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Emily : D’assistante sociale à coach pour travailleurs sociaux en quête de sens

Emily est coach pour travailleurs sociaux

Après avoir été assistante sociale pendant 14 ans, Emily a décidé de changer de voie et est aujourd’hui coach pour travailleurs sociaux en quête de sens. Dans cette interview elle nous raconte avec beaucoup de sincérité et de transparence les étapes qu’elle a traversées et nous explique sa philosophie : tout commence par une décision ! Bonne lecture !


Bonjour Emily, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

Je m’appelle Emily Lubaszka, j’ai 42 ans, je suis célibataire et je n’ai pas d’enfant. J’ai eu un parcours chaotique durant mon adolescence et le début de mon âge adulte. Cela m’a donné la force de toujours poursuivre mes rêves… A 24 ans, après des années à m’égarer dans des facs, j’avais enfin découvert ce qui me plaisait vraiment : j’adorais aider les autres et les écouter. Ce déclic m’a menée jusqu’à la découverte du métier d’assistante sociale. C’était un pas immense pour moi car j’ai pu accéder à un métier qui me passionnait, tout en accédant à mon indépendance financière. J’avais un besoin important à l’époque de me sentir en sécurité et mon métier me permettait de combler ce besoin. 

Pourquoi as-tu quitté ton emploi après 14 ans ?

J’ai exercé mon métier d’assistante sociale pendant 14 ans. J’ai été très fière et enthousiaste pendant des années. Puis au fur et à mesure des expériences, je me rendais compte que je ne m’épanouissais nulle part. Je ne tenais jamais plus de 4 ans sur un même poste. J’ai longtemps cru que c’était moi qui avais un problème : que je ne savais pas m’adapter, que j’étais trop exigeante ou trop utopiste. Jusqu’au jour où j’ai compris que ce n’était pas moi le problème ! Ce qui m’empêchait de m’épanouir pleinement, c’était simplement les environnements dans lesquels je travaillais. Je ne jette pas la pierre aux environnements de travail dans lesquels j’ai travaillé, au contraire. Accompagner des personnes me faisait vibrer, mais c’était le fait de devoir justifier de comment je devais faire les choses, avec qui, pourquoi, comment, à quelle heure, demander une autorisation pour avoir le droit de disposer de mon temps libre, devoir me lever tous les matins à la même heure, voir des collègues que je n’avais pas forcément envie de voir, etc… C’était tout cela qui m’empêchait de me réaliser pleinement.

J’ai alors compris grâce aux différents postes que j’ai exercés que mon besoin de liberté était prioritaire pour moi. Je ne pouvais plus me permettre de me restreindre, d’étouffer mon besoin de liberté, cela me rendait trop malheureuse. Mon besoin de liberté prenait le pas sur mon besoin de sécurité que je ressentais les premières années.

Aussi, je sentais que je ne pouvais pas exploiter tout mon potentiel. J’avais le désir qui grandissait d’aider les autres à réellement transformer leur vie, et assistante sociale ne me permettait pas cela. Je me sentais frustrée. Quand je vois l’activité que j’exerce aujourd’hui, je me rends compte que mon aide était en effet très minime.

Comment as-tu négocié ton départ ?

La dernière année où j’ai été salariée, j’étais de plus en plus souvent en arrêt maladie. Je savais que c’était le signe qu’il fallait que je quitte à la fois mon boulot de salariée mais aussi mon métier d’assistante sociale. J’avais déjà fait un burn-out où j’avais dû m’arrêter de travailler pendant 10 mois en 2010, la deuxième fois je savais que j’étais arrivée au bout de quelque chose.

En janvier 2019, est arrivé un jour où je n’ai plus pu aller travailler. Ça n’était plus possible. J’ai alors rencontré le médecin du travail qui m’a dit « Vous ne pourrez plus jamais reprendre à votre poste ». Ça a été un choc pour moi d’entendre ces mots, et en même temps tout mon corps s’est détendu. Toutes les migraines que je traînais depuis des mois, les insomnies qui m’empêchaient de dormir, tout s’est volatilisé d’un seul coup. J’ai compris que je devais quitter mon travail, mon corps ne me laissait plus le choix.

L’idée à fait son chemin pendant plusieurs jours, puis j’ai décidé de demander une rupture conventionnelle à mon employeur, qui était réputé pour les refuser. Mais j’avais décidé qu’il allait l’accepter. Et il a accédé à ma demande : j’ai quitté définitivement mon boulot de salariée le 17 mai 2019 grâce à une rupture conventionnelle. Avec mon expérience, j’ai compris que quand on a pris une décision, qu’on est focus sur son objectif, tout se met en place pour qu’on y parvienne.

C’est l’un des secrets du succès : tout commence par une DECISION.

Emily à son bureau de coach pour travailleurs sociaux

Comment as-tu trouvé ta nouvelle voie ?

Tout cela a pu se faire aussi parce que je me suis fait accompagner deux fois. Avec Charlotte, j’ai compris que j’avais besoin de créer mon propre environnement dans lequel je voulais me sentir libre. J’ai pu cheminer avec elle pour prendre confiance en moi dans le fait que j’étais capable de vivre de ma propre activité. Forte de cette expérience avec Charlotte, j’ai investi dans un autre coaching tout de suite après ma rupture conventionnelle. Je ne voulais pas errer pendant des mois, galérer à trouver des clients, me remettre à douter de moi. Avec ce coaching, j’ai trouvé ma voie : maintenant j’accompagne les travailleurs sociaux qui sont en quête de sens à créer l’activité de leurs rêves et à générer 5 000 € de chiffre d’affaires/mois.

En quoi consistent tes activités aujourd’hui et quels sont tes projets et tes rêves ?

C’est ce qu’on appelle du coaching haut de gamme : c’est à dire que j’accompagne à distance mes clients de manière personnelle et individualisée jusqu’à un résultat, que je garantis par un contrat. Ensemble, nous travaillons sur plusieurs dimensions :

  • Les émotions et les blocages : on fait un travail très profond sur les peurs, les doutes, les croyances, les pensées, tout ce qui empêche mon client d’avoir pleinement confiance en lui. Je l’aide à identifier et lever ses blocages pour qu’il finisse par prendre conscience de sa valeur.
  • La construction de son projet : vision de son entreprise, définition d’une offre, fixation d’un prix, détermination de l’avatar client, etc…
  • La communication/le marketing : comment prospecter, comment avoir des clients qu’on aime, comment se faire connaître, etc…

Aujourd’hui, je travaille beaucoup mais en fait, ce n’est plus un travail, car je m’amuse tout le temps. Je n’écoute plus que les élans de mon coeur et de mon corps : le matin, je me lève quand je veux, j’écris, je fais des vidéos, j’échange avec mes clients et mes prospects, je marche dans la nature, etc… Je ne me force jamais. Je ne fais que ce que j’ai envie de faire, peu importe qu’on soit dimanche matin ou jeudi après-midi. Si je sens que j’ai besoin de me reposer, je me repose. Si j’ai envie d’écrire, j’écris.

Pour cela, je passe énormément de temps d’introspection, de méditation, je suis très à l’écoute de ce qui se passe en moi désormais. Parce que je sais que mon enthousiasme est ma boussole qui me permet de passer d’une réussite à une autre. C’est en étant connectée à mes inspirations que je me rapproche chaque jour de vivre mon rêve qui est de voyager et de travailler d’où je veux, et d’en faire profiter ma famille.   

Comment as-tu vécu ce changement de vie et quelle a été la réaction de tes proches ?

Le changement de vie a été très dur pour moi. J’avais 41 ans, une vie et des habitudes bien établies, ça a été très dur de casser tout ça pour construire autre chose à la place. Et puis je ne viens pas d’une famille d’entrepreneurs. Dans ma famille on prône le salariat et la sécurité de l’emploi à travers le CDI. Il a donc fallu que je vive une transformation intérieure profonde. Mais j’étais décidée à réussir. Peu importe les obstacles, quand on est décidé, on arrive à tout.

Il a fallu que je plonge en moi, que j’ai le courage de faire face à mes peurs les plus profondes pour pouvoir me libérer. Cela fait partie du processus, alors autant l’accepter dès le départ ! Évidemment, cela valait le coup : pouvoir se réaliser pleinement n’a pas de prix pour moi. Le seul regret que j’ai, c’est de ne pas m’être faite accompagner avant. J’ai perdu trop de temps. D’autant que ça a été difficile pour moi de gérer les relations avec ma famille qui était sceptique pendant longtemps sur la réussite de mon projet. Me faire accompagner m’a permis de prendre confiance en moi et par effet de rebond, de recevoir le soutien de mes proches.

Quelles difficultés et quelles joies as-tu rencontrées ? 

Une des difficultés que j’ai rencontrées, ça a été de me faire confiance quant au fait que j’étais capable de vendre ma prestation et d’être en mesure de la délivrer. Au début, on tâtonne, on doute beaucoup, d’autant qu’on vend ce qu’on a dans les tripes, on vend son produit à soi, donc c’est sa valeur à soi qu’on remet en cause quand on n’y arrive pas.

On me disait tout le temps « non » au début, et ça c’était dur pour moi. Mais en même temps, je voyais la prospection et les échanges téléphoniques comme un entraînement. Voir les choses de cette manière aide à franchir les obstacles. Je me souviens de ma 1ère vente, j’étais folle de joie jusqu’à ce que la cliente annule la vente ! Ça a été très dur sur le plan émotionnel, mais j’étais tellement déterminée à réussir que j’ai réalisé une autre vente dans la même semaine, et cette fois-ci, la cliente n’a pas annulé ! Et là ça a été une immense joie, la preuve que j’étais capable d’avoir « mes » clients et que ma prestation correspondait à des besoins réels.

Ton activité te permet-elle de vivre ?

J’ai donc fait ma première vente 2 mois après avoir quitté mon travail de salariée. Aujourd’hui, mon objectif est de stabiliser mon activité sur le plan financier, de développer mon entreprise et aussi un blog qui tourne déjà très bien, et commencer à constituer une équipe début 2020.

Maintenant j’ai confiance, je sais que les choses sont en train de se mettre en place parce que je suis focalisée non plus sur mes peurs et mes doutes, mais sur mes objectifs. J’ai confiance en moi et en mon produit : je sais qu’il répond à des besoins qui sont majeurs et urgents, et je sais que c’est facile pour moi d’amener mes clients jusqu’à leurs objectifs.

La confiance en soi, c’est cela qui permet de traverser tous les obstacles qui se dressent sur la route pour arriver là où on veut.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui veut franchir le cap de quitter son job pour exercer un métier dans lequel il se sent plus utile ?

Le conseil que je donnerais aux personnes qui veulent franchir le cap de quitter leur job pour exercer un métier qui a du sens, c’est de se faire ACCOMPAGNER. Si comme moi elles ne viennent pas d’une famille d’entrepreneurs, ont peur, ont des doutes, font les montagnes russes entre l’espoir et l’enthousiasme certains jours et les doutes et les angoisses d’autres jours, elles gagneront beaucoup de temps (des années) et gagneront confiance en elles beaucoup plus vite.

Car le plus difficile quand on se lance et qu’on veut réussir (parce qu’il ne s’agit pas de se lancer en se disant « je me lance et si je réussis, c’est bien, sinon tant pis ». Il faut se lancer en se disant « je me lance ET je réussis ») c’est d’avoir confiance en soi, d’avoir une foi inébranlable en la réussite de son projet, qui sont les deux clefs, avec la prise de décision, qui mènent au succès.


Que retenir de l’expérience d’Emily ?

  • Souvenez-vous : un des secrets de la réussite c’est de faire un premier pas, prendre la décision, c’est déjà passer à l’action !
  • N’hésitez pas à vous faire accompagner dans votre cheminement, cela vous fera gagner du temps et ne peut qu’être bénéfique pour vous.
  • Ayez confiance en vous et en vos compétences, vous pouvez le faire !
  • Ne partez jamais défaitiste, partez en vous disant « Je vais y arriver ». 

Vous pouvez retrouver Emily, qui est devenue coach pour travailleurs sociaux, sur Facebook, sur Linkedin, sur son site Internet et sur son blog


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