Témoignage : Juriste, j’ai tout quitté pour me lancer dans le e-commerce

Après 5 ans d’études de droit, mon avenir d’avocate était tout tracé. Pourtant, j’ai décidé de tout quitter du jour au lendemain pour devenir auto-entrepreneur. Je possède maintenant ma boutique d’accessoires pour trottinette électrique, et je suis plus heureuse que jamais ! Voici mon histoire et comment j’ai tout quitté pour me lancer dans le e-commerce. Bonne lecture !


Article invité rédigé par Cyrielle Thépaut


Un parcours d’avocate tout tracé

Mon parcours scolaire a toujours été parfaitement dans les clous. Tout ce qu’attendaient mes parents de moi pour obtenir « un bon job », je l’ai fait. J’ai donc obtenu mon bac S avec mention, alors que je détestais les mathématiques et la science. J’ai ensuite continué mon cursus à la fac de droit, où j’ai passé ma licence en double diplôme Anglo-Américain. Puis, pour mes 2 ans de Master, j’ai rejoint les bancs de la Sorbonne, l’une des meilleures facultés de droit parisienne. Le tout avec de bonnes notes, un bon dossier, en bref : tout ce qui peut être attendu d’un futur employeur, et surtout de mes parents. 

Il ne me restait plus qu’une chose à réussir pour obtenir le fameux statut d’avocat que je désirais tant : le concours d’avocat. Et pourtant, plus j’approchais de mon objectif, plus je perdais en motivation. Au fil du temps, les histoires d’avocats déprimés, qui n’avaient pas une seconde pour eux, me remontaient toujours plus aux oreilles. Certes j’adorais le droit, et la beauté du métier, mais cette vie était loin de me faire rêver ! 

Ai-je décidé d’arrêter ? Bien-sûr que non, surtout pas après 5 ans d’études acharnées. Il faut bien plus que de simples « histoires de couloir » pour envisager de tout lâcher. Cependant, vous le sentez, cela ne va pas tarder …

J’ai donc décidé de commencer la prépa pour passer ce fameux concours, le « graal » pour beaucoup d’étudiants de droit. Les mois de préparation étant assez longs, j’ai également rejoint en simultané un cabinet d’avocat pour travailler comme juriste. Après tout c’était un excellent moyen d’en découvrir un peu plus sur la vie réelle d’un avocat en exercice. 

Quelle bonne idée cela a été (et pas pour les bonnes raisons…) ! J’ai découvert un monde, qui était tout simplement à l’opposé de mes attentes. Une patronne tyrannique, et prétentieuse, qui estimait que c’était le rôle des jeunes futures avocats de subir au travail. La raison ? Parce que c’est comme ça « que le travail s’apprend » et que c’était elle-même ce qu’elle avait subi étant jeune. Et malheureusement, je n’étais pas un cas isolé. Beaucoup de mes anciens camarades de classe me racontaient des histoires similaires.

La tête pleine de doute, je continue malgré tout ma formation d’avocat. Plus par envie, mais plutôt par devoir parce que pour moi il n’y avait aucune autre voie possible. C’était la voie que j’avais choisie il y’a 5 ans, et maintenant il était trop tard. Enfin ça c’était jusqu’au jour où tout a basculé… 

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Le jour où tout a basculé 

En route pour de petites vacances en amoureux en Bretagne, nous tombons par hasard sur une petite série de podcasts. L’idéal pour faire passer le temps en voiture ! C’est là que par le plus pur des hasard, j’ai découvert un monde qui me semblait parallèle : le monde de l’entrepreneuriat. Cela m’a tout de suite intriguée au point qu’à mon arrivée en Bretagne,

En une petite semaine, j’ai découvert que mes croyances étaient fausses. Non, je n’étais pas obligée de continuer pour faire un métier qui ne me plaisait pas. Non, mes choix passés ne déterminaient pas mon avenir. J’étais libre de me créer la vie que je voulais. Un sentiment de liberté incroyable, qui a fait naître en moi.. de la peur ! « N’est-ce pas de la folie ? », « Comment accepter de voir la déception dans les yeux de mes parents ? », « Par où m’y prendre ? », « Comment être sure que je ne vais pas le regretter ? » .

Surtout que si je savais que c’était la direction dans laquelle je voulais aller, je n’avais aucune idée de quel business lancer ! J’avais le sentiment de n’avoir aucune compétence concrète à monétiser, aucune raison pour laquelle des gens payeraient pour mon travail. Pourtant le temps pressait… Le concours approchait et avec lui, l’entrée à l’école d’avocat pour 2 ans d’apprentissage intensif. C’était le moment ou jamais de tout lâcher. 

Tout quitter pour se lancer dans l’inconnu total (et c’est le cas de le dire), ce n’est pas facile. Mais je sentais au fond de mes tripes que c’était la direction dans laquelle je voulais aller. Et après tout, on ne peut jamais être sûr de rien dans la vie. Un jour il faut arrêter de réfléchir, par risque de rester paralyser, passer à l’action, et je me suis dis que ce jour était arrivé ! 

Une fois ma décision prise, il était temps de trouver mon secteur d’activité. J’ai alors commencé à ouvrir mon esprit aux différents problèmes que je constatais dans ma vie, et que je pourrais peut-être résoudre. C’est alors que j’ai pensé à ma trottinette électrique. J’ai toujours eu beaucoup de mal à trouver des équipements adaptés. La plupart du matériel est à la base conçu pour vélo, et pas vraiment adapté aux besoins des trotteurs. 

Je me suis donc décidé à résoudre ce problème, en proposant une boutique d’accessoires dédiés aux trottinettes électriques. Le tout, en fournissant des conseils spécifiques pour faciliter le choix d’équipements des utilisateurs d’e-trottinette. Une fois mon projet en tête, il ne restait plus qu’à me lancer, et à affronter le regard de mes proches. 

Alors c’est ce que j’ai fais, lorsque je suis arrivée, la boule au ventre, chez mes parents. Il était temps de leur annoncer que j’arrêtais non seulement le concours, mais également tout parcours dans le droit. 

La réaction compliquée de mes proches face à mon changement de vie 

En résumé : ça c’est très mal passé ! Il y a eu des cris, des larmes, et beaucoup d’incompréhension. Ca n’a pas été facile, mais je m’y attendais. Après tout, mes parents sont tous deux employés, et me souhaitaient un travail aussi stable et sécuritaire qu’eux. Le choc n’a pas été simple à encaisser, lorsque tous leurs plans se sont effondrés. 

Heureusement, j’ai vite compris que cette réaction n’était pas contre moi, ou parce qu’ils ne croyaient pas en moi. Bien au contraire, ils étaient seulement inquiets parce qu’ils souhaitent le meilleur pour leur enfant. Plus que de partir dans un débat rationnel pour les convaincre que ce choix était censé, j’ai plutôt entrepris de les rassurer. Ca a marché, et j’en suis sortie plus motivée que jamais. 

L’arrivée dans le monde inconnu du e-commerce 

J’ai donc tout quitté pour me lancer dans le e-commerce et débarquer dans un nouveau milieu, seule derrière son ordinateur, n’a rien de simple. J’avais un peu le sentiment de me retrouver seule face à moi-même. De ne jamais savoir si mes décisions étaient les bonnes. Fini le cadre scolaire, ou le travail salarié où toutes les directives sont données, et où il ne nous reste plus qu’à appliquer. En tant qu’auto-entrepreneur tout repose sur toi, et même si ça a beaucoup d’avantages, c’est aussi très déstabilisant. 

Cependant, comme toujours, tout une question de temps et d’adaptation. J’ai découvert petit à petit les codes de ce nouveau monde, qui a été pour moi le e-commerce. Comment ? Tout simplement, en essayant de résoudre chaque problème au fur et à mesure qu’il se présentait, en cherchant des conseils sur internet, en vidéo, en podcast ou dans des livres. Et surtout, en tentant de ne pas anticiper tous les potentiels problèmes qui pourraient arriver à l’avenir, mais en agissant étape par étape. 

Avec le temps, j’ai appris à accepter la part d’incertitude qui accompagne la vie d’entrepreneur. J’ai aussi trouvé des solutions pour lutter contre un autre grand problème: la solitude de l’entrepreneur. Plus personne dans mon entourage ne comprenait vraiment mes problèmes, car ils ne les vivaient pas. Quand tous nos proches sont salariés, on peut se sentir incompris et seul. J’ai donc entrepris de m’inscrire dans des groupes d’échange en ligne, et de rejoindre un coworking. 

Le meilleur choix de ma vie 

Oui, j’ai tout quitté pour me lancer dans le e-commerce et aujourd’hui, avec du recul, je peux dire que cela n’a pas été une décision facile. Et pourtant, j’estime que c’est probablement l’une des meilleures décisions de ma vie ! Chaque jour, je me sens épanouie et heureuse dans mon travail. Je ne travaille pas par contrainte, mais par envie. Je ne me lève pas chaque jour en trainant des pieds, et en attendant avec impatience le week-end. J’apprécie mes journées de travail, tout autant que mes journées de repos.

Ce que j’adore c’est la sensation de liberté que m’offre ce travail. Je peux gérer mon emploi du temps comme je le veux. C’est un réel confort d’aller au sport à l’heure que je préfère, ou d’arrêter de travail si j’ai quelque chose à faire, sans devoir me justifier. Je peux prévoir mes vacances quand je le désire, sans devoir l’obtenir l’accord de quelqu’un d’extérieur. 

Mais au-delà de ça, ce que j’aime le plus, c’est que ce travail d’indépendant est vraiment stimulant. Je peux décider d’amener mon business dans la direction qui me semble la meilleure. Je ne vois aucune limite sa progression, à part celles que je me fixe moi-même. Il n’y a aucune limite à mon avancée. Tout repose sur moi, et j’adore ça. 

Croyez-moi, tout n’est peut-être pas un long fleuve tranquille, mais le moins que je puisse dire : c’est que ça en vaut la peine ! 


Vous pouvez retrouver Cyrielle, qui nous livre son témoignage « J’ai tout quitté pour me lancer dans le e-commerce », sur son site Internet.


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