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Hélène : Après avoir été responsable packaging, elle est devenue podcasteuse et entrepreneure

Hélène, podcasteuse et entrepreneure

Après avoir travaillé à Londres comme responsable packaging dans le luxe, Hélène Quéguiner est devenue podcasteuse et entrepreneure dans l’écologie… au Japon ! Dans cette interview, elle nous raconte sa double expérience d’expatriée, comment elle est devenue podcasteuse et entrepreneure et nous explique en quoi consistent ses activités aujourd’hui. Bonne lecture ! 


Bonjour Hélène, raconte-nous ton parcours en toute transparence ! 

Après des études d’ingénieur généraliste en France, je suis partie m’installer à Londres où j’ai travaillé pendant 8 ans en développement packaging pour des marques de cosmétiques de luxe. J’ai un côté créatif et j’aime beaucoup l’art, du coup ce travail me permettait, d’une certaine façon, de rester connectée avec ce centre d’intérêt.

Dès le début de ma carrière, je savais qu’un jour je partirais et que je monterais mon projet, mais je manquais de confiance en moi pour me lancer.

Grâce à la culture du travail anglo-saxonne, mes managers m’ont toujours fait confiance et laissé beaucoup de liberté pour monter des projets intrapreneuriaux à côté de mon rôle plus “classique”. J’ai profité de chaque opportunité qui m’était donnée pour apprendre et développer des compétences qui me seraient utiles plus tard.

Pourquoi as-tu quitté ton job ?

À la suite du rachat de ma division, des restructurations en interne ont eu lieu et mon poste a bougé à Paris. Retourner en France et travailler dans un contexte professionnel avec une culture d’entreprise plutôt franco-française, n’était pas quelque chose qui me faisait rêver. De plus, j’avais l’impression d’avoir fait le tour de mon poste et de ne pas avoir nécessairement beaucoup de choses à apprendre. Du coup, j’ai saisi cette opportunité pour quitter mon travail et réaliser un rêve qui nous tenait à coeur depuis de nombreuses années avec mon conjoint, faire le transsibérien. Nous souhaitions depuis longtemps nous installer en Asie, et nous avons donc décidé de poursuivre le voyage jusqu’au Japon pour nous y installer.

Comment ont réagi tes proches ?

Mon mari m’a soutenue depuis le début que ce soit financièrement et moralement. Grâce à lui, j’ai pu me libérer de la pression financière du quotidien et prendre le temps de trouver ma voie.

Pour ce qui est de ma famille, ils ont été plutôt compréhensifs car je pense qu’ils s’étaient rendu compte que les derniers mois, avant la fermeture des bureaux en Angleterre, avaient été compliqués professionnellement avec une charge de travail importante pour former les nouvelles équipes, faire face au manque de ressources lors de la transition et la charge morale de voir les collègues quitter le navire petit à petit. Je pense qu’ils étaient quand même un peu inquiets de nous voir partir nous installer à l’autre bout du monde avec nos sacs à dos mais ils ne nous l’ont pas trop dit.

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Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

Je savais que je voulais me lancer dans un projet personnel et avant de quitter mon entreprise, j’avais déjà commencé à développer une idée.

Notre voyage en Transsibérien a été l’occasion pour moi d’écouter pas mal de podcasts, de lire et de réfléchir à l’après. Ça a été également une période de remise en question de mon mode de vie et de prise de conscience à propos de l’impact du tourisme sur l’environnement et les populations locales.

En arrivant au Japon, je me suis donc rendu compte que le projet que j’avais entamé avant de partir, n’était plus forcément le bon pour moi. 

En parallèle de mon apprentissage de la langue japonaise, j’ai donc suivi une formation en marketing digital et copywriting chez Livementor. Une discussion avec l’un des coachs Livementor, m’a aidée à réaliser que le voyage responsable était un sujet qu’il me tenait à coeur de développer de manière plus sérieuse. C’est donc suite à cela que j’ai lancé mon podcast Voyageurs de Demain. Le but était pour moi de sensibiliser à l’impact du voyage et en même temps de m’aider à évoluer moi-même dans mes pratiques grâce aux rencontres avec les invités.

J’ai très vite réalisé que je n’allais pas forcément pouvoir gagner ma vie avec ce projet et j’ai donc commencé à explorer d’autres avenues en parallèle. Mes nouvelles valeurs ont beaucoup pesé dans le choix de mon projet car je ne souhaitais pas encourager la consommation par mes activités. À côté de ces réflexions sur mon avenir professionnel, j’étais bien évidemment dans une démarche de réduction de mon impact au quotidien dans mon nouveau pays d’accueil. Les difficultés que j’ai pu rencontrer et les solutions que j’ai fini par trouver, m’ont donné l’idée de proposer de l’accompagnement à la transition écologique au Japon pour les étrangers s’installant dans ce pays. 

En quoi consistent tes activités aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, j’ai deux activités principales : mon podcast Voyageurs de Demain et mon activité d’accompagnement la transition écologique au Japon, Mottainai Transition.

Chaque journée est relativement différente et assez variée, car je m’organise comme je le souhaite en fonction des besoins de chaque projet, des rendez-vous que je peux avoir, etc. Je fais en sorte de toujours garder un rythme de journée assez constant mais j’adore la flexibilité que me donnent mes nouvelles activités.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le podcasting ?

Avant de commencer, il faut se poser la question de pourquoi on le fait.

  • Est-ce parce que l’on veut explorer un sujet qui nous passionne ?
  • Est-ce pour fédérer une communauté autour d’une marque ?
  • Est-ce un moyen de se faire connaître dans une communauté niche particulière pour ensuite proposer des services d’accompagnement, de conseil, etc.?

Le podcast indépendant en lui-même ne permettant pas de gagner sa vie, il faut en avoir conscience avant de se lancer car même si c’est extrêmement enrichissant, cela prend beaucoup de temps.

Une fois cela clarifié, choisis ton format et ta ligne éditoriale mais ne perds pas trop de temps avec les détails techniques et le choix du matériel. Lance-toi tout simplement !

Si tu fais des interviews, pour ton premier épisode, fais-le avec une personne que tu connais déjà un peu et avec qui tu seras à l’aise. 

Pour ce qui est des détails plus pratiques, j’ai beaucoup écouté le podcast Les Coulisses du Podcast et j’ai suivi les conseils sur le groupe Facebook « Les Podcasteuses ».

Comment démarrer son activité entrepreneuriale dans un pays étranger ?

Il est important d’investir du temps à se recréer un réseau en allant notamment à des meet-ups ou en s’inscrivant dans des associations. Je conseille de s’appuyer sur les réseaux d’expatriés, en tout cas dans un premier temps, car cela pourra vous aider à naviguer le système du pays et à se créer une communauté bienveillante.

Personnellement, grâce à l’association Femmes Actives Japon, j’ai pu recevoir du soutien d’une mentor, tester le format de mes ateliers d’accompagnement à la transition écologique avec ma cible potentielle et faire connaître mon projet au sein du réseau.

Je me suis également inscrite dans une autre association Start-up Lady Japan, qui m’a permis de rencontrer une communauté d’entrepreneures d’horizons variés sur Tokyo.

Comment as-tu géré/gères-tu la transition financièrement ?

Suite au plan social, je suis partie avec une indemnité financière qui m’a permis de financer le voyage en Transsibérien et une bonne partie des frais de scolarité de mon école de japonais.

Comme j’étais résidente en Angleterre mais que j’en suis partie, je n’ai pas eu accès à l’équivalent du chômage. Heureusement mon mari ayant gardé son travail à distance, il était en mesure de subvenir aux besoins du foyer pour deux.

Pour l’instant, je ne suis toujours pas indépendante financièrement, mais c’est mon objectif pour cette année !

Quelles sont les difficultés d’une reconversion selon toi, et comment les dépasser ?

Pour moi, la première difficulté d’une reconversion est de se sentir légitime dans son nouveau domaine. Personnellement, pour m’aider sur ce point, j’ai fait une formation chez Edeni, qui m’a permis de valider les connaissances que j’avais acquises de manière autodidacte et de me sentir plus légitime en face de mes clients.

Une autre difficulté plus pratique est pour moi le côté financier pendant la période de transition, suivant si l’on va entamer une formation longue durée, ou bien se lancer à son compte. Du coup, je conseille de planifier à l’avance nos potentielles sources de revenus pendant cette période. Ça peut être par exemple d’en discuter avec son conjoint ou sa famille pour obtenir un support financier, de prévoir des missions freelance dans notre domaine actuel d’expertise par exemple avec le réseau que l’on a déjà pour compléter, etc.

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans une reconversion mais qui n’a pas encore osé franchir le pas ?

Tout quitter pour se lancer peut faire assez peur et empêcher de se lancer, surtout si on n’a pas accès au chômage.

Je conseillerais dans ce cas, de commencer déjà à poser les premières pierres de sa reconversion en parallèle de son travail actuel. 

Entamer une formation le soir ou le weekend si besoin est et si cela est possible suivant le type de formation que l’on souhaite faire. Commencer à créer une communauté ou une base de clients potentiels si l’on souhaite lancer son projet ou se mettre à son compte, etc. Ne pas hésiter également à négocier avec son manager pour diminuer ses horaires de travail et passer sur un mi-temps ou ¾ temps pour consacrer suffisamment de temps à construire ce projet.

Cela permettra d’enlever une pression supplémentaire et de lâcher son travail lorsque l’on se sent vraiment prêt et que l’on a construit des bases solides pour notre projet de reconversion.

Après, il ne faut pas non plus que cette situation intermédiaire dure trop longtemps et il faudra à un moment sortir de sa zone de confort et se lancer dans l’inconnu !


Que retenir de l’expérience d’Hélène ?

  • N’hésitez pas à vous former, c’est un gain de temps à ne pas négliger et un bon moyen de se sentir plus légitime !
  • Votre projet ne peut vous rémunérer ? Diversifiez vos activités ! C’est l’avantage de l’entrepreneuriat, les limites sont celles que VOUS vous fixez 🙂
  • Avant de vous lancer dans le podcasting (et dans toute activité de manière générale) demandez-vous toujours quel est votre pourquoi. C’est un bon moyen de prendre du recul et de faire « un arrêt sur image ».
  • Envie d’entreprendre à l’étranger ? Appuyez-vous sur les réseaux d’expatriés : ils sont nombreux et pourront vous apporter de précieux conseils !
  • Si vous le pouvez, anticipez au maximum, préparez votre reconversion en parallèle de votre job actuel autant que possible (pour vous aider, vous pouvez jeter un oeil au mini-cours gratuits Side Project).
  • Lancez-vous !

Vous pouvez retrouver Hélène, podcasteuse et entrepreneure, sur son podcast, sur son site Internet et sur LinkedIn


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