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Justine : Elle fait du Musical Branding après un premier emploi dans le monde de la banque

Justine fait du Musical Branding

Après des études en psychologie, un BTS et un diplôme d’attachée de presse, Justine Arma a trouvé sa voie et fait aujourd’hui du Musical Branding.  Avec beaucoup de sincérité, elle nous raconte  son parcours, les difficultés auxquelles elle a fait face et nous délivre un merveilleux message : écoutez-vous !


Bonjour Justine, raconte-nous ton parcours en toute transparence ! 

J’ai eu mon baccalauréat L option théâtre à l’âge de 17 ans. J’étais destinée à suivre des études de psychologie, car je souhaitais être psychanalyste. J’ai redoublé ma seconde année de Licence de psychologie et j’ai souhaité prendre une année pour me recentrer.

En parallèle de mes études, je travaillais. J’ai toujours eu des petits boulots dans des petites entreprises comme des pizzerias, des boulangeries ou encore dans le centre esthétique de ma mère. Le monde de l’entreprise m’attirait un peu malgré moi. J’ai donc pris une année à Montpellier où j’ai travaillé à temps plein dans une grande chaîne de boulangerie. Puisque j’aimais le contact client et surtout j’adorais former et manager des équipes, j’ai naturellement débuté un BTS Management des Unités Commerciales en alternance. J’ai fait une année à Montpellier et une année à Paris.

J’étais fasciné par le développement des entreprises, la gestion des équipes et surtout par la communication et l’impact que cela pouvait avoir. Autodidacte, j’apprenais la gestion des réseaux sociaux, les relations presses tout en gérant deux boutiques et des équipes. Après l’obtention de mon BTS, je souhaitais continuer en licence. Ma situation personnelle à l’époque ne me l’a pas permis. J’ai voulu voir ce qu’il se passait dans les grandes entreprises et j’ai décroché un CDI dans une grande banque. Cette aventure a duré 6 mois, c’était une expérience fantastique, mais ce n’était pas pour moi. Je n’étais plus capable psychologiquement et physiquement de continuer. J’ai fait un abandon de poste. J’ai touché mon chômage  et j’ai suivi mon envie de me former encore plus dans la communication et surtout dans l’objectif de me spécialiser dans l’industrie musicale.

Ça a pris du temps. Après un diplôme d’attachée de presse à distance avec mention (financée par moi-même), après avoir pris conscience que mon pôle emploi fondait comme neige au soleil, après de multiples entretiens que je sabotais plus ou moins inconsciemment, j’ai décidé de sauter dans le vide et d’ouvrir mon parachute de l’entrepreneuriat en août 2017. Aujourd’hui, je suis manager de projet musical et je m’éclate ! 

En quoi consiste tes activités exactement ? 

Puisque je suis passionnée de communication et que j’ai fait du Musical Branding (marketing de marque dans le secteur de la musique) ma spécialité, mes activités sont essentiellement de l’accompagnement dans le développement d’un projet musical sur le web et les réseaux sociaux.

Je mets en place des stratégies social media, je coache des artistes pour qu’ils soient autonomes dans la gestion de leurs réseaux sociaux et de leur communauté, je crée des sites web, des identités visuelles aussi. Tout ce qui touche à l’image et au marketing d’un projet musical. 

Mais pas que, mon champ de compétence me permet d’intervenir directement en studio, lieu où la création musicale est la plus forte pour construire dès le départ une direction artistique et un marketing cohérent avec l’univers artistique. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je viens d’ouvrir mon propre studio de musique avec mon compagnon.

Pour jongler entre mes différentes tâches et mes projets, j’ai organisé ma semaine en deux:

  • Du lundi au mercredi, je travaille uniquement pour mes clients, je prends les rendez-vous téléphoniques, etc.
  • Du jeudi au samedi, je travaille sur mes autres projets pros ou je profite de ma vie quand j’en ai besoin.

Un musicien travaille son Musical Branding avec Justine

Quels sont tes projets ?

J’aimerais être de plus en plus dans le développement et la gestion de projet musical. C’est pourquoi petit à petit et surtout pour répondre à la demande, je contacte d’autres professionnels pour entourer un projet musical. C’est extraordinaire de pouvoir faire partie d’une équipe de voir un projet se développer et aboutir correctement aux objectifs fixés. Je peux faire intervenir des compositeur.e.s, réalisateur.e.s, auteur.e.s ou encore des spécialistes de la publicité sur Facebook-Instagram et YouTube, etc. Tout dépend des besoins du projet et des objectifs. Mon rôle est bien entendu de bosser, je ne délègue que ce que je ne peux pas/plus faire seule, mais je manage l’ensemble du projet pour que tout fonctionne au mieux.

Mon second projet est de faire décoller mon studio indépendamment de mes propres clients.

Ces deux projets sont complémentaires, mais je ne veux surtout pas que l’un vive aux dépens de l’autre. 

Ton activité te permet-elle de vivre ? 

Mon activité m’a permis de vivre dès le premier mois de mon lancement officiel. Je m’explique ! Il s’est déroulé 4 mois entre la décision de lancer mon entreprise et le jour où j’ai reçu mon numéro de Siret.

Durant ces 4 mois, j’ai continué de me former, j’ai surtout appris à être entrepreneur. J’ai construit mon image, ma communication, mes services, mes tarifs, j’ai beaucoup réseauté sur le web et dans la vraie vie, j’ai prospecté, j’ai écrit des articles sur mon blog et des milliers d’autres tâches dont je ne me souviens plus ! Le premier janvier 2018, j’ai reçu mon sésame. C’était officiel ! 

15 jours après, j’ai signé deux contrats qui m’ont permis de vivre sur plusieurs mois à 1200€. En juin 2018 j’étais une entrepreneure frustrée j’avais des clients irrespectueux, j’étais triste. J’ai arrêté tous mes contrats sauf un. J’avais un chiffre d’affaires de 300€. Je voulais prendre mon été pour encore réfléchir, me recentrer, me retrouver. Et finalement, ça a été mes plus gros mois, j’étais épuisée, mais j’ai adoré mes missions. J’ai eu jusqu’à 2300€ de chiffre d’affaires pendant les deux mois. Et dès septembre, c’était la folie, des demandes de devis plusieurs fois par semaine. Il y en a que j’ai accepté, d’autres pas. Et je me suis laissé déborder. Mon chiffre d’affaires en octobre/novembre était fou, j’avais plus de 3000 € de chiffre d’affaires. Mais je ne vivais plus. J’étais à nouveau triste. J’ai pris la décision de diviser en deux mon chiffre d’affaires, comme mon emploi du temps ! Depuis, mon chiffre d’affaires est stable, j’ai des missions plus ou moins régulières et comme je m’organise beaucoup mieux qu’au début et que j’ai aussi augmenté mes tarifs, j’ai plus de clients, plus de temps et plus d’argent. 

Justine est entrepreneure dans le Musical Branding

Quelles difficultés as-tu rencontrées ?

La liste est longue ! Vous avez le temps ? Non sans rire, il y en a énormément. Elles peuvent être de partout, aussi bien personnelles que professionnelles. Tout a un impact plus ou moins minime dans mon entreprise puisque je travaille en mon nom, elle occupe un bon morceau de ma vie et de mon temps. 

Je peux tout de même dire que principalement j’ai pu et je peux rencontrer encore des difficultés liées à :

  • La confiance que je peux avoir en moi et en mon travail. Le syndrome de l’imposteur n’est jamais très loin. Il attend quelque part dans l’ombre un moment de faiblesse ou d’inattention pour resurgir.
  • La relation client et le cadre. Bien souvent, je me suis fait “manger” par des clients qui ne respectaient ni mon boulot ni mon cadre de travail. Il m’arrivait de recevoir à n’importe quelle heure des articles, des suggestions, des idées pour me demander mon avis et être certain que je connaissais mon sujet, ou alors des SMS, whatsap, messenger, appels hyper intensifs, semaine comme le week-end. Maintenant, j’explique dès le départ comment je fonctionne, c’est sur mes devis, mes contrats, mes CGV, de partout. Je me protège au maximum et je vais avoir deux numéros de téléphone pour me donner plus facilement de l’espace pro – perso.
  • La gestion de mon temps personnel. Je fais plein de choses à la fois, je bosse, je monte des projets, je me forme, etc.. Je suis toujours en train de faire quelque chose. J’ai donc du mal à prendre du temps pour faire du sport, lire et prendre soin de moi.

L’entrepreneuriat peut prendre une place considérable dans une vie, il faut tenter de se garder une part de vraie vie humaine pour son bien-être personnel.

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer mais n’a pas encore osé franchir le pas ? 

Si vous êtes en train d’hésiter et de reculer chaque jour le début de votre projet, je n’ai qu’une chose à vous dire : lancez-vous ! Si c’est un véritable désir, il ne faut pas hésiter une seule seconde. C’est une expérience formidable. Comme un saut en parachute ! Il faut s’accrocher, car ça secoue un max mais cela peut valoir le coup. Vous verrez que la chute est belle et que le vent dans les cheveux est la chose la plus agréable au monde parce que vous serez libre.


Que retenir de l’expérience de Justine ?

  • On ne le répètera jamais assez : ÉCOUTEZ-VOUS !
  • Trouver l’équilibre entre vie pro et vie perso peut prendre du temps mais n’oubliez que c’est essentiel.
  • Ne laissez pas le syndrome de l’imposteur vous submerger : ayez confiance en vous !
  • Mettez en place des limites avec vos clients, vous seul.e pouvez définir des règles.

Pour en savoir plus sur Justine et ses activités de Musical Branding, vous pouvez la retrouver sur son site Internet, sur Facebook, sur Instagram et sur Twitter


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