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Antoine BM : Il a créé un système au service de sa liberté

antoine bm

Antoine BM a créé son business en ligne il y a 3 ans. Son but ? Aider les entrepreneurs à vivre de leur contenu. Dans cette interview, il raconte son parcours et partage ses meilleurs conseils pour vous lancer, créer un business autour de la thématique qui vous plaît, et vivre de votre activité !


Antoine BM a créé un « système au service de sa liberté ». Son métier concrètement ? Créer du contenu pour aider les entrepreneurs à vivre de leur activité grâce à leur contenu, que ce soit par écrit (blog, mails), vidéo (chaîne Youtube) ou audio (podcast).

Il a arrêté ses études il y a 3 ans pour lancer son business en ligne. Sa chaîne Youtube compte plus de 100 000 abonnés, et ses revenus dépassent les 30 000 € par mois grâce à la vente de formations en ligne sur l’entrepreneuriat, la vente, le copywriting ou encore la productivité.

Je suis abonnée à ses contenus depuis des mois et j’admire la qualité de son travail, je me devais donc de vous le faire découvrir ! Vous saurez comment trouver une thématique, lancer votre activité et la monétiser même en parallèle de votre emploi salarié !


Bonjour Antoine ! Comment as-tu osé franchir le cap de te lancer dans un business en ligne ?

Je n’étais pas destiné à faire ça. Je suis issu d’une famille de médecins et j’étais plutôt destiné à occuper un job dans les clous. J’ai voulu faire une prépa sciences po mais je me suis cassé les dents car la charge de travail était trop importante. J’ai donc rejoint une école de commerce pour devenir entrepreneur mais en réalité, je ne savais pas quoi faire.

C’est juste avant de rentrer en école de commerce que je suis tombé sur des blogueurs qui expliquaient comment vivre de leur blog. J’ai toujours aimé créer du contenu pour le web, je faisais déjà ça avant, par passion. J’ai lu l’e-book d’Aurélien Amacker, j’ai suivi d’autres gens sur le web et puis … j’ai créé mon propre blog ! J’ai commencé à rédiger des articles et j’ai vendu ma première formation à 18 ans (j’avais lu qu’il fallait faire ça). J’ai gagné 800€ avec cette vente et j’ai trouvé cela énorme ! A cette époque, mon but n’était pas de gagner de l’argent pour gagner de l’argent. Ce que je voulais surtout, c’était être autonome et ne plus vivre chez mes parents. Je déteste avoir l’impression d’être un boulet !

Je suis donc rentré en école de commerce et j’ai dû mettre un peu mon projet de côté qui, de ce fait, a peu avancé pendant 3 ans. Mais pendant mon cursus, j’ai fait un stage qui a été un déclic ! Toute la journée, je gérais le support client d’un site qui vendait des piscines… tout en ne sachant même pas ce qu’était un liner. Je n’aimais pas ce job. Alors pendant ce temps, j’ai lu un livre capital : La semaine de 4h, de Timothy Ferriss. J’ai essayé de tout croiser : blogs, livres, formateurs… et je me suis dit “C’est possible, moi aussi je peux y arriver : je ne suis pas trop mauvais à l’écrit et je sais créer une formation ». J’étais sûr d’avoir la capacité d’en vivre !

Peu de temps après, j’ai décidé de faire une année de césure pour me lancer le défi de gagner ma vie avec cette activité. Je suis passé sur Youtube avec une vidéo Vlog chaque jour. Mon défi était de partir en voyage pendant 1 an dans 5 pays. Ca a changé ma vie ! J’ai commencé à gagner de l’argent avec ce que je faisais, ce qui était pour moi le symbole de la liberté. Je ne connaissais personne, je tournais mes petites vidéos en voyage, l’audience grossissait et mon salaire aussi.

C’est là que j’ai compris que plus jamais je ne travaillerai pour un patron, car j’avais la capacité de faire autrement.

Beaucoup de gens pourraient vivre sans emploi salarié. Mais on nous a appris qu’il fallait rentrer dans un métier et dans une structure qui existe déjà… Or, on peut créer son propre job. Que ce soit mon métier ou le tien, il n’y a pas de nomenclature. Toi comme moi, on n’a pas de « titre » à notre métier. On a identifié un marché, on a trouvé une solution à apporter, donc on l’a fait.

Le système est le suivant : on peut gagner sa vie en créant du contenu et en en vendant une partie. C’est un business simple mais qui n’entre pas dans une nomenclature.

Et si on est salarié, avec des charges, potentiellement une famille, et qu’on est pas étudiant… Est-ce possible quand même ?

Plus on avance dans la vie, plus on a de boulets à son pied. Quand on est étudiant, on n’a pas grand chose à perdre : pas de famille à nourrir, pas de gros besoins financiers, pas de carrière à perdre, c’est le meilleur moment pour se lancer. Ce que vont penser les parents n’est pas grave en soi !

antoine bm

Mais même si on est en CDI et que l’on a des charges, si l’on en a vraiment envie, oui, il faut le faire ! Ce que je conseillerais ? Ne pas tout plaquer du jour au lendemain. Le but, bien sûr, c’est de poser sa dem’ un jour. Mais il faut d’abord avoir un plan B. Personnellement, si je n’avais pas testé mon idée avant, je ne l’aurais pas fait. D’abord, il faut gagner de l’argent avec, pour avoir une validation, puis se lancer complètement.

L’avantage de travailler sur le web, c’est que ça ne prend pas beaucoup de temps. On peut boucler ça en 1h par jour. C’est mon quotidien ! Je crée du contenu et des formations en ligne. J’ai testé différents formats, avec ma chaîne Youtube et mon podcast, et aujourd’hui je suis passé au mail quotidien.

Quand as-tu été sûr de pouvoir réussir et comment as-tu développé ta confiance en toi ?

J’ai commencé à être sûr de pouvoir réussir quand j’ai eu mes premiers résultats. Et encore ! Je n’ai été vraiment sûr qu’au bout de 2 ou 3 ans, quand je savais qu’à chaque formation, je pouvais faire 1000€ , en en sortant une par mois.

Personnellement, ma réussite c’est d’être libre. Ce qui m’a inspiré, c’est de voir réussir d’autres créateurs de contenu. Ce ne sont pas des génies, ils ne sont ni Steve Jobs ni Einstein ; ce sont des mecs comme moi, qui ont appris le marketing et qui savent écrire. Alors si eux y arrivent, pourquoi pas moi ?

Comment gérer le regard des gens quand on a une vie différente ?

Ce n’est pas toujours évident. Il y a 2 types de personnes, que j’appelle les moldus et les initiés. Je n’ai pas forcément envie de parler de mon travail à des moldus. Ce n’est pas péjoratif, mais ils ne connaissent pas ce milieu qui est très particulier. Pour leur expliquer ce que je fais, avant je me disais Youtubeur, maintenant je dis formateur par exemple. Mais ce n’est pas vraiment représentatif !

Et pour ceux qui connaissent le milieu de la création de contenu et des business en ligne, on en parle. Le marketing sur internet est un petit milieu. Les initiés sont à fond et le grand public n’y connait rien.

Comment persévérer dans cette voie quand l’entourage ne comprend pas ?

C’est difficile de faire un gros changement dans ta vie quand tu n’as pas de gros changements dans ton environnement. Par exemple, si tu es cadre et que tu veux devenir blogueur, évidemment les gens vont te dire que tu es fou et que c’est une mauvaise idée ! Les gens te veulent du bien mais ils ne connaissent pas le sujet.

Je crois donc que changer d’environnement est primordial ! C’est pour ça que je suis parti au bout du monde, tout seul avec mon contenu. Je pourrais conseiller soit de s’exiler un peu en voyageant, soit de s’exiler virtuellement : plus de la moitié du contenu que l’on consomme chaque jour vient de personnes qui ont atteint l’objectif que l’on vise. Il faut lire et fréquenter des gens au niveau au dessus pour s’inspirer.

C’est plus facile de réussir quand on est dans le bon environnement. Par exemple, le mec qui est né dans la Silicon Valley a plus de chances de réussir car il est bien entouré, pas parce qu’il est plus intelligent !

Je pense qu’il faut passer plus de la moitié de la journée, que ce soit physiquement ou virtuellement, avec des gens qui ont réussi.

micro cravate sur ordi

Faut-il forcément avoir 100 000 abonnés pour se rémunérer ? 

Le premier client que j’ai eu en coaching de développement personnel, Gabriel Clément, n’a jamais explosé sur YouTube. Il a commencé à 300 vues par vidéos (ce qui n’est pas beaucoup) et aujourd’hui il a 1000 personnes en audience YouTube, en publiant chaque jour depuis 2 ou 3 ans. C’est vrai que l’audience n’est pas énorme mais il en vit très bien. On n’a pas besoin d’un succès phénoménal pour en vivre !

15% de mon audience vit de son activité. Ce sont ceux qui ont vraiment envie et qui sont prêts à fournir des efforts quotidiens. Pas besoin de devenir une star ! C’est comme ouvrir une boulangerie : il faut vraiment en avoir envie mais il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.

Au début, la plus grosse difficulté, c’est de se former et d’avoir les compétences. Il faut passer du temps à se former : lire des livres sur la thématique, suivre des formations marketing, etc.

Et toi, comment vois-tu ton avenir ? Tu te lasses de ton activité ?

On se lasse de tout. Les gens me disent que je change d’avis tout le temps car j’ai commencé par faire des vidéos, puis des podcasts, et maintenant des mails ! Alors bien sûr, on me dit de me stabiliser. Mais moi, ce que j’aime, c’est avoir une fondation stable, comme une maison, mais dès que j’en ai l’envie, je repeins les murs.

C’est ce que je veux dans ma vie : une base qui ne change pas (amis, business sur-mesure pour moi…) mais parfois j’ai envie de changements. Même s’ils ne sont pas radicaux, quelques ajustements suffisent à créer de la nouveauté. J’aime changer de format, tester des choses. Je crois qu’il faut toujours se demander comment on peut changer de routine tout en gardant une base solide.

Il y a 10 ans, j’aurais été bien incapable de dire ce que je fais aujourd’hui ! Mais une chose est sûre : je ne redeviendrai pas salarié. Je suis certain également que je ferai mon business, d’une manière différente ; peut-être avec une nouvelle thématique ou avec un nouveau business model.

antoine bm tenant un micro

Comment trouver une thématique quand on ne sait pas ce qu’on veut ?

Pour moi, il y  a 3 variables pour trouver une thématique :

  • La première est au croisement des 3 : c’est le marché. Oui il faut vivre de sa passion mais ce n’est pas forcément facile ! Par exemple, si on souhaite faire de l’humour… Il faut partir d’un marché où il y a un problème à résoudre.  
  • La deuxième, c’est la compétence. Ce n’est pas grave si on ne l’a pas au début car si on est très intéressé par le sujet, on apprend et on s’améliore. On est toujours mieux placé pour comprendre un débutant quand on l’a été soi-même.
  • Et enfin, la passion ! Plus on est intéressé par quelque chose, plus on peut tenir sur la durée. Le livre So good they can’t ignore you de Cal Newport explique que suivre sa passion n’est pas forcément le meilleur conseil car peu de gens connaissent leur passion. En plus, ce ne sont pas toujours des passions compatibles avec un business. Il faut trouver quelque chose où l’on prend du plaisir, où l’on est bon et qui nous apporte des résultats. Donc même si on n’est pas sûr de sa passion, ce n’est pas grave. Il faut se plonger dans le sujet, se former, creuser et plus on le fait, plus on creuse l’écart avec la majorité des gens, et plus on bâtit une compétence dans ce domaine.

En résumé, il ne faut pas paniquer si on a pas de grande passion ! Ce qui compte c’est qu’il existe un marché et qu’on ait une compétence à apporter.

Comment développer un Side business et gagner 2000€/mois à côté de son job ?

La priorité absolue, c’est de proposer du contenu quotidien. C’est un très bon moyen de démarrer ! C’est comme ça que mon activité a explosé : j’ai proposé une vidéo par jour pendant 1 an et j’ai gagné 50 000 abonnés grâce à ça. J’ai noué une relation profonde avec les gens. Bien sûr, il faut que le contenu soit intéressant autant pour l’aspect marketing que pour le référencement Google et Youtube.

Il n’y a pas un milliard de façons de devenir bon ! Il faut pratiquer ! Si tu veux apprendre à conduire, tu peux regarder un million de vidéos, mais si tu n’as pas le volant en main, ça ne sert à rien. Personnellement, je ne suis pas très polyvalent. Mon truc, c’est d’aider les gens à gagner leur vie avec leur contenu, quel que soit le format (articles de blog, mails, podcast, audio…)

Et si on n’aime pas créer du contenu ?

C’est vrai que ce n’est pas le truc de tout le monde ! Si on n’aime vraiment pas ça, il faut vendre de la pub, travailler par le bouche-à-oreille (quand on est coach par exemple), créer de bonnes pages de vente bien marketées… Mais moi ce qui me passionne, c’est la création de contenu.

A quel moment conseilles-tu de monétiser son contenu ?

Ma philosophie c’est de monétiser le plus tôt possible. Généralement, les gens attendent que ça marche pour monétiser. Or il faut monétiser pour que ça marche. Plus l’audience augmente, plus on a la pression pour sortir un produit !

Si tu arrives sur YouTube, qui n’a pas la culture de la vente, que tu crées une communauté à laquelle tu donnes tout gratuitement et que d’un coup, tu balances du commercial… ils vont se retourner contre toi. C’est pour ça que je conseille de le faire dès le début même si tu fais peu de ventes. Il faut apprendre à être à l’aise avec la vente et habituer son audience à ça. Et puis ceux qui n’aiment pas partiront ! On ne peut pas plaire à tout le monde. Ce qui compte, c’est d’avoir une base de vrais « fans ».

Combien de temps faut-il pour vivre de son contenu ?

Ceux qui sont le plus en galère y arrivent en premier. Le confort tue l’efficacité ! Je peux donner l’exemple d’un ami qui avait une bonne communauté sur la thématique fitness. Je lui ai demandé ce qu’il attendait pour lancer sa formation et il m’a répondu qu’il ne voulait pas gagner de l’argent tout de suite pour ne pas perdre son chômage. Quand on a du confort, on n’a pas la rage d’avoir des résultats rapidement. Il faut sortir de sa zone de confort !

C’est vrai qu’au début, on fournit beaucoup d’efforts pour peu de résultats. Comme j’avais peur de redevenir salarié, j’ai cravaché. Je pense que si j’avais eu des revenus plus confortables, j’aurais peut être fini par réussir, mais ça m’aurait pris plus de temps. Alors que quand tu n’as rien à manger dans ton placard et que ça ne marche pas, tu te bouges ! Attention, je ne dis pas qu’il faut se mettre en difficulté. Mais ceux qui réussissent sont ceux qui en ont le plus envie.

Pour finir, quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui veut se lancer ?

Dans mon audience, il y a des personnes qui ont envie de faire des projets énormes, qui ont la flamme, qui se sentent comme Steve Jobs… mais qui ne savent pas par où commencer. C’est souvent une cause d’échec. La solution c’est de simplifier le process au maximum. Par exemple, sortir un contenu par jour, ou appeler un client par jour, ou encore écrire une page par jour et avoir un roman de 365 pages au bout d’un an. Il faut trouver une action très simple à faire tous les jours qui nous assure du résultat à condition que l’on s’y tienne.

Personnellement, je crois énormément à l’habitude quotidienne. Souvent, on se monte la tête avec des projets trop ambitieux, trop complexes où l’on nous demande des business plans. C’est n’importe quoi et trop compliqué pour une personne seule ! Moi, je suis obsédé par la simplicité, et c’est ce qui m’a permis d’avoir du succès et de devenir riche : simplifier le process ! Dès que tu n’arrives pas à te concentrer sur ce qui compte, tu fais le ménage et tu reviens à l’essentiel.


Retrouvez Antoine BM sur son sitesa chaîne Youtube, son compte Twitter ou encore sur sa page Facebook !


Que retenir de l’expérience d’Antoine ?

  • Ne pas tout plaquer du jour au lendemain ! D’abord prévoir un plan B, tester son idée et s’assurer qu’elle est réaliste.
  • Se créer un environnement favorisant la réussite. Lire et écoute des gens qui réussissent pour s’inspirer, voyager, s’exiler virtuellement ou physiquement.
  • Passer du temps à se former, à lire des livres sur la thématique, à suivre des formations pour monter en compétence.
  • Produire du contenu quotidien -quand on aime produire du contenu- pour nouer une relation avec sa communauté et parce que c’est en forgeant que l’on devient forgeron !
  • Monétiser le plus tôt possible sa production de contenu, ne pas attendre, au risque de se mettre une partie de son audience à dos et de ne pas la faire croître assez rapidement.
  • Simplifier les choses ! Se concentrer sur ce qui compte vraiment, ne pas s’éparpiller et ne pas complexifier des choses simples.

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