Priscilla : Après une carrière dans l’immobilier elle a décidé de se reconvertir comme designer d’intérieur

Après une carrière dans l’immobilier, Priscilla a décidé de se reconvertir comme designer d’intérieur. Dans cette interview, elle nous raconte sa reconversion, de la naissance du projet à son aboutissement. Elle distille également ici et là quelques précieux conseils à lire et relire sans modération ! Bonne lecture !


Bonjour Priscilla, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Après l’obtention de mon bac commerce, je me suis spécialisée dans les métiers de l’immobilier avec un BTS Professions immobilières. Au départ, je me disais que vendre des maisons pouvait être sympa. Puis, j’ai fait mes stages et j’ai finalement décidé de me diriger vers la gestion de copropriété. Un métier très polyvalent. Après une première expérience en tant qu’assistante de gestion en immobilier tertiaire (1 an et demi), je reprends une année d’étude en licence professionnelle « management du patrimoine immobilier » qui me permet d’explorer le domaine la promotion construction. Cependant, après cette licence, me revoilà sur le marché du travail et je retourne vers la gestion de copropriété. Je débute comme gestionnaire de copropriété junior.

Peu de temps après, je deviens une jeune mariée et j’aspire plus vite que je ne le pensais à fonder une famille. En un peu plus de 10 ans, j’ai changé 7 fois de poste, toujours dans le même domaine. J’ai vécu quelques déboires, la sensation de ne pas être à ma place, une remise en question constante sur mon travail.

Comment est née ton envie de reconversion professionnelle ?

Quelques temps avant de me lancer dans mon projet de reconversion, j’ai débuté une « activité » en parallèle de mon travail, un Side Project. Je dis activité entre guillemet car je n’ai pas eu le temps, d’une certaine façon, de voir où cela aurait pu me mener. Celle-ci m’a permis de tenir,  comme une passion qui vous évade. Seulement la reconversion s’est imposée quand il devenait difficile de continuer à travailler dans un domaine qui avait fini par me rebuter clairement. Une sorte de « petit craquage » m’a fait comprendre qu’il était temps. J’ai contacté le FONGECIF pour un rendez-vous.

Comment t’es-tu organisée pour développer ce projet en parallèle de ton boulot ?

Après mon premier RDV avec mon conseiller en évolution professionnelle du FONGECIF de Paris (d’ailleurs, un grand merci à lui !), j’ai quitté mon CDI pour un CDD, première délivrance !

J’ai choisi d’occuper un poste moins prenant afin de me dégager le temps (cérébralement) nécessaire à l’introspection, monter mon projet, me faire accompagner, car au début, tout n’était pas clair.

Oui, pour certain ce n’est pas clair comme de l’eau de roche. Nous avons une petite idée, mais comment dépasser nos croyances, nos peurs afin de comprendre que cela peut aussi être possible pour nous ?

Ma décision prise du domaine visé pour une reconversion, j’ai suivi un coaching avec Charlotte afin de savoir où je voulais aller et monter mon dossier de demande de financement de formation auprès du FONGECIF. Nous avons travaillé au montage d’une création d’entreprise.  Il n’y a pas beaucoup de salariat dans mon nouveau domaine d’activité, la création d’entreprise était donc à envisager si je voulais poursuivre dans cette voie. Il fallait donc un dossier en béton pour obtenir un financement et entrer en formation au terme de mon CDD. Ça a fonctionné !

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Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

J’ai travaillé sur qui je suis, ce à quoi j’aspire dans la vie, aidé par des livres de développement personnel. L’IKIGAI est un très bon support soit dit en passant.

Je suis également allée à la rencontre de personnes pouvant m’apporter des réponses, avoir des retours d’expérience. J’ai appris que nous étions nombreux dans notre « mal-être » professionnel, que nous avions fait des choix d’orientations par fausses croyances ou poussés par la volonté des parents. J’ai également observé que la bienveillance est bien plus présente qu’on ne pourrait le croire.

Mais le plus marquant, c’est lorsque j’ai découvert à 34 ans, que je suis hypersensible. En gros, je ressens les émotions de façon décuplée par rapport à la majorité des personnes. Je ne m’étais jamais posé la question. Je savais que j’avais une forte empathie et que j’étais un peu trop gentille mais le terme m’était inconnu. Il a résonné en moi lors d’une rencontre avec une « Pompom Girl » nommée Elise. Après ça, la confirmation d’une spécialiste (oui, une psychologue, il ne faut pas avoir honte), m’a permis de comprendre énormément de choses sur mon enfance et mon début dans la vie active. Cela m’a beaucoup aidée dans ce parcours de reconversion. J’ai vu plus clairement mes besoins, mes doutes, mes peurs, mes souhaits… ma vie.

En quoi consistent tes activités aujourd’hui et quels sont tes projets, tes rêves ?

Aujourd’hui, je suis designer d’intérieur. En d’autres termes, aménagement d’espace et décoration d’intérieur. Et oui, je suis passionnée par les intérieurs, les couleurs et matières, les objets, le mobilier… J’aime pouvoir apporter des solutions de confort et de bien-être dans les intérieurs.

Je travaille en parallèle sur des projets en lien avec mon nouveau domaine d’activité.

Je rêve simplement d’un équilibre vie pro et perso, comme pour beaucoup je pense. D’un point de vue professionnel, je rêve d’une vie pleine de projets divers et créatifs.

Comment ont réagi tes proches ?

J’ai eu la chance d’avoir un entourage très ouvert ! Quand j’ai annoncé mon choix de la reconversion professionnelle ET de l’entrepreneuriat, j’ai eu le droit à de sincères encouragements. Mon mari me soutient depuis le début, pas simple pour lui car il doit faire face à mes doutes, mes peurs, mes interrogations… Ah oui, dans ce tout ce processus, j’ai découvert mon hypersensibilité. Je pensais que nous étions tous pareils mais que les autres géraient beaucoup mieux que moi leurs émotions. En réalité, je ne ressens pas comme eux et c’est tant mieux.

Quel est ton quotidien aujourd’hui ?

Je suis maman de deux enfants et en début d’activité donc je ne vous cache pas que pour une question financière, je jongle la journée entre mon activité et les enfants (pause déjeuner et fin de classe). Je m’organise au mieux, du moins j’essaie. Le mercredi est une journée plutôt consacrée à mes enfants, en échange du samedi. Je ne me plains pas 😉

Quelles difficultés et quelles joies as-tu rencontrées en étant entrepreneure ?

A la fin de ma formation, j’ai dû faire face à des problèmes d’ordres personnels. Cela a mis un frein à mes actions, la tête n’y était plus.

Par la suite, j’ai créé mon entreprise en février 2020 mais le confinement m’a vite stoppée dans mon élan ! Cependant, il m’a permis de retravailler les bases, déterminer ma cible, comment communiquer, quels supports…

Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que nous avons tous des situations bien différentes. En couple ou célibataire, avec un crédit immobilier ou locataire, salarié ou non, avec ou sans enfants… Dans certains cas, c’est la course contre la montre pour sécuriser votre situation. C’était le cas pour moi. J’ai quitté un CDI pour un CDD, qui puisse se finir à deux mois de la rentrée en formation et qui me permette de bénéficier de mes droits aux indemnités chômage. Et ensuite, avoir assez de temps pour créer mon entreprise et la développer. Seulement, on ne pense pas forcément à tout, en tout cas on en n’a presque pas le temps, et on n’a pas forcément les ressources (financières, compétences…) pour mettre en place les bons supports nécessaires au développement d’une entreprise. C’est là que l’on se construit, qu’on apprend, qu’on demande de l’aide…

Pose ta Dem’ a encore été d’une grande aide, en travaillant en groupe via un Master Mind. Hello les amis, si vous me lisez ! 🙂

Le positif, j’ai rencontré des personnes formidables qui m’ont beaucoup apporté, c’est ça la joie d’entreprendre je crois. Rencontrer, partager, se nourrir et s’élever.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer ?

Un pas après l’autre mais toujours dans l’action. Ne pas hésiter à demander de l’aide, poser des questions, entourez-vous. Ne vous dites pas « et si ça ne marche pas ». Parce qu’entre le moment où vous actionnez la machine et la finalité souhaitée, il se passera des choses que vous n’aviez pas forcément envisagées, des choses bien plus positives que ce que vous pensiez. Croyez en vous car sincèrement l’aventure en vaut la peine et puis après tout, on a qu’une vie.


Que retenir de l’expérience de Priscilla ?

  • Comprendre son hypersensibilité est la première étape pour l’appréhender et la voir davantage comme un atout que comme un problème.
  • Ne soyez pas pressé.e de trouver les réponses à vos questions, prenez le temps de vous découvrir, d’apprendre à vous connaître : la personne que vous êtes et celle que vous aimeriez être.
  • N’hésitez pas à vous faire aider si vous vous lancez dans l’entrepreneuriat ! Cela peut être un gain de temps considérable et c’est un bon moyen de se rassurer.
  • Comme le dit si bien Priscilla : Un pas après l’autre mais toujours dans l’action !

Vous pouvez retrouver Priscilla, qui a décidé de se reconvertir comme designer d’intérieur, sur son site Internet, sur Instagram et sur Facebook.


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