je suis prête à déplacer des montagnes, malgré la peur. C’est à ce moment-là que quelque chose d’extraordinaire se produit.

Je me rends compte que ma formatrice vit en Nouvelle-Calédonie, tout comme moi. Cette information change complètement la donne, car je suis la seule de ses élèves à vivre sur cette petite île perdue du Pacifique. C’est l’opportunité pour moi d’apprendre à la connaître et de concrétiser ce projet encore plus vite. Naturellement, je prends contact avec elle et nous faisons connaissance. Vous vous rappelez la chose extraordinaire qui se produit ? La voici…

Elle me propose de travailler pour elle et de devenir son assistante. J’accepte ! Non seulement les missions qu’elle me propose sont cools, mais en plus cela me permet de gagner de l’argent dès mon premier mois en tant que freelance. Montage vidéo, gestion des emails, création des supports pédagogiques des cours, rédaction, le travail ne manque pas et je m’éclate !

J’avais beaucoup de mal à croire que je puisse être payée pour faire quelque chose qui me passionnait autant, tout en travaillant à la maison. Le marketing digital était officiellement devenu mon gagne-pain.

Cette aventure et collaboration a duré plus de 2 ans. Deux années durant lesquelles je l’ai accompagnée dans le développement de son entreprise en tant que bras droit. Deux années qui m’ont permis de créer un métier sur-mesure et qui me ressemble à 100 % (sans quitter mon pyjama) : celui d’assistante virtuelle.

Le bilan 3 ans après ma dem’

Voilà déjà 3 ans que j’ai démissionné. La preuve que quitter son emploi en CDI pour travailler à mon compte n’est pas qu’une utopie. Il m’arrive encore aujourd’hui d’avoir un peu de mal à y croire, pourtant c’est le cas. Ce pari un peu fou que je me suis lancée de tout quitter et de repartir à zéro a payé.

Aujourd’hui, je ne travaille plus en tant qu’assistante virtuelle, je les forme ! J’accompagne des personnes qui veulent se reconvertir dans les métiers du digital à apprendre le marketing numérique et à lancer leur activité de freelance. Tout ce que j’ai appris ces dernières années, je le partage pour inspirer et inciter celles et ceux qui ont besoin de retrouver la passion dans leur job à se lancer.

Même si je n’avais jamais envisagé l’entrepreneuriat comme une voie possible pour moi, je me rends compte aujourd’hui à quel point ça a du sens compte-tenu de ma personnalité. Je suis sincèrement fière de cette reconversion professionnelle.

Fière d’avoir réussi ce pari osé. Fière d’avoir prouvé à tous ceux qui ne croyaient pas en moi que je pouvais le faire. Mais avant tout… Fière d’avoir choisi la voie de la passion et d’avoir créé une vie professionnelle qui me ressemble et dans laquelle je m’épanouis chaque jour.

Alors si vous aussi, vous sentez ce feu sacré qui s’éteint doucement en vous. Si vous aussi vous envisagez de poser votre dem’ et de suivre votre instinct, accrochez-vous à vos rêves. Il n’est jamais trop tard pour changer de vie. J’ai envie de conclure cet article en partageant avec vous cette citation que j’adore et qui illustre parfaitement mon histoire :

Votre vie change à chaque nouvelle décision que vous prenez.

Anthony Robbins

Vous pouvez retrouver Marie sur LinkedIn et sur son site Internet.


👉 Cliquez ici pour rejoindre la communauté la plus survoltée de futurs démissionnaires ! Inspiration et entraide quotidiennes garanties ! 

👉 Pour réussir à créer la vie professionnelle de vos rêves, découvrez mes programmes d’accompagnement individuel et les formations en ligne de l’Académie Pose ta Dem’.

Commentaires

Vous allez aussi aimer