Les chroniques de Charlotte

Tuto pour une vie parfaite

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« La vie parfaite n’existe pas » : voici le titre du livre que j’ai commandé hier. Je ne l’ai pas encore lu, mais lire le titre m’a fait une drôle de sensation : je le sais, mais est-ce que je le ressens ? Je vais appliquer cette réflexion au domaine qui nous concerne ici :

La vie professionnelle parfaite existe-t-elle ?

La première question à se poser est la suivante : qu’est-ce qu’une vie parfaite ?
Je commence à connaître les réponses les plus souvent données par mes clients et ma communauté (2 ans à en parler, je commence à avoir l’habitude :)) :
– Avoir du sens, de l’impact
– Être reconnu pour son travail
– Gagner suffisamment d’argent pour mener une vie confortable
– Bénéficier d’une totale liberté d’organisation (lieu de vie, agenda…)

Prenons l’exemple de la liberté.

Personnellement, c’est mon besoin n°1. C’est ce qui guide la majorité de mes choix.
J’ai en horreur les contraintes, les obligations que je ne comprends pas, que je ne valide pas, mais surtout, que je ne CHOISIS pas. C’est pour cette raison que j’ai créé mon propre univers et mon entreprise.
Je ne fais pas de partenariats car je me sens contrainte. Je n’exclue pas d’en faire à l’avenir, mais pour l’instant c’est non. Je n’ai pas de salariés, uniquement des freelances qui aspirent eux aussi à la liberté. Pas de bureau fixe non plus.

Je fais de mon mieux pour préserver ma liberté au quotidien. Par exemple, cette semaine :
J’avais de nombreux dossiers administratifs à faire. J’ai fait les modèles, puis j’ai délégué en recrutant une assistante en freelance.
Je me suis vue proposer une opportunité en février. J’ai refusé, car en février j’aimerais être en voyage, même si je ne sais pas encore où.
Je veille au quotidien à être alignée avec ma valeur n°1.

Mais la liberté absolue, serait-ce aussi d’avoir la liberté de ne pas travailler ? Et là encore, qu’entend-on par travailler ?

Si j’avais une liberté TOTALE aujourd’hui (financière, organisationnelle, professionnelle), je serais actuellement à Budapest dans les thermes Széchenyi. Ou en train de chiller sur une plage à Bali. Je ferais la même chose qu’aujourd’hui, mais à un rythme plus souple. Et je ferais certaines choses différemment.

Donc, ce n’est pas parfait à l’instant T. Parfois, je me surprends à être frustrée de cela, quand bien même j’ai tout ce que j’attendais avant : faire ce que j’aime, être globalement libre, avoir de l’impact.

Alors, la perfection existe-t-elle ?
Non. Car même lorsque l’on a atteint la situation idéale, on s’en lasse, et on aspire à un nouvel idéal.

Il y a 3 ans, je rêvais de pouvoir me promener dans Paris en pleine journée au lieu d’être au bureau.
Maintenant, c’est devenu normal pour moi.
Alors, j’aspire à autre chose.
J’aspirais à un mois au soleil. Je l’ai fait, aux Canaries en octobre. Le retour a été difficile. Et puis, je me suis à nouveau sentie bien à Paris. Et puis, j’ai eu envie d’aller ailleurs. Je ne suis pas lunatique ; je suis juste humaine, avec des envies passagères, et d’autres plus durables.

Le risque en recherchant la perfection permanente dans notre vie professionnelle ?
– Être toujours insatisfait, être toujours en quête d’un idéal que l’on n’atteindra jamais.
– Ne pas passer à l’action car on est paralysés. Exemple : « ce projet me fait envie, mais il ne coche pas tous mes critères, alors je vais encore chercher mieux avant de me lancer »

OK mais alors, que chercher à la place ?

L’évolution. J’imagine ma vie comme une succession d’étapes, de phases, dont aucune n’aura le monopole. Ce seront juste des instants différents. Aucun ne sera représentatif de « ma vie » dans son ensemble.

Depuis quelques mois, je comprends que la situation fixe idéale n’existe pas.
Même quand j’aurai le logement de mes rêves, le compte en banque de mes rêves, il y aura toujours un truc qui clochera, ou un événement extérieur qui m’impactera.
Je pourrais créer un nouveau projet qui soit un échec.
Je pourrais perdre un proche et ne plus ressentir de joie dans mon quotidien.
Je pourrais être en décalage avec mon compagnon sur mes envies de voyage.

A tout moment de ma vie, ce serait imparfait. Le fait de l’admettre me fait le plus grand bien. Je dédramatise, je déculpabilise, j’arrête de me mettre la pression sur cette quête de perfection.
C’est pour cela que l’une de mes lectures favorites de l’année est « L’art subtil de s’en foutre » de Mark Manson.

Mais accepter cette imperfection n’est pas chose aisée. Je m’y confronte souvent. Par exemple, en ce moment, je fais face à un dilemme important pour mon projet de livre : édition traditionnelle (avec un éditeur comme Eyrolles, Leduc, Marabout ?) VS auto-édition.

L’édition traditionnelle est attirante : distribution en librairies, (quasi) certitude d’avoir un beau rendu sur le produit, légitimité, prestige. Mais j’ai peur que cela me freine, je n’aime pas faire « valider » mes créations, et ce que j’aime par-dessus tout est ma liberté. Aussi, je ne veux pas choisir l’édition traditionnelle par convention sociale, parce que c’est plus prestigieux. Le message de Pose ta Dem’ est justement de s’affranchir des grands noms sur le CV et de créer en étant soi.
L’auto-édition m’attire pour la liberté, l’autonomie. Et puis, écrire un best-seller sans éditeur ? Sacré challenge ! Si je relève, quelle fierté ! Mais cette option me fait craindre de ne pas être suffisamment présente en librairie et donc d’impacter moins de personnes.

J’ai l’impression qu’aucune de ces solutions n’est parfaite. Peut-être parce que… la perfection n’existe pas ?

(Que penses-tu de ce dilemme ? Si tu étais amené à écrire un livre, choisirais-tu l’auto-édition ou un éditeur ? Et en tant que lecteur, est-ce que cela t’importe que je sois éditée chez un éditeur pour acquérir mon livre dans quelques mois, ou tu t’en fiches tant que tu tiens le livre entre tes mains ? D’habitude, comment découvres-tu les livres que tu lis, en librairie ou en ligne/par recommandation ?)

Revenons à nos moutons et à mon message du jour.

Si aujourd’hui, tu te dis que ta vie n’est pas parfaite.
Si tu ne trouves pas le projet parfait, qui coche toutes tes cases.
Si ton activité indépendante n’a pas l’aspect idéal que tu imaginais en te lançant.
Si ton compte bancaire n’est pas comme dans tes rêves.
Concentre-toi plutôt sur l’évolution.
Pense aux phases de ta vie, passées et futures potentielles.
Aucune situation n’est éternelle. Chaque étape de vie apporte son lot de joies et de frustrations.

Demande-toi plutôt :
1/ Qu’est-ce qui est enrichissant, épanouissant dans cette situation ?
2/ Comment puis-je la faire évoluer pour découvrir de nouveaux aspects de moi-même ? Pour expérimenter de nouvelles choses dans la vie ? 

Je me pose moi-même ces questions, je t’invite à te les poser aussi 🙂

Ah ! Ecrire ce texte m’a fait beaucoup de bien !

Pourtant, il n’est pas parfait. Je l’ai écrit en 45 minutes samedi après-midi, après une semaine enfermée chez moi car je me suis cassé l’orteil (oui, c’est possible). Ce n’était donc pas une semaine parfaite : pas de sorties, pas de yoga, des moments KO. Et demain, je vais aller animer une conférence en traînant la patte.

Mais j’en ai tiré bien d’autres choses : des moments précieux avec quelques amis venus me rendre visite. Du temps, beaucoup de temps, pour travailler et pour planifier. Cela change du rythme habituel, souvent trop rapide.

Alors aujourd’hui, dédramatisons si tout n’est pas parfait : ce sera le thème de ce dimanche.

La non-perfection est un message important que je fais passer. Dans le programme Side Project, on apprend à se défaire du perfectionnisme. Les participants doivent soumettre leurs exercices sous 8 jours à chaque module, même s’ils ne sont pas parfaits, pas complètement aboutis.

Je compte transmettre le même message lors de mon séminaire en janvier (weekend du 18-19) et expliquer concrètement comment créer son entreprise rapidement ET efficacement sans attendre que tout soit parfait pour se lancer.

Pour finir, j’ai fait un Live lundi dernier dans le groupe privé sur le thème « Se rémunérer grâce à son projet » et c’était un très bon moment ! (sauf quand Facebook a décidé de me couper en plein milieu).
Comment transformer une idée en projet viable ? Comment créer de la valeur pour sa cible ? Comment trouver ses premiers clients ? Le sujet est très vaste donc je suis allée à l’essentiel en 1h30.

Si tu ne l’as pas vu, tu peux profiter de ce dimanche soir pour regarder le replay (il faut être membre du groupe pour y accéder, si ce n’est pas le cas, fais ta demande d’adhésion ici en répondant aux questions à l’entrée) :

Partie 1
Partie 2

Bonne journée !


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