Mes pensées

Mon bilan 2018 : 4 leçons d’entrepreneuriat et de développement personnel

L’année 2018 est terminée ! J’ai pris le temps de faire le bilan de mes réalisations et de mes apprentissages. Je te partage ici en toute transparence les objectifs que j’ai atteints cette année (business, lecture, rencontres, voyage), les difficultés que j’ai rencontrées, et les 4 leçons d’entrepreneuriat et de développement personnel que je tire de cette année 2018.


Pour commencer, voici le bilan de Pose ta Dem’ en 2018 :

A présent, au-delà des chiffres, je te partage ma vision plus personnelle de mon bilan de l’année !


Mes objectifs 2018 : ont-ils été atteints ?

Le 1er janvier 2018, j’ai noté mes objectifs pour l’année dans mon carnet. Un an plus tard, je fais le point. J’avais un objectif principal que j’ai gardé en tête toute l’année, et d’autres plus petits objectifs. Les voici !

  • Mon objectif N°1 : « Vivre de mon activité en moins d’un an »

Lorsque j’ai lancé Pose ta Dem’ en janvier 2018, je n’avais pas la moindre idée de ce que j’allais pouvoir en tirer comme revenu. Je croyais au projet, mais je n’avais pas la notion du temps nécessaire pour en vivre. J’entendais dire partout qu’il fallait au moins 2 ans pour se rémunérer lorsque l’on se lance dans l’entrepreneuriat…

Alors, mon objectif était de réussir à vivre de mon activité en moins d’un an. J’avais encore plus d’un an et demi de chômage devant moi, mais hors de question d’attendre la date limite. Je voulais me prouver que je n’en avais pas besoin !

Mon objectif a été atteint, puisque je me rémunère entièrement depuis cet été. Les premiers mois, le chômage compensait mes revenus, mais j’ai opéré un vrai changement à partir de l’été. Depuis, je ne touche plus du tout le chômage. Si tu songes aussi à te lancer en ayant le chômage, sache que lorsque le revenu que tu tires de ton activité est plus important que ton chômage, tes droits sont reportés dans le temps. C’est rassurant, car je sais qu’en cas de difficulté, j’ai toujours de longs mois de chômage disponibles si besoin.

(J’ai écrit cet article pour expliquer comment vivre de son activité en moins d’un an)

  • « Avoir publié 100 articles »

Il y a un an, je n’avais pas du tout l’habitude d’écrire des articles. Les premiers articles de Pose ta Dem’ ont été publiés le 22 janvier pour le lancement du site. J’étais assez stressée de « montrer au monde » mes écrits car je n’avais pas la moindre idée de ce qu’ils valaient. J’avais lu des tonnes de conseils pour apprendre à bien écrire, j’avais fait des brouillons d’articles (vraiment pas fameux quand je les relis avec le recul), et j’ai fini par rédiger les premiers articles du site.

Les 2 premiers mois, je m’étais fixé comme objectif de publier 3 contenus par semaine : 1 interview et 2 articles. C’était bien au début, mais ce n’était pas tenable ensuite, car mon activité a commencé à se développer. Gérer une communauté et des clients prend du temps, et j’ai dû me limiter à 2 contenus par semaine. Mais c’est sans regret, car je préfère la qualité à la quantité.

Résultat, un an plus tard, le site compte précisément 130 articles rédigés par mes soins ! L’objectif est donc atteint !

J’en profite pour te dire deux choses, si l’écriture et de manière générale, la création de contenu t’attire :

  • La régularité est la clé. Il FAUT s’imposer des contraintes non négociables, sinon on ne passe pas à l’action. Si tu dois publier un article à telle date telle heure, peu importe que tu sois fatigué, pas inspiré, ou que tu aies piscine… il va falloir l’écrire ! Le cadre hebdomadaire de la newsletter m’aide à avoir cette régularité.
  • Tout ne peut pas être parfait. Je suis plus fière de certains articles que d’autres. Et aussi parfois, j’aimerais traiter des sujets, mais je ne le fais pas car il me manque des infos, du temps, un angle… J’ai toujours cette impression que « ce n’est pas assez ». Si je voulais répondre à toutes les questions que se posent mes lecteurs, il faudrait encore plus de contenu. Mais je fais déjà mon maximum dans le temps imparti. Alors plutôt que de tout traiter dans la précipitation, j’étale le contenu dans le temps. Et je teste des formats différents, comme je l’avais fait pour le Calendrier de l’Avent. Si la création de contenu t’attire, je te conseille aussi de tester différents formats pour trouver ton style, que tu choisisses l’écrit ou la vidéo.
  • « Networking : Avoir rencontré 20 personnalités inspirantes »

Alors là franchement, je n’ai pas la moindre idée de ce que j’entendais pas « personnalité inspirante » ! Mais tout ce que je peux dire un an plus tard, c’est que j’ai rencontré plus de 50 nouvelles personnes dans le cadre de mon « networking » : des entrepreneurs, des slasheurs, des auteurs, des thérapeutes, des artistes, des freelances… C’était absolument passionnant. On peut donc dire que cet objectif est atteint !

Pour cette année, j’ai fixé un objectif plus précis : rencontrer 12 personnes (je dois réduire le nombre par manque de temps, donc je prévois un rendez-vous par mois) qui m’inspirent, avec un focus sur les entrepreneurs , auteurs et speakers, car cela fait sens avec mes projets pour 2019. J’ai fait la liste des personnes que je souhaite rencontrer. Au moins, je pourrai mesurer si je l’ai atteint ou non !

  • « Avoir une communauté qui me suit »

L’objectif était assez flou là aussi, mais ce que je peux dire un an plus tard, c’est que j’ai la joie d’avoir réussi à gagner une bonne visibilité dans mon secteur, et à fédérer une communauté, à la fois dans le groupe privé qui est devenu la place centrale des échanges, et lors des apéros.

70 000 personnes ont visité le site cette année. D’un côté, cela me semble énorme pour un début. De l’autre, quand je lis les statistiques d’autres sites, je me dis que j’ai encore du boulot. Mais quel que soit le chiffre, une chose est sûre : je suis heureuse de savoir que je suis lue et de recevoir de nombreux mails de lecteurs !

  • « Avoir travaillé au moins 8 jours depuis un autre pays »

La vie de digital nomad me faisait envie – sans en faire un mode de vie complet, car je suis bien à Paris. Mais je me suis dit que j’allais tester déjà quelques jours en 2018. Visiblement, je n’ai pas osé projeter plus de 8 jours, car je ne savais pas encore comment ni avec qui j’allais réaliser ce projet !

1 an plus tard, objectif largement atteint, puisqu’au total, j’ai travaillé ailleurs qu’à Paris pendant plus de 12 semaines : 1 semaine à Londres, 1 mois en tour d’Europe (Amsterdam, Berlin, Varsovie, Cracovie, Prague, Vienne, Bratislava, Budapest), 1 semaine à Lisbonne, et plusieurs semaines dans le sud de la France.

D’ailleurs, tu peux lire le bilan de mon tour d’Europe ici.

  • « Avoir lu 24 livres »

J’étais partie sur un objectif de deux livres par mois. Je suis allée faire un tour dans ma bibliothèque pour rédiger cet article, et voici la liste des livres que j’ai lus en 2018 :

  • La réponse, de Allan et Barbara Pease
  • Et si ça n’avait été que de la chance, de Ludovic Huraux
  • Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent, de Stephen Covey
  • Designing your life, de Bill Burnett
  • Rework, de Fried et Hansson
  • La prophétie des Andes, de James Redfield
  • Méditer jour après jour, de Christophe André
  • L’art de la méditation, de Matthieu Ricard
  • Petit traité de l’abandon, d’Alexandre Jollien
  • Tu vas t’en mettre plein les poches, de Jen Sincero
  • Tu vas tout déchirer, de Jen Sincero aussi
  • Décrochez le job de vos rêves, d’Uriel Megnassan
  • Etre soi suffit, de Lyvia Cairo
  • Le manuel du guerrier de lumière, de Paulo Coelho
  • L’alchimiste, de Paulo Coelho aussi
  • Unique(s), d’Alexandre Pachulski
  • Zero déchet, de Béa Johnson
  • Père riche père pauvre, de Robert Kiyosaki
  • Devenir remarquable à l’ère du numérique, de Valentin Decker
  • Deviens l’auteur de ta vie, de Bruno Garel
  • Disruption, de Stéphane Mallard
  • Trouver son propre chemin, d’Isabelle Fillioza
  • Le livre des coïncidences, de Deepak Chopra

Ce qui fait… 23. Raté ! Bon, en réalité, ce sont 23 nouveaux livres. Mais j’ai aussi relu plusieurs livres que j’avais déjà lus par le passé. Et j’ai aussi lu des dizaines de livres résumés sur Koober… Donc on considère que l’objectif est atteint ? 😉

Et voici, en vrac, ce que j’ai fait d’autre cette année : j’ai participé au séminaire de Tony Robbins à Londres, j’ai été interviewée à plusieurs reprises (en podcast ici par exemple), j’ai donné des cours en école, j’ai participé à des hackatons, animé des formations dans plusieurs villes, des conférences…


Les difficultés que j’ai rencontrées cette année

Maintenant, je souhaite te partager les difficultés que j’ai rencontrées cette année. Personnellement, quand je lis d’autres personnes, j’apprécie de savoir ce qu’il se passe « en coulisses ». Alors voici les coulisses plus sombres de mon année !

  • Avoir la tête dans le guidon 4 fois dans l’année

Je suis du genre à travailler beaucoup. Je suis aussi quelqu’un de très énergique (je pourrais me reconvertir pour tourner la pub de Duracell), et le pire, c’est que maintenant je suis passionnée par ce que je fais. Résultat ? Je travaille presque tout le temps. Mais je ne considère pas cela comme du travail.

Pourtant, il y a quelques semaines, j’ai lu un article qui m’a mis une claque : La drogue du travail, l’overdose, et comment s’en protéger (spécial entrepreneur).

Bon clairement, il y a pire que moi. Je vois toujours mes amis, je sors, je me promène, je prends du temps pour moi seule, je vais à mes cours de yoga, j’ai pris 4 semaines de vacances cet été… Mais malgré cela, je sens parfois que je fatigue car je suis tout le temps à fond.

J’ai eu plusieurs moments de grosse fatigue cette année, 4 précisément : en avril, début juillet avant les vacances d’été, quelques jours début novembre à mon retour de tour d’Europe, et fin décembre pour la dernière ligne droite.

Avoir la tête dans le guidon comme ça, c’est mauvais à long terme. Heureusement, j’ai du recul sur la situation. Je sais reconnaître les signes avant-coureurs. Et lors des 4 moments de fatigue de cette année, j’ai su dire stop rapidement avant que ça n’empire. Mais je sais à quel point on peut plonger facilement, alors en 2019, je compte veiller davantage à mon équilibre !

  • Trouver l’équilibre entre vision de long terme et moment présent

Tout au long de l’année, il m’a été difficile de trouver l’équilibre entre ma vision de long terme et le moment présent.

Je m’explique : d’un côté, j’ai une grande vision pour moi et mon entreprise. Je sais vers quoi je veux aller, et je me concentre sur mes objectifs pour réussir à les atteindre. Mais le temps d’atteindre l’objectif fixé, je réalise un travail de fourmi au quotidien.

De manière plus imagée, il y a le rêve que j’ai en tête, et au quotidien, j’ai les mains dans le cambouis.

C’est à la fois passionnant et déstabilisant. A certaines périodes, lorsque le travail de fourmi n’avance pas dans la direction du grand rêve, c’est difficile à vivre. Dans d’autres périodes, quand le travail de fourmi porte ses fruits, c’est le bonheur absolu !

En 2019, j’ai pour objectif de multiplier par 3 les résultats accomplis cette année. Ce fameux équilibre sera donc la clé de voûte de mon bien-être durant cette aventure.


Les 4 leçons d’entrepreneuriat et de développement personnel que je tire de cette année

  • Leçon #1 : Je suis moi-même l’unique source de mes résultats, car j’atteins les limites que je me fixe

La première leçon que je retiens de cette première année d’aventure entrepreneuriale est l’impact phénoménal de mes propres croyances sur ma réalité.

J’ai toujours lu dans les livres de développement personnel que nous sommes notre propre limite, que nous créons notre réalité, etc. Soit. Tout cela me semblait juste, mais abstrait. Et cette année, j’ai compris ce que cela voulait vraiment dire !

Par exemple, si je crois que je peux réaliser un chiffre d’affaires de 2000€, je vais faire 2000€. Mais si je crois que je peux atteindre 5000€, je ferai 5000€. En voyant plus grand, les solutions émergent et les opportunités arrivent. Mais si je me fixe un objectif petit, je reste à ce stade. Le lien entre l’état d’esprit et les résultats est manifeste, et c’est ce que je retiens de cette année.

  • Leçon #2 : Pour développer une compétence, j’ai besoin de 20% de théorie et de 80% de pratique

Entreprendre, c’est apprendre en permanence pour faire face aux challenges. A titre d’exemple, j’ai dû apprendre à rédiger du contenu qui répond aux besoins de mon audience, à maîtriser les bases du marketing sur Facebook, ou encore à créer une formation en ligne. Liste non-exhaustive bien évidemment, puisque je passe beaucoup de temps à me former.

A force, j’ai compris que pour développer la compétence dont j’avais besoin, il me fallait :

  • 20% de théorie : lire sur le sujet, étudier comment ont fait d’autres personnes, suivre une formation en ligne…
  • 80% de pratique : FAIRE les choses « pour de vrai », sur le terrain, et jusqu’au bout

J’ai le sentiment d’avoir « appris à apprendre ». Maintenant, je me sens capable de tout apprendre. Mais désormais, la question est plutôt : que prioriser ? Ai-je plutôt intérêt à apprendre à le faire moi-même, ou à déléguer à quelqu’un de plus compétent ? C’est l’un des axes stratégiques de mon année 2019.

  • Leçon #3 : Il faut profiter des débuts pour tester un maximum

Je sais que beaucoup de personnes n’osent pas se lancer par peur du regard des autres. Mais la vérité, c’est que peu de gens vont réellement voir ce qu’elles font lorsqu’elles démarrent.

Alors il faut profiter de ces débuts en tant qu' »inconnu » pour essayer des choses… et en rater certaines. Tout s’ajuste au fur et à mesure, il n’est pas nécessaire de tout maîtriser pour se lancer, bien au contraire. Et cela rejoint le point précédent : l’apprentissage passe à 80% par la pratique, alors il faut y aller !

Une fois que la visibilité grandit, cela devient un peu compliqué. Il faut continuer à tester, évidemment, mais le faire de manière plus cadrée et en prenant moins de risques. Au début, je lançais des projets tests pour voir ce que cela pouvait donner. Par exemple, des ateliers, pour évaluer leur potentiel. Mais maintenant, je me permets moins de tester sans réelle stratégie derrière.

Par exemple, lorsque j’ai voulu tester un nouveau format de contenus, j’ai eu l’idée de lancer le Calendrier de l’Avent. Mais en m’engageant dans ce projet, je savais que je ne pouvais pas faire n’importe quoi, puisqu’en deux jours j’ai eu plus de 500 inscrits à ce projet. Alors 500, ce n’est pas le bout du monde non plus ; mais c’est important pour moi, car ces 500 là étaient très motivés à l’idée de recevoir un mail chaque jour de ma part.

Donc si tu débutes, profite de ce démarrage quasi-anonyme pour faire tes armes, car c’est le meilleur moment !

  • Leçon #4 : Je suis efficace et épanouie si j’adapte mon environnement à mes besoins du moment

J’ai le sentiment que mon année 2018 a été divisée en deux temps. La période janvier – juillet a été propice aux rencontres, au networking, à la découverte, à l’apprentissage… Tandis que la période septembre – décembre a été celle du décollage. Et pour décoller, j’ai eu besoin de rester focus sur mon travail et de ne pas m’éparpiller. J’ai donc mis un coup de frein au networking, ainsi qu’à la diversité de mes sources d’inspiration. Ce focus m’a permis d’atteindre mes objectifs.

Cette alternance se vérifie aussi à l’échelle du mois : certaines semaines, j’ai besoin d’isolement et de concentration. Et d’autres, j’ai besoin d’air et de nouveauté. Idem pour le voyage : à certaines périodes, j’ai besoin d’être ailleurs, et à d’autres moments, je veux juste rester dans mon cadre parisien habituel. Bref, tu as saisi le principe.

Ma chance en tant qu’entrepreneure est que je peux choisir en temps réel mon environnement. Mais pendant des mois, je me suis demandé si je n’avais pas un problème car je n’arrivais pas à me créer un cadre fixe. D’autres entrepreneurs ont un bureau avec leur équipe, toute l’année, point. Mais cela ne me conviendrait pas.

Je retiens donc que j’ai besoin d’alterner différentes phases, et que pour m’épanouir, je dois savoir m’écouter et adapter mon environnement au feeling du moment.


Voici ce que je voulais te partager de mon bilan ! Bien sûr, mon vrai bilan est bien plus long. J’ai passé plusieurs jours à le faire et encore plus à fixer mes objectifs 2019. Mais déjà, j’espère que la lecture de ces petites leçons d’entrepreneuriat et de développement personnel t’apporte de l’inspiration pour tes propres projets !


 

 

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