Créer un projet professionnel à son image et passer de salariée qui se cherche à entrepreneuse épanouie

Si tu ne trouves pas ce que tu cherches, invente-le ! Il y a deux quarantaines qui m’ont boostée dans mon envie d’avancer dans ma vie professionnelle : celle que je vais bientôt atteindre (j’ai 39 ans) et celle dans laquelle nous avons tous été plongés au printemps 2020. J’étais une salariée insatisfaite, puis j’ai compris que ce que je cherchais n’existait pas. Il m’a donc fallu construire un projet professionnel sur mesure.


Article invité rédigé par Émilie Rousseau, Créatrice de L’Accent (rédaction web SEO & médiation du livre et de l’écriture)


Prendre conscience de ce qui ne nous convient pas et se respecter

En faisant le point sur son parcours pro

À 25 ans, je me suis retrouvée musicienne sans l’avoir cherché. Et pendant 4 ans, j’ai exercé le plus beau métier du monde sans le savoir. Évidemment, aussi beau soit-il, ce travail avait aussi ses défauts (instabilité, nombreuses absences…). Alors quand j’ai eu mon premier enfant, j’ai repris des études avec ce fantasme d’avoir un métier stable. C’est ainsi que pendant 10 ans, j’ai tenté de mettre un rond dans un carré.

En tant que salariée, quel que soit le poste dans lequel j’étais, j’avais toujours le sentiment de ne pas pouvoir utiliser pleinement mes compétences et de perdre beaucoup de temps à faire des choses inutiles. Ça peut paraître présomptueux, mais je me sentais comme un pâtissier à qui on demandait de décongeler un dessert acheté en supermarché.

Lorsque j’ai travaillé dans la fonction publique territoriale, j’y ai trouvé des employés mécontents. Soit ils se battaient contre des moulins à vent et s’épuisaient inutilement, soit ils étaient résignés et faisaient le strict minimum en attendant le salaire à la fin du mois. J’étais loin des musiciens passionnés par leur métier, cherchant sans cesse à s’améliorer ou à explorer de nouveaux chemins. Et cette créativité, cet élan, me manquait terriblement.

En s’écoutant

Le confinement a été un formidable accélérateur de conscience pour moi. Cette situation était propice à l’introspection, à la prise de recul et à la réflexion par rapport à mon projet professionnel. Un livre a été important à ce moment-là pour moi, il s’agit de Bullshit jobs de David Graeber. En le lisant, je comprenais enfin que ce que je pressentais comme inutile l’était réellement.

C’est alors que j’ai changé mon regard sur le travail et sur moi-même. Ce n’était plus moi qui avais un problème, mais le monde professionnel qui était malade. J’ai décidé de prendre soin de moi, de me respecter et j’ai quitté quasi instantanément mon poste. Car à partir du moment où tu sais que tu n’es pas sur le bon chemin, continuer dans la même direction est une perte de temps et même une folie.

Parier sur la passion et l’engagement pour se construire un projet professionnel idéal

J’ai donc inversé l’équation. Mon objectif n’était plus de trouver le travail qui me permettrait d’avoir un bon salaire et une vie stable, mais de m’engager dans un processus de création d’un projet professionnel qui me correspondrait tout à fait. Et j’ai découvert que passer de « chercher » à « créer » te fait basculer instantanément d’une attitude d’abattement à une démarche proactive. Tu ne peux pas remettre l’échec sur autrui et cela te rend responsable de tout ce qui t’arrive. C’est très positif et vivifiant !

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Dès lors, je ne cherchais plus dans tous les sens un travail qui me conviendrait, je décidai de créer un job sur mesure en me recentrant sur l’essentiel. Je me suis donc demandé ce que je savais faire de mieux et dans quoi j’accepterai de m’engager pleinement sans que cela me coûte trop (psychologiquement). Trouver quelque chose qui a du sens et s’y investir avec envie sont pour moi des clés de réussite évidentes.

J’ai aussi pris en compte une contrainte qui était capitale pour moi : préserver une vie de famille. Il ne fallait donc pas d’absences répétées. Ce qu’il y avait de commun dans tout mon parcours (professionnel, universitaire et personnel), c’était l’écriture. De musicienne à bibliothécaire, en passant par 6 années d’études à la fac, l’écriture avait toujours eu une place centrale. Ce devait donc être la pierre angulaire de mon projet pro et je décidai alors de la placer au cœur de celui-ci.

Utiliser toutes ses expériences professionnelles, bonnes ou mauvaises, pour se reconvertir efficacement

Pour me construire un projet professionnel sur mesure, il me fallait une approche pragmatique et c’est là que toutes mes expériences précédentes ont pu me servir. J’ai donc fait le point sur :

  • ce que j’aimais le plus faire ;
  • ce que j’ai détesté faire ;
  • ce sur quoi j’étais très efficace ;
  • ce qui m’apportait un bénéfice intellectuel important (car mon cerveau a besoin d’être stimulé quotidiennement) ;
  • ce qui me coûtait peu en temps et en effort (car à presque 40 ans avec deux enfants, il n’était pas question de repartir à zéro, mais plutôt de m’appuyer sur mes compétences).

J’ai également pu identifier les situations qui m’étaient insupportables : les réunions interminables et inutiles, les équipes inefficaces, les successions de process obscurs, les gestions de projets moyenâgeuses, les vases clos, etc. Ce que je désirais maintenant, c’était pouvoir naviguer entre plusieurs sphères et côtoyer des gens responsables, créatifs et passionnés par leur métier. Mes valeurs principales étant la liberté et la créativité, il était clair que j’avais besoin de m’entourer de personnes qui partageaient ces valeurs.

Je me suis aussi demandé à quel moment j’ai été le plus frustrée dans ma vie pro de salariée (public et privé). Et j’ai identifié deux situations : celle où l’on me piquait mes idées sans même reconnaître qu’elles venaient de moi (oui, parce que tu comprends, comme tu n’es pas la décisionnaire dans l’histoire…) et celle où l’on me les refusait (pour la même raison…).

Quelqu’un d’extérieur aurait rapidement saisi que je n’étais pas le bon profil pour un emploi salarié. Mais quand on est pris dans les rouages d’un scénario bien rodé que l’on considère comme un modèle à suivre, on n’y voit pas clair du tout. Bref, il m’a fallu du temps, mais j’ai enfin réalisé que ma place était dans l’aventure entrepreneuriale.

Déconstruire ses préjugés et cultiver le naturel afin de se créer un projet professionnel adapté

Si tu fais l’expérience un jour d’annoncer à tes amis et tes collègues que tu vas quitter ton poste, parce qu’il ne te convient pas et que tu as trouvé ce qui allait enfin pouvoir t’épanouir, tu constateras que la majorité des gens te dira qu’elle aimerait en faire autant. Et là, prépare-toi à les écouter, car ils te confieront leur mal-être au travail et leur envie d’en changer. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai découvert que dans mon entourage il y avait beaucoup de personnes malheureuses dans leur emploi. Ainsi, la voie qui me paraissait être celle qui menait à une vie heureuse était en réalité couverte de ronces que chacun s’efforçait de cacher comme il le pouvait. Ce que l’on gagnerait à être plus transparent les uns pour les autres est vertigineux.

Lorsque l’on décide de construire un projet professionnel sur mesure, il faut être vigilant. Il est facile de retomber dans les mêmes écueils. Quand j’ai décidé de développer une double activité (la rédaction web et la médiation du livre), j’avais conscience que la première serait plus lucrative que la seconde. Mais mon point d’équilibre (et donc de maintien de ma motivation) se trouvait être justement dans l’alternance de ces deux métiers. Dans l’un, je travaille seule devant mon ordinateur et cet isolement m’est nécessaire. Dans l’autre, je partage auprès d’enfants et d’adultes, ma passion pour l’écriture et la lecture. Et cela m’est tout autant essentiel. Si j’avais décidé de ne garder que l’activité la plus rémunératrice, j’aurais sans aucun doute développé à terme une lassitude qui aurait rendu mon projet trop fragile.

Petit récap’ pour les personnes pressées

Le maître-mot, c’est vraiment l’écoute de soi. Certains sont faits pour être salariés, d’autres non. Il n’y a pas une voie meilleure que l’autre. L’important c’est d’être en phase avec soi-même, de manière intime. Grâce à mon parcours non linéaire, mes choix ont pu être éclairés. Car j’ai testé plusieurs sphères, plusieurs métiers et j’ai beaucoup observé les pratiques. C’est une richesse sur laquelle j’ai pu m’appuyer.

Pour me créer un projet professionnel personnalisé, voici mes étapes clés :

  • identifier ce que l’on ne veut plus, ce qui ne nous convient pas ;
  • déterminer ce qui est le plus important pour nous et le mettre au centre du projet ;
  • connaître ses valeurs et faire en sorte de s’entourer de personnes qui ont les mêmes ;
  • lister ses compétences clés et sur quoi on aura plaisir à travailler ;
  • oublier les injonctions du monde du travail et rester focus sur soi ;
  • foncer !

Vous pouvez retrouver Emilie qui nous explique comment elle a réussi à construire un projet professionnel à son image, sur LinkedIn


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