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Océane : Elle a quitté un grand groupe pour rejoindre une start-up

Océane a quitté un grand groupe

Océane Cachat a quitté un grand groupe pour rejoindre une start-up. Découvrez dans cette interview comment elle a pris sa décision, et elle le dit elle-même cela n’a pas été un choix évident. Avec beaucoup de transparence, elle nous explique les avantages et les inconvénients du travail en start-up et donne de précieux conseils à ceux qui rêvent de travailler dans cet univers. 


Bonjour Océane, raconte-nous ton parcours en toute transparence !

J’ai commencé comme beaucoup de mes amis par me demander ce que j’allais faire après le bac. Je ne savais qu’une chose : comme je ne savais justement pas vers quelle voie me tourner, autant essayer une filière différente. Je suis donc passée des sciences à la fac, en Administration des Entreprises. Pendant ma licence je ne trouvais toujours pas ce qui m’intéressais (ou en tout cas pas quelque chose dont je puisse vivre de manière immédiate), j’ai donc passé ces quelques années à me laisser porter par les partiels et les matières générales. À la fin de ma licence j’ai eu une opportunité en or grâce à la mère de ma meilleure amie (un point pour le réseau !) : faire mon stage, puis mon master en alternance dans les ressources humaines, qui plus est dans un grand groupe ! J’ai donc commencé ma vie professionnelle en tant que future RH et dans les meilleures conditions possibles. Au bout de ces 2 ans, on m’a proposé un poste. J’ai hésité longtemps, au point de faire appel à Charlotte pour y voir plus clair ! 

Pourquoi avoir quitté un grand groupe prestigieux alors qu’il te proposait un CDI ?

Justement, le moment où le poste m’a été proposé a été un déclic. J’avais passé 2 ans à aller travailler en apprenant de nouvelles choses tous les jours. Mais, il y avait toujours un « mais ». J’étais entourée d’une super équipe et d’un super manager, mais je ne trouvais pas de sens dans mes tâches du quotidien. Je savais que je faisais un travail utile en sourçant des candidats à recruter, mais cela m’ennuyait. Je travaillais en relation avec les managers et chefs d’entreprise, mais j’avais l’impression de manquer d’autonomie. Et honnêtement, plus le temps avançait vers la fin de mon alternance, plus je me demandais comment faire pour avoir envie de me lever le matin. J’étais un peu abattue de me dire que la voie royale de l’embauche après l’alternance ne me comblait pas, et j’avais l’impression d’être trop exigeante pour un premier poste ! 

Tu as préféré postuler dans une start-up, explique-nous ce choix  !

Le choix n’a pas été évident tout de suite. J’ai beaucoup pesé le pour et le contre. Mais quand j’ai postulé en start-up, je l’ai d’abord fait pour me sortir de ma zone de confort, et découvrir de nouvelles façons de travailler. J’étais habituée aux process, aux boucles de validation souvent trop longues, aux fiches de poste clairement définies… Je voulais travailler en mode projet, pousser les bords de ma fiche de poste et voir ce que j’étais capable d’entreprendre dans une structure plus petite, donc soumise aux temps courts. Ensuite, il a clairement été question de mettre en accord mes valeurs et mon travail. En fait, je n’y avais jamais vraiment réfléchi avant, mais j’avais finalement besoin de me retrouver entourée de collègues partageant la même vision de l’entreprise que moi, c’est à dire un cadre bienveillant, le droit de se tromper pour devenir meilleur et un esprit d’équipe fort. Je me suis alors naturellement dit qu’au sein d’une structure plus « jeune » et agile, je trouverais mon bonheur. 

groupe d'amis qui parle

Comment as-tu décroché ce job ?

L’histoire est assez représentative du nombre d’opportunités que nous côtoyons tous les jours sans les voir ! J’ai d’abord rencontré mes futurs collègues dans le cadre de mon ancien travail : ils étaient nos prestataires pour nous aider à créer un test à l’embauche en ligne. Plus tard et sur un autre sujet plutôt orienté formation et réactivation des connaissances, j’ai été dans leurs locaux une journée pour travailler en mode atelier et l’eau a ensuite coulée sous les ponts. Au moment de déposer mes premiers CV, j’ai tout de suite repensé à cette fameuse start-up ! Leur façon de travailler et de concevoir l’entreprise m’avait sûrement déjà conquise de manière inconsciente. J’ai envoyé mon CV au chef d’entreprise qui avait animé le fameux atelier et tout est parti de là… 

En quoi consiste ton activité aujourd’hui ?

Je travaille aujourd’hui dans une start-up spécialisée dans l’innovation pédagogique et le blended-learning. Le but est de travailler avec nos clients à la valorisation de leurs compétences internes pour ensuite construire avec eux des parcours de formation qui leur ressemblent, grâce à : 

  • des expériences en e-learning adaptées et engageantes (notamment en leur faisant relever des défis sur le terrain qu’ils partagent ensuite avec leurs pairs),
  • du présentiel réinventé, avec des participants placés au cœur de l’apprentissage (grâce à des animations qui leurs permettent de s’approprier des concepts en étant acteurs). 

Ce qui est génial dans mon nouveau travail, c’est que la définition même de journée type est impossible. Je suis conceptrice pédagogique : je travaille avec les managers de projets à la conception des supports pédagogiques qui serviront à nos clients dans le cadre de leurs parcours de formations. Je suis donc amenée à concevoir des supports de présentiels (power points, livrets participants, animations pour les participants), et des modules en e-learning. Mais je peux aussi être mobilisée pour aller former chez nos clients ou pour partir en tournage et interviewer des collaborateurs ayant suivi nos parcours de formation. Cette semaine j’ai été filmée pour introduire un e-learning, le tout en anglais ! Les contours de mon poste s’arrêtent là où je m’arrête en quelque sorte !

Comment as-tu vécu le passage d’une grande entreprise à une start-up ?

D’abord j’aimerais mettre l’accent sur un élément très important et un véritable enjeu du recrutement relevé haut la main par mon entreprise : le parcours d’intégration. Mon arrivée a été facilitée par cette période d’intégration de presque 3 mois, ponctuée de formations et de e-learning internes. Et c’est un vrai plus pour s’approprier la culture de l’entreprise, ses outils, ses projets en cours… donc j’ai très bien vécu ce changement ! Et puis je suis arrivée d’un milieu tellement différent que je ne pouvais pas comparer, donc j’ai ouvert grand mes yeux et écouté (beaucoup !) pour apprendre à connaître le monde des start-up. 

Quelles différences as-tu constatées au quotidien entre travailler dans une start-up et un grand groupe ?

Un des principaux changements est pour moi de travailler en mode projet, avec des délais de livraison à respecter. Je continue d’ailleurs à découvrir les contraintes que cela induit au quotidien. Je suis aussi affectée à un tas de projets différents et sur une journée il faut garder l’esprit agile pour se mettre sur un sujet différent d’un moment à l’autre. Il y a aussi à mon sens, un vrai enjeu de travail d’équipe, plus que dans une grosse structure.

En effet, un projet peut avoir un impact direct sur la vie de l’entreprise. Les managers de projets sont alors de vrais chefs d’orchestre pour faire en sorte que nous les ressources, puissions travailler sur un même projet sans nous marcher dessus. Et cela crée un esprit d’équipe assez fort, car nous sommes tous conscients que notre travail est utile et visible par le client donc nous avons envie de nous dépasser ! Cela crée aussi forcément de l’entraide et une vraie intelligence collective !

A l’inverse dans un grand groupe, en tout cas dans mon expérience, j’ai perçu un biais lié à la hiérarchisation des postes et aux process : il y a très peu de transversalité. Et si une ressource part, ou si elle est absente, on peut vite se retrouver bloqué dans nos tâches quotidiennes. Et puis la hiérarchisation peut parfois produire la frustration de ne pas savoir si son travail est utile à court terme.

femme qui tape sur un clavier avec un peu jaune

Quels sont, pour toi, les avantages et les inconvénients de travailler dans une start-up ?

Les avantages : 

  • L’autonomie ! Si on me confie un projet, je sais où je dois aller, et je peux proposer des alternatives sur le chemin à prendre.
  • La diversité des missions ! Il faut que je sois polyvalente pour être performante et cela me demande de me renouveler sans cesse pour apprendre de nouvelles compétences. Par exemple j’ai appris à faire un fichier .srt pour sous-titrer une vidéo (non je ne connaissais pas ce format je n’ai jamais piraté de vidéo haha).
  • La bienveillance : c’est super important lorsqu’on apprend un nouveau travail comme je suis en train de le faire. Je suis très entourée, par mon manager et par l’équipe, et cela me donne envie de me dépasser. 

Les inconvénients : 

  • La gestion du temps : eh oui ! Si vous êtes novices dans le travail en mode projet comme moi, il y a au début un côté frustrant à travailler en heures sur un projet et à dépasser son temps car on n’est pas tout de suite performant à 100%.
  • Adapter son langage à une multitude d’interlocuteurs : étant donné la nature de mon poste, je peux me retrouver à parler à un chef d’entreprise, un responsable formation, une agence de traduction… Il faut savoir adapter son langage à la personne, car la formation bénéficie d’un langage propre pas toujours accessible. Je ne vis pas cela comme un inconvénient bien au contraire je trouve que c’est un sacré challenge, mais j’imagine que cela peut en être un (phobique du téléphone, passez votre chemin !).
  • Et honnêtement j’aimerais en trouver d’autres mais le second n’en est déjà pas vraiment un donc je pense que je vais m’arrêter là !

Que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite rejoindre une start-up ?

D’abord, garder en tête que start-up n’est pas un mot pour désigner une entreprise avec un baby-foot (bon ok nous en avons un). Plus sérieusement, le terme de start-up ne veut pas dire que toutes les structures sont les mêmes. Comme pour une PME. Donc la base, c’est de choisir de postuler dans une start-up parce que son projet vous plaît vraiment !

Les effectifs sont plus faibles, donc il faut aussi aimer travailler en équipe et donner du siens, car je trouve que c’est un monde exigeant et très challengeant, qui permet la réalisation de projets sur des temps très courts. Moi j’adore, mais si vous êtes plutôt adeptes du moyen long terme et des projets longs, réfléchissez bien.

Et finalement, si vous êtes tentés et vous vous reconnaissez dans un projet d’entreprise, foncez ! On se bloque souvent car on ne vient pas de la même structure, ou parce que nous ne faisons pas exactement le même métier, c’était mon cas, mais si je n’avais pas tenté le coup, je ne serais pas là pour en parler aujourd’hui !


Que retenir de l’expérience d’Océane ?

  • Sortir de sa zone de confort est parfois le secret pour trouver le job de ses rêves, alors ne vous mettez pas de limites et, comme dirait Océane, foncez !
  • Si vous êtes autonome et que vous aimez la diversité dans vos tâches quotidiennes, l’univers start-up est peut-être fait pour vous !
  • Mais attention, oubliez les clichés de la Silicon Valley : il n’y a pas toujours de babyfoot au milieu de l’open space !
  • Ne postulez pas parce que c’est une start-up, postulez parce que le projet vous parle et vous plaît. 

Si vous aussi, vous voulez tenter l’aventure start-up, n’hésitez pas à aller faire un tour sur cet article !  


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