Et si l’obstacle à ta reconversion, c’était toi ?

Petite histoire de mon changement de cap au début de ma vie professionnelle… ou comment le développement personnel par le voyage m’a permis de faire le grand saut ! Dans cet article je t’explique pourquoi l’obstacle à ta reconversion, c’est peut-être simplement toi !


Article invité rédigé par Héloïse Borioli


On m’a souvent dit que j’étais jeune pour parler de reconversion professionnelle. Et pour cause, j’ai 24 ans ! Pourtant, l’enjeu me semblait immense. Aujourd’hui je suis thérapeute et formatrice passionnée dans mon domaine… Mais remontons un peu le temps….

A 17 ans, j’obtiens mon bac et choisis de rejoindre tout de suite la vie professionnelle et optant pour la voie de l’alternance. Deux ans plus tard, un diplôme en gestion d’entreprise en poche, je décide de m’en aller, sac sur le dos, à l’autre bout du monde, en Australie, pour juste essayer d’y construire une vie, pour un temps indéterminé.

Avec le recul, je réalise que c’est vraiment là, je crois, que tout à commencé… Quand je dis tout, j’entends les questionnements internes, la véritable introspection, le véritable voyage. Celui qui nous invite à nous connaître nous-même. Les prises de conscience que les limites n’existent que dans notre tête. Alors oui, elles sont bien réelles mais seulement construites à l’intérieur de nous… et par nous !

Cette expérience de voyage fut fabuleuse. D’ailleurs, j’invite tout le monde à s’initier au voyage. Partir loin peut être une solution mais il s’agit ici surtout en réalité, de sortir de sa zone de confort. D’aller se confronter à l’inconnu. De déposer nos masques et d’aller, en rencontrant l’autre, une autre culture, un autre mode de vie, à la véritable rencontre de nous-même. Il ne s’agit pas forcément de partir très loin pour faire cela. Il m’arrive moi-même parfois de m’amuser à être une étrangère dans ma propre ville. Je m’autorise à changer les habitudes, les lieux fréquentés, provoquer de nouvelles rencontres. Et tout ceci m’invite à chaque fois à découvrir une nouvelle partie de moi.

Je disais donc, tout à commencé lors de ce voyage mais ce n’est que plus tard que je m’en rendrais compte. En effet, aussi beau que bouleversant, ce voyage avait gentiment semé une sacrée pagaille à l’intérieur de moi, mes envies, mes objectifs de vie. Pourtant, je m’efforçais de suivre le système que je m’étais imposée. Ici aussi, les barrières venaient de moi. Alors certes, on est plus que fortement incités à suivre un système. A l’école on ne nous parle que trop peu de l’entrepreneuriat, sortir des sentiers battus n’est pas forcément dans mon héritage familial non plus, bien que j’ai eu la chance d’être élevée avec une vraie possibilité de faire mes propres choix.

Effectivement, on nous propose un chemin, mais sentons-nous libre de dire NON pour créer le nôtre. De retour alors de mon périple, j’enchaîne les études toujours en alternance pour une école de commerce. Tout va bien me direz-vous… Et pourtant, le vide intersidéral à l’intérieur de moi. J’ai perdu tout sens à mes actions, ma joie de vivre me paraît bien loin pour avoir laissé place à un flot de larmes ! L’année se termine enfin. Alors je choisis simplement de recréer la même chose, mais en plus grand, évidemment !

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Je suis recrutée pour un poste de chargé d’affaires dans le recrutement. J’endosse pas mal de responsabilités et cela me va très bien car je crois dans le fond que ça me donne simplement la sensation d’être importante à ce moment là. Puis à nouveau, d’un coup d’un seul, c’est la dégringolade ! Tout s’écroule à l’intérieur de moi. Les rapports avec ma hiérarchie me déçoivent au plus haut point, je suis écoeurée par tous les objectifs que l’on m’impose, bref j’ai de quoi largement noircir le tableau … Et surtout, je n’envisage aucun avenir dans une carrière professionnelle. Grosse claque à ce moment-là. Moi qui m’étais toujours imaginée en tailleur dans une grande entreprise, avec un poste à responsabilités, jouissant d’une grande liberté d’actions….

Je réalise déjà que finalement tout cela n’est pas pour moi. Mais qu’est-ce qui cloche chez moi à la fin ?

J’ai la sensation que mon parcours ne fait pas sens, que je suis juste perdue au milieu de nulle part coincée dans une vie professionnelle que je suis contrainte à subir.

Et comme je mets toujours beaucoup de cœur à ce que je fais, c’est la sensation que c’est toute ma vie entière qui n’a aucun sens en ce moment. Bref c’est foutu. Le travail c’est pas pour moi. Donc la société non plus. Je vais m’en aller vivre en sac à dos, vivre de ça et là dans des endroits du monde…. (oui, j’ai toujours tendance aux extrêmes dans mes conclusions surtout quand elles me concernent !).

Bref vous l’aurez compris, je n’ai plus aucun goût à rien. Ce qui me plaisait vraiment, moi ? Le voyage ! Le voyage sur terre, mais aussi (et peut-être surtout !) le voyage intérieur ! Celui qui nous fait découvrir qui nous sommes… en soi, le développement personnel ! Mais bon, on fait quoi avec le développement personnel ? C’est même pas un métier ça ? Puis je suis trop jeune. J’aurais aucune crédibilité, non ?

Bon, après tout et de toute manière, je suis tellement malheureuse dans ce travail, que j’ai l’impression que ça ne pourra pas être pire ailleurs. Je démissionne. Oui, aussi simplement que ça. Juste, je m’en vais. Mon projet professionnel ? Euh… je crois que je n’en ai pas vraiment. Je m’inscris quand même à une école de sophrologie. Parce que ça me plait, parce que ça me parle. Pourtant je n’en ai jamais fait. Tout est donc lancé. Et c’est à ce moment précis que les terribles doutes, regrets, remords et la liste est longue apparaissent. Je me parle à moi-même sans cesse. Héloïse, tu es complètement folle ! Une belle carrière t’attendait. Et là, tu fais une formation de je-ne-sais-trop-quoi dans un milieu où il y a zéro débouchés. Finalement, comme la décision était déjà prise -et c’est ça qui est drôle, ça s’est fait sans trop réfléchir, mais c’est après que l’angoisse est apparue- il n’y avait plus qu’à.

Avec le recul je réalise que cette période était difficile pour moi car je faisais un bond immense hors de ma zone de confort, j’allais à l’encontre de toutes mes croyances, apprentissages et habitudes. Finalement, au début de cette formation, j’ai simplement révélé ma passion et l’essence même de ce que je suis. Je commence à m’intéresser au sujet du développement personnel de manière beaucoup plus vaste et n’ai cesse d’y trouver satisfaction. De là, je me passionne complètement pour l’hypnose et d ‘autres techniques de thérapies. En fait, je ne sais toujours pas vraiment où je vais, mais j’ai la sensation d’être exactement à ma place. Comme si le plus dur en terme de réalisations restait sûrement à venir, mais que le plus dur en terme de travail sur moi, était passé. Poser ma démission, c’était finalement le plus gros pas pour aller vers moi. De ces formations, j’en ai tiré beaucoup. J’ai appris certes un métier, mais aussi beaucoup sur moi, la possibilité de me dépasser et d’aller plus loin que ce dont je me croyais capable.

Je me suis alors mise à mon compte, ouvert deux cabinets de thérapies brèves. On m’a aussi proposé un poste d’enseignante à l’école de sophrologie. J’ai même rejoint un réseau de chef d’entreprise. Tout cela en moins de 3 mois ! Les choses vont vite quand on est réellement aligné avec soi-même, ses désirs profonds. Alors tout n’est pas rose non. Parce qu’il y a le stress du chiffre d’affaires, la pression de réaliser un travail de qualité, les idées qui fusent sur tous les prochains projets…. Mais tout ceci ne représente qu’une infime partie face à la joie que j’éprouve au quotidien d’avoir donné du sens à ma vie professionnelle, du sens à ma vie tout simplement. D’avoir réconcilié bien-être et business, travail et épanouissement, passion et carrière.

Je ne suis qu’au début de ma carrière mais déjà si heureuse de m’être donnée la possibilité de réaliser que le champ des possible est bien plus grand que ce que je m’autorisais à le voir, qu’il est vraiment possible de créer sa voie. Alors ça parait tout cliché dit comme ça, mais au fond je crois qu’on a toujours cette petite voix qui nous dit quoi faire. Ecoutez-là ! Si j’avais un seul conseil à donner, ça serait d’oser. On n’a pas tant que ça à perdre finalement. Mais tellement à gagner.

Alors souviens-toi, l’obstacle à ta reconversion c’est parfois juste toi !


Vous pouvez retrouver Héloïse, qui t’explique pourquoi l’obstacle à ta reconversion, c’est peut-être toi-même, sur son compte LinkedIn.


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