Poser sa dem’ à 50 ans pour devenir entrepreneur : c’est possible !

Poser sa dem’ à 50 ans pour devenir entrepreneur, c’est possible ! Je l’ai fait. Parce que 15 ans … C’est long pour attendre la retraite !  Alors, le jour du premier déconfinement, j’ai envoyé ma lettre de dem’. En pleine crise COVID. Je ne pense pas être inconsciente ou hyper optimiste. Juste, c’était le moment pour moi. Je te raconte comment j’en suis arrivée-là. Bonne lecture !


Article invité rédigé par Françoise Bourgouin


Je vais te raconter ma vie ! Ce n’est pas mon truc, et d’ailleurs ça fait des semaines que je procrastine cet article. Alors, je l’ai proposé en article invité, histoire d’avoir un engagement et une échéance ?.  L’idée est de retracer le parcours de ma transition professionnelle vers l’entrepreneuriat.

Quand je lis des récits de reconversions, tout semble fluide, évident. Quand on est mal dans son job, tout est flou, inconfortable et on ne sait pas par quel bout prendre le problème. Alors, comment passer du point A au point B ? Il y a de nombreux de chemins différents. Je te livre le mien.

Certaines expériences peuvent être transposables. Si cela te parle, te donne une/des idée.s, un regard différent, j’aurai atteint mon objectif.

1 – Est-ce que c’est moi le problème ? NON….

En 2017, je me sentais au fond du trou. J’avais le sentiment que ma vie était un enchainement de corvées. Pourtant, vu de l’extérieur, j’avais un boulot stable, une belle famille, une maison, des chouettes vacances et 2 chats. Je cochais toutes les cases. Pourtant je rêvais d’être hospitalisée pour qu’on me décharge de tout ce poids !

Je pensais sincèrement que c’était moi le problème. Puisque que pour tout le monde autour, c’était ok. Pourquoi ça clochait pour moi ?

C’est là, pour la première fois que j’ai dit stop et que je me suis faite accompagner par une coach de vie. Parce que non, le problème ce n’était pas moi !

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Se reconnaître, s’accepter, s’aimer

Le premier travail a été de me reconnaître. De partir à la rencontre de la femme que j’étais. Elle avait un peu disparue, à force de sur-adaptation à des jobs pas trop faits pour elle et pas vraiment choisis.

Aller travailler sur mes valeurs, mes envies. Ça n’a pas été facile au début. Puis, petit à petit, c’est venu. Renouer avec ma créativité, prendre du temps pour moi sans culpabiliser.

Et surtout, me libérer du regard de l’autre, pour valider ce que je fais.

Il a fallu prendre conscience que tout ce temps passé n’avait été gâché ou mal employé, mais qu’il avait contribué à construire la personne unique que je suis.

Poser les bases de « qui je veux être » plutôt de « ce que je veux faire » ?

C’est là que j’ai acté que mon boulot actuel ne me convenait pas. Et aucun espoir de le faire évoluer. Il devenait important de changer. Mais pour quoi faire ? 

Je n’avais pas trop d’idées. Ou alors des trucs archi flous. À 48 ans, reprendre des études, pfff….

En fait, la bonne question, c’était : “qui veux-tu être ?

Je voulais de la liberté, de l’autonomie, de l’humain et de la légèreté. Un bon début, mais ce n’est pas franchement un métier !

Renouer avec sa créativité

Lors de mon travail avec la coach de vie, j’avais ouvert un blog pour pouvoir exprimer mon goût pour l’écriture, le bidouillage sur le net et ma créativité.

Le gros avantage, c’est que ça me vidait la tête de tout le reste. Je retrouvais un état de flow qui me faisait un bien fou. 

En quelques mois, j’avais appris plus de trucs que dans les 5 dernières années ! Et surtout, j’avais fait de nouvelles rencontres (virtuelles) avec des personnes dans des univers très différents du mien.

2 – Entrepreneure en quoi ? Explorer ses pistes en Side Project.

Mais bon, je n’avais toujours pas d’idée de quoi faire. Je n’ai pas de “passion” dans ma vie. Une fois que j’ai fait le tour d’un sujet, je m’ennuie et je passe à autre chose. Aussi, je craignais vraiment de me retrouver dans la même situation dans 2 ou 3 ans.

Pour savoir, je devais expérimenter “en vrai”. Mais je n’étais pas prête à quitter ma sécurité de salariée, si inconfortable était-elle.

Mon job me laissait du temps. C’était son plus gros point positif. Alors je me suis lancée dans un Side Project

Commencer par ce qui est là.

Au lieu d’attendre LA bonne idée, j’ai commencé par ce qui était là pour moi. 

Je pouvais rester des heures à faire un réglage sur mon site ou écrire un article. Alors je suis partie de ça. 

Pourquoi ne pas devenir webmaster ? 

Je me suis formée en parallèle de mon boulot. J’ai adoré. C’est venu nourrir mon âme de bricoleuse. Par contre, quand il a fallu faire un premier site pour un copain qui s’installait, je n’ai pas aimé passer du temps sur une création qui ne répondait pas à mes goûts.

S’autoriser à changer d’avis

J’ai eu du mal à faire “stop”. 

J’avais autofinancé ma formation. J’avais investi beaucoup de temps. Mais vraiment, ce qui me plaisait c’était de tout inventer et créer. Travailler des heures sur les couleurs, les choix et les textes de quelqu’un d’autre ne me convenait pas.

Mais tout ce que j’ai appris me sert encore aujourd’hui. Aucun regret.

La bonne idée

L’idée de devenir coach est arrivée au détour d’une conversation avec une amie. Elle est arrivée parce que j’étais à l’écoute, que tout était en place pour pouvoir la capter. Grâce au travail fait sur moi, j’avais en tête le “cahier des charges” de la bonne idée. Et pas que dans la tête, car la bonne idée se ressent tête, corps, cœur !

Et là, c’est incroyable !

Tout s’aligne. Je trouve la formation qui me convient. Elle démarre un mois après (délai ultra court). Elle est même sur la bonne ligne de métro !

Je prends sur mes week-ends, c’est crevant. Mais je me sens tellement à ma place.

Je fais de très belles rencontres, qui m’ont faite grandir encore. 

3 – La bascule : le jour où…

Je n’avais pas trop cherché de solution pour quitter mon job. Je pensais réellement faire les deux activités pendant un moment. Mes enfants sont grands et je pouvais prendre du temps le week-end et le soir pour mon projet.  En plus, je savais que mon employeur refusait la rupture conventionnelle. 

Et puis, une de mes collaboratrices est décédée brutalement. Un grand choc pour l’équipe et pour moi. 

Un rappel brutal que tout peut changer du jour au lendemain. Que cette sécurité, à laquelle je m’accrochais, n’existait pas. 

L’envie de partir a commencé à toquer à la porte de plus en plus fort à  partir de cet événement si douloureux.

Un jour où je revenais d’un déplacement professionnel en train avec des collègues, je me suis demandé brutalement ce que je faisais là. Je n’arrivais pas à suivre la conversation. À peine descendue du TGV, j’ai contacté l’APEC pour me renseigner sur le dispositif démission reconversion. Avant même d’être remontée dans ma voiture. Il y avait urgence ! 

Grâce à cela, j’allais pouvoir avoir droit au chômage en démissionnant, car j’avais un projet de création d’entreprise. Ça me permettait de transitionner en toute sécurité et de démarrer mon activité de coaching de carrière.

Le jour du premier déconfinement j’envoyais ma lettre de démission. Crise ou pas crise, j’étais sûre de moi. Il n’y avait plus de temps à perdre.

Et quand toi tu as l’impression de faire un truc incroyable en démissionnant de la sécu, ton fils te ramène à la réalité : “bah normal de partir, t’aimais pas ton travail !” Les enfants sont de super coachs !!

4 – Ce que je retiens de mon parcours vers l’entrepreneuriat

Ne pas avoir d’idée : ce n’est pas grave !

Souvent, on ne se lance pas, parce qu’on n’a pas d’idée, pas de “passion” ?. Mais il y a toujours quelque chose qui est là. Le truc, c’est d’arriver à y accéder et à y mettre de la clarté. Je te donne des pistes dans cet article

Même si ça ne semble pas sérieux ou réaliste, c’est un point de départ pour se mettre en action et faire sa curieuse. 

Attendre d’avoir une idée, ce n’est qu’attendre. Explorer une idée “fofolle”, c’est déjà agir, trouver des réponses, des infos. 

L’âge n’est pas une question pour devenir entrepreneur 

Quand tu veux devenir entrepreneur, peu importe ton âge. S’il peut y avoir des freins à l’embauche pour les seniors, ce n’est pas le cas si tu deviens indépendant. Au contraire, tu as une belle expérience et tout le réseau qui va avec. C’est plutôt un bel atout. 

Alors go !

Se poser les bonnes questions ➨ se faire accompagner

Quand ça cloche au bureau, on se dit qu’il faudrait quitter son boulot et qu’on n’a pas l’énergie, le courage, la formation… nécessaires. La liste des excuses peut être longue.

En fait la question n’est pas là. Il s’agit d’abord de renouer avec soi, de clarifier qui on est et ce qu’on veut. Le bon niveau de changement n’est pas forcément de quitter son job.

Être accompagné.e dans cette démarche permet de gagner du temps. À 50 ans tu peux avoir le sentiment que le temps passe ultra vite, que tu n’en as pas justement !

Le coaching permet de gérer les peurs, les croyances qui freinent ta progression. Il transforme la construction de ton projet pro en un chouette chemin d’apprentissage (même s’il y a des jours bien bien galère ! ?)

Ne pas rester seul.e.

Certes, l’accompagnement ou le coaching permet déjà de ne pas te perdre. Parfois (toujours !?) tes proches ne sont pas les meilleurs interlocuteurs pour tes envies de changement. Ils ont leurs propres peurs, qu’ils te renvoient plus ou moins maladroitement. 

Il est vraiment super important de trouver des personnes bienveillantes, qui ne te jugent pas et qui sont dans la même problématiques que toi.

Plus tu parles de ton projet, plus il devient réel. Plus tu le confrontes aux questions, plus tu avances.

J’ai trouvé du soutien dans les communautés d’entrepreneurs sur le web comme Pose ta Dem’.

Entrepreneur et expertise : faire grandir les deux ensemble.

La principale erreur que j’ai faite, c’est de me concentrer sur ma formation métier sans travailler ma posture d’entrepreneur. La peur de manquer de légitimité, le syndrome de l’imposteur, tout ça m’a conduit à mettre toute mon énergie sur ma formation de coach. 

Une fois que j’ai eu ma certification, super ! Mais je n’étais toujours pas une entrepreneure.

Quand tu as été salariée toute ta vie, il y a un vrai travail à faire pour acquérir cette posture. Mon conseil, c’est de travailler les 2 en parallèle.

Prendre soin de soi

Enfin la dernière chose, peut être la plus importante : prends soin de toi tout au long de ce parcours. C’est long, c’est émotionnellement secouant. L’une des clés de la réussite, c’est de savoir garder un équilibre et du temps pour entretenir son mental et son corps. C’est d’autant plus vrai quand on démarre en Side Project. Le risque de s’épuiser est réel en menant 2 boulots de front. Dès que la fatigue est là, que l’énergie baisse, c’est là que s’invitent la peur et les doutes. Il est vraiment important d’avoir des temps de récup’.

En conclusion, si tu as lu jusque-là, c’est que tu te poses sérieusement la question de switcher de job. La bonne nouvelle, c’est que  toute la phase amont de travail sur soi et d’exploration est totalement sans risque

N’attends pas d’avoir des idées ou confiance en toi. Les idées et la confiance viennent en se mettant en action, en échangeant.

Alors quel sera ton premier petit pas vers plus de « kif pro » ?


Vous pouvez retrouver Françoise, qui nous explique ici que poser sa dem’ à 50 ans pour devenir entrepreneur : c’est possible, sur son site Internet.


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