Je me prépare

Témoignage : Comment j’ai trouvé mon Ikigai et atteint l’équilibre parfait

IKIGAI, ce mot vous dit sans doute quelque chose. Néanmoins, peut-être ne savez-vous pas exactement ce que cela signifie. Pourtant, si vous lisez un article du site Pose ta Dem’ c’est que ce mot vous concerne tout particulièrement ! D’ailleurs, il en était déjà question dans cet article sur l’Ikigai. Aujourd’hui, je vous parle de ma propre expérience. Découvrez comment j’ai trouvé mon Ikigai et atteint l’équilibre parfait.


Article invité rédigé par Monica du blog Le Zéro Déchet Facile.


À la recherche de l’Ikigai

L’ikigai est un mot japonais qui a pour signification « joie de vivre » et « raison d’être ». C’est donc un concept qui englobe tout ce qui compose votre vie. Votre vie privée, familiale, vos passions et hobbies ou, ce qui nous intéresse le plus dans cet article, votre vie professionnelle composent ce délicat équilibre. Pour réussir à trouver votre Ikigai il est nécessaire de concilier de façon identique ces quatre thèmes : ce que vous aimez, ce pour quoi vous êtes doué, ce dont le monde a besoin et ce pourquoi vous êtes payé. Dit comme ça, cela n’a pas l’air si facile que ça. Pourtant, je l’ai trouvé et je vais vous expliquer comment.

Métro, boulot, dodo

Longtemps j’ai cru avoir un vrai problème avec le schéma classique de la vie. En effet, depuis toute petite on m’explique que la vie c’est aller à l’école, passer son bac puis obtenir un diplôme pour enfin trouver un travail en 35h mais surtout en CDI. Tout cela bien entendu pour ensuite trouver un mari, faire des enfants et acheter une maison avec un jardin. Enfin, travailler dur toute sa vie, se reposer le week end, partir en vacances 5 semaines dans l’année et attendre la bien heureuse retraite qui, elle même, me mènera à mon dernier voyage. Désolée, mais moi je n’en veux pas de cette vie qui semble pourtant convenir au plus grand nombre.

En quête de sens

Alors dès le début je n’ai rien fait comme les autres. J’ai bien obtenu un bac L et un BTS tourisme mais à 7 ans d’intervalle. Entre temps, j’ai été caissière, vendeuse, serveuse, assistante commerciale en syndic de copropriété, puis en agence immobilière, agent immobilier, agent de voyage, gérante de salon de thé et standardiste de radio. Clairement, je cherchais ma voie ! Et puis, pendant cette quête de la bonne voie professionnelle, j’ai également cherché du sens à ma vie. C’est comme ça qu’après l’obtention de mon BTS tourisme, à 27 ans, je suis partie faire le tour du monde en sac à dos, toute seule. Malheureusement, je n’ai pas trouvé plus de sens à ma vie en Amérique du sud qu’a Paris. Alors, à 28 ans, résignée, j’ai accepté de nouveau un poste d’agent de voyage.

De Paris à la province, il n’y a qu’un pas

Cependant, comme je ne supportais vraiment plus la vie parisienne, j’ai accepté un poste dans une région et une ville que je ne connaissais pas : Valence dans la Drôme. Sans le savoir je venais de prendre la meilleure décision de ma vie ! À partir de cette prise de décision les synchronicités se sont enchainées et ma vie a pris un tout autre tournant. En seulement deux ans dans cette nouvelle ville, j’ai rencontré mon conjoint, je suis tombée enceinte de notre première fille et j’ai trouvé la cause pour laquelle j’allais me battre : le Zéro Déchet.

Les déclencheurs qui m’ont ouvert la voie

Le premier déclencheur a été tout simplement cette magnifique région qu’est la Drôme. Mes besoins de nature et d’authenticité ont été assouvis dès les premiers jours et sans cesse depuis ce moment. Le second déclencheur a été ma rencontre avec mon conjoint. En effet, loin d’être écolo dans l’âme, il a néanmoins eu une éducation qui lui a donné les bases. Bases qu’il a dû prendre le temps de me transmettre, ce qui n’était pas gagné pour une ancienne parisienne dépensière et ultra consommatrice. Enfin, le troisième déclencheur a été ma première grossesse. Elle a fini de m’ouvrir complètement à l’écologie. Mais cette grossesse m’a aussi et surtout mise face à l’urgence d’agir pour nos enfants et la nocivité de la quasi-totalité des produits qui nous entourent. Puis les opportunités ont commencé à se succéder.

Rester à l’écoute des synchronicités

Cependant, je tiens à le préciser, toutes les opportunités qui se sont présentées à moi dans les mois et les années suivantes n’étaient pas toujours évidentes. Je suis restée ouverte aux synchronicités qui sont ces événements que vous qualifiez d’heureux hasards. Mais j’ai également été obligée de sortir de ma zone de confort plus d’une fois pour saisir les bonnes occasions.

Pendant cette première grossesse j’ai eu la chance (ou la synchronicité) de rencontrer une personne formidable. Sabrina Debusquat est journaliste, animatrice radio, blogueuse et auteure. Son blog « ça se saurait » aborde des thèmes chers à mon coeur comme le féminisme, la nutrition, l’importance du bio et bien d’autres encore. C’est elle qui m’a alertée sur la nocivité de certains produits pour mon bébé in utero. Le bio était selon elle la seule voie à suivre. Puis elle m’a encouragée et aidée à ouvrir mon premier blog famille CherMininous. Donc,  grâce à elle, je suis devenue blogueuse et j’ai commencé le cheminement du bio.

Logo zéro déchet

Blogueuse, auteure, slasheuse

Puis tout s’est enchainé à une vitesse folle et avec une fluidité déconcertante. En effet, sur mon blog je parlais de ma grossesse et de ma vie de famille mais aussi de ma découverte de l’écologie, du bio et du Zéro Déchet. Ce dernier a pris tellement d’ampleur que j’ai dû rapidement ouvrir une seconde page Facebook dédiée et même un second blog. Le Zéro Déchet Facile est né en 2015 et avait pour vocation de m’aider à avancer vers le Zéro Déchet. Je proposais pour cela, un défi par semaine que je réalisais en même temps que mes lecteurs. La page Facebook est passée de quelques centaines de personnes au début, à plus de 35 000 aujourd’hui.

Le syndrome de l’imposteur

En 2016, une maison d’édition me contacte et me propose d’écrire un guide pratique sur le Zéro Déchet. Honnêtement, au début j’ai failli refuser. Après avoir cru à une blague j’ai questionné ma légitimité. Le syndrome de l’imposteur m’a assaillie et a failli me laisser passer à côté de la chance de ma vie. Bien entendu, j’ai accepté et après être sortie de ma zone de confort j’ai rédigé mon premier livre « Objectif Zéro Déchet ». Paru en avril 2017, il n’a pas eu le succès que j’avais osé espérer. Pourtant, je n’ai pas baissé les bras.

En 2018 sont parus deux nouveaux ouvrages. D’abord, la réédition enrichie et améliorée de mon premier livre, renommé « Zéro Déchet Pas à Pas ». Quelques jours plus tard, c’est une seconde maison d’édition qui m’a proposé de publier « l’agenda Anti-Gaspi ». Heureusement, ces deux ouvrages ont bénéficié du phénomène de mode que le Zéro Déchet est devenu ces derniers mois et ont bien mieux marché.

En juin 2018 j’étais donc maman au foyer, blogueuse et auteure. Et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à me dire qu’en effet, le métro boulot dodo n’était pas fait pour moi. J’ai donc cherché à savoir ce que j’étais. Un mot m’a frappée : slasheuse. C’est le fait de faire plusieurs métiers en même temps et d’avoir plusieurs cordes à son arc. Cependant, ma vie ne me convenait pas encore parfaitement.

Ma première recherche de l’Ikigai

J’étais devenue blogueuse par passion mais aussi parce que j’avais le temps ! Car j’avais fait le choix de rester en congé parental pour m’occuper de mes deux filles. Néanmoins après 4 ans à la maison et malgré mes deux blogs et mes livres, je m’ennuyais. C’est pourquoi, lorsque ma petite dernière a eu un an, j’ai décidé de chercher de nouveau un travail salarié. Cependant, hors de question de repartir dans ce que je connaissais déjà.

C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler de l’Ikigai (encore une synchronicité). J’ai alors tenté un coup un peu fou d’après mon entourage. Parce que d’après moi, ce n’était pas si fou que ça, j’ai créé un CV dans lequel je n’ai mis en avant que mes compétences de blogueuse et d’auteure. C’est à dire, mes compétences de gestion des réseaux sociaux et de rédaction web. Cela, dans le but de postuler dans la communication.

Un Ikigai peut en cacher un autre

Puis j’ai inondé mon réseau, les agences de communication du coin et tous les postes en rapport avec ce domaine. Au bout de seulement deux mois de recherche, et encore en plein été, j’ai reçu une offre d’emploi que je ne pouvais pas refuser : CDI, 35 heures en tant que chargée de communication pour une société qui fabrique des baskets à partir de bouteilles plastiques recyclées. Bingo !

Ce poste à lui tout seul semblait coller parfaitement à la description de l’Ikigai :

  • La communication : ce que j’aime.
  • Gérer les réseaux sociaux et la rédaction : ce pour quoi je suis douée.
  • Des produits écologiques : ce dont le monde a besoin.
  • Un salaire de 1500€ net qui me donnait la sensation d’être millionnaire après les 395€ de congé parental : ce pourquoi je suis payée.

Pourtant, 6 mois plus tard me voilà en train de lire l’interview de Pierre au sujet de sa démission. Pierre est un entrepreneur ayant ouvert une agence de communication à Valence après avoir été juriste. Forcément j’ai été interpellée. Surtout que la même semaine, encore une synchronicité, j’écrivais moi-même un article sur mon blog à propos de ma recherche de l’Ikigai. Finalement, c’est cette interview qui m’aura donné la dernière impulsion dont j’avais besoin pour prendre la décision de poser moi aussi ma démission.

D’instable à multipotentielle

Le 11 février 2019, après seulement 6 mois, j’ai posé ma démission après en avoir parlé avec mon conjoint. Heureusement, il me soutient dans cette décision. C’était d’ailleurs pour moi impératif car ma plus grande peur est que ma décision ait un impact négatif sur mon conjoint et mes enfants. Mais cette fois-ci, je le sais, j’ai trouvé mon Ikigai, le vrai. Il me fallait simplement encore quelques synchronicités pour me confirmer que j’étais bien sur la bonne voie.

Encore une fois c’est ce qui s’est produit. En effet, une semaine avant ma démission, une société parisienne m’a contactée et m’a proposé de venir donner une conférence pour sensibiliser leurs employés à la réduction des déchets. Quelques jours plus tard, c’est une association qui m’a fait la même demande et encore quelques jours plus tard c’est une région qui m’a proposé d’être la marraine de leur défi « famille zéro gaspi – zéro déchet ». Ni une, ni deux, j’ai ouvert le jour même mon auto-entreprise. Et depuis un mois, je la développe tout en effectuant mon préavis qui prendra fin le 12 avril 2019.

Je suis donc passée de l’image de la salariée instable à l’entrepreneure multipotentielle. Tout est une question de perspective et de bienveillance envers soi-même. C’est comme ça que j’ai trouvé mon Ikigai et atteint l’équilibre parfait.


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