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Stéphanie : Coach et hypnothérapeute après avoir été responsable marketing

Stéphanie coach et hypnothérapeute

Après avoir travaillé dans le marketing, Stéphanie Araujo est aujourd’hui coach et hypnothérapeute. Dans cette interview, elle nous parle, entre autres, de sa reconversion, de ses nouvelles activités et de son positionnement face à la concurrence. Bonne lecture ! 


Bonjour Stéphanie, raconte-nous ton parcours en toute transparence  !

J’ai grandi en banlieue avec l’envie d’une belle « réussite professionnelle ». J’ai su très tôt que je voulais faire du marketing international et me suis donné les moyens pour y parvenir. J’ai eu la chance qu’on me fasse confiance sur un poste de responsable marketing international dès la sortie de l’école, soit, le poste que je rêvais d’exercer 5 ans après ! J’ai été responsable marketing Europe du Sud, puis directrice marketing Europe et mon métier me plaisait vraiment jusqu’à ce que je ne m’y retrouve plus à cause des réorganisations successives qui m’ont fait me questionner sur le sens que je voulais pour ma carrière et pour ma vie.

Ce qui m’energisait le matin était ma 2e casquette, celle de co-leader d’un réseau de femmes : animer les conférences, faciliter les workshops, créer les webinaires, proposer des évènements de networking, créer un programme de mentoring interne pour recréer du lien entre des personnes venant de structures et d’entités différentes. Et là, l’équilibre a réellement basculé, j’ai ouvert les yeux sur ce qui comptait pour moi : être utile et aider les gens à se reconnecter à eux-mêmes pour éclore et faire rayonner le collectif. 

Comment est née ton envie de te reconvertir dans le coaching ?

C’est en prenant conscience de cette envie d’être utile que je me suis tournée vers le métier de coach en développement professionnel et personnel. Pour ce qui est de l’hypnose, le choix s’est fait dans la durée et presque « par hasard ». En école de commerce, j’ai suivi un module assez décalé : « Signe & Sens », qui m’a permis de rencontrer, entre autres, un illusionniste, un expert en sinologie, un hypnotiseur… et là j’ai vu ce que l’hypnose pouvait accomplir notamment en auto-hypnose sur le sommeil. Quand j’ai quitté mon poste, je me suis dit que j’allais me former à l’hypnose Eriksonienne et finalement, j’y ai trouvé une grande complémentarité avec le coaching. Les deux disciplines peuvent s’imbriquer ou se pratiquer de manière indépendante.

Quelles formations as-tu suivies ? 

Pour le coaching, j’ai suivi la formation : Executive coaching HEC – Expertise et Perfectionnement . C’est une formation en présentiel, avec des modules hors du cadre comme le horse coaching (avec des chevaux), la rencontre avec un chaman et évidemment des cours plus théoriques sur le questionnement, le coaching d’équipe, la posture. Pour l’hypnose, j’ai fais le choix d’une formation en ligne, que j’ai pu suivre à mon rythme en 6 mois avec des séances filmées et corrigées pour pouvoir passer à l’étape d’après.

Raconte-nous en quoi consiste ton activité exactement ?

Je suis coach et hypnothérapeute et aucune journée ne se ressemble. C’est aussi cela que j’apprécie.

En tant que coach j’interviens auprès des personnes pour honorer leur singularité : alignement sens/valeur et vie pro/vie perso, prise de poste, amélioration de la communication dans la relation à l’autre et auprès des équipes pour appliquer les principes de  la permaculture (observation de l’environnement, préparation du sol, expérimentation et l’adaptation, gestion de la diversité des espèces, place laissée à chaque espèce pour se développer) dans les organisations: « Cultiver des équipes permaculturelles pour passer d’un terreau de ressources à un champ de richesses ! »

En tant qu’hypnothérapeute, j’accompagne sur des sujets complémentaires au coaching : la confiance en soi, la gestion de la charge mentale, la gestion du stress, la prise de parole en public.

Coach et hypnothérapeute

Comment se déroule une semaine type ? 

Généralement, elle se passe comme suit :

  • 2 jours de séminaires en coaching collectif avec des ateliers expérientiels sur la connaissance de soi et des autres pour favoriser le développement des talents ET l’esprit d’équipe, parce qu’à mon sens, l’un ne va pas sans l’autre.
  • 2 séances de coaching individuels auprès d’un manager et d’un particulier
  • 3 séances d’hypnose (premiers rdv ou suivi)

Je fais aussi de la communication sur les réseaux sociaux pour valoriser les résultats et faire adhérer de nouvelles équipes.

J’ai aussi un temps a priori « pour moi » :  Supervision  (individuelle ou collective), méditation, formation… nécessaire à mon propre alignement tête-cœur-corps pour un accompagnement adapté.

Quelles ont été les étapes de la création de ton activité de coaching  ? 

J’ai fait le choix de la SASU parce qu’il était important pour moi d’être crédible auprès de ma cible : les moyennes et grandes organisations, et parce que je souhaitais rester sous le régime général de la sécurité sociale.

Le lieu d’exercice change régulièrement, suivant que ce soit du coaching individuel ou collectif, qu’il se passe en entreprise ou à l’extérieur, avec ou sans hypnose… Dès le printemps, je m’autorise même des Walking coaching ou des coachings en forêt qui libèrent étonnamment la parole.

Quand j’ai créé mon activité, je ne partais pas de zéro, alors j’ai pris avec moi mon « kit de savoir » et je l’ai mis à profit. Mon expérience en marketing et communication m’ont permis de créer moi-même mon site Internet et de faire mes premières communications sur les réseaux sociaux.

Comment as-tu obtenu tes premiers clients ?

Mes premiers clients sont venus lors mes activités annexes, notamment quand j’ai débuté mon activité de mentor, puis de coach à l’association Led by Her. D’autres mentors ont accroché sur mon approche et ont souhaité un accompagnement. Puis grâce au réseau (pas le premier cercle d’ailleurs….), on m’a présenté des personnes qui voulaient un accompagnement « décalé » pour leurs équipes.

D’ailleurs, quel est le profil de tes clients ?

Mes clients sont des personnes en quête de sens et d’alignement pour un meilleur équilibre vie professionnelle et vie personnelle. Ce sont des équipes multiculturelles ou empruntes de diversité (provenance, sexe, âge, différentes Business Units) qui ont besoin de retrouver du sens autour de projets communs, engagés et durables.

Texte par terre

Comment définis-tu ton positionnement face à la « concurrence » ?

Ma croyance est que nous sommes tous uniques !

Mon unicité ? C’est mon histoire de toujours avec la diversité et l’égalité des chances, mon immersion dans des grands groupes à mode matriciel, ma double culture, ma connaissance de la résolution de problèmes grâce à la métaphore (mon outil de travail en hypnose Eriksonienne), mon engagement et mon authenticité.

Alors, non cela ne touche pas tout le monde et c’est très bien parce que le coaching est avant tout la rencontre entre personnes qui se font résonnance et qui avancent ensemble au rythme du/des coachés.

Ton activité te permet-elle de vivre ?

J’ai créé ma structure il y a un an et j’étais enceinte de jumeaux : oui c’est possible !!!! Je vous invite à lire l’article que Charlotte a fait sur moi à ce sujet 🙂 . Mon activité n’a réellement débutée qu’en septembre 2018, alors non, je n’en vis pas encore financièrement, en revanche, elle m’aide à en vivre pleinement suivant mes convictions, mes valeurs et ça, ça n’a pas de prix !

Quelles difficultés as-tu rencontrées ou rencontres-tu actuellement ?

La plus grande difficulté pour moi est de gérer les cycles entre les périodes de rush et les périodes ou a priori, il ne se passe rien. Pour moi, qui vient du monde de l’entreprise où les objectifs étaient définis au trimestre avec une tension quasi constante, la gestion des cycles entre semence et récolte est un « bon apprentissage sur moi » comme on dit.

À qui recommanderais-tu ce métier et que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans le coaching en indépendant ?

Je lui conseillerai de se faire confiance, de tout faire (thérapie ou autre) pour se connaître le mieux possible et de se faire superviser pour garantir la sécurité des coachés et la sienne.

La qualité principale dans ce métier est de se connaître soi-même, de suivre ses intuitions et d’accepter que c’est le coaché qui détient la vérité pour lui-même.


Que retenir de l’expérience de Stéphanie ?

  • Quelque soit votre activité, gardez du temps pour vous, pour votre alignement personnel. 
  • Vous vous démoralisez facilement en examinant vos « concurrents » ? Stop ! Cherchez ce qui fait votre unicité, car c’est aussi votre valeur ajoutée, et comme le dit Stéphanie : Nous sommes tous uniques ! 
  • Être maman et entrepreneur, c’est possible ! (Et je vous rassure être papa et entrepreneur, l’est aussi !)
  • Il est difficile de former des gens sans bien se connaître soi-même, c’est donc par cela qu’il faut commencer !

Pour retrouver Stéphanie, coach et hypnothérapeute, rendez-vous sur son site et sur Twitter et LinkedIn


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