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Alice : Freelance en community management et rédaction de contenu après des études dans l’audiovisuel

Alice, freelance en community management et rédaction de contenu

Après des études dans l’audiovisuel, Alice Bodineau  poursuit son parcours scolaire dans le journalisme. Suite à une première expérience professionnelle décevante, elle décide de se reconvertir. Aujourd’hui, freelance en community management et rédaction de contenu, Alice nous raconte comment elle a vécu cette reconversion, entre la réaction de ses proches et les difficultés rencontrées. Bonne lecture ! 


Bonjour Alice, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

J’ai adoré mes années lycée, vraiment adoré. Je buvais les paroles de mes profs de SES (Sciences économiques et sociales) et d’histoire. Je n’étais ni plus ni moins qu’une « bonne élève » : pas la meilleure, juste (trop) bien adaptée au système scolaire français et pas assez préparée au monde professionnel. J’ai eu la chance d’intégrer un BTS « Métiers de l’audiovisuel », une formation très demandée. J’ai donc appris pendant deux ans à gérer une production audiovisuelle (ou de spectacle vivant) : administration, finances, organisation… Certains aspects m’intéressaient vraiment, d’autres pas du tout.

Ayant toujours eu un attrait particulier pour l’écriture et l’actualité, je décide de tenter ma chance dans le journalisme et intègre une licence professionnelle à Paris. Ce n’est pas une grande réussite : je ne me sens pas à ma place dans ce métier (et en plus, je ne suis pas du tout faite pour vivre dans la capitale…). Plutôt que me perdre à nouveau dans une formation, je choisis de me jeter à l’eau et me lance dans le monde du travail. En quelques mois, j’obtiens mon premier poste d’administratrice au sein d’une compagnie de théâtre. J’attendais beaucoup de ce premier emploi… J’ai vite déchanté. Je ne me sentais pas bien du tout : les missions ne me plaisaient pas et j’étais très mal entourée. Je décide d’y mettre un terme avant la fin prévue grâce à une rupture conventionnelle.

Quel a été le déclencheur qui t’a conduite à une reconversion ? 

J’ai connu simultanément des problèmes de santé et une situation professionnelle qui ne me convenait plus du tout. C’est aussi à ce moment-là que je mets un pied dans le développement personnel. Je commence à sérieusement m’intéresser à l’entrepreneuriat, notamment grâce à Olivier Roland (ses vidéos et son livre). Le tout combiné m’a mis face à moi-même : je devais prendre une décision. Je prends le risque de quitter mon emploi et de tenter ma chance avec autre chose (j’ignorais, à ce moment-là, toutes les possibilités qui s’ouvraient à moi).

Comment as-tu vécu d’être en reconversion à ton âge  ?

Au début, je ne l’ai pas très bien vécu. Bousculée par une première expérience professionnelle pénible, je me sentais perdue.

J’avais vraiment l’impression d’avoir « gaché » mes études, de ne pas être à la hauteur, pas assez « forte » pour supporter le monde du travail tel qu’à l’époque je me l’imaginais, et tel qu’on me l’avait décrit : impitoyable.

Heureusement, j’ai eu la chance de croiser sur mon chemin une conseillère très compétente qui a été décisive dans la suite de mon parcours (grâce à la Mission Locale). Grâce à elle, j’ai intégré un parcours de réorientation professionnelle qui m’a redonné confiance en moi, en mes compétences, techniques mais aussi et surtout, humaines. J’ai affronté mes propres croyances limitantes et puis petit à petit, je me suis autorisée à imaginer une autre voie, celle de l’indépendance, qui semblait davantage me correspondre.

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Comment tes proches ont-ils réagi ? 

Haha… Pas vraiment bien. J’avais l’impression de décevoir à peu près tout le monde, notamment dans le cercle familial. En tout cas, beaucoup d’incompréhension. C’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui, mais j’ai appris que nos proches sont loin d’être les meilleurs conseillers, car ils s’inquiètent énormément, ont peur de nous voir échouer et projettent beaucoup de choses sur nous. Ils m’ont néanmoins laissé faire, puisque je suis aujourd’hui freelance. J’essaie de leur expliquer mes choix autant que possible, de discuter car je suis persuadée que la communication et l’échange restent un moyen incontournable pour apaiser des relations et mieux se comprendre.

Célisiane résume très bien la situation dans son interview ! La chance que j’ai c’est que mon conjoint a une situation professionnelle très stable et rassurante dans laquelle il s’épanouit et qu’il me soutient dans la création de mon activité, même quand il ne comprend pas tout ! Il me fait confiance.

Aujourd’hui, en quoi consiste ton activité aujourd’hui ? 

Aujourd’hui, je suis community et content manager : j’anime les réseaux sociaux de mes clients et je rédige des articles. Je partage mon temps entre mes missions et le développement de ma stratégie de communication digitale. Je me forme aussi beaucoup grâce à des formations en ligne, du contenu gratuit ou des livres.

Je travaille de chez moi et c’est un réel plaisir : quelle chance d’organiser mon temps comme je le souhaite ! Quand je suis chez moi, une petite routine se met en place même si mes journées ne se ressemblent pas toujours : yoga/sport, méditation, lecture, formation, temps alloué à mes clients, à mon blog… J’aimerais essayer de travailler dans des espaces de coworking de temps en temps car à Bordeaux, ce n’est pas ce qui manque ! Je suis parfois amenée à me déplacer pour aller à la rencontre de mes clients ou pour les accompagner sur différents événements.

Pour gérer tout ça, j’utilise des carnets, un agenda/bullet journal (je n’aime pas dépendre uniquement d’outils numériques) et bien sûr Google Agenda ainsi que plusieurs applis pratiques comme Evernote ou Todoist.

Quelles ont été les étapes de la création de ton activité ?

J’ai créé mon activité en août 2018 et mon site en même temps. Je dois aujourd’hui régler quelques soucis avec l’URSSAF car ma création d’entreprise ne s’est pas passé comme prévu (c’est en partie de ma faute mais pas seulement…). J’aurais dû m’entourer et me faire accompagner dès la création. Je suis aujourd’hui accompagnée par LiveMentor (coucou Yéza J ) pour développer mon activité de freelance et je ne regrette pas car cela m’a permis d’être plus rigoureuse et de mieux cerner mes objectifs.

Comment as-tu obtenu tes premiers clients ? 

Mon tout premier client était une connaissance rencontrée grâce à Instagram. Elle montait son entreprise et moi je cherchais une première expérience en tant que freelance en community management. Je travaille toujours avec elle aujourd’hui et c’est un immense plaisir ! Je suis très attachée à travailler sur des projets qui me touchent, qui ont du sens pour moi. C’est le cas aujourd’hui et je suis très reconnaissante de la chance que j’ai. Aujourd’hui, je me concentre principalement sur mon blog. C’est, avec mon profil LinkedIn, ce qui fonctionne le mieux pour moi en ce moment. Ils me permettent de développer ma visibilité et de me créer de nouvelles opportunités.

Ton activité te permet-elle de vivre ?

Pour le moment, j’ai la chance de toujours bénéficier de mes allocations chômage, ce qui me permet de toucher un minimum d’argent chaque mois si je n’ai pas gagné suffisamment avec mes missions. J’espère pouvoir m’en passer complètement dans les prochains mois !

Si je n’avais pas bénéficié des ARE (Allocations de Retour à l’Emploi), la création de mon activité aurait été bien plus difficile car j’aurais très probablement dû trouver un emploi à mi-temps voire plus. Dans mon cas, Pôle Emploi m’a permis de me consacrer à plein temps au lancement de mon entreprise (même si les démarches avec eux sont parfois les pires !).

Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

Il y a deux points sur lesquels je ne m’attendais pas à galérer autant :

  • L’administration tout d’abord. Pourtant habituée à gérer de la paperasse, ça ne me faisait pas vraiment peur. Mais je me rends compte qu’en tant qu’indépendante, c’est une autre paire de manches ! Je n’étais pas prête… Après 6 mois d’activité, je commence tout juste à comprendre comment tout cela fonctionne exactement !
  • Le deuxième point sur lequel j’ai été surprise, c’est la charge mentale et l’organisation. En tant que freelance, je ne dois pas seulement être organisée : je dois être RIGOUREUSEMENT organisée. Si ce n’est pas le cas, je croule très rapidement sous les to-do list, les notifications, les imprévus à gérer… Difficile de ne pas s’éparpiller ! C’est un point sur lequel je dois encore travailler et j’apprends à mieux me connaître pour m’organiser correctement.

La vie d’indépendant est très loin d’être un long fleuve tranquille, et même si je le savais déjà, c’est autre chose de l’expérimenter !

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer mais n’a pas encore oser franchir le pas ?

Je lui conseillerais de se lancer quand même. Même si on n’est pas sûr. Rien n’est irrémédiable. Si vous n’êtes pas assez formé, formez-vous (je ne peux que vous recommander les formations en ligne évidemment) et lisez des livres pratiques (développement personnel, freelancing, business…). Informez-vous sur la vie de freelance, sur les nouveautés de votre secteur, les bonnes pratiques, les personnalités incontournables… Et surtout : entourez-vous. Rencontrez du monde. Les freelances et entrepreneurs que je rencontre ne cessent de remettre en question nos modes de vie et le monde du travail tel qu’on nous l’a décrit. Vous vous ouvrirez à d’autres horizons et je ne peux que vous le recommander !


Que retenir de l’expérience d’Alice ?

  • Affronter ses croyances limitantes est un bon moyen pour reprendre confiance en soi, alors n’hésitez pas à vous faire aider par un.e coach !
  • Nos proches ne sont pas toujours de très bon conseil quand leur inquiétude prend le dessus. La meilleure chose à faire est de communiquer, d’échanger sur vos ressentis respectifs.
  • Ne pas hésiter à utiliser ses réseaux sociaux pour trouver des clients et développer sa visibilité.
  • Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il faut avoir en tête que l’organisation est une des clés du succès ! 

Pour retrouver Alice, freelance en community management et rédaction de contenu, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son site internet, son compte Instagram ou son compte LinkedIn


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